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L'imaginaire, on lui conte fleurette ! #2

Pour lire le premier épisode de cette chronique en deux parties, cliquez ici !


                Ce n’est pas la première fois que les contes me capturent pour me faire voyager. Maintes fois, ils m’ont fasciné, touché et embarqué vers un pays lointain, celui de l’imaginaire. Oui, ce n’est pas la première fois que je me laisse porter par eux, ce n’est pas la première fois que je vous en parle, ce n’est pas la première fois que l’imaginaire, terreau de nos lectures, vient trouver une place d’honneur sur le blog.
                Aujourd’hui, je prends un peu de temps pour écrire sur eux, sur lui, et sur la façon dont ils épousent notre réalité.  Il y en a où l'imaginaire épouse la réalité de façon plus subtile et c’est peut-être là que le lecteur trouve le plus de plaisir : celui de tenter de démêler le vrai du faux avant de se rendre compte que c’est en fait impossible. C’est de ceux-là que je veux parler aujourd’hui. Et c’est typiquement ce à quoi je pense en voulant écrire sur De cape et de mots

                De cape et de mots raconte l’histoire pleine de panache de Serine (dont je vous épargne le nom complet, ceci est son abréviation courante et salvatrice pour votre mémoire et votre souffle). Un matin, alors que sa famille souffre et se fissure, elle part en direction du château pour devenir demoiselle de compagnie de la reine. Là-bas, elle va découvrir l’hypocrisie des gens de la cour, leur excentricité cachée derrière une retenue exacerbée, des cachotteries, des rumeurs, des complots… De demoiselle de compagnie à bouffon du roi, ce personnage singulier et profondément attachant engendre des rebondissements truculents et délicieux. Loin de la niaise naïveté qui caractérise les autres demoiselles et certaines héroïnes de littératures, Serine est franche et téméraire mais aussi maladroite et irréfléchie.

                Et puis au-delà de ce personnage unique et attendrissant que l’on suit avec plaisir, l’aventure est un réel plaisir pour le lecteur, tant la narration est enlevée. Elle prend place dans une ambiance qui n’est pas sans rappeler la cour du Roi-Soleil. Pourtant, on n’est pas dans un roman historique, et ce n’est pas cette cour qui sert de décor à notre histoire. C’est un royaume imaginaire qui croque avec malice un univers royal complètement absurde, où tout repose sur les rumeurs et l’opinion de la reine. Si elle approuve, les sujets approuvent, si elle est dégoûtée par quoi que ce soit, la cour aussi, si elle décide de s’amuser de telle ou telle chose, alors les gens à leur tour le feront.
                On y croit. Pourtant, on a aussi l’impression d’être complètement plongé dans un conte. Tant grâce au décor somptueux et merveilleux que