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Tobie, ou revenir à la maison | CONCOURS

Le blog a eu 6 ans la semaine dernière.
Un grand héros (de petite taille) de la littérature jeunesse en a eu 10 mercredi dernier.

J'aurais voulu célébrer tout ça un peu mieux et un peu plus tôt, mais une fois de plus, le temps a passé et nous voilà déjà le dimanche 17 avril. (Oups.)

Heureusement, je reviens avec de quoi me faire pardonner et surtout de quoi écrire un article passionné, ému et émouvant. Je ne vais pas trop m'attarder et en écrire des tartines, parce que ça je l'ai déjà fait il y a trois ans (déjà ?!), et j'en ai déjà beaucoup parlé en vidéo (notamment pour mes 19 ans).

Il y a quelques jours, j'ai essayé de vous faire deviner de quoi il s'agit sur Twitter... et vous avez trouvé tout de suite !
 


Alors oui, il s'agit bien de mon Tobie. ♥


Tobie Lolness, je l'ai lu en 2006, quelques temps après sa sortie. Je ne sais pas exactement quand. Je me souviens juste l'avoir emprunté à la bibliothèque (cela devait donc faire quelques semaines ou quelques mois qu'il était paru). Et ça a été le coup de coeur.
Dans une forêt de mots à qui Timothée de Fombelle sait emprunter le panache, cette quête de soi renverse le lecteur par sa poésie, sa simplicité, sa sincérité et sa grandeur. (ma chronique de 2013)
Je me souviens avoir attendu le tome 2 et l'avoir précommandé. Je me souviens avoir vibré de tout coeur avec les personnages. Je me souviens avoir été fasciné, séduit, bouleversé par l'univers, l'histoire et le style de ce dyptique. Je me souviens avoir lu, tout excité, son premier Je Bouquine : Céleste, ma planète. Je me souviens l'avoir rencontré pour la première moi au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil en 2008. Et ainsi de suite. Des Je me souviens il y en a des poignées jusqu'à des rencontres irréelles, des amis tout près du coeur et un voyage un peu fou. Ça, c'est une autre histoire, que je vous raconterai bientôt.

Tobie Lolness, c'est ce roman, LE roman, que je cite quand on me demande quel est mon livre préféré. Celui dont je parle si on me demande quel roman a marqué ma vie. Celui que j'adule, que j'adore, que j'admire. Celui que je relis régulièrement sans jamais me lasser une seule seconde, comme s'il y avait encore des branches de l'histoire que je ne connaissais pas, alors que j'en connais tous les recoins. Celui que je redécouvre à chaque lecture. Celui dans lequel j'ai toujours quelque chose de neuf à piocher.

Quand je lis Tobie Lolness, c'est comme si je revenais à la maison.



Comme j'aimerais beaucoup que vous le (re)lisiez,
comme le blog a 6 ans,
comme Tobie en a 10 et qu'une nouvelle édition intégrale des deux tomes sort le 11 mai,
j'ai décidé de vous offrir
1 exemplaire de l'édition anniversaire de Tobie Lolness !

La photo que vous pouvez voir plus haut n'est pas une photo de cette réédition et je n'ai aucun visuel à vous proposer pour le moment, même moi je ne sais pas à quoi va ressembler le roman !
Mais j'en ai eu quelques échos, et je sais que François Place s'est remis à la tâche, que quelques petits surprises vont se glisser dans l'intégrale et que l'objet sera superbe. (MAJ : couverture ci-dessus)
J'ai tout autant hâte que vous de voir ça. Alors en attendant, vous pouvez participer au concours !

Pour cela, rien de plus simple :
  •  Vous m'écrivez un petit commentaire dans lequel vous me dites quel est votre livre préféré et/ou pourquoi vous aimez Tobie si vous avez déjà lu le roman,
  • vous ajoutez votre adresse mail (INDISPENSABLE : si j'avais vous gagnez, je dois pouvoir vous contacter)
  • vous partagez le concours sur les réseaux sociaux et vous glissez le lien avec tout ça
  • et vous postez le commentaire ! :)
Attention :
  • Concours réservé à la France métropolitaine, la Suisse et la Belgique (désolé pour les autres...).
  • Concours ouvert jusqu'au vendredi 13 mai.
Bonne chance !
Et joyeux anniversaire Tobie ♥
Merci à Gallimard jeunesse pour l'exemplaire de Tobie Lolness.

En attendant la suite

En attendant la suite
du blog, de ses mots et de ses billets, qui vont continuer à surgir, dans un rythme je l'espère aussi dynamique que celui de cette semaine
de la chaîne, de mes vidéos, de ma bouille venue vous parler livre, qui revient ce weekend pour une vidée plus classique que celles de cette semaine
du prix La Voix des blogueurs, qui a eu trois ans vendredi dernier, dont je vous ai parlé sur le blog et que j'ai fait revivre en vidéos (une conférence et une lecture) 
du prix, de sa promotion, de notre communication Facebook, de la quatrième édition, qui est déjà enclenchée de notre côté, mais dont vous ne connaîtrez pas tout de suite la sélection... restez connectés ! 
 
En attendant tout ça
petit retour en vidéos sur notre prix. Voici la conférence que nous avons animée à Montreuil, lors du 31e Salon du livre et de la presse jeunesse et dans un format plus court, la lecture que Tom (de La Voix du Livre) et moi avons fait du prologue de Tant que nous sommes vivants, l'ouvrage ayant remporté le troisième prix de La Voix des Blogueurs.  



