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Lettre à toi qui m'aimes en 15 gif

Quand Sarbacane m'a proposé de participer au blogtour de Lettre à toi qui m'aimes, j'avoue ne pas avoir hésité longtemps à sortir mon blog de l'ombre pour l'occasion. Je n'avais certes pas encore lu ce (sublime) petit roman paru début avril, mais j'étais tombé amoureux, un an auparavant, du premier roman de cette autrice que je connais et suis depuis de nombreuses années. Julia Thévenot, aujourd'hui, représente pour moi un petit paquet de choses drôlement chouettes qui, les unes avec les autres, font d'elle une personne à laquelle je tiens beaucoup et que j'admire énormément. D'abord blogueuse émérite (on en reparle juste après) et amie de mon jumeau Tom, elle a un jour débarqué dans le premier appartement que mon frère et moi habitions à Bordeaux, chargée de rires et de folie, et j'ai moi-même appris à la connaître. Ensuite éditrice, je l'ai vue arriver chez Sarbacane pleine d'envies, d'intelligence et de sensibilité pour épauler l'équipe dans sa géniale production de romans avec les collections Exprim' et Pépix. Finalement autrice, j'ai guetté la sortie de son premier roman, Bordeterre, avec un mélange de hâte et d'appréhension avant de me laisse complètement déborder dans son univers qui m'a littéralement enchanté. Autant dire que j'étais fier, heureux et ému de publier sa nouvelle Ding ! dans En quête d'un grand peut-être : guide de littérature ado que Tom et moi avons écrit et publié début décembre 2020 dans notre propre structure éditoriale, les éditions du Grand Peut-Être.

 

Bref, quand Sarbacane m'a proposé de participer au blogtour de Lettres à toi qui m'aimes, j'ai dit oui sans plus tarder parce que je savais que ce roman serait une nouvelle pépite (qui ne laisse plus tellement de doutes sur le fait que Julia sera bientôt une autrice incontournable en littérature ado  : suivez-la !) mais il a fallu que je me creuse les méninges pour trouver COMMENT rendre hommage à sa plume et à son roman. Mon désarroi était d'autant plus grand quand j'ai vu la liste d'idées que déployait l'équipe de blogueur·euses, de booktubeur·euses et de Bookstagrammeur·euses pour ce blogtour : playlists, interviews, portrait chinois, live, concours... Mes accolytes ont redoublé d'inventivité pour honorer le texte de Julia et vous retrouverez la liste de leurs articles plus ! Et quand j'ai reçu Lettres à toi qui m'aimes, je suis tombé dans des affres de questions : comment, mais comment rendre honneur à ce texte qui dit avec génie et désinvolture l'amour et l'adolescence ?!

 


 

Avec un peu de temps, quelques cheveux arrachés et un peu d'angoisse, une idée de dernière minute (sinon, ce n'est pas drôle, n'est-ce pas ?) m'est venue : vous parler de Lettres à toi qui m'aimes en quelques gif, choisis çà et là en en écumant des centaines. Parce que si vous suivez le blog de Julia, Allez vous faire lire, vous connaissez son talent (et vous allez voir que le mien est bien moindre à côté...) pour trouver des gif drôles et étonnamment pertinents pour illustrer chacun de ses articles. Parce que l'adolescence, c'est aussi s'échanger des tas de messages virtuels, de memes et de gifs éloquents. Parce que malgré tout ce que je vais pouvoir écrire de dramatique et d'émotion dans cette chronique, Lettre à toi qui m’aimes est, comme l’est sa pétillante autrice, traversé d’humour, de légèreté, d’insouciance.

Cette introduction était beaucoup trop longue, non ? Alors on y va ?

 

Musique, maestro


  

 
Au début du roman, nous rencontrons quelques personnages qui vont, tout au long de cette histoire, évoluer jusqu'au passage du bac. Jobs (le batteur qui mène tout le monde à la baguette), Dudley (le bassiste amoureux) et Pénélope (dite Penny, la chanteuse et claviériste qui rêve de musique) recherchent un guitariste pour les Moonatics, leur groupe de rock progressiste. C'est ainsi qu'ils rencontrent, et recrutent, Yliès, qui est plutôt métal, mais prêt à jouer du rock, qui est plutôt timide, mais prêt à devenir leur pote. 
 


