Affichage des articles dont le libellé est voyage dans le temps. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est voyage dans le temps. Afficher tous les articles

S’enivrer de passé pour s’épanouir d’avenir



 « Sans doute, comme l’affirme Alex Scarrow, vaut-il mieux que nous ne puissions jamais voyager dans le temps. (…) Ce qu’Ann Brashares cherche en fait à transmettre avec son dernier roman c’est que nous sommes bel et bien maîtres du temps. En tout cas de l’avenir. Le passé est figé. Mais c’est ici et maintenant que nous pouvons faire de l’avenir un monde meilleur. » C’est avec ces quelques mots que je concluais ma chronique, il y a deux jours … Mais ne serait-ce pourtant pas fabuleux et enrichissant de pouvoir voyager dans le passé, si le danger de tout bouleverser était inexistant ? S’enivrer de passé pour s’épanouir d’avenir ? Les enseignements de l’Histoire et ses tortueuses évolutions ne sont-ils pas la base essentielle à notre construction future ? La question est discutable sur certains points, mais reste rhétorique. La connaissance du passé est un premier pas vers la liberté. Et quelle liberté lorsque, dans la fiction, elle permet le voyage temporel !

Et pourtant, elle n’apparaît pas toujours ainsi … Dans Le léopard d’argent, le roman qui est l’objet de cette chronique aujourd’hui, c’est accidentellement que Mona, le soir où, avec son père dans un musée (puisqu’il en est le conservateur), elle fête ses treize ans, est projetée dans le passé, au Moyen-Âge où elle se retrouve … bloquée. Dès lors le passé n’apparaît que comme une prison de temps, des années infranchissables comme murs, une ligne temporelle qu’il ne faut pas bouleverser comme gardienne.
Mona va alors faire la connaissance de Colin puis de son maître, l’orfèvre Isaac. Et, de fil en aiguille, s’attacher à ce jeune garçon et ce vieil homme, bien qu’il faille un jour retourner chez elle, ce qu’elle souhaite ardemment. Tiraillée entre ces deux univers, ces deux époques, ces deux familles, la voilà lancée dans une aventure pour s’adapter au passé et chercher le moyen de revenir dans le présent !

Quelques questions à Anne Samuel

N : Quel parcours avez-vous suivi jusqu'à aujourd'hui ? Professionnellement et littérairement parlant ...
Anne Samuel : J’ai fait des études de cinéma, tout en me passionnant pour la littérature et l’histoire de l’art… Pendant plus de dix ans, j’ai été chargée de communication pour les Musées de la Ville de Paris. Aujourd’hui, je suis à la fois écrivain biographe, rédactrice et enseignante en culture générale et artistique.
J’ai découvert les livres grâce à mes quatre sœurs qui m’ont guidée dans mes choix dès l’adolescence. Très vite, je suis tombée amoureuse des romans historiques. J’ai toujours trouvé jubilatoire de comprendre l’Histoire - avec un grand H - tout en vivant des péripéties incroyables. Sous Louis XVIII, j’ai eu l’impression de me venger avec Le comte de Monte-Cristo, comme d’avoir fui la Révolution russe avec La dame de Kiev de Sylvie Dervin… Je dois aussi avouer que de très nombreux livres me sont tombés des mains après la saga des Harry Potter dont je suis absolument fan.
N : Comment sont nées les Lueurs de traverse ?
AS : Je place la littérature très haut et, même si je rêvais d’écrire, j’ai longtemps eu peur de me lancer. Le déclic a été de voir mon fils peiner à apprendre ses cours sur la période médiévale. J’ai vraiment eu envie de lui donner le plaisir que j’avais moi-même ressenti à son âge. J’ai d’abord pensé à une série de romans historiques. J’y ai vu l’occasion de fusionner tout ce qui me fait vibrer : le cinéma de science-fiction, l’art, le travail de mémoire… J’ai crée le personnage de Mona et j’ai écrit le roman que j’aurais adoré dévorer quand j’étais adolescente.
N :  Comment ont-elles été amenées à une publication chez les petites moustaches ?
AS : Quand j’ai terminé l’écriture du premier tome, j’ai participé au concours Gallimard Jeunesse mais je n’ai pas été sélectionnée parmi les finalistes… J’ai laissé mon manuscrit de côté pendant plus d’un an, puis j’ai décidé de le reprendre, le corriger et le remettre en forme avant de l’envoyer à des éditeurs mieux ciblés. Lors d’une de mes visites à la librairie Mollat, j’ai découvert Lucie dans tous ses états de Sophie Guillou aux éditions Les petites moustaches. J’ai trouvé le livre beau, bien fait et j’en ai noté les références. En faisant quelques recherches, j’ai découvert que l’éditrice s’était spécialisée dans le roman pour adolescents et je me suis décidée à lui envoyer. Dix jours plus tard, Sophie Gallo-Selva me proposait un rendez-vous. Son enthousiasme et notre perception commune de la Littérature jeunesse m’ont convaincue de signer avec elle.