Portez-vous bien ! ♥ 

L'aventure La Voix des Blogueurs


Aujourd'hui, La Voix des Blogueurs a 3 ans.
C'est là que vous me demandez : mais, c'est quoi La Voix des Blogueurs ?
Et c'est un peu dommage que vous me posiez la question, mais il faut dire que c'est de ma faute. J'aurais pu plus vous en parler. Néanmoins, si vous voulez vous mettre dans le bain, vous pouvez commencer par la vidéo que j'ai fait à la fin de l'année dernière, un peu avant le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil.


La Voix des Blogueurs, c'est un prix littéraire lancé par La Voix du Livre (blogueur et par ailleurs mon frère jumeau). Le principe est simple : 8 blogueurs (dont je fais partie) choisissent chaque année leur coup de coeur de l'année précédente. Une sélection de 8 romans (principalement jeunesse/ado) est donc créée et proposée à l'ensemble du jury. Nous les lisons et en parlons pendant 10-12 mois (de janvier à novembre). A la fin de l'année, nous débattons et remettons le prix à l'un de ces romans.

La Voix des Blogueurs, c'est un prix qui en est à sa quatrième édition et qui commence à s'affirmer. Il faut dire qu'il a pas mal tâtonné pendant les trois premières années. Des blogueurs ont lâché en cours de route, on a eu beaucoup de retards, des lectures inachevées, un manque de sérieux parfois, une communication autour du prix faible. D'où, peut-être, le fait que vous n'aviez pas entendu parler du prix avant cet article.


Mais l'an dernier, un soutien plus ou moins inattendu et véritablement motivant a changé la donne : celui du SLPJ. Ils ont mis en avant notre prix et notre sélection sur le salon, nous avons pu organiser une conférence pour remettre le prix après un débat avec Timothée de Fombelle et Anne-Laure Bondoux, qui faisaient partie des trois finalistes de l'édition 2015... C'était une aide précieuse et touchante qui a redoublé notre enthousiasme et motivation pour le prix !

Anne-Laure Bondoux a gagné le prix l'an dernier avec son superbe Tant que nous sommes vivants.
Entre la délicatesse d’un conte, l’universalité d’un mythe, l’authenticité de l’histoire et l’émotion des grands romans, Anne-Laure Bondoux signe un roman virtuose, unique et incroyablement touchant.
Pour lire ma chronique, c'est par ici !

Cette année, nous avons une sélection grandiose, pleine de romans qui ont été des coups de coeur pour moi ! Mais elle est encore confidentielle... pour la connaître, il va falloir attendre encore un peu, alors aimez la page Facebook du prix pour ne rien manquer de son actualité !

En attendant, je vous donne rendez-vous dimanche sur la chaîne pour une petite surprise autour du prix ! ♥

La fin de JONAH : J-3 | CONCOURS

Modalités à la fin de l'article

JONAH est une saga fantastique jeunesse passionnante qui s'est révélée, dès le premier tome, originale et "grandiose".
"Un style si doux, si beau. Des personnages si attachants. Un univers envoûtant."

JONAH est une saga optimiste, joyeuse et dansante, ce qui est, en littérature adolescente, assez rare pour le souligner. 
"Chaque page est une dent de cet immense sourire."

JONAH est une série menée par une plume fluide et efficace, portée par une construction puissante et animée par un pouvoir étonnant : faire rêver.
"Le pouvoir sans limite de l’écrivain qui, de tout son cœur, transmet au lecteur l’incroyable sentiment d’être heureux."
 
JONAH se renouvèle sans cesse et happe le lecteur avec à chaque tome plus de profondeur et d'émotion.
"Je ressors de ce quatrième tome encore plus amoureux de la série, impatient de lire la suite car cette fin est, une fois de plus, parfaitement réussie, et absolument certain qu’il s’agit là d’une des meilleures sagas fantastiques pour la jeunesse !"
 
JONAH est une saga coup de coeur qui prend fin mercredi avec la sortie du sixième et dernier tome.
 
Si vous n'êtes toujours pas convaincus, voici ma chronique vidéo du roman !
(Pssst : allez jusqu'à la fin, il y a un lien vers une lecture à voix haute d'un extrait du premier tome !) 

 
 
Et que vous ayez lu ou non les cinq premiers, vous pouvez tenter votre chance pour gagner un exemplaire du tome 6 !
Pour cela, rien de plus simple, il suffit de m'écrire un commentaire en-dessous de cet article, en m'expliquant pourquoi vous voulez gagner ce roman et en ajoutant une adresse mail pour que je puisse vous contacter si vous gagnez !

Concours ouvert du 17 au 30 janvier 2016 - Ouvert à la France métropolitaine uniquement

Pépix: à l'horizon ... | Entretien avec Tibo Bérard & Concours

Petite prolongation ! :-)
 Un an que Pépix vogue sur la mer éditoriale. Et en un an, Pépix a réussi à ne pas se faire engloutir, volant sur une vague d'enthousiasme et d'étincelles dont la collection ne descend pas, bien trop contente d'y être, bien trop forte pour en tomber ! Et ici, un peu plus d'une semaine que je viens ajouter à cette vague un peu d'écume, quelques mots, quelques vidéos, quelques articles un peu légers, parfois irréguliers, mais sincères et joyeux de partager et de vous encourager à vous jeter dans cette eau pétillante, délicieuse et palpitant d'une vie passionnante !

