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En attendant la suite

En attendant la suite
du blog, de ses mots et de ses billets, qui vont continuer à surgir, dans un rythme je l'espère aussi dynamique que celui de cette semaine
de la chaîne, de mes vidéos, de ma bouille venue vous parler livre, qui revient ce weekend pour une vidée plus classique que celles de cette semaine
du prix La Voix des blogueurs, qui a eu trois ans vendredi dernier, dont je vous ai parlé sur le blog et que j'ai fait revivre en vidéos (une conférence et une lecture) 
du prix, de sa promotion, de notre communication Facebook, de la quatrième édition, qui est déjà enclenchée de notre côté, mais dont vous ne connaîtrez pas tout de suite la sélection... restez connectés ! 
 
En attendant tout ça
petit retour en vidéos sur notre prix. Voici la conférence que nous avons animée à Montreuil, lors du 31e Salon du livre et de la presse jeunesse et dans un format plus court, la lecture que Tom (de La Voix du Livre) et moi avons fait du prologue de Tant que nous sommes vivants, l'ouvrage ayant remporté le troisième prix de La Voix des Blogueurs.  



Portez-vous bien ! ♥ 

Les mots et leurs pouvoirs




            Les mots et leurs pouvoirs ; essence même de tant d’interrogations, de réflexions, de livres, essence même de ce que nous sommes, nous, lecteurs. Les mots et leurs pouvoirs ; l’objet de cette chronique qui vous présente quelques albums pour enfants –et grands enfants !– approchant de plus ou moins près cette question.



– Coup de ♥
            De manière plutôt concrète, Un petit mot magique propose d’aborder le thème avec, comme l’indique le titre, celui de la politesse comme compagnon. Un panda rencontre plusieurs animaux et leur propose des donuts. Tous, sauf l’autruche, hautaine et désagréable, en veulent. Mais un seul, le maki (le singe, hein, pas le sushi), dit « S’il te plaît ». Alors, le panda lui donne tout.
            L’histoire est simple mais bien menée, très drôle et attendrissante. Mais ces impressions de lectures sont possibles grâce au graphisme qui est tout simplement délicieux. Tout est sur fond gris et les animaux sont noir et blanc (le panda, l’autruche, l’orque, le putois). Les seules touches de couleurs sont les donuts et les yeux du maki, oranges et ronds comme des donuts ! Le panda, avec son air bougon, est tout simplement adorable. Le maki, quant à lui, avec ses grands yeux et son immense sourire, vient apporter cette touche pétillante de joie, de couleur et de politesse.
            Un album délicieux à lire et à partager ! Si vous êtes polis, peut-être que je vous en lirai un bout…



            Puisque les mots sont l’essence de ce que nous sommes, êtres lecteurs et dévoreurs de lettres, je ne peux que vous parler de T’es plus mon amoureux ! de  Claire Gratias et Sylvie Serprix. Il s’agit de la suite d’Arrête de lire, dont vous aviez peut-être entendu parler car il a reçu le Prix des Incorruptibles 2014 catégorie CE1. Ce second album met sur la route d’Horatio la jolie Cassandra, une amoureuse ! Le voilà prêt à conquérir son cœur, mais il va découvrir que ce n’est pas si simple, qu’il va falloir faire des choix, voire des sacrifices.
            Le texte, bien que rythmé, m’a semblé un peu convenu. Mais il met en mots avec beaucoup de légèreté et d’humour cette histoire de mots et de maux amoureux. Arrête de lire et T’es plus mon amoureux, c’est néanmoins un réel plaisir de lecture grâce au dessin de Sylvie Serprix. Ses illustrations, un peu classiques aussi dans leur rapport au texte, vivent et mettent en couleurs l’histoire. C’est vif, intense et traversé de myriades de petites lettres –qui recomposent plus ou moins le texte, si on y porte bien attention. Elles apportent une richesse à l’image et une profondeur à la représentation de l’histoire qui a su me toucher.
            Je vous invite vivement, amoureux des mots, à découvrir cet album !