Ce qui est épatant dans ce court roman d’à peine 120 pages, c’est la facilité avec laquelle la fiction et l’Histoire s’emmêlent. Avec un style simple, très descriptif et justement dosé dans son équilibre entre les descriptions et l’action, l’auteur arrive à captiver progressivement le lecteur qui s’attache aux personnages –la jeune et forte Mona, le rayonnant et touchant Colin, le tendre Isaac- et se passionne pour cette intrigue bien menée, avec vigueur, énergie ! Finalement, on se retrouve à fermer le livre en se disant : « Mince, et la suite ?! ».
Et à travers cette histoire de fiction vraiment prenante, il y a un contexte historique –le Moyen-Âge- très présent sans être écrasant. A la fin du livre, on retrouve une sorte de lexique, des notes historiques, auxquelles renvoient, pendant tout le roman, des symboles, dessinés par l’illustratrice de la couverture (Sibylle Ristroph). L’avantage de les placer à la fin est la liberté que cela offre au lecteur : ne pas les lire si cela le chante, ou les lire pendant la lecture ou à la fin pour ne pas le couper dans son élan ! Ce serait bien sûr dommage de s’en passer, puisqu’elles apportent historiquement beaucoup.

N : Le lexique : une idée de vous, de Sophie, ou commune ?
AS : Dans mon manuscrit, les notes historiques figuraient en fin de chapitre mais dans la conception, j’avais envisagé de les placer dans la marge afin de ne pas casser le rythme sur lequel j’avais beaucoup travaillé. Les essais n’ont pas été convaincants et Sophie Gallo-Selva a souhaité les reporter en fin de livre. De peur qu’elles ne passent inaperçues, je lui ai proposé de les signaler par un symbole évoquant la broche du Léopard. Elle a alors eu l’idée d’icônes spécifiques pour chaque note et a demandé à Sybille Ristroph, l’illustratrice de la couverture, de les réaliser.
N :  Avez-vous effectué beaucoup de recherches pour son écriture ?
AS : J’ai fait de très nombreuses recherches : je voulais absolument que toutes les références historiques soient au plus près de la réalité. J’ai particulièrement travaillé sur l’orfèvrerie, l’organisation du travail, la vie monacale et l’usage des couleurs au XIIe siècle…
N : Vous aussi estimez-vous avoir un rôle à jouer dans la littérature jeunesse actuelle, auprès des enfants et plus particulièrement localement puisque le Léopard d'argent est très proche de l'Histoire bordelaise ?
AS : J’espère leur proposer une aventure différente de celles qu’ils connaissent déjà, qui donne à voir et à comprendre un patrimoine historique, artistique et local d’une richesse inouïe.