 
Au-delà d'être le point de départ de l'histoire de ces ados un peu marginaux qui jouent, révisent et boivent des bières dans un garage, la musique est un élément qui habite tout le roman, de l'écriture jusqu'aux thématiques en passant par la façon dont les personnages vivent leurs émotions. Avec un style très musical de par la forme du texte (quelque part entre la prose, les dialogues et le vers libre) dont on reparlera, Julia Thévenot raconte l'adolescence comme elle écrirait un album (musical). Le rythme, magistralement orchestré, nous emmène quelques mois dans la vie d'Yliès, Pénélope et de leurs amis en suivant le tempo de leur quotidien. Cours, répétitions, moments doux entre amis, émois amoureux, tensions sensuelles et cœurs brisés : le texte emporte le lecteur dans la vie de ses personnages et chacun d'eux, chacune de leurs émotions, chacune de leurs journées est comme un instrument qui joue avec les autres. Parfois synchro, parfois dissonants.
« c’est ridicule à dire ainsi – tu me plais. Mais c’est vraiment ça. Comme un riff, tu sais. De ceux qui te traversent et te laissent à la rue. Qui te tabassent jusqu’à ce que tu n’en puisses plus ? Mais tu en demandes encore, tu vois, tu rappuies sur play juste pour ce riff-là, qui te fait ressentir quelque chose d’inconnu… c’est… ça. Que je ressens. (...) TU me plais comme ça. Je
            
t’aime, »

Miettes de cœur brisés



 

Très vite, dès le début même, dès la première note, Pénélope plaît à Yliès, Yliès plaît à Pénélope.  Ils se tournent autour, se chamaillent, se séduisent, se frôlent et s'électrisent. Mais Pénélope comprend trop vite qu'Yliès ressent quelque chose qui dépasse cette simple électricité. Lui l'aime. Elle pas.

Mais ce qui rend le roman particulièrement puissant, et touchant, c'est que cette brisure entre eux s'illustre dans le texte même et la forme des vers libres rend l'histoire aussi terrible qu'insouciante.

« Quelque chose en tout cas m’a fait reculer à l’intérieur de moi. Je ne voulais pas de tes doigts sur moi, ça m’est tombé dessus comme ça.
J’ai su, avec une douce certitude, et souri différemment à partir de là :
Tu me plaisais presque,
                                    mais pas.
*
A mon contact, en revanche, chaque parcelle de toi
                                                                                        - chantait »

Dès ce moment, Pénélope esquive Yliès, cherche à lui faire comprendre que leur amour n'est pas réciproque, et met avec elle le lecteur dans la gène d'une situation cruelle. On comprend avec elle qu'une histoire d'amour déçu, ce n'est pas seulement un amant blessé, mais aussi un ami qui souffre. Transpercée d'émotions contradictoires qui la remuent et l'ennuient tout à la fois, Pénélope compatit pour Yliès, qu'elle ne veut pas perdre tant elle tient à lui. Le garçon est rendu presque pathétique dans le regard de Penny, qui reçoit l'amour sans pouvoir le redonner, et voit dans chacun de ses gestes le désir en ébullition. Partagée entre ses émotions contradictoires, elle se retrouve déchirée entre son amitié pour Yliès et la colère qu'elle ressent à son égard. Mais peut-on seulement brider ses sentiments ?

 

 

Avec une habilité désarmante, Julia Thévenot dit avec une pitié teintée de tendresse les émois de l'amour exacerbés par l’adolescence.

« Entre nous,
Il y a un paquet de trucs qui n’arriveront jamais.

Jamais mon nez dans ton cou, jamais tes lèvres sur les miennes.

Jamais ma main dans tes cheveux en un geste caressant, ces gestes d’enfant qui durent un millier d’années, un instant.

Jamais je ne volerai ta moustache-chocolat d’un coup de langue comme dans une publicité Ricoré,
Arrête de rêver. (...)

Le mieux serait que tu acceptes »

 

Écrire l'adolescence

 


 

Vous aurez compris, en me lisant, combien ce roman évolue sans cesse sur le fil d'émotions contraires. C'est là, pour moi, le génie de l'autrice : écrire l'adolescence. Si cette chronique vous laisse imaginer un roman intense et déchirant sur la rage adolescente et l'amour quand il devient un ouragan dans nos ventres

(et c'est le cas, d'une certaine façon - tant et si bien que le texte explose en vers libres, en ponctuation éparpillée, en phrases en suspens et en mise en page envolée),

 

 

c'est pourtant un livre léger. Funambule de l'écriture, Julia Thévenot maintient l'équilibre entre la passion d'Yliès, qu'on voit poindre dans la densité de ses regards et le lyrisme de sa déclaration d'amour, et l'indifférence de Pénélope, qui cherche l'amour et la sensualité dans les bras du fantasmagorique Côme.