            Les mots sont faits de lettres, et on les trouve aussi dans des lettres ! (Oh, la jolie pirouette intellectuelle.) Je pourrais alors vous parler de Lettres de mon hélicoptêtre, un album frais et revigorant, mais ce ne sera pas pour aujourd’hui. A la place, je vais vous parler de Marcelle Potoffeu, publié dans une petite maison d’édition existant depuis bientôt 10 ans : les éditions  Courtes et longues. Cet album raconte l’histoire de la fameuse Marcelle Potoffeu, concierge d’un immeuble parisien, qui dévore les mots ou plus exactement les secrets de ses voisins, qu’elle découvre dans les lettres que le facteur apporte chaque matin. Après une présentation piquante du personnage, les auteurs racontent comment son destin, et celui de l’immeuble, a brusquement basculé un jour.
            L’histoire est drôle et incisive, voire un peu cruelle. On s’attache à Marcelle Potoffeu tout en la moquant. Yann Walcker joue avec les clichés et des idées innovantes pour dresser le portrait de ce personnage haut en couleurs. Le graphisme est en harmonie avec ce texte. Il appose de nombreux aplats de textures et a un côté très moderne en jouant sur les couleurs, une découpe de l’image franche et des effets informatiques : profondeur, feu d’artifice de mots, … C’est parfois un peu lourd mais en même temps très riche ! J’ai beaucoup aimé ce style et j’ai trouvé que Gaia Guarino maniait avec brio la gestion des espaces et notamment du blanc qui s’insère, ainsi que le texte, parfaitement dans l’image.


 
– Coup de ♥
            Je termine ma chronique sur l’album que j’ai préféré et qui est l’un de ceux qui me le plus touché jusqu’à aujourd’hui. Fadoli dresse le portrait, plus qu’il ne raconte une histoire, d’un personnage qu’on traite de « fada du village », qu’on appelle « Fadoli ». Mais lui n’est pas comme « les gens pressés ». C’est un garçon qui rit plutôt que pleurer, qui « vi[t] les yeux dans les étoiles les pieds sur un nuage ». Le mot fait mal, mais lui semble le laisser glisser sur les immenses ailes de son imaginaire sans s’arrêter de voler avec sa différence, qu’il faut apprendre à accepter.
            Le texte est d’une rare beauté. Il dessine cet enfant avec une délicatesse véritablement bouleversante et très peu de mots. Mais cette réserve dans le texte crée une sensible pudeur et une richesse implicite qui donnent du corps et de la profondeur à l’album. De plus, cela donne une place immense à l’illustration qui éclot avec splendeur au cœur des pages du livre ; tant et si bien que ce premier disparaît et l’image est seule reine de quelques doubles pages. L’univers de l’illustratrice offre au lecteur une des images somptueuses : les cheveux de l’enfant naissent de fleurs, ses pieds se couvrent d’un firmament bleu et vert, il lui pousse des ailes de papillon, les animaux l’entourent et changent de taille, volent, inquiètent, étonnent, réjouissent, rassurent. Les couleurs éclatent, se heurtent, se perdent comme la réalité et l’imaginaire. On ne sait plus trop où sont l’un et l’autre. Entre surréalisme et peinture fidèle d’un monde tangible bien que rêvé, Mathilde Magnan donne vie au texte avec une sensibilité et une beauté essentielles.
            Un album nécessaire où l’art, mots comme images, frémit avec panache et délicatesse la surface d’une vérité : la différence est richesse.

Parce qu'écrire décuple la vie.



Je vous demandais il y a quelques temps si vous aimeriez bien me lire un peu: pas mes chroniques mais ce que j'écris, mes textes... parce que comme beaucoup de lecteurs, depuis de nombreuses années, j'écris.