Par ailleurs, c’est en m’interrogeant sur l’histoire de Mona que je me suis retrouvé un peu perdu. C’est un personnage attachant, finement construit avec un caractère fort et attentionné, un style excentrique, décalé mais juste et une profonde affection pour sa famille. Mais lorsqu’elle se retrouve projetée dans ce nouvel univers, le passé, elle cherche en effet à s’installer, à avoir un endroit où (sur)vivre mais ne se prend, selon moi, qu’assez tard à vouloir retourner chez elle, alors qu’elle aime tant son père (adoptif). J’ai trouvé l’évolution psychologique du personnage un peu tâtonnante, bien que l’auteur arrive tout de même à exprimer avec justesse les sentiments de sa héroïne.
Et puis le début et la fin, bien que l’un soit intriguant et l’autre captivant, m’ont semblé bien trop rapides, voire incohérents. Cette chute (chuuut, pas de spoilers) et l’intrigue même du voyage dans le temps (à part la broche et l’enluminure, il n’y a aucun écart temporel) prennent quelques facilités qui auraient méritées d’être revues et approfondies.
Le début et la fin sont donc rapides, oui. Mais essentiels !
Parce que finalement, c’est peut-être dans la réponse à une dernière question posée à cette auteure, portant pourtant sur l’avenir, que l’on trouvera la réponse à mes interrogations et un nouveau regard sur ces seuls passages qui m'ont déçu :

N : Et après ? Que l'avenir vous/nous réserve-t-il ?
AS : Mona va poursuivre la quête de ses origines à travers d’autres périodes clefs de l’Histoire et de la création artistique, ainsi qu’à travers d’autres régions, mais le mystère restera entier jusqu’aux prochains tomes…

Toujours est-il que le pari est réussi pour Anne Samuel, puisqu’elle offre aux jeunes lecteurs, dans ce petit roman paru dans une petite maison d’éditionBordelaise (dont on reparlera demain …) un ouvrage de qualité, intriguant, prenant, riche en Histoire et en aventure. Un premier tome prometteur qui nous propose avec tendresse, bien qu’un peu confusément, de partir avec Mona dans le passé du monde … et dans la quête de ses origines encore bien mystérieuses.

Des voyages dans le temps




                 Le voyage dans le temps, à l’égal d’autres fantasmes humains– voler, être immortel, avoir de super pouvoirs, etc. – est un thème récurrent en littérature et donc aussi dans les romans jeunesse. Je vous avais déjà parlé, par exemple, du captivant et fascinant Hier tu comprendras.
Pourtant, dès qu’un auteur choisit de l’intégrer à son ouvrage, il doit alors être très vigilant, car cela implique beaucoup de possibilités, de nouvelles pistes, de difficultés en somme. La moindre interférence dans le passé pourrait, théoriquement, bouleverser le futur. C’est d’ailleurs pourquoi il existe un genre – sur lequel j’ai réalisé mon TPE*– appelé uchronie dans lequel se situent tous les romans qui, à partir d’un évènement historique précis, imaginent comment l’avenir serait altéré si cet évènement n’avait pas lieu ou se déroulait différemment.

                Par exemple, dans L’Affaire Jane Eyre de Jasper Fforde – un des ouvrages étudié pour mon TPE – les personnages (qui vivent dans un monde complètement déluré … en 1985) peuvent non pas voyager dans le temps mais dans les œuvres littéraires … L’idée est non seulement très originale mais aussi très bien menée. Jasper Fforde entraîne son lecteur dans une histoire rocambolesque où on suit une enquêtrice qui travaille dans un secteur bien particulier : le Service des Opérations Spéciales de Détection littéraire qui sert à identifier les plagiats, erreurs de copyrights, etc. L’univers créé par Jasper Fforde est déjanté et grouille de détails tous plus surprenants et extravagants les uns que les autres. Ce monde un peu bordélique est le décor parfait pour une aventure policière et littéraire fraîche, inédite et passionnante. En outre, ce monde est la conséquence d’un évènement peu connu mais non négligeable : la guerre de Crimée. Dans ce roman, elle n’a jamais pris fin … L’engendrement causé par cette altération reste flou et on ne comprend pas vraiment comment cela a-t-il pu provoquer tous ces bouleversements, mais on n’en reste pas à nos interrogations tant l’intrigue est prenante et foisonnante.
                C’est d’ailleurs ce qu’introduit le multivers de Leonardo Patrignani dans Multiversum. Le multivers correspond à tous les univers potentiellement existants. Ils sont donc infinis puisque chaque seconde peut engendrer plusieurs lignes temporelles différentes et ainsi de suite. C’est réellement fascinant, vertigineux, mais habilement mené par ce talentueux auteur. Dans le second tome l’uchronie et – surtout – la science-fiction, se font plus présentes et proposent un autre monde, futuriste, étonnant et passionnant. Je vous conseille ardemment de lire cette série ! Vous ne pourrez pas dire que je n’en ai pas assez parlé …