Pour voir toutes les vidéos, il suffit d'aller à la fin de l'article ou tout simplement ici ! (l'ensemble des vidéos ne fait que 12 minutes 54 !)
Il en manque juste une sur Popy, car je n'ai pas eu le temps de le terminer ... !
Il y en a même deux nouvelles que vous pouvez visionner individuellement en cliquant sur chaque image !

http://youtu.be/GFjLayna6CEhttps://www.youtube.com/redirect?q=http%3A%2F%2Fyoutu.be%2FNFm4KJ5vShA&redir_token=FvEae5dImY_9WiLnALiBCcYCEhB8MTQyNjE1NjA1MkAxNDI2MDY5NjUy



A cette occasion, j'ai pu poser quelques questions à Tibo Bérard, directeur de la collection, pour revenir, un an après, sur la collection, son succès, son évolution, son avenir !
Pas de retranscription, je n'ai pas pu enregistrer l'appel (enfin si, mais on entend rien. voilà.)

Pépix: la vague a frappé !
Un an après, il est de mise de voir un peu quel a été l'effet du lancement de la collection. Et cet effet est retentissant ... vous l'avez bien vu sur le blog, Tibo, son équipe et Pépix n'ont pas été seuls à ce moment-là. Comme il le dit lui-même, Pépix a été très tôt accompagné avec un soutien fort tant de la part des libraires que de la part des blogueurs. Ceux-là ont été unanimes. Et vu ce que j'en disais l'an dernier, ça ne peut être que positif !
Et d'une manière plus concrète, Pépix fonctionne très bien ! Les libraires (re)commandent et recommandent les romans constamment, si bien qu'il est difficile d'arrêter des chiffres. L'ogre au pull vert moutarde, en sélection pour le prix Tam-Tam, a déjà été réimprimé trois fois et les réassorts (nouvelles commandes des libraires pour réapprovisionner leur stock) ne faiblissent pas, ce qui laisse présager le meilleur... Alors allez-y, courez en librairie et videz leurs stocks, achetez, dévorez, lisez, attendez les suivants, partagez: Pépix est une pépite qu'il ne faut pas garder pour soi mais partager ! Pépix est une pépite aux inépuisables trésors !
Aujourd'hui, à l'occasion de cet anniversaire, une grande opération commerciale a lieu ... outre un relais de la part des blogueurs, qui ont, en grand nombre, chroniqué, partagé, écrit sur Pépix, il y en a un, important, des libraires: mise en avant du fonds, planches de tatouages à l'effigie d'Abdou (personnage de L'ogre au pull vert moutarde), posters, figures en carton pour décorer les vitrines ... Tibo Bérard insiste: "Nous voulons mettre en avant la collection". Pas seulement trois ou quatre titres, pas ceux qui marchent le mieux, pas ceux qui plaisent le plus, mais bien l'ensemble.

Redoubler d'efforts, grandir la vague
Alors que j'utilise une métaphore maritime ... Tibo Bérard en utilise une sportive: "il faut transformer l'essai", affirme-t-il déterminé, confiant et enthousiaste. La collection fonctionne mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers et au contraire prendre son élan pour se laisser propulser par ce premier succès encourageant. Il ne perd donc pas de temps et réfléchit déjà à l'avenir de Pépix: comment la faire évoluer ? L'essentiel est de ne pas tomber dans une routine et faire toujours la même chose. "J'ai au moins une base, je sais que ce saura une aventure et je sais que ce saura drôle !" Voilà comment il résume la ligne éditoriale de Pépix. Mais cette aventure amusante, il faut bien l'enrichir. Il a déjà une multitude d'univers plein la tête, on entendrait presque des aventures bourdonner, des aventures sur la lune (Zach, de La drôle d'évasion, pourrait bien repartir voyager), un western (encore Séverine Vidal), des fantômes, des sorcières, une romance (toujours Séverine Vidal: un western romance, n'est-ce pas alléchant ?), au Moyen-Âge, dans le temps, dans une ferme pour enfants récalcitrants tenus par deux gredins, dans une maison de cauchemar, au pays des mythes grecs aux côtés d'Ulysse et compagnie...

Des auteurs à découvrir, des illustrations à explorer ...
Quelques auteurs de Pépix viennent d'Exprim' (Marion Brunet, Benoît Minville,  Sabrina Bensalah -ah, elle, son Pépix n'est pas sorti ...). D'autres ont rejoint la collection (Séverine Vidal, Florence Hinckel, Rachel Corenblit ...) et, le dernier en date, Bertrand Santini (qui publie chez Pépix en mai, youhou !) a contacté Tibo Bérard au moment précis où celui-ci allait le faire. Comme quoi, certaines rencontres sont faites pour avoir lieu !
Quant aux illustrateurs, il s'agit surtout de découvertes, de rencontres, de coups de coeur, ... il faut les porter, les accompagner (on retrouvera par exemple Joëlle Dreidemy, illustratrice de Popy), mais ne pas perdre de vue le plaisir de la découverte ("De très belles surprises sont à venir à la rentrée, côté pinceaux !" confie Tibo): toujours continuer à chercher, trouver et faire découvrir de nouveaux univers. C'est aussi le rôle de Pépix."
Caroline Ayrault, par exemple, parle de sa rencontre avec Pépix ici, elle a déjà illustré deux Pépix (lui et lui), les images d'anniversaire de la collection et va en illustrer un troisième (celui de Sabrina Bensalah justement !).

A l'horizon
Pas de terre à l'horizon. Que de l'aventure !
L'aventure dans de nouveaux univers. Lesquels ? Tibo Bérard en cite quelque-uns, et nous ouvre l'appétit !
"En avril, Carambol’Anges de Clémentine Beauvais (illustré par Églantine Ceulemans), un roman d’enquête mené à train d’enfer par un ange en mission et une mémé hilarante.
En mai, Le journal de Gurty, le premier Pépix de Bertrand Santini, l’auteur du Yark .
Et dès la rentrée, trois nouveaux Pépix – respectivement signés Séverine Vidal, Sabrina Bensalah et Philippe Arnaud.
Puis juste avant Noël, le premier roman d’une jeune auteure nommée Anne Schmauch qui fait swinguer les mythes grecs…
Bref, en mélangeant TOUT ce qui va venir d’ici quelques mois, ça donnerait : des méchants très affreux et ignobles, de la magie, des animaux parlants, des cow-boys, des légendes indiennes, une histoire d’amour, des gamins malins, Ulysse Médusa et les autres, une merveilleuse maîtresse victime d’une atroce sorcière, des cancres irrécupérables qui se révèlent pleins de ruse et de courage, et même… Stromae en guest-star ! Bref, toujours du nouveau sous le soleil de Pépix !"
 Son enthousiasme est communicatif !