Voyez Pauline, le personnage de Guus Kuijer dans le roman à son nom: Pauline ou la vraie vie (L'école des loisirs). Elle a 11 ans, mais elle a bien compris. Que les mots sont parfois durs envers elle ou envers les autres. Et elle le retranscrit. Qu'ils peuvent être très beaux ... qu'ils peuvent rendre compte avec puissance du monde, des sentiments, de l'Homme. Elle écrit des poèmes. Elle attend ceux de son père.
Et elle écrit ce journal. Avec ses mots, ses propres mots, ceux qu'elle a su apprivoiser, elle raconte sa vie. Une enfant hollandaise qui va à l'école, a un amoureux arabe qui est méchant avec elle, une meilleure copine avec qui elle se marre, un papa encore enfant, une maman qui aime son instituteur ... c'est un peu compliqué la vie de Pauline et entre tout ça il y a les questions que Pauline se pose. Touuutes ces questions bien profondes. Une fille et un garçon de cultures différentes peuvent-ils s’aimer ? Est-ce possible de comprendre les adultes et d’être compris par eux ? Faut-il toujours faire confiance à ses amis ? Est-il normal d’écrire de la poésie ? D’éprouver du chagrin quand son grand-père adoré tombe malade ?
Mais surtout par dessus toutes: à quoi croire ? Et est-ce normal de ne toujours pas avoir de croyance à 11 ou 12 ans ? 
Mine de rien elle en a des questions des Pauline ... et peut-être plus que beaucoup d'enfants !
Alors d'où ça vient l'écriture ? Un besoin de se confier ? De se vider ? De se poser des questions ?
Et ça sert à quoi ? S'interroger seulement ? Trouver des réponses ? Raconter une histoire et c'est tout ?
En voilà d'autres des questions auxquelles l'auteur, à travers un personnage haut en couleurs, terriblement attachant et au ton si léger ... et pourtant profond ! Un roman qui se lit d'une traite. Si doux, si tendre.
 
Et, moi aussi, depuis de nombreuses années, j'écris.
Ma passion d'écrire vient-elle des livres ? Vient-elle du plus profond de moi-même ? Je ne sais pas, peut-être les deux à la fois.
Depuis tout petit j'aime raconter des histoires. Des heures passées avec le jumeau et le cousin à jouer des personnages, des heureux passées avec le jumeau à jouer aux playmobil. Et bientôt, du temps encore écoulé à écrire quelques lignes d'histoire, quelques lignes tissant des personnages, des liens entre eux, des sentiments ... la vie ?
Depuis que je suis lecteur, c'est les mots que j'apprivoise. Ils défilent sous mes yeux, s'impriment dans mon esprit, je vois ceux qui aiment être ensemble et ceux qui ne l'aiment pas, même si, malgré tout, les mettre ensemble est plus beau que tout. Je vois ceux qui pétillent, ceux qui crient, hurlent et pleurent, je vois ceux qui sont tendres, et doux et tranquilles et légers, et ceux qui sont heureux, qui sont joie, euphorie, excitation. Je les caresse, les laisse libres mais parfois, doucement, petit à petit, j'en attrape l'espace d'une phrase ... et c'est ainsi que ça commence. Je puise chez les grands éleveurs la force et le modèle pour moi même les élever, les mots. Parce que s'ils sont dociles, ils peuvent parfois être sauvages, ils peuvent parfois vous malmener ... et se retourner contre vous.
Les mots sont des armes.
Mais ils sont aussi la plus grande source de force, de richesse, de beauté ... de vie oui A nouveau, de vie.
 
Ecrire est quelque chose d'extraordinaire.
Connaissez-vous la sensation de l'écrivain qui médite une histoire ? Connaissez-vous cette euphorie de l'esprit qui crée personnages, histoire, destins, idées dans sa tête et n'a plus qu'une envie: les coucher sur le papier ? Connaissez-vous ce sentiment de puissance à tout pouvoir contrôler qui se mêle à ce sentiment fascinant de vivre encore un peu plus ? Vivre par ses personnages, vivre ce qu'ils ressentent ... et vivre parce qu'eux aussi finalement, ils sont imprévisibles.
Connaissez-vous ce sentiment qui naît, au début peut-être inexistant, peut-être qu'on en a pas besoin ... oui, connaissez-vous ce sentiment de besoin ? Et celui de soulagement quand, enfin, vous avez vidé ce quelque chose qui tourbillonnait en vous et s'est évacué sur le papier ?
On ne s'improvise pas écrivain non ... mais si on a pas ressenti tout ça un jour, si on s'est juste forcés ou si il n'y avait aucun plaisir, juste un mécanisme, alors le chemin emprunté n'est pas le bon. Recommencez.
N'abandonnez jamais.