                Voyage dans le temps et uchronie sont finalement étroitement liés. Et s’il peut y avoir uchronie sans voyage dans le temps, il ne peut y avoir voyage dans le temps sans uchronie. C’est-à-dire que chaque auteur venant à user de cette technologie, de ce pouvoir ou que sais-je se confrontera aux altérations temporelles.
Le maître dans cet art, en tout cas en littérature jeunesse, est selon moi Alex Scarrow. Avec sa série Time Riders, il imagine un futur où la machine à voyager dans le temps a été inventée. Seulement, grand nombre de personnes cherchent alors à s’en servir à des fins personnelles pour aller changer le passé à leur profit. Dans le premier tome par exemple, un néonazi va dans le passé pour tenter de faire gagner la guerre à Hitler. Du coup, une agence est constituée, avec plusieurs unités de « Time Riders » (littéralement « chevaucheurs de temps »), pour réparer ces altérations. Il maîtrise avec beaucoup de talent ses histoires, alors que le challenge est de taille, tout en plaçant l’ensemble de sa série sous un mystère et un suspense insoutenables. Le dernier tome que j’ai lu est le quatrième (j’en ai quelques-uns de retard en effet …) et c’était un des meilleurs de la série ... avec, comme à chaque fois, une fin en forme de cliff-hanger redoutable. L’époque altérée (la guerre de Sécession) prend alors des allures steampunk voire fantastique ce qui crée un univers chimérique fascinant. Il reste parfois trop dans l’action et engendre donc parfois un sentiment de distance face à l’intrigue, mais arrive quand même à rendre ses personnages profondément attachants.

                Puisque les difficultés sont de taille, il est donc facile de, au pire se rater,  au mieux s’égarer. C’est un peu le cas il me semble – malheureusement – pour un roman de la collection Wiz d’Albin Michel : Parle-moi. C’est l’histoire d’une jeune fille qui, son diplôme en poche, le lycée fini, se retrouve larguée par son copain et sans plus d’amis, puisqu’elle lui a consacré tout son temps. Alors, après un malheureux accident, elle passe un appel avec son téléphone cassé et se retrouve au bout du fil avec … elle-même, trois années plus tôt, en première année de lycée. J’ai beaucoup aimé l’idée et le roman se lit rapidement, car l’auteure accroche son lecteur à cette histoire légère et malgré tout prenante. Par contre, il reste assez superficiel et Sarah Mlynowski ne va pas en profondeur de son histoire. Son style reste assez simple, voire peu littéraire, trop oral, et elle s’égare un peu dans les lignes temporelles de son intrigue, empruntant certaines solutions de facilité. Les personnages aussi sont assez superficiels. L’héroïne reste attachante mais parfois agaçante. J’ai tout de même passé un bon moment, qui – disons – « détend », mais je reste sur ma faim.