Mais aussi l'aventure en lieux connus. Victor Tombe-Dedans risque bien de tomber dans L'île au trésor ... Zach (de La drôle d'évasion, pour ceux qui ne suivent pas) de s'embarquer avec la mission Apollo 11. Et qui sait si Woua-Woua n’ira pas aboyer ailleurs qu’en montagne, ou si Super-Louis ne laissera pas la place à une certaine Wonder-Vanessa ? Des "suites intelligentes", appuie Tibo. On lui fait confiance, quand on a lu -et adoré !- L'ogre au pull rose griotte !
A l'horizon, beaucoup de plaisir, et d'espoir.
Longue vie à Pépix !

Pour conclure en beauté cet anniversaire, Sarbacane et moi vous offrons des cadeaux !
1er lot: le Pépix de votre choix + des tatouages d'Abdou + des marques-pages
2è lot: le poster Pépix (il est trop beauuuu, cf mes vidéos) + des tatouages d'Abdou + des marques-pages

Comment participer ?
C'est simple, vous m'envoyez un petit mail ici, avec pour objet Concours Pépix.
Vous ajoutez le(s) lots (les deux si vous voulez, mais vous pourrez n'en gagner qu'un) que vous voulez gagner.
Vous  mettez un petit nom/prénom/pseudo qui servira pour l'annonce des gagnants.
Puis vous mettez la réponse à cette question: "Quel est le Pépix que vous préférez/avez le plus envie de lire ?"
Et voilà, soyez gentils et polis, ça fait toujours plaisir !

Et après ?
Je fais un tirage au sort après la fin du concours (le 4 Avril à 12h) et je contacterai par mail les deux gagnants (attention, une seule participation par foyer !). Ils me donneront leurs coordonnées et recevront leurs lots par la poste ! (pour toute perte, Sarbacane et moi ne sommes pas responsables ...) S'ils ne répondent pas avant une semaine, je referai le tirage !

Bonne chance !

Super Louis chez (Super) Pépix !


Cette semaine spéciale Pépix (rattrapez-vous !!!) consacrée à la collection créée par Tibo Bérard il y a un an continue ... ! C'est donc l'occasion de la (re)découvrir à travers des vidéos d'à peine deux minutes avec, aujourd'hui, Super Louis et l'île au 40 crânes, signé par l'une de mes auteurs fétiches: Florence Hinckel !





 

Une sacrée souris et une bougie



Comme vous le savez si vous avez suivez les premiers articles de cette semaine spéciale Pépix (vous pouvez toujours vous rattraper en cliquant tout de suite !), cette collection créée par Tibo Bérard a un an ! L'occasion de la (re)découvrir à travers des vidéos d'à peine deux minutes ...
Aujourd'hui, c'est le tour de Sacrée souris, que j'avais adoré !
"La Sacrée souris de Raphaële Moussafir est sacrément impertinente, mais son ironie et son humour désopilant sont d’une fraîcheur et d’une énergie délicieuses ! Un gros coup de cœur pour ce roman qui revisite le mythe de la petite Souris avec beaucoup d’originalité !"
PS: l'illustratrice Caroline Ayrault a aussi dessiné Woua  Woua le chihuahua et le gâteau que vous voyez tout en haut ...



Joyeux anniversaire Pépix !



Selon l'équipe, c'était hier (oh, une interview d'une illustratrice !)... mais puisque, aujourd'hui, cela fait un an que Sacrée Souris et L'ogre au pull vert moutarde sont sortis, j'estime que c'est aujourd'hui qu'on peut chanter:

Joyeux anniversaire Pépiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiix ♫♪

Chanter ? Oui oui je chante bel et bien (envraidevrai) dans la vidéo ci-dessous !


Car aujourd'hui, sort le second tome de L'ogre au pull vert moutarde !
(c'est là que vous criez de joie)




https://www.facebook.com/fanpage.editions.sarbacane/photos/a.281650128518371.88183.281620191854698/1053787311304645/?type=1&theater

L'imaginaire et l'anniversaire de Pépix: Tombez Dedans !

 Article commencé le vendredi 27 Février – les dates du début correspondent donc à jour-là !


 Je me suis encore fait discret le temps d’une semaine. Mais, actuellement en stage en librairie, je vis des jours si riches, si longs, si rapides, que j’en perds le nord, le temps, les idées claires et les doigts courent sur le clavier avec moins de force que d’habitude, plus indécis. Ils sont un peu écartelés entre tous ces extrêmes égarés aux quatre vents ! Mais pas de panique, je suis là, et surtout … je lis ! Allez voir ma liste de lectures, dans le cadre du challenge Février : petit mois, petites lectures, j’enchaîne lecture sur lecture ! Mes yeux, eux, dévalant à toute allure les lignes comme des pistes de ski, ont retrouvé le chemin du bonheur : celui des mots, de l’imaginaire, des histoires, de l’émotion d’encre et de papier. Entre deux plaines enneigées de mots, je trouve un moment pour venir vous écrire, justement sur des livres qui vous parleront d’histoires.