J'ai écrit pour raconter.
Puis pour la beauté.
Puis pour créer. Pour raconter avec beauté.
Puis j'ai écrit pour être moi ... et être quelqu'un d'autre.
J'écris et crie.
J'écris parce qu'écrire décuple la vie.

Alors j'aimerais parfois que vous me lisiez un peu. Et j'aimerais que vous me disiez le plus sincèrement du monde si vous aimez, ce que j'espère de tout coeur.
Si vous avez quelques minutes devant vous, je vous propose avec grand plaisir de lire Pardon.

Si vous avez encore quelques minutes, je vous propose de lire Cher Miles ... elle a gagné un prix et c'est une lettre au personnage de Qui es-tu Alaska.
(cliquez sur Comment participer ? dans le menu de chacun des deux sites pour connaître le sujet)
Si vous avez encore un peu de temps, vous pouvez toujours lire  Les yeux sont le miroir de l'âme ou Un millimètre et demi de trahison ... où il y a mon Tobie ♥.

Voilà pour le moment...
écrivez si vous en ressentez le besoin
continuez à lire avec passion
faites ce que vous aimez faire tout simplement,  tant que vous vous sentez y vivre encore plus puissamment.

Pépix J-2 ~ Extrait n°4 - Vidéo


Dans 2 jours Pépix sera sur les tables de librairie ... dans 2 jours, Exprim' accueillera ses petits frères, et les enfants feront de la place pour de nouveaux romans illustrés complètement délirants, toniques, dynamiques, impertinents et originaux. Dans 2 jours, la Petite Souris vous dira tout sur elle ... et l'Ogre sera parmi nous.

Coup de projecteur à travers un extrait.
La Souris n'est plus très loin ...


Pépix J-3 ~ Extrait n°3 - Vidéo

Dans 3 jours Pépix sera sur les tables de librairie ... dans 3 jours, Exprim' accueillera ses petits frères, et les enfants feront de la place pour de nouveaux romans illustrés complètement délirants, toniques, dynamiques, impertinents et originaux. Dans 3 jours, la Petite Souris vous dira tout sur elle ... et l'Ogre sera parmi nous.

Coup de projecteur à travers un extrait.
L'Ogre se rapproche ...

Pépix J-7 ~ Extrait n°2 - Vidéo



Dans 7 jours Pépix sera sur les tables de librairie ... dans 7 jours, Exprim' accueillera ses petits frères, et les enfants feront de la place pour de nouveaux romans illustrés complètement délirants, toniques, dynamiques, impertinents et originaux. Dans 7 jours, la Petite Souris vous dira tout sur elle ... et l'Ogre sera parmi nous.

Coup de projecteur à travers un extrait.
La Souris n'est plus très loin ...

Pépix J-9 ~ Extrait n°1 - Vidéo

Dans 9 jours Pépix sera sur les tables de librairie ... dans 9 jours, Exprim' accueillera ses petits frères, et les enfants feront de la place pour de nouveaux romans illustrés complètement délirants, toniques, dynamiques, impertinents et originaux. Dans 9 jours, la Petite Souris vous dira tout sur elle ... et l'Ogre sera parmi nous.

Coup de projecteur à travers un extrait.
L'Ogre se rapproche ...


Cet été, j'ai rêvé.

chez Hachette - en poche à 6€90 - 544 pages - 3 tomes pour l'instant
Chronique écrite cette été, donc pas vraiment dans la lignée de la nouvelle formule du blog !

Coup de ♥

                Je le savais … oui je le savais que je manquais quelque chose d’énorme ! Depuis que mon frère jumeau (Tom) était fan, j’avais bien envie de le lire et encore plus depuis qu’à Montreuil en décembre 2011 l’auteur m’avait dit « Comment ça Nathan tu ne l’as toujours pas lu ?! Mais qu’est-ce que tu fais ? ». Eh bien c’est chose faite et j’en suis particulièrement réjoui ! Je vais donc vous parler un peu de roman passionnant et qui sort de l’ordinaire !