                Enfin, c’est l’auteure américaine Ann Brashares, dont je suis fan – qui a écrit Quatre filles et un jean, Toi et moi à jamais, L’amour dure plus qu’une vie – qui s’est récemment adonnée à l’exercice. Elle avait déjà un peu abordé le thème du temps avec L’amour dure plus qu’une vie. Dans Ici et maintenant, elle le met au service d’une histoire qui se situe entre science-fiction et dystopie dans une époque … actuelle. C’est un mélange audacieux, original et captivant. Dans un monde futur pollué et infesté de maladies, l’Homme ne peut plus vivre, et quelques chanceux sont envoyés dans le passé pour la survie de l’humanité et voir s’il est possible, plus tard, de faire venir encore d’autres Hommes. Le contexte reste assez flou, c’est le but, intrigant, et est adroitement construit. Dans le passé (notre présent) une véritable société miniature se constitue. Une société qui a tendance à oppresser ceux qui en font partie, puisqu’ils doivent suivre des règles strictes impliquant notamment le moins de contacts avec les autres Hommes pour éviter des altérations temporelles. Pourtant, Prenna, le personnage principal, va tomber amoureuse d’Ethan, un lycéen comme les autres … un lycéen très attachant, drôle, porteur d’espoir et de vie pour elle, qui vit dans une société hors du temps, comme en pause, depuis son arrivée dans notre présent. Les voilà lancés dans une aventure pour tenter de sauver le futur. Ann Brashares délivre un message profondément touchant, en affirmant écrire ce roman pour « être nostalgique du présent ». En somme s’ouvrir à sa beauté et prendre conscience qu’il faut la préserver. Le dénouement de ce roman, qui se lit passionnément d’une traite, n’est pas véritablement heureux, ni tranché.
Non, Ann Brashares, avec la délicatesse et la tendresse qui caractérisent ses romans, délivre l’espoir à ses personnages … et ses lecteurs. Loin d’être aussi marquant que ses précédents ouvrages, Ici et maintenant n’en est pas moins un coup de cœur pour son originalité, et la douceur et la fougue qui l’habitent, la fougue de l’espoir : celui de changer le futur.

                Sans doute, comme l’affirme Alex Scarrow, vaut-il mieux que nous ne puissions jamais voyager dans le temps. Mais il est bon, bien qu’illusoire, de croire que nous pouvons être maîtres du temps et de son déroulement en allant à notre gré dans le passé ou le futur. Ce qu’Ann Brashares cherche en fait à transmettre avec son dernier roman c’est que nous sommes bel et bien maîtres du temps. En tout cas de l’avenir. Le passé est figé. Mais c’est ici et maintenant que nous pouvons faire de l’avenir un monde meilleur.

*Travaux Pratiques Encadrés : sorte d’exposé (dossier et oral) réalisé en fin d’année de première pour le baccalauréat

De l'amour temporel intertemporel atemporel intemporel.



J’attendais beaucoup de Parallon, et bien que charmé, j’ai été parfois parcouru de sentiments contradictoires …
Voilà quelques semaines que je l’ai lu, mais je vais tout de même vous en parler, bien entendu. A vrai dire, ce roman fait partie de ceux sur lesquels j’ai du mal à poser des mots, je ne sais pas comment décrire ce que j’ai ressenti. En tout cas j’ai trouvé qu’il ressemblait beaucoup à Night School (pour le début du moins) … et du coup j’ai été un peu déçu par ça peut-être, parce que j’ai nettement préféré l’ambiance de ce dernier.

Eva est une jeune-fille un peu différente, qui a du mal à s’intégrer et qui développe un don pour l’informatique … don qu’elle utilisera pour arriver à ses fins : entrer dans prestigieuse école, sans en dire mot à ses parents, pour se libérer de l’emprise de sa famille recomposée et entrer dans un établissement enfin à la hauteur de ses envies.
Son chemin croisera celui de Sethos Leontis, gladiateur, au destin assez étrange … et surprenant.

Je ne vous dis rien de nouveau, on le sait dès la quatrième de couverture que cette romance est une romance … à travers les siècles ! En voilà un thème original ! Et moi qui suis féru de voyage dans le temps, j’ai plutôt été gâté !
Après c’est vrai que si cette vision du voyage dans le temps (que vous découvrirez) est à son tour originale, elle ne m’a pas tant charmé que ça.

Du côté de Sethos, on a un personnage charmant (beau gosse !), courageux et à la grandeur d’âme considérable. J’en garde un bon souvenir ! Son univers, dans le passé, est  bien développé, mais pas non plus de façon impressionnante ! Il glisse bien dans l’ambiance, on s’y fait, et on se prend à la passion amoureuse qui lie le gladiateur et une jeune Romaine … Est-ce le livre ou l’époque ? En tout cas, j’ai accroché à ce contexte, sans être en extase devant.
Du côté de Eva, on a un personnage fort, plutôt attachant, mais comme le reste, sans plus. Le problème que j’ai rencontré son côté, c’est l’école dans laquelle elle va. Les cours, les éléments scientifiques bien placés, tout ça ne m’a pas dérangé, bien au contraire ! Seulement ses relations avec les autres élèves, amitiés et amoures, sont bien trop rapides, voire immatures. J’ai été un peu refroidi de ce côté-là. Même son amitié avec un groupe et ses exploits de musicienne ne m’ont pas tant emballé que ça.
A vrai dire, tout ce qui ne va pas pour moi, je pense que cela vient du style. Assez plat, qui entraîne certes, mais trop plat, parfois trop rapide.