          Les histoires, on tombe dedans. Comme l’imaginaire. Comme Obélix dans la marmite de potion magique. Comme Victor dans sa tasse de chocolat chaud.
Victor vous ne savez pas qui il est ? C’est le nouveau personnage de Benoît Minville, dans la collection Pépix de Sarbacane ! Un petit garçon courageux, plein d’énergie et bouillonnant d’une imagination débordante … On lui a toujours dit que son imagination était son plus grand pouvoir. Et chez lui, l’expression est littérale. Parce que quand il plonge dans une aventure au cœur de sa tasse de chocolat chaud au petit-déjeuner ou dans Les Trois Mousquetaires (d’Alexandre Dumas), c’est pour de vrai.
Une (première, parce que d'autres vont suivre !) histoire pétillant de bonnes idées, brillant d’humour et d’énergie, réjouissant, passionnant et entraînant le lecteur avec un personnage intrépide, un style alerte et une intrigue rocambolesque ! Un bel hommage à l’imaginaire et aux livres … plongez dedans sans plus attendre ! (littéralement, bien sûr)



Les histoires, elles nous fascinent, elles nous construisent, elles sont à l’origine de nos imaginaires. Comme les contes … mais de plus en plus, on fait un pied-de-nez à ces contes, on les détourne, on les retourne dans tous les sens pour les voir sous un autre jour, pour porter un regard neuf dessus, pour les examiner sous toutes leurs coutures ! Bref, on les prend, on les malmène, et on les revit encore et encore …
Caprices ? C’est fini ! c’est un peu ça. Vous prenez une princesse insupportable, un père qui n’en peut plus d’elle, un valet plein de bonnes idées, un bûcheron que son père envoie devenir riche et vous avez vos protagonistes. Vous ajoutez une épreuve insurmontable, vous recouvrez de la peau d’un pou géant et vous saupoudrez de beaucoup d’humour et d’un peu d’émotion, et vous mettez tout ça entre les mains d’Albertine qui présentera le livre avec beaucoup de finesse et de justesse de ses illustrations en noir et blanc pourtant hautes en couleur !
Ce roman finement cuisiné, j’ai eu un peu de mal à entrer dedans, j’ai trouvé les personnages trop grossièrement dessiné, trop changeants et difficiles à suivre. Mais finalement, ce conte un peu déjanté reste dans les codes tout en les moquant, les réutilise pour construire une histoire pour laquelle on se passionne rapidement et qui s’approfondit réellement à mesure qu’elle avance …
On sort de ce roman simplement touché en plein cœur par les personnages qui se sont construits, qui ont évolué, qui ont grandi en somme. Et le lecteur avec !
Alors … le conte est bon !

Et par-dessus tout, les histoires nous font rêver. Et nos rêves sont des histoires. L’un et l’autre sont indissociables. Il me semble qu’ils s’entremêlent et en deviennent inextricables : chaque rêve est une histoire, les histoires nous font rêver, on rêve notre vie, on en fait des histoires. Je ne vais pas m’éterniser. Où je veux en venir ? A vous parler de ce court roman, paru chez Sarbacane : Le rêve du cachalot. C’est l’histoire d’une jeune femme obèse, un peu déconnectée de la réalité dans son kiosque à journaux … et pour cause, elle rêvasse, et en rêvassant, elle vit sa vie, la vraie : celle d’un cachalot. Bien sûr cela paraît ridicule dit comme ceci. Bien sûr vous vous demandez à quoi cela rime tout ça. Et à travers la vie de ce cachalot il est question d’une espèce menacée, de marées noires, d’un combat contre les hommes. On pourra y voir un roman sur l’écologie. Mais on devra surtout y voir un roman sur le passé, sur la mémoire, sur la transmission d’une langue et d’un ailleurs disparu. Un roman sur les rêves qui nous guident peut-être vers celui que nous sommes vraiment.
Court, intense, ce petit roman amène à réflexion … et touche, plus profondément qu’il n’en donne l’impression.

Alors pour conclure cet article un peu disséminé, j’espère pas trop confus, je ne dirais qu’une chose, ou plutôt deux : « Les histoires nous inventent », pour citer Timothée de Fombelle qui, avec Le livre de Perle, rentre directement dans le vif du sujet. La seconde ? N’arrêtez jamais de rêver.




En UNE minute: l'ogre au pull vert moutarde


Pépix a un an.
Pépix a publié huit romans.
L'occasion de parler de ces huit romans ...
... en 8 x 1 minute !

Aujourd'hui: une minute pour parler de
L'ogre au pull vert moutarde
de Marion Brunet - paru le 5 Mars 2014

"L’Ogre au pull vert moutarde de Marion Brunet est cruel mais terriblement pétillant et bon à déguster !" Ma critique l'an dernier ...


Vidéo précédente:
Présentation: http://youtu.be/3DR3SSfxKJ8
 
Lire aussi:
Pépix J-12: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/02/ca-commence-toujours-par-une-pepite.html
Pépix J-11: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/02/deux-pepix-et-leurs-grands-freres-video.html
Pépix J-9: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/02/pepix-j-9-extrait-n1-video.html
Pépix J-7: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/02/pepix-j-7-extrait-n2-video.html
Pépix J-3: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/03/pepix-j-3-extrait-n3-video.html
Pépix J-2: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/03/pepix-j-2-extrait-n4-video.html
Pépix J-1: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/03/TiboBerard.html

Joyeux anniversaire Pépix !

