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Rencontrez le Sherlock Holmes des rêves !

Je vous ai parlé de ce roman il y a un peu plus d'un mois sur Facebook. C'était quand son auteur venait de lancer un mini-site à son sujet et que je vous disais : ça va déchirer ! Alors me voilà à mon clavier, à réagir un peu au dernier moment (oui, oui, j'avais un peu oublié...) pour vous parler rapidement de ce roman qui est sorti hier. Rapidement parce que je l'ai lu il y a quelques (lointains) mois, donc mes souvenirs ne sont plus très frais.

Et si cette phrase, cela va de soi, est loin d'être fausse... elle n'est pas entièrement juste non plus ! Parce que justement, les souvenirs, il m'en reste de solides. Certes, comme je l'ai dit quand je vous ai parlé de JONAH, j'étais en stage chez Didier jeunesse, j'ai donc travaillé (un peu) sur ce roman et cela m'a aidé à m'en souvenir. Mais je crois avec certitude que quand on se rappelle très bien d'un roman sept mois après l'avoir lu, cela ne peut être que bon signe.

Entrons, enfin, dans le vif du sujet.
Prenez Sherlock Holmes. Maintenant imaginez que plutôt d'enquêter de façon classique... il enquête en rêves. Alors vous avez Arjuna Banerjee.
On est en Angleterre, au tout début du XXe siècle. Christopher Carandini, jeune reporter sans emploi, répond à une annonce un peu bizarre dans le journal et se retrouve à travailler à côté de l'encore plus étrange détective.
Il devient en effet l'assistant de Banerjee. Sa mission première ? Veiller à ce que son sommeil ne dépasse pas vingt-six minutes, au-delà de quoi le pire pourrait arriver...

Eric Senabre construit en quelques chapitres seulement un univers riche. C'est un peu farfelu mais très original et malgré tout complexe. À travers son personnage singulier et cette manière d'enquêter particulière, l'auteur nous emmène dans les méandres de l'esprit humain. C'est complexe, oui, mais toujours fluide et évident. On comprend. On est fasciné. On y croit.

Et si on y croit, c'est parce qu'on est entraîné dans une intrigue tout aussi dense et complexe. Un jour, une enquête donne un peu de fil à retordre à Banerjee : il s'agit d'un meurtre à huit clos. Et le client ? La victime du meurtre en personne. Puis de fil en aiguille, la-dite enquête grandit, se ramifie et prend petit à petit une ampleur insoupçonnée. Et nous voilà plongés avec puissance au coeur d'une affaire passionnante où enjeux politiques, ambitions personnelles, rivalités industrielles, le passé de nos personnages et notre enquête de départ se mêlent.

Moi qui ai une grande partie de la bibliographie d'Eric Senabre dans ma PAL (il a déjà publié quatre autres romans chez Didier jeunesse et une série de courts romans pour les plus jeunes), je suis entré dans son œuvre grâce à un roman de grande facture !

Les premières pages, voire les premiers mots, immergent le lecteur avec rapidité et efficacité. Les personnages, hauts en couleur et terriblement attachants, sont dessinés avec finesse dans leur excentricité, leurs singularités, leurs sensibilités et leurs parts d'ombre. Ils portent à tous les deux un récit dense mais captivant qui transporte le lecteur de plus en plus loin dans le labyrinthe du cerveau humain, les tensions entre les personnages et leurs ambitions et les heures sombres de ce Londres du XXe siècle...

Le souffle fantastique qui revivifie le roman est savoureux.
La complexité de l’œuvre est stimulante.
Sa construction est remarquable.
Et le final est magistral !

Pas besoin d'en rêver pour savoir que ce roman vous obsède déjà. Courez en librairie.

http://medias.hachette-livre.fr/media/contenuNumerique/026/319249-001-C.pdf?utm_source=splio&utm_medium=email&utm_campaign=Le%20dernier%20songe%20de%20Lord%20Scriven
Le communiqué de Didier jeunesse

Des aventures de lumière


Chronique garantie sans spoiler !
Il y a bientôt un an, je vous donnais 13 raisons de lire JONAH.
Il y était question d’une saga fantastique palpitante, d’un immense sourire dont chaque page serait une dent, de finesse, de gourmandise, d’une profusion habile, fluide et captivante.