Cependant, malgré les points faibles que je peux trouver, malgré l’émotion qui est présente, mais pas assez à mon goût, la collection R réussit une fois de plus, et j’ignore comment !, à m’offrir un roman passionnant, qui m’entraîne d’un bout à l’autre avec l’envie de m’y replonger quand je ne l’ai pas entre les mains ! C’est quand même fou non ?!

Donc oui, les personnages sont attachants, mais un peu plus ça n’aurait pas été de refus, oui le contexte, les décors, les relations ne m’ont pas emballé, voire pas plu ; oui le style est trop plat, oui il y a des faiblesses dans le scénario et parfois un peu trop de rapidité, mais pourtant ces défauts ne sont pas proéminents, puisque R m’a encore fait vivre une lecture entraînante, originale, et dont j’attends la suite ! Impressionnante cette collection !

Pour finir, je soulignerais le travail de Glenn Tavennec, directeur de la collection, pour la couverture ! Bravo !
Plus
La chronique de Hérisson ...

[CHRONIQUE] Time Riders tome 3 Code apocalypse d'Alex Scarrow



Une série captivante, mais un tome auquel j'ai moins accroché !


Time Riders tome 3
Code Apocalypse
d'Alex Scarrow
chez Nathan
à 15€50
le 18 octobre 2012


LIAM O'CONNOR
aurait dû mourir en mer en 1912.
MADDY CARTER
aurait dû mourir en avion en 2010.
SAL VIKRAM
aurait dû mourir dans un incendie en 2026.
Mais à la dernière seconde, une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter.
Désormais, ils sont des TIME RIDERS.
Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne modifient le passé... et ne détruisent notre monde.
La découverte d'un manuscrit codé va les plonger dans une époque troublée, celle du règne de Richard Coeur de Lion. Les Time Riders parviendront-ils à sauver le Royaume d'Angleterre ?

AAH ! Cri de joie en ouvrant le colis qui contenait Time Riders tome 3 ! J’étais très heureux et remercie grandement Samia Schauvin, contact presse des éditions Nathan parce que je l’attendais impatiemment vu comment s’était terminé le second tome ! Une fin renversante ! …

Au fond ce tome 3 n’apporte rien de plus et j’y réfléchissais avant de commencer le livre et me disais de toutes façons il n’y a pas grand-chose de plus à apprendre … Seule l’histoire nous éclairera sur comment on va en arriver là. Mais en plus, poussez votre réflexion et rendez-vous compte alors que vous vous trouvez dans une boucle temporelle du style l’œuf ou la poule ? C’est fascinant je trouve …

Cette fois-ci, notre équipe se retrouve avec entre les mains un message qui semble s’adresse à eux et évoque à Maddy un autre message qui lui avait été destiné… avec le mystérieux mot Pandore. Voilà l’intrigue primordiale de cet ouvrage. Qui va emmener nos trois héros à retourner jusqu’au Moyen-Age. Alex Scarrow gère le suspense, il tient le lecteur en haleine en lâchant les informations au compte-goutte et m’a énormément frustré !

Quant à l’univers médiéval il est très bien fait, les recherches de l’auteur ont encore abouti à quelque chose de crédible mais malheureusement j’ai eu plus de mal à accrocher. Trop d’informations historiques ? Une ambiance qui ne me plaisait pas ? J’ai eu un peu de mal et parfois il m’était difficile de me concentrer, je décrochais …

Pour en revenir à cette intrigue principale, Alex Scarrow fait toujours preuve d’ingéniosité pour surprendre, captiver et diversifier ses histoires ! Cette fois-ci point de vraie mission comme le premier tome, point d’erreur comme le second. L’auteur change aussi sa manière d’aborder l’histoire, de la débuter. Il sait ne pas se répéter et ça c’est un bon point !