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjwEaF2hH8svTLz-RPqaktZbsFCU8_T7WKBep8QZYlFyTd0V1rzx9e9syOpxMpjqQ9NIoWCqtpq4KnLvE7udbuscXL16TpzcErZLZngvC_KsKlawiOqqhE6TQ-hQ4TXFlqGYSMKNKM1fKjb/s1600/P%C3%A9pix.png

Pépix est une collection lancée par Tibo Bérard le 5 Mars 2014. Dans 3 jours, elle aura un an. Dans 3 jours, sa première bougie sera soufflée.
Cette semaine va briller, rire, chanter, crier, être déjantée, s'envoler, courir,
PEPIXER !
Aujourd'hui, la collection en une minute !

  
Lire aussi mes articles de l'année dernière ...
Pépix J-12: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/02/ca-commence-toujours-par-une-pepite.html
Pépix J-11: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/02/deux-pepix-et-leurs-grands-freres-video.html
Pépix J-9: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/02/pepix-j-9-extrait-n1-video.html
Pépix J-7: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/02/pepix-j-7-extrait-n2-video.html
Pépix J-3: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/03/pepix-j-3-extrait-n3-video.html
Pépix J-2: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/03/pepix-j-2-extrait-n4-video.html
Pépix J-1: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/03/TiboBerard.html
Pépix JOUR J: http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/03/pepix-en-librairie.html

Les Masques d'or 2014


Chers Masqués, chères Masquées, le petit peuple (bien qu'aujourd'hui retiré et coulant des jours heureux au chaud dans ma bibliothèque) et moi sommes très heureux de vous accueillir en ce 15 Février (avec donc beaucoup de retard) pour clôturer la semaine spéciale 100 000 canards par un doux soir d'orage !
J'ai choisi cette occasion pour publier (enfin !) la vidéo des Masques d'or 2014 !

Je suis tout excité à l'idée de vous la montrer, et j'espère qu'elle vous plaira (ou au moins que vous la regarderez jusqu'au bout). Mais surtout, j'espère que vous êtes d'accord sur mes choix ou qu'elle vous inspirera des idées de lecture pour les mois à venir !

Je ne m'éternise pas plus et vous laisse avec la vidéo ...

Gagnez 100 000 canards !


Sarbacane et moi vous offrons, à l'occasion de cette semaine spéciale couacesque et délirante, 1 exemplaire du nouveau roman de Thomas Carreras: 100 000 canards par un doux soir d'orage !

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Conditions de participation:
  • Le concours est ouvert à la France métropolitaine uniquement
  • Une seule participation par personne
  • Le concours se déroule du 14 Février (11h, heure de Paris) au 28 Février (11h, heure de Paris)
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  • Sarbacane se chargera de l'envoi du roman; il ne sont, ni moi, en aucun cas responsable de toute perte ou endommagement du colis par la poste


    Thomas Carreras: l'interview ! #2

     

    COUAAAC. Les canards s'excitent, Thomas Carreras est de retour pour une interview ... post-lecture du roman ! Je vous laisse la découvrir ... et n'hésitez pas à revenir en arrière sur le blog pour découvrir ma chronique de 50 cents, et surtout celle de 100 000 canards !
    Attention, un ou deux spoilers possibles dans cette interview !

    Le roman s'ouvre sur une dédicace à une personne qui semble t'avoir donné l'idée de 100 000 canards… c'est le cas ? Tu nous racontes ?
    Ouaip. Tout a commencé avec Gary Larson, un comédien américain. C’est lui qui a inventé l’anatidaephobie (la peur d’être observé par un canard) dans les années ’70/’80. Il y a trois ans, avec un pote, on déconnait sur Internet et on est bêtement tombé sur le mot sur Wikipédia. On était tellement mort de rire qu’on a passé la semaine à chercher d’autres mots, comme l’hippopotomonstrosesquipedaliophobie (la peur des mots longs), ou la peur des nains de jardins à brouette, la peur des pingouins, la peur du chiffre 666… et puis moi, de mon côté, je me disais « Nomdidiou, faut trop que j’écrive un truc là-dessus. »

    Comment a évolué la construction du roman jusqu'à être scindé en 2 parties ?
    Ça a pris du temps pour se mettre en place. Pendant un long moment j’étais juste focalisé sur ce qui allait arriver à Ginger. Je me disais que je pouvais écrire une sorte de Shutter Island avec des canards ; le twist serait que Ginger n’était pas folle, et ça se terminerait avec sa mort. Mais ça faisait un peu abrupt comme façon de terminer un roman – et puis la mort du narrateur en fin d’histoire, ça n’a rien d’original. Par contre, la mort du narrateur en milieu de bouquin… Alors je me suis mis à réfléchir à ce qui se passerait si les canards envahissaient Merrywaters. Le thriller s’est lentement transformé en film apocalyptique type zombie. Je pouvais pas bâcler le truc, parce que j’étais conscient que la première partie était assez puissante, et personne n’a envie de terminer un roman sur un anti-climax. Le seul moyen de faire, c’était de pousser encore plus loin, et de briser encore plus de règles.

    Qu'est-ce qui t'a donné envie d'adopter une narration différente, beaucoup plus scindée et plus riche en points de vue ? Est-ce que ça a été difficile ?
    J’adore explorer différentes techniques de narration. C’est très très fun. Pour moi, si tu fais la même chose pour chaque histoire, t’écris simplement le même bouquin. Je voulais essayer quelque chose que j’avais pas pu faire avec 50 cents. Et passer d’un personnage à un autre, c’est un régal. Ça permet de diversifier le ton de l’histoire, de créer du suspense, de mieux comprendre les personnages, et de décrire l’action de manière différente, aussi. Bien sûr c’était un peu casse-tête de tout emboîter dans un ordre logique, mais le vrai challenge était plutôt de trouver une voix propre à chaque perso. Faut juste être patient – et prendre beaucoup de douches. 