Il y a plus de 7 mois, je vous parlais du pouvoir sans limite des mots.
Il était question d’alchimie, de bonheur, de tranquillité, d’une écriture visuelle, de pureté, de rêve.

Avec ce tome 4, Taï-Marc Le Thanh dévoile une nouvelle corde à son arc. Surprenant une nouvelle fois le lecteur par sa maîtrise aiguisée de l’art de la narration, de son intrigue et de ses personnages, il renoue dès le début avec l’alchimie si particulière qui caractérise la saga JONAH.
Je me suis senti, à peine plongé dans le prologue, complètement immergé dans l’univers créé par l’auteur. J’ai retrouvé ses personnages particuliers, farfelus et attachants, qui sont tous judicieusement présentés au début de l’ouvrage. J’ai retrouvé Jonah, le courageux, tendre et lumineux Jonah. J’ai retrouvé le style visuel, cinématographique, fluide et captivant propre à la série. J’ai retrouvé le bonheur de lire, de sourire, de trembler, de tourner les pages de façon frénétique. J’ai retrouvé les palpitations délicieuses de ces aventures de lumière.

Mais, je le disais, loin de se contenter de s’enfermer dans les schémas qu’il a lui-même conçus avec les trois premiers tomes de la série, Taï-Marc Le Thanh rompt une nouvelle fois dans son intrigue sans pour autant couper le fil rouge de l’aventure, sans jamais perdre son lecteur. Oui, j’ai retrouvé cette somme chaleureuse de plaisir Jonahesque (quoi ? on peut bien inventer de nouveaux adjectifs !). Oui, Taï-Marc Le Thanh n’a pas perdu le rythme, pas perdu le souffle, et ses chapitres courts, efficaces et denses s’enchaînent comme le meilleur des scénarios. Mais le voilà qui sculpte, approfondit, creuse son univers.
Dans ce quatrième tome, on va au cœur d’aventures plus mystérieuses, plus angoissantes. On se heurte à des sentiments poignants mais jamais lourds, toujours traités avec une finesse juste et déconcertante. On découvre des secrets, des révélations sont faites, des parts d’ombres éclairées au bénéfice de nouvelles questions, des mystères élucidés, tout du moins en partie. Les relations se tendent, s’affinent et se densifient. Le rythme se fait plus haletant.

Finalement, c’est dans la construction que l’évolution de JONAH m’a le plus marqué. Le roman commence sur un « huit-clos », dans la jungle, avec Jonah et Alicia. La suite s’élargit aux autres personnages avant de rejoindre, à nouveau, ces deux premiers. Puis les histoires se mélangent, se croisent, et Taï-Marc Le Thanh les raconte parfois en chœur, avec des plans « simultanés » sur quelques intrigues dont le déroulement est semblable. C’est habile, fascinant, et exaltant!

Une fois de plus, JONAH m’a captivé, embarqué, convaincu et touché. Je ressors de ce quatrième tome encore plus amoureux de la série, impatient de lire la suite car cette fin est, une fois de plus, parfaitement réussie, et absolument certain qu’il s’agit là d’une des meilleures sagas fantastiques pour la jeunesse !