 

Et je crois que si ce roman plaît tant, c’est justement parce qu'il illustre bien ce qu'est, pour moi, la littérature ado, et pourquoi elle nous touche tant (y compris les adultes qui osent mettre un pied en terre inconnue). En parlant du premier amour, celui qui ébranle, celui qui réveille les sens, celui qui laisse à rêver d'une première fois, celui qui marque, elle parle de l'amour en tant que tel. Avec une intensité féroce et une désinvolture libératrice, Julia Thévenot parle d'amour aux adolescents, sans les prendre de haut ni les oublier dans l'histoire. L'énergie qui nous habite quand on tombe amoureux vient de l'intensité de l'adolescence. Alors pourquoi l'intellectualiser, quand on peut simplement le raconter ?

 

 

 

Best Friends For Ever

Mais Lettre à toi qui m'aimes n'est bien sûr pas qu'une histoire d'amour, d'hormones et d'adolescence. C'est aussi une histoire d'amitié. Tout au long du roman, on suit un groupe de quatre ados, et de leurs camarades qui gravitent autour, et on s'insère progressivement dans les dynamiques et les émotions qui font vibrer leurs amitiés. En filigrane, Julia Thévenot explore ce qu'est l'amitié et la frontière floue qui sépare les relations. Où naît l'amour, dans tout cet imbroglio d'humains ?

« Tu me plais terriblement comme acolyte de beuverie musicologique, comme partenaire de Mario Kart, voisin d’épaule de concert au 28, effleureur de bord de frigo à la limite, mais pas comme enjôleur de nuit épaisse, éparpilleur de sens, recolleur d’âme et partageur de céréales. »

Lettre à toi qui m'aimes, finalement, c'est aussi une lettre pour tenter de comprendre. Comme une longue pensée, un monologue, un roman qui tente de dire l'amour tout en sachant que l'amour, justement, ne se dit pas, mais se vit (et se raconte !).


 

 Du vers libre à l'ironie

Comme je l'écrivais plus haut, c'est aussi la forme de ce court roman qui le rend intéressant et aussi percutant. Entre prose et vers libre, l’écriture de l'autrice est à la fois beaucoup plus chantante et plus légère que si elle l'avait raconté de manière classique. Avec un petit quelque chose du lyrisme qui habite l'adolescent emphasique lorsqu'il laisse sortir ses émotions mais surtout avec une musicalité, une fluidité et un art de la narration efficace, Lettre à toi qui m'aimes m'a emporté et je n'ai pas pu le lâcher avant de l'avoir terminé (littéralement, je l'ai lu en une soirée). Mais si ce roman s'écrit dans une langue libre et rafraîchissante, qui ne souffre pas d'être trop littéraire et porte en elle le plaisir simple de raconter, on prend aussi un grand plaisir à entendre le texte résonner de rimes et de rythmes propres à la poésie. En dépit de ce que dit le petit garçon du gif ci-dessous, quel plaisir de lire un texte si justement dosé, si bien écrit, si bien construit et émaillé comme elle sait si bien le faire d'images astucieuses et poétiques.

« je me mordais les poumons en dedans parce qu’en le disant, tu m’avais regardée. »

 


 

L'énergie de sa narration tient cependant d'une autre chose qui caractérise pour moi très bien Julia et la force de ce roman, c'est son ironie. Comme je l'évoquais plus haut, l'astucieux parti pris de voir l'amour de l'autre côté, du côté de la personne qui, en fait, est un peu embarassée par tout cet amour qui lui tombe sur le coin de la tête, permet à l'autrice un point de vue aussi juste qu'orignal sur l'adolescence. A la manière de Clémentine Beauvais dans Songe à la douceur (comme l'évoquait si justement Alexandra dans sa vidéo d'hier !), elle théâtralise l'adolescence avec sarcasme, un brin de moquerie, mais aussi un paquet de tendresse.