    Est-ce que ça a été un défi d'adopter, dans ta première partie, le point de vue d'un personnage féminin à la première personne ?
    Pas vraiment. Ginger, elle a beaucoup de mes manies. C’est le personnage le plus « autobiographique » que j’ai eu à écrire. Elle a aussi des traits de caractère d’amis très proches. Ce qui fait que je la connais sur le bout des doigts. Je sais absolument tout d’elle. Je sais qu’elle préfère écouter les enregistrements live de morceaux de musique, au lieu de la version studio. Je sais que quand elle prend un escalator, elle se retourne pour voir le sol s’éloigner d’elle. Je connais ses plus grands rêves, et je connais ses plus grandes peurs. Ça, c’était vital pour réussir sa partie. Quand t’as un personnage comme Ginger, un peu loufoque mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, et que tu la fais sombrer dans la folie, il faut que sa manière de craquer soit différente de celle de madame-tout-le-monde… mais tout de même réaliste et familière. À côté de ça, la question garçon/fille, c’est pas compliqué. 

    Et d'adopter le point de vue de groupes (très) connus ?
    Ça c’était trop drôle. Dans le cas de Mick Jagger ou des Village People j’y réfléchissais pas trop, j’écrivais juste toutes les conneries qui me passaient par la tête. Stevie Wonder, c’était autre chose. Je suis un grand, grand fan de Stevie. J’écoute ses chansons quasiment tous les jours. Il y a un truc dans son funk qui me donne des frissons. C’est ce funk que j’avais envie de retranscrire dans le roman. Mon Stevie est (probablement) très différent du vrai. Pour me préparer j’ai juste regardé une ou deux interviews pour voir un peu comment il parle, comment il bouge, histoire d’avoir une bonne image mentale, c’est tout. 

    T'es-tu, ou l'éditeur l'a-t-il fait, imposé des limites à ne pas dépasser... bien que tu sois quand même allé très loin ? (âmes sensibles s'abstenir ... et je ne plaisante qu'à moitié !)
    Ouais, on a eu pas mal de discussions là-dessus. Pour certains détails, Tibo avait peur que ça fasse too much, que je perde le lecteur pour quelque chose de bête. Alors j’ai un peu lissé certains personnages. Originellement on découvrait qu’Andrew avait des tendances pédophiles, et qu’il gardait un œil sur Eileene. Ça ne menait à rien, mais ça lui donnait un côté plus sombre. L’humour de Ian a beaucoup changé aussi. C’était le type le plus dépressif que tu puisses imaginer. Je le trouvais hilarant, mais Tibo disait que l’humour était de mauvais goût, alors bon, je lui ai fait confiance. Virgin, c’est encore autre chose. Techniquement j’ai rien changé à son personnage, je l’ai juste camouflé. Tu sais comment il meurt ? Le pyrodactyle le brûle, oui, mais c’est Eileene qui l’achève, avec sa propre épée. Je décrivais précisément la scène, mais vu que c’était très glauque on s’est contenté de semer des indices dans la narration d’Eileene. Même sans Tibo, il y a certains trucs que je ne me suis pas autorisé. Notamment du côté sexe. Ginger aurait pu coucher avec l’un des membres de Heavy Whale – Virgin ou Nino Del Alberta – ce qui aurait compliqué la situation avec Malcolm. Lady Quackinston & Alligator Jim, c’était une possibilité aussi. Mais surtout, faut voir les canards. Dans la réalité ils ont une vie sexuelle absolument horrifiante, basé sur le viol brutal de la femelle. Tu savais que le pénis d’un canard fait en moyenne 20 centimètres ? Il est en forme de tire-bouchon, parfois strié de petites pointes (pour détruire les traces de sperme rival). La femelle a un vagin en tire-bouchon aussi, sauf dans l’autre sens, pour rendre les tentatives de viol plus difficiles. Il faut à peine une fraction de seconde à un canard pour bander, ce qui fait que son érection ressemble à une explosion, suivie de son éjaculation immédiate. Et il y a couramment des actes de nécrophilie homosexuelle au sein de la communauté anatidé. Sans déconner. Donc tu vois, tu peux inventer ce que tu veux, la réalité sera toujours plus terrifiante que la fiction. J’ai préféré ne pas aborder cet aspect là dans le roman, pas avec un public jeunes adultes. Même si ç’aurait été drôle de voir Mick Jagger se faire violer par un canard. Imagine les possibilités avec le Canardzilla.

    Et la petite question bonus: As-tu des informations que nous n'aurions pas quant au complot que préparent les canards dans notre dos ?
    Haha ! Garde juste l’œil ouvert, on ne sait jamais.

    Si cette interview vous laisse sur votre faim ... relisez celle d'avant-hier, et vous pouvez poser vos propres questions à Thomas Carreras !

    100 000 canards par un doux soir d'orage ...


    Do you remember ? Cette chronique il y a bientôt 2 ans (WHAAAAAT ?! 2 ans ?!) que j’avais publiée sur le blog à propos de 50 cents ! Je l’avais commencé de manière bien plus agressive que ça (se pourrait-il que je sois devenu gentil, calme et posé ?) et avec plus de vigueuuuur ! La vigueur est plus tenue (j’insiste sur le mot tenue, comme un chien tenu en laisse pour ne pas qu’il vous morde), mais bel et bien présente parce que mon enthousiasme est certain … Oui oui oui mesdames et messieurs, ladies and gentlemen, Thomas Carreras is baaaaaack COUAC ! Il est de retour, pour vous jouer un mauvais tour … Le revoilà (depuis janvier en fait mais on n’insistera pas sur mon retard) avec un nouveau roman intitulé : 100 000 canards par un doux soir d’orage.