Si vous voulez découvrir la saga ou ce tome 4, nous organisons en ce moment un concours sur la page facebook officielle de la saga ! 
https://www.facebook.com/Jonahlelivre/photos/a.334619093384865.1073741828.334541366725971/423337081179732/?type=1
+ Le site Jonah

+ Les 6 titres de la saga
+ Les critiques presse

Quand il faut dire adieu



  Une chronique à quatre mains, avec lavoixdulivre
                Pour ses 10 ans, Mathieu Hidalf avait gâché d’une manière encore plus phénoménale que toutes les autres années l’anniversaire du Roi du royaume Astrien. Pour ses 11 ans, l’âge rêvé et espéré, Mathieu Hidalf, pour -enfin !- entrer dans l’école de l’Élite se décide à tricher, comme toujours. Pour son entrée à l’école, Mathieu compte bien y être avant tout le monde… or soudainement, l’Élite commence à noircir, infiltrée par un mystérieux traître. Pour ses 12 ans, il est banni de l’école, et est renvoyé chez lui… il ne compte pourtant pas abandonner là. Au début de ce dernier tome, Mathieu Hidalf se trouve face à un défi mortel au milieu de la déperdition de l’école. Ainsi, depuis le premier tome, où Christophe Mauri mettait en place avec des situations cocasses hilarantes et beaucoup d’humour l’univers farfelu de Mathieu Hidalf, la saga, l’école, et notre héros préféré ont bien changé. Est passé le temps des rigolades, des farces et des bêtises. Avec beaucoup de gravité dans ses mots, rehaussés toujours par le punch sans failles de la série, Christophe Mauri clôt avec brio sa saga. Au coeur d’une atmosphère comme aux tréfonds d’une nuit sans fin, Mathieu Hidalf devra user de sa malice, et son intelligence, mais aussi comprendre qu’il est grand temps de vraiment grandir.

Face à un tel défi, le dernier défi de Mathieu Hidalf, et sans aucun doute son plus grand défi, une question semble s’imposer : y parviendra-t-il ? Nous, on en voit une autre : n’est-il pas déjà, malgré lui, sur le pont d’y parvenir ?
On pourra nous répondre non. Non puisque Mathieu Hidalf poursuit sans fin ce même but : grandir et gagner en années pour conquérir sa liberté. Il poursuit ce but avec une telle puérilité que la quête est perdue d’avance. Bien sûr, son envie d’être grand, fort, riche, puissant et libre a tendance à l’aveugler. Mais l’auteur lui-même ne le définit-il pas comme un « enfant pénétré par le monde des adultes » ? Mathieu Hidalf n’a que 12 ans. Mais il est doté d’une intelligence hors du commun, qu’il pourrait bien apprendre à user à bon escient, sans dépenser son énergie dans de simples bêtises, pourtant ingénieuses ! Il est doté d’un courage qui le fait, parfois, paraître si grand. Et il voit autour de lui son monde s’effriter : sa fratrie se fissurer, l’Elite se fragiliser, sa famille s’éloigner, tout ce qu’il a connu et aimé jusque-là menacé. Heureusement que Mathieu reste un enfant. Car c’est bien dans cet âge qu’il puise sa malice, son incroyable audace et son énergie, ce panache théâtral ! Dans cet ultime volet, oui, Mathieu apprend ce que veut dire l’effrayant et exaltant mot « grandir ». Ce jeune garçon est confronté bien trop tôt à de sombres épreuves.
Et alors on perçoit enfin, dans toute sa splendeur, le touchant et attachant héros de Christophe Mauri. Malgré son extraordinaire destin, Mathieu Hidalf n’est rien d’autre qu’un adolescent, déchiré entre le monde de l’enfance et celui de l’âge adulte.

                Heureusement qu’il n’est pas seul, finalement, et c’est aussi là que se joue tout le talent de Christophe Mauri. S’il sait créer un héros et le faire évoluer avec brio, il sait aussi créer un univers et ainsi toute une toile de personnages tous plus attachants les uns que les autres. A l’heure où sonne le temps des adieux, on n’hésite pas à prendre son temps, parce qu’on sait que chacun s’arrêtera de nous chuchoter ses péripéties à l’oreille au moment où on tournera la dernière page. Mathieu Hidalf s’entoure de sa famille, de ses amis, et même de ses ennemis pour mener la bataille, cette immense et dernière bataille où il devra se rappeler qu’on ne fait pas tout en trichant, mais surtout pas toujours tout seul. En fait, chacun a sa place dans l’histoire, et chacun sait se frotter au monde qui les entoure pour en faire surgir, à chaque fois, des étincelles. Leur profondeur résonne alors avec toute leur évolution. Christophe Mauri a l’art du récit, et offre, dans ce conte magique et de plus en plus sombre, des protagonistes qui ont grandi, déchanté, ou parfois disparus, mais qui font chacun la force du livre à leur manière.