 

Un pas en avant

 

 

 

Et ce qui m'a plu, enfin (s'il fallait encore quelque chose pour vous convaincre), c'est la façon qu'a l'autrice d'ouvrir ces adolescents sur leur avenir. Cette histoire d'amour fait part entière de leur histoire personnelle, elle a un début, des rebondissements, une résolution. Mais c'est en fait juste un morceau de leur histoire, qui s'entremêle d'ailleurs dans le roman à plein d'autres problématiques du quotidien de ces adolescents, du lycée à la famille, de leur passion pour la musique aux fêtes alcoolisées, de l'amitié à l'amour.


Alors, pour finir le roman, Julia Thévenot met ces ados face à leur avenir. C'est aussi ce qui leur permet de réfléchir, de relativiser, de mettre les choses en perspective, et de regarder en avant. J'ai aimé ce regard vers l'avenir. J'ai aimé, ce retour au réel : malgré les émois, l'amour et les drames, il y a toujours le bac, les parents et l'orientation. J'ai aimé que l'adolescence redevienne un élan.

 « D’un coup, tout se métamorphosait au-dedans et au-dehors de nous le monde adulte nous accueillait, gosses frénétiques et agités ; on voulait le mordre par tous les côtés, sentir son jus de vie couler sur nos corps – c’est la période où tous les mômes de dix-huit ans se tapent des rails métaphysiques ; on aurait pu faire de vraies conneries, être retrouvés morts – heureusement,
les darons étaient là pour nous rappeler les vraies questions,
et, bim, on s’est pris dans les dents une première porte :
   
                                                   l’orientation. »

 


 

Allez, on trinque ?


Si je ne devais dire que deux mots, ce seraient : lisez-le. Une soirée à dévorer un bon roman sur votre canapé en vous prenant une bonne claque d'émotions et d'adolescence, ça ne vous tente pas ?


Avec Lettre à toi qui m'aimes, Julia Thévenot livre un récit malin, percutant, court et néanmoins dense sur l'adolescence. C'est un roman qui contourne l’amour pour en parler avec beaucoup de justesse.  

Elle propose avec cette histoire de coeurs brisés et d'amitiés questionnées un récit tendre et cruel de nos adolescences. Elle arrive à briser nos petits coeurs de lecteurs tout en les recollant, elle nous fait rire et penser, elle touche droit au but en peu de pages.

Magistral. 💘


« J’en ai fait tomber mon assiette en carton – pas de colère ; elle a simplement glissé d’entre mes doigts en même temps que mo cœur dans mon estomac
Et tandis que mes pieds se recouvraient de pesto et mozza ;
Les pâtes
se sont éparpillées
comme mes
pensées. »

 


 

 

 


Comme je le disais au début de l'article, celui-ci a été écrit dans le cadre du Blogtour Lettre à toi qui m'aimes organisé par Sarbacane pour la parution du roman ! Courez voir les créations de tous mes acolytes, réunis dans l'image ci-dessus, ils ont fait preuve d'une inventivité, d'une créativité et d'une originalité folle pour présenter cet incroyable texte. 💗

Et demain, rendez-vous chez Val et ses livres pour la suite du Blog Tour !


 

De l'amour temporel intertemporel atemporel intemporel.



J’attendais beaucoup de Parallon, et bien que charmé, j’ai été parfois parcouru de sentiments contradictoires …
Voilà quelques semaines que je l’ai lu, mais je vais tout de même vous en parler, bien entendu. A vrai dire, ce roman fait partie de ceux sur lesquels j’ai du mal à poser des mots, je ne sais pas comment décrire ce que j’ai ressenti. En tout cas j’ai trouvé qu’il ressemblait beaucoup à Night School (pour le début du moins) … et du coup j’ai été un peu déçu par ça peut-être, parce que j’ai nettement préféré l’ambiance de ce dernier.

Eva est une jeune-fille un peu différente, qui a du mal à s’intégrer et qui développe un don pour l’informatique … don qu’elle utilisera pour arriver à ses fins : entrer dans prestigieuse école, sans en dire mot à ses parents, pour se libérer de l’emprise de sa famille recomposée et entrer dans un établissement enfin à la hauteur de ses envies.
Son chemin croisera celui de Sethos Leontis, gladiateur, au destin assez étrange … et surprenant.