    Oui, plus bizarre
    plus déjanté
    plus fou
    plus WHAT THE FUCK COUAC que 50 cents
    c’est possible !
    Et c’est exactement de CA que je vais vous parler ! Ou comment Thomas Carreras met en scène et assume un univers totalement déjanté en l’alliant à des qualités littéraires, cinématographiques (dans un roman, avouez que c’est fort) et couacesques folles et grandiooooooooooses ! (L’enthousiasme c’est mignon, mais je vais faire attention à ne pas m’envoler comme un canard moi, hein, restons posés et ne vous effrayons pas). Je disais donc : folles et grandioses ! (et oui, ne vous inquiétez pas, je vais argumenter !)


    Commençons par poser les choses : Ginger, globetrotteuse américaine de 19 ans, pointe le bout de son nez à Merrywaters, le trou le plus paumé de l’Angleterre que vous pouvez imaginer, pour un énorme festival de musique (pas si paumé que ça le coin) et se fait engager dans un pub en tant que serveuse. Elle se lie d’amitié avec la fille du patron un peu effrayant et donc sœur du barman plutôt type armoire à glace (la froideur avec), fait la connaissance du grand-père muet et mystérieux de celle-ci et commence à s’amuser dans ce coin sans histoire … Sans histoire ? S’amuser ? Ah ça, c’était sans compter sur la subite anatidaephobia de Ginger.

    (c) Sarbacane
    Quoi vous ne savez pas ce que c’est que l’anatidaephobia ? Ouvrez votre dictionnaire alors ! (ou regardez l’image, puisque je suis devenu gentil, calme et posé)
    A partir de là, les canards deviennent carrément flippants, l’ouvrage plutôt sombre et angoissant et … bah je n’en dis pas plus. Hé hé hé sadisme volontaire ? Bien sûr que non (a). C’est juste que la quatrième de couverture s’arrête si justement là que j’aimerais bien que vous soyez aussi surpris que je l’ai été !

    Brefouille, les amis, pourquoi faut-il ABSOLUMENT lire ce livre ? (et 50 cents, cela va de soi)
    D’abord parce que toute cette première partie est bien écrite et son auteur (19 ans seulement, don’t forget) dépeint avec précision et profondeur son ambiance plutôt rigolote et sympathique puis carrément sombre et angoissante. J’ai trouvé le personnage de Ginger super bien construit, très attachant car Thomas Carreras (qui a je trouve encore gagné en finesse et contrastes) la sculpte par petites touches, la découvre un peu plus à chaque chapitre. Ah Ginger, quelle incroyable personne et … non, je m’arrête là.

    Ensuite parce que ce roman n’en devient pas pour autant un « simple » roman d’angoisse et d’horreur. Bien que ça aurait tout aussi bien pu être génial (regardez La gueule du loup de Marion Brunet : quelle claque !). Mais c’est là un style totalement différent, ne nous égarons pas. En fait, Thomas Carreras maîtrise avec talent une multitude de registres qui sont tous d’une incroyable richesse : l’angoisse oui, la peur, le stress, le crescendo de ces frémissements … mais aussi l’action (of course !), l’humour (toujours !), l’amour (un peu, et c’est chou !), le drame (jamais trop, toujours bien équilibré et surtout touchant : un peu de douceur dans ce monde de brutes), et ça continue, même si là sont les principaux !

    Le cinéma aussi ! Parlons-en ! Le style de Thomas Carreras en est très proche. Plus encore que la dernière fois, il multiplie les points de vue, les alterne, fait des focales sur tel ou tel personnage, prend du recul, tient son histoire, sa construction, son scénario ( !), avec une maîtrise certaine et passionne le lecteur par cette construction savante et bien ficelée. Mais bien plus encore, il assume ce parti pris, place des références, les utilise à foison jusqu’à se moquer des séries et du 7è art. Le personnage d’Eileene, fan de Walking Dead* et autres séries de zombie, reprend la construction et les clichés de tous les films et séries qu’elle regarde pour les aider dans leur propre histoire.

    Et enfin, cet univers déjanté, excentrique et complètement insolite charme pour son originalité incontestable, amuse par ses idées folles mais excitantes et fascine par sa profusion et son infinie richesse. Les canards ont des dents acérés, sont « naturellement » armés, les stars deviennent des personnages du livres et se ridiculisent plus ou moins, les militaires se déguisent en canard, etc. C’est totalement assumé, tant et si bien que l’on en viendrait à y croire … Quand on referme le livre, on souffle un coup, sonné, on regarde sous son lit s’il n’y a pas de canard puis on éteint la lumière pour essayer de dormir … COUAC C’est déjanté, osé, et même carrément accepté par le lecteur !
     

    Je pense qu’il n’y a pas besoin d’épiloguer, surtout que j’ai réussi à vous tenir jusqu’ici (en tout cas pour ceux qui sont restés ! MERCI ! COUAC). Ne retenez qu’une chose : lisez les romans de Thomas Carreras et en l’occurrence 100 000 canards par un doux soir d’orage.

    Vous allez flipper
    Vous allez adorer ça
    Vous allez rire
    Vous allez halluciner
    Vous allez vous attacher aux personnages
    Vous allez en rire
    Vous allez stresser pour eux
    Vous allez pester contre l’auteur (COUAC !)
    Vous allez vous enthousiasmer pour tout ça
    Vous allez rire encore et encore et
    vous allez vous dire mais WHAT THE COUAC ?
    Bref, volez … euh courez en librairie !

    Ils domineront le moooonde ...

    * Attention, cette chronique contient du placement de produit.