                Et que serait un conte sans un merveilleux décor ? Que serait cette nuée de personnages sans un extraordinaire univers où évoluer ? Alors que le premier tome nous présentait un vaste et fascinant royaume, le reste de la saga nous emmène de plus en plus profondément dans les méandres de l’Elite, la fameuse école dont rêvent tous les garçons (et quelques filles …), dont rêve, depuis toujours, Mathieu. Intensément ancrée dans ce lieu regorgeant de mystères, de surprises et de magie, l’intrigue y gagne en noirceur, en originalité, en alchimie et en étendue. Car alors il n’est plus question d’un seul destin, celui de Mathieu, il est question d’une multitude de destinées : un peuple, des élèves, une école dans son entier. Et celles-ci ne dépendent plus que de ce jeune garçon, qui, au moment d’être brave, comprendra qu’un héros, c’est aussi celui qui reconnaît ne pas être le plus fort, et attendra de l’être. Et l’intrigue y gagne aussi et surtout une Histoire. L’Histoire de l’Elite, solidement tissée par le temps, pourtant sur le point d’être cruellement déchirée … à jamais. Et tout le monde sait qu’on déteste voir une histoire se terminer … surtout une si belle et palpitante Histoire, qui offre à la saga, par sa richesse et sa complexité, une impression d’éternité. Mieux encore : une réalité.

                Ainsi, Christophe Mauri propose au lecteur d’une part le moyen de s’évader avec panache, le moyen de découvrir un univers riche, profond, et magique, où l’on peut croiser un chat en bottes de 7 lieues, une biche qui brille, un arbre doré qui donne sa vie à des humains ou encore un chien à 4 têtes qui n’en aura jamais 5… Par ce récit fort, délicat, et unique, avec cet humour qui délie les pages et cette écriture merveilleuse, l’auteur offre au lecteur un monde à part tout en y plaçant la profondeur et la justesse d’une réflexion qu’il incarne en une métaphore tissée avec soin et délice. On parlait tout à l’heure de celle de l’enfance, que Mathieu incarne avec délicatesse, enfant qui grandit, il connaît une soudaine poussée de croissances suite au sortilège du sommeil qui nous fait soudain penser que c’est l’intrigue en général qui le fait psychologiquement grandir d’un coup : la noirceur d’un monde trop grand pour lui. Mais au final, il tisse aussi une autre réflexion tendre et sincère autour de ce monde enchanté. Il ramène le lecteur le plus âgé à son enfance même, à ses histoires préférés, en créant le plus hilarant et le plus farfelu des contes, et c’est peut-être pour ça que cette saga de fantasy s’affirme comme sans âge. Il montre ainsi à chacun comment l’enfance est formatrice, et comment l’imagination en est la suite, qu’on a peut-être parfois intérêt à faire l’enfant parmi les situations les plus drôles comme les pires. Christophe Mauri écrit le conte d’un enfant qui voulait grandir et qui soudainement devenu grand n’est plus sûr de le vouloir. C’est peut-être ça, le paradoxe qui nous touche : on a beau vouloir être grand, parfois, on redeviendrait bien enfant. Christophe Mauri, lui, semble être entre les deux, et pour ça on l’admire.

                Au terme de cette aventure, après 5 tomes, 1856 pages, des centaines de milliers de mots ; après la rencontre, l’évolution, la mort de dizaines de personnages ; après la découverte, la destruction ou le changement de multiples lieux ; après la naissance d’une incroyable alchimie entre nous et l’univers fascinant de cette saga, il faudrait dire adieu, alors qu’on voudrait dire au revoir. Aussi préfèrerons-nous un autre mot, bien plus grand, bien plus touchant, bien plus réjouissant que celui qui signe la fin de Mathieu Hidalf, et la fin de cette fabuleuse aventure littéraire, phénoménale, humaine. Aussi préfèrerons-nous dire : merci.