                Le début m’a paru assez dur pour pénétrer dans l’histoire. Je crois que je rebutais, que je cherchais la petite bête à partir du moment où on a eu affaire à la Trame qu’utilise Blaise pour faire des prémonitions, un procédé chinois que j’ai eu du mal à assimiler et comprendre. Et puis si vous aimez l’action, si vous ne pouvez pas vous en passer vous aurez aussi du mal. Mais je connais des lecteurs (une lectrice en particulière … ;-) ) qui reste fan de ce roman alors que l’action est son fort ! Et puis je ne me suis pas ennuyé une seconde …

                Oui il n’y a pas énormément d’action, de batailles, de rebondissements ou je ne sais quoi. Mais le livre n’en est pas moins captivant. On découvre un univers extraordinaire, du jamais vu c’est sûr ! C’est entre dystopie, univers futuriste et atmosphère moyenâgeuse. Après une grande catastrophe qu’on ignore encore au début le monde a littéralement changé et c’est bien des années après, à Salicande que s’ancre l’histoire. C’est l’une des trois Vallées et c’est là où vivent les deux personnages principaux, Jad et Claris, deux faux jumeaux. J’ai adoré me retrouvé plongé au milieu de ce décor qui est postérieur au notre mais qui utilise chevaux, combats à l’épée, château, cuisines à l’ancienne, éclairage à la bougie … une ambiance magique et authentique.

                Je n’oublierai bien sûr pas de vous parler de la littérature qui a une place omniprésente dans ce roman. Claris est une lectrice et chaque partie s’ouvre sur une citation de carnets de Sierra (mère disparue de celle-ci) qui parle du « Vrai Lecteur ». Il est question de Nomades de l’écriture. Des livres qu’on connaît et qui nous sont contemporains apparaissent dans ce premier tome. Des carnets, la plume pour écrire, les mots, la poésie la passion … vous vous sentirez encore plus proche de l’univers des Eveilleurs puisque celui-ci traite beaucoup de la passion des livres.

                De nombreuses intrigues se nouent. L’apprentissage des jumeaux qui veulent en savoir plus sur le passé. L’apprentissage d’eux-mêmes aussi, de leurs talents, de leurs caractères. L’amitié avec Bahir Borges, ce bouquiniste à la boutique alchimique. La vie au château. Le contact avec la nature. Tant de choses qui rendent ce livre envoûtant et non ennuyant.

                Et puis les personnages ! Ils sont terriblement attachants ! D’abord Claris et Jad. Ils sont crédibles bien approfondis et loin d’avoir une relation parfaite celle-ci est bien plus complexe. Il y a leur amour, un certain lien entre leurs esprits et un attachement fort l’un pour l’autre. Mais il y a l’âge, la fragilité de Jad ou les caractères qui les ont un peu séparés … Ils vivent entourés par Chandra leur nourrice et cuisinière, qui a un caractère fort mais tendre. Le supposé père de Ugh –garçon attachant et brave- Blaise est un vieil homme sage et étonnant. Eben, le père des jumeaux est un grand homme cache derrière sa rude carapace un cœur plein d’amour. Tant de diversité pour ces personnages profonds et bien construits.

                Mais si les Eveilleurs est un livre superbe c’est aussi pour le caractère qui s’en dégage. Une certaine poésie dans son univers, dans le style, dans les paroles. Une atmosphère d’une grande spiritualité. Des réflexions et des discussions parfois complexes comme on en voit pas souvent dans la littérature … 

                On progresse ainsi dans un calme apaisant en apprenant, en se nourrissant en vivant de tous ses pores … Et la fin. La fin est renversante, pleine de rebondissements nous lâche hors d’haleine dans l’attente du tome 2…

                En bref c’est un livre passionnant dont on sort bouleversé d’émotions, de personnages attachants et complexes, et on quitte ce monde original et magnifique avec tristesse … Les éveilleurs est un livre unique et profond qu’il ne faut pas dévorer, mais savourer.

Aussi chez Hérisson, Céline ...

Le  Vrai Lecteur, il voyage
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