Je ne vous dis rien de nouveau, on le sait dès la quatrième de couverture que cette romance est une romance … à travers les siècles ! En voilà un thème original ! Et moi qui suis féru de voyage dans le temps, j’ai plutôt été gâté !
Après c’est vrai que si cette vision du voyage dans le temps (que vous découvrirez) est à son tour originale, elle ne m’a pas tant charmé que ça.

Du côté de Sethos, on a un personnage charmant (beau gosse !), courageux et à la grandeur d’âme considérable. J’en garde un bon souvenir ! Son univers, dans le passé, est  bien développé, mais pas non plus de façon impressionnante ! Il glisse bien dans l’ambiance, on s’y fait, et on se prend à la passion amoureuse qui lie le gladiateur et une jeune Romaine … Est-ce le livre ou l’époque ? En tout cas, j’ai accroché à ce contexte, sans être en extase devant.
Du côté de Eva, on a un personnage fort, plutôt attachant, mais comme le reste, sans plus. Le problème que j’ai rencontré son côté, c’est l’école dans laquelle elle va. Les cours, les éléments scientifiques bien placés, tout ça ne m’a pas dérangé, bien au contraire ! Seulement ses relations avec les autres élèves, amitiés et amoures, sont bien trop rapides, voire immatures. J’ai été un peu refroidi de ce côté-là. Même son amitié avec un groupe et ses exploits de musicienne ne m’ont pas tant emballé que ça.
A vrai dire, tout ce qui ne va pas pour moi, je pense que cela vient du style. Assez plat, qui entraîne certes, mais trop plat, parfois trop rapide.

Cependant, malgré les points faibles que je peux trouver, malgré l’émotion qui est présente, mais pas assez à mon goût, la collection R réussit une fois de plus, et j’ignore comment !, à m’offrir un roman passionnant, qui m’entraîne d’un bout à l’autre avec l’envie de m’y replonger quand je ne l’ai pas entre les mains ! C’est quand même fou non ?!

Donc oui, les personnages sont attachants, mais un peu plus ça n’aurait pas été de refus, oui le contexte, les décors, les relations ne m’ont pas emballé, voire pas plu ; oui le style est trop plat, oui il y a des faiblesses dans le scénario et parfois un peu trop de rapidité, mais pourtant ces défauts ne sont pas proéminents, puisque R m’a encore fait vivre une lecture entraînante, originale, et dont j’attends la suite ! Impressionnante cette collection !

Pour finir, je soulignerais le travail de Glenn Tavennec, directeur de la collection, pour la couverture ! Bravo !
Plus
La chronique de Hérisson ...

[CHRONIQUE-repostée] Lueur de feu de Sophie Jordan

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Lueur de Feu
de Sophie Jordan
336 pages
15€ chez Gallimard Jeunesse
1 er tome d'une trilogie
sortie le 29 septembre 2011
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Jacinda est draki, des descendants des dragons qui peuvent prendre forme humaine. Mais elle crache également du feu, un don exceptionnel pour ceux de son espèce. Un matin, alors qu'elle enfreint le règlement en volant de jour, la jeune fille est prise en chasse. Jacinda s'échappe de justesse et trouve refuge dans une grotte. Quel est ce mystérieux garçon qui la surprend sans pour autant révéler sa cachette? Obligée de fuir pour éviter la punition de son clan, elle s'installe en plein désert avec sa mère et sa soeur. Mais pas question pour Jacinda d'oublier son « don ». Au lycée, elle retrouve le jeune garçon qui lui a sauvé la vie. Si Will ne la reconnaît pas, ils sont irrésistiblement
attirés l'un par l'autre. Elle devrait pourtant le fuir, car le désir, comme la peur, pousse les drakis à se manifester, et ce serait une bien mauvaise idée de révéler sa vraie nature dans les couloirs du lycée...
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J'étais très heureux de recevoir Lueur de Feu. C'est un livre qui fait beaucoup de bruit et qui risque d'être un succès, alors je me suis plongé sans hésiter dedans ! Je dois avouer avoir été un peu déçu, mais bon, j'ai tout de même passé un très agréable moment, alors je vous laisse découvrir ma chronique !
Je m'attendais à découvrir un univers fantastique, et passionnant, et au début, je n'ai pas été déçu ! Le moment est charmant, il a des allures de poésie et on pourrait presque se croire dans la montagne, en compagnie de Jacinda et Azure. L'action commence dès ce début, et les deux amies sont poursuivies par des chasseurs, jusqu'à la encontre entre elle et Will, celui qui deviendra inévitablement le grand amour. Tous ces évènements s'enchaînent rapidement jusqu'à nous plonger un peu plus dans le mystère, lorsque surviennent le clan, pour venir chercher Jacinda. On est touchés par la protection de la mère de cette dernière envers sa fille, on est frustrés par Cassian et son père, qui semblent malveillants ... J'ai été vraiment séduit par cet univers, le clan, l'organisation, les différents drakis, l'originalité de cette race, et du choix des Dragons, qui sont des créatures fantastiques dont on entend peu parler dans la littérature. J'avais envie de continuer de lire, d'en savoir plus, mais ... mais tout est parti en fumée ! (ah le jeu de mot !) On est, à l'image de Jacinda, totalement déconnectés de ce monde ! On le quitte pour le nôtre, banal, et on est plongés dans le nouveau quotidien de Jacinda qui va lutter. Lutter pour rester elle-même, lutter pour ne pas révéler son identité, et ne pas tomber amoureuse de l'ennemi ... Ce fut donc une déception, d'autant que la suite ne s'arrange pas forcément ... Il est vrai que j'ai apprécié. J'ai apprécié l'écriture fluide et très belle et agréable de l'auteur qui sait nous séduire et nous faire aimer le quotidien de Jacinda, confrontée à sa propre famille, ses craintes, et son amour, ah là là quelle douce romance, mais la déception a tout de même su me rattraper ... Car alors que Jacinda s'est refusée de sortir avec celui qui fait chavirer son cœur et son être, elle accepte enfin de se laisser aller, mais c'est reparti ! Il arrive un petit quelque chose, il s'absente, et elle se le refuse à nouveau et rebelote ! C'est répétitif et assez agaçant au bout du compte ! Et quand elle se retrouve enfin avec Will, on est contents !
Je parlais donc d'originalité pour l'univers, mais ça s'arrête là je dois dire ... Car même si dans les  relations et les personnages, tout n'est pas cliché, on se retrouve à nouveau dans l'amour impossible, les belles romances dont on attend le bout, et surtout, surtout, le triangle amoureux qui va très vite ressurgir !
Les personnages donc ... j'ai bien apprécié Jacinda, même si son personnage reste assez ... peu original, voilà elle se révolte pour être libre, tombe amoureuse, mais bon, on s'y attache quand même, on a pitié d'elle, de ce que sa mère lui fait subir, de ce qu'elle doit endurer, des secrets qu'elle doit porter ... Sa sœur est un personnage assez intéressant, tout le contraire de sa sœur, déchirée par son absence de Manifestation, elle souhaite à son tour être heureuse, et ne plus être dans l'ombre sa sœur ... Mais y arrivera-t-elle ? La relation qui unit les deux jumelles est profonde mais leurs destins les séparent, même si on sent un amour entre elles qui les brisent par son incapacité à être vécu. Il y a aussi le père dont on en sait très peu, mais qu'on aurait aimé voir évoluer, en compagnie de Jacinda, leur lien fort, et la mère, personnage, qui n'a pas plus que ça attiré mon attention ... Quant aux personnages masculins, vous allez adorer Will, personnage assez mystérieux, mais très attachant, et aimer détester Cassian, un personnage indiscernable ... Il y a d'autres personnes à son images, autour des quels rôde le mystère et les questions tel que pour les cousins de Will, qui risquent de donner du fil à retordre aux héros par la suite ...
Quant au rythme ... Comme je l'ai dis, début est passionnant, emportant, mais la suite, même si elle reste intéressante et ne m'a pas empêché d'avoir envie de lire le livre est, malgré les rebondissements, et les découvertes, assez lent ... Jusqu'à la fin, qui renverse tout ! Elle est angoissante, prenante, surprenante et ... vivement la suite ! Je suis sûr que le tome suivant sera très intéressant, attendons de voir !
Pour conclure, je dirais que très emballé à l'idée de lire ce livre, j'ai été relativement déçu par le manque de l'univers draki pendant presque tout le livre, les répétitions occasionnées, mais j'ai tout de même passé un agréable moment, alors n'hésitez pas à vous faire offrir ce roman qui sera sans doute une belle trilogie par la suite !
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Je vous laisse découvrir le trailer mais ... mouais ! =/ Je pige rien déjà et franchement, l'effet spécial final est pas terrible et la fille se la pète ! ><
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Nathan, le 27 septembre 2011