Merci de nous avoir offert 5 romans de plus en plus passionnants, chacun dépassant le précédent par sa richesse, de plus en plus profonds, touchants et puissants. Merci d’avoir fait vibrer nos cœurs de lecteurs. Merci Christophe de nous rappeler combien il est bon de rêver, d’être un héros, de vivre d’extraordinaires aventures, combien il est bon de lire, de grandir, malgré tout, d’espérer. Merci, enfin, de nous rappeler combien il est bon d’être un enfant, et que nous en serons toujours un.

Le pouvoir sans limite des mots








Il y a quelques mois, sur le blog, je transmettais le message suivant: courez en librairie et achetez JONAH, ce livre est un éclat de rire, un rêve, une bulle de bien-être.
Je vois que certains sont encore là. Et que vous n’avez pas écouté ce premier message. Sinon, vous seriez bien sagement installé dans votre lit/canapé/fauteuil/chaise/maison (ou je ne sais pas quoi) à lire dévorer JONAH !
Il me reste donc quelques égarés à convaincre, et je le ferais de manière plus classique.
Vous pouvez toujours consulter ici les 13 raisons que vous ai données de lire la série.
Ici, je vais parler du tome 3, mais sans spoilers, aucun, même pour ceux qui n’en ont lu aucun tome !

Ce qu’on retrouve avec un immense plaisir, en ouvrant ce nouvel opus, c’est l’étonnante facilité avec laquelle se crée une alchimie hypnotique entre les mots de Taï-Marc Le Thanh et son lecteur. Il y a un imperceptible lien qui se tisse entre l’un et l’autre. Une fois commencé, on ne peut plus lâcher JONAH. C’est impossible.
« JONAH rayonne d’une allégresse déconcertante mais ô combien jubilatoire et apaisante. Chaque page est une dent de cet immense sourire. »
Oui, par-dessus tout, ce qu’on retrouve avec un immense plaisir, en ouvrant JONAH tome 3, c’est le bonheur qui se dégage de cette saga fantastique insolite. De même que le bus de l’orphelinat répand sur son passage amour, rires et joie de vivre, chaque chapitre de ce roman, même les plus sombres, donnent envie de s’habiller d’un gigantesque sourire.
JONAH, c’est une grande bouffée d’air frais qui rend la vie plus légère, l’espace de quelques heures de lectures, l’espace de quelques heures à se remettre de cette bulle d’émotions.

Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que ce troisième tome se veut plus paisible , bien que toujours aussi foisonnant. Alors que le début de la saga –le second tome notamment- fourmillait d’énergie, de rebondissements, d’actions et de retournements de situation, ce troisième opus semble ralentir son rythme pour poser les choses et faire évoluer l’intrigue. Je pense qu’étant assez central dans la saga, qui devrait en compter 6 ou 7, il a un statut « charnière » où les personnages font face à des étapes importantes de leur parcours. Et notamment Jonah. Se trouvant en possession de documents sur sa propre histoire, il reste effacé pendant une assez grande partie du roman et s’apprête à faire un grand pas dans sa vie (je ne vous en dis pas plus). Tout cela annonce donc un quatrième tome … époustouflant ! D’autant plus que la fin, quant à elle, reprend du poil de la bête (c’est le cas de le dire) et montre de toutes parts une stupéfiante énergie.