Les personnages on les retrouve avec plaisir ! Maddy, si je ne l’apprécie pas autant que les autres, est quand même plus proche nous que les autres puisqu’on suit plus ses pensées et on compatit pour elle et ce qu’elle doit supporter. Sal semble toujours aussi inaccessible et on ne lit son journal que très peu. Liam, je l’adore décidément, il est celui auquel je m’attache le plus ! On le suit plus déjà, mais il a des valeurs et des idées (assez vieux jeu certes) mais que j’apprécie beaucoup. Les plus intéressants restent cependant Bob et Becks, les deux unités de soutien dont on suit le développement intellectuel, ou émotionnel devrais-je dire … ils sont adorables !

Le rythme est donc haletant (même si pour moi ça n’a pas été le cas) puisque l’action et les rebondissements s’enchaînent dans des chapitres courts où vous vous dites « Oh allez je peux bien aller au suivant ! » … le style de l’auteur est simple, mais efficace, prenant, parfois drôle et source de nombreuses réflexions.

POUR CONCLURE
Les plus Les moins
  • Des personnages très bien construits
  • Une intrigue principale passionnante
  • Un bon rythme, de l'action et beaucoup de surprises !
  • J'ai eu du mal à accrocher à l'univers médiéval
En conclusion, ce troisième tome est celui qui m’a le moins plu parce que je n’ai pas bien réussi à accrocher à l’univers et l’ambiance médiévale. Les personnages sont très bien construits et le suspense de l’intrigue principal m’a tenu en haleine jusqu’à … cette fin dont je parle à tout le monde : « LA FIN EST TROP MECHANTE ! » Sérieusement, on risque encore de ne pas en savoir plus dans le tome 4 mais le suspense, la chute, la surprise sont tellement percutantes que vous ne pourrez que jeter votre livre à travers la pièce après l’avoir terminé !

Les petits plus ...
    Les deux premiers tomes




    Vous aimerez aussi


    Lu pour ...


    ...
    Nathan, le 24 Octobre 2012

      [CHRONIQUE] Time Riders tome 2: Le jour du prédateur de Alex Scarrow



      CHRONIQUE SANS SPOILER

      Time Riders tome 2
      Le jour du prédateur
      d'Alex Scarrow
      à 15 € 50
      chez Nathan Jeunesse
      341 pages

      Liam aurait dû mourir en mer en 1912. Maddy aurait dû mourir d'un accident d'avion en 2010. Sal aurait dû mourir dans un incendie en 2026. Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne détruisent l'Histoire.
      Suite à une erreur de Maddy, Liam se retrouve bloqué 65 millions d'années en arrière, sur le terrain de chasse de dinosaures plus féroces les uns que les autres. Le garçon doit trouver un moyen de contacter Maddy et Sal au plus vite, s'il veut éviter d'être mis en pièces. Mais ne risque-t-il pas s'endommager l'Histoire et de créer une nouvelle – et terrifiante – réalité ?


      Rappelez-vous …dans vos souvenirs, non grâce au voyage dans le temps : j’avais adoré le premier tome de Time Riders cette nouvelle série de science-fiction : « Une saga innovante, qui va faire du bruit, je l'espère, qui fait renaître la science-fiction dans la littérature Young-Adult ! Vous allez adorer ! » Ce tome 2 était sujet à de rudes espérances … et je n’ai franchement pas été déçu ! Coup de projecteurs sur ce bijou.

                      Si je ne me rappelais pas super bien du tome précédent, ça n’a pas été trop grave. Premièrement parce que chaque tome est associé à une mission et donc l’histoire ne se suit pas à 100%. Deuxièmement parce quelques points sont éclaircis discrètement dans la narration. Et si tout n’était pas net, je n’ai pas eu de mal à entrer et redécouvrir l’univers de nos trois Time Riders …

                      Cet univers est toujours aussi passionnant ! Les voyages dans le temps, c’est un truc qui me passionne ! Et l’auteur réussit à allier le scientifique à la simplicité, c’est fascinant ! Tout est bien fait, réfléchi, et si on plonge parfois dans le surréaliste, c’est tout simplement parce qu’une telle chose n’est pas envisageable pour nous … mais et si cela arrivait ? J’adore ce livre parce qu’en plus il me fait réfléchir. Maîtriser le temps est l’arme la plus puissante qui puisse exister alors  entre les mains de l’humanité vous imaginez ? Il y a de quoi mener des débats …

                      Si vous avez peur de replonger dans une répétition du tome précédent, oubliez cette inquiétude ! Alex Scarrow a su mener parfaitement sa plume et la fin se rapproche peut-être de l’opus précédent, mais pour le reste … c’est bien différent ! Pas la peine de vous cacher ce que le résumé révèle – c’est dommage … - ouvertement, mais suite à une erreur de Maddy voilà les personnages de cet épisode plongés au cœur du territoire des dinosaures ! Ce temps là est très bien conté si bien qu’on s’y croit.
                      Si vous trouvez une déception dans le livre, ça sera sans doute de ce côté-là parce que les dinosaures on ne les côtoie que peu … mais personnellement ce côté-là je l’ai assez vite oublié parce que si je dis cela, c’est pour parler de ceux qu’on connaît. Mais Alex Scarrow lui, va préférer développer son imaginaire en jouant de ces espèces qu’on ne connaît pas et en m’évoquant ainsi mes cours de SVT et la fascination que je trouve dans l’évolution.

                      Pour s’ajouter à tout cela, j’ai retrouvé avec grand plaisir les personnages, en particulier Liam qui est resté celui que je préfère ! Brave, attentionné, humain et tellement attachant ! Je trouve cependant que Sal, jeune-fille attendrissante a une place trop peu importante.
                      « Sinon la fragilité de Sal qui s'accentue à travers les aventures et son attachement à Liam qui transparaît plus m'a fait l'adorer elle aussi ainsi que Bob et une légère innocence qui contraste avec son cerveau qui agit sans cœur … Mais malgré tout … Foster est bien mystérieux et même si vous finissez par en apprendre bien plus sur lui peut-être que nous n'en saurons jamais plus ! »
                      Maddy j’avais précisé ne pas trop l’aimer peut-être pour son esprit trop « pratique et informatique » … mais cependant les lourdes responsabilités qui pèsent sur ses épaules nous rendent compréhensifs …
                      Cependant ils ne sont pas le seuls ce coup-ci mais il y a  tout un tas de personnages supplémentaires, mais je n’en dis pas plus !… et Bob … ben Bob on le « retrouve » de façon inattendue et on l’adore à nouveau quoi ! Peut-être moins …

                      Et n’oublions pas ! L’action les amis … l’action ! Rebondissements, adrénaline, tout y est pour faire palpiter vos petits cœurs, vos émotions et … votre écœurement parfois. Le tout s’enchaîne admirablement comme au premier tome, sans que vous ne puissiez lâcher le bouquin, jusqu’à la fin … AH MON DIEU LA FIN !!! Elle est explosive … pas de fin genre suspense, mais une révélation de malade pour clore le tout, un truc qui vous tombe dessus sans que vous n’y preniez garde !  ZE retournement de situation qui m’a laissé bouche bée (au sens propre de chez propre du terme !!) et qui m’a retourné les heures qui ont suivi la fin de ma lecture…

      POUR CONCLURE
      Les plus Les moins
      • Un univers passionnant
      • Un rythme effréné
      • Des personnages plus qu'attachants pour certains !
      • Le tout parfaitement maîtrisé !
      • Pour certains peut-être: peu de présence de dinosaures connus
                      Le tome 2 de Time Riders est un gros coup de cœur ! Cette saga est décidément renversante, passionnante ! Son univers de voyage dans le temps me fascine et l’époque des dinosaures et ce point précédent sont maniés avec brio ! Les personnages attachants et cette fin … extraordinaire complètent le tableau ! A lire … ABSOLUMENT


      Les petits plus ...
      Des liens
      •  Le blog de l'auteur
      • La plus fréquentée des quelques pages facebook ...

      Vous aimerez ces livres si vous avez aimé Time Riders et aimerez Time Riders si vous avez aimé ces livres ...




      Nathan, le 29 mai 2012