Cependant, le roman n’en reste pas moins captivant et si l’intrigue principale (celle de Jonah) est moins présente, Taï-Marc Le Thanh n’égare pas son lecteur et se concentre donc sur la multitude d’intrigues secondaires. Il y a les orphelins, leur bus et tout cet amour avec lequel ils inondent les chemins. Il y a le Sept, toujours lancé dans sa quête, et dans laquelle il va croiser le chemin d’un autre homme … Il y a Big Jim et Martha, lancé sur la route, seuls … ou pas, à la poursuite de ce bus. Il y a un ours blanc un peu particulier et un militaire à la retraite. Et bien sûr il y a Adam et Véra, deux adolescents touchants, virevoltants et tout simplement d’une profonde justesse. Il y a cette galerie grande, immense, impressionnante de vies peintes avec passion et minutie. Une galerie surprenante et menée d’une main de maître. On s’étonne de voir à chaque chapitre comment les fils, les chemins, les destins de tous ces personnages se croisent, se déroulent les uns aux côtés des autres, s’entremêlent avant de se séparer. Combien tout semble inextricablement noué. Et pourtant combien tout cela est fluide.


En outre, ce qu’on ne peut que remarquer, c’est à quel point l’écriture de Taï-Marc Le Thanh est visuelle. Il arrive à développer des descriptions très précises et à les confondre avec l’action. Le rythme de l’intrigue est habilement mené, sans rapidité ni lenteur, sans être effréné ni monotone, toujours juste, fluide, passionnant. L’un des multiples talents de l’auteur, qui rendent JONAH si exceptionnel et singulier, c’est la capacité qu’il a à rendre ses romans dignes d’une œuvre cinématographique. Oui, Jonah, c’est en fait un intense, fascinant, émouvant et riche film d’action qui se déroule dans l’imagination de chacun de ses lecteurs.

Enfin, alors que ma lecture touchait à sa fin, j’ai réussi à mettre le doigt sur ce détail, cet élément en apparence insignifiant et pourtant décisif qui donne toute sa puissance à ces romans : la pureté. Oui, tous les instants, toutes les émotions, tous les personnages auxquels Taï-Marc Le Thanh donnent vie résonnent en fait d’une rare et curieuse pureté. Sans que cela ne soit hyperbolique, lourd et incongru, il semble pourtant certain que, sous la plume riche et peu commune de cet auteur, le monde est sublimé, et amène le lecteur à en voir la beauté, le bonheur et l’essence.

Et c’est réussi. En touchant ainsi à la profondeur des choses, Taï-Marc Le Thanh pare sa plume d’un pouvoir sans limite. Celui de faire rêver oui. Celui d’enchevêtrer les chemins de ses personnages sans jamais s’y égarer. D’enchevêtrer leurs émotions à celles du lecteur. A leurs propres désirs, angoisses, aspérités et parcours. Celui de passionner, de captiver. Le pouvoir de créer, donner vie.
Le pouvoir sans limite de l’écrivain qui, de tout son cœur, transmet au lecteur l’incroyable sentiment d’être heureux.
Le pouvoir sans limite des mots.


+ La page facebook que Didier jeunesse et moi venons de lancer pour la promotion du roman, avec, en prime, un concours !

13 raisons de lire Jonah !




J’ai déjà eu l’occasion de parler de Jonah par ici … mais tout de même, cette incroyable et étincelante saga pour la jeunesse méritait un petit billet pour vous exhorter à aller l’acheter le plus rapidement possible … à vos marques … prêts ? … partez !

Ceux qui sont déjà en train de courir vers leur librairie et qui ne lisent donc pas ces lignes : félicitations.
Ceux qui sont encore là pour les lire, vous avez de la chance, j’ai justement prévu d’en écrire encore quelques-unes pour que vous déguerpissiez rapidement !

Jonah est une saga qui va compter 7 tomes. Mais que ce nombre ne vous effraie pas.
1) Il y en a déjà 2 de sortis
2) Le troisième arrive cet automne
3) Les autres vont suivre dans un rythme effréné !
C’est déjà pas mal non ? Ça ne suffit pas ? Alors on continue !
4) C’est un super cadeau pour vos enfants …
5) … ou même vos ados …
6) … et vous pourrez leur piquer !
7) Si ce n’est pas un parent qui lit ses mots alors laisse « négligemment » cette page ouverture sur leur ordinateur !
Ce n’est toujours pas suffisant ? Alors il va falloir détailler ! Je suis là pour ça après tout … non ?

Jonah raconte l’histoire palpitante de … Jonah. Jusque-là c’est pas trop compliqué.
Jonah est un jeune garçon très particulier : d’abord parce qu’il est né sans mains (d’où l’intrigante (et magnifique) couverture signée Rébecca Dautremer) et ensuite parce qu’il est né avec cette extraordinaire joie de vivre. Il sourit, rit, est heureux (à peu près) tout le temps. Mais le mieux, c’est que c’est étonnamment contagieux. Tous ceux qui se retrouvent dans les parages sont soudainement incroyablement joyeux ! C’est, selon moi, le plus gros point fort du roman. Jonah rayonne d’une allégresse déconcertante mais ô combien jubilatoire et apaisante.
Chaque page est une dent de cet immense sourire.
N’en doutez pas, cette joie est contagieuse … et pour le lecteur aussi ! Mais ne vous inquiétez pas (numéro 8 de ma fabuleuse (non ?) liste !) c’est une délicieuse maladie ! Or une telle maladie a malheureusement trop souvent tendance à être supprimée dans la littérature YA (= Young Adult, dite jeunes adultes).

N’outrepassons cependant pas le fait que cette joie pourrait être « trop » facile, puisque cette légèreté et cette allégresse sont, il me semble, fréquentes dans la littérature destinée à cet âge (à partir de 11/12 ans) … à coup de phrases à points d’exclamation, ton enfantin bien que j’en lise finalement assez peu.
Dans Jonah, chaque émotion n’est pas exacerbée, dans Jonah, chaque émotion est sous sa forme la plus pure, et les mots de l’auteur suffisent à en faire ressentir toutes les nuances, toutes les subtilités et toute la puissance. Bref, tout cela pour dire (numéro 9 !) que cette chaleureuse lumière s’exprime, dans Jonah, avec une profondeur et une finesse qui ne prennent pas le lecteur pour un idiot ! L’écriture de Taï-Marc Le Thanh est d’une richesse véritablement captivante. Chaque scène est décrite scrupuleusement si bien qu’il suffit de fermer les yeux (enfin pas trop quand même, il faut lire aussi) pour voir les personnages prendre vie sur le prodigieux écran de nos paupières où notre imagination projette un univers onirique. Jonah est réjouissant, captivant, mais aussi gourmand (numéro 10 !) et c’est un véritable plaisir d’avaler goulûment ces quelques 600 pages (en 2 tomes). C’est un de ces romans qui prend le contrôle de votre cerveau avec une telle intelligence que vous n’avez même plus conscience du chemin que trace votre main entre la page que vous venez de finir et la précédente (lorsqu’elle tourne la page, quoi, pour ceux qui ne suivent pas.) !

10 raisons c’est peut-être pas mal non ? Mais on va rajouter quelques-unes pour finir !
Gourmand –et ce pour tous les âges !-, jouissif, passionnant de bout en bout, riche, profond, subtil …
Jonah est aussi le début (très prometteur !) d’une saga aux rebondissements qui se comptent par dizaines (numéro 11 !), aux personnages innombrables mais minutieusement tissés, complexes, riches, vivants (numéro 12 !) et dans cette profusion règne un ordre étonnant, qui contemple tout le reste et lui fait don d’une incroyable harmonie, de sorte qu’on ne s’y perd jamais, de sorte que chaque engrenage participe à un schéma complexe mais habilement fluide (numéro 13 !).
Aussi m’arrêté-je là, pour que ce nombre 13 devienne, avec cette merveilleuse saga, un nombre porte-bonheur !

En définitive, Jonah est un livre doté d’un illustre pouvoir, celui incommensurable -que le lecteur soit enfant, ado ou adulte- de faire rêver.


Allez bientôt la suite avec ces superbes couvertures ♥

Et une vidéo de promotion
(où je suis dedans ^.^)
pour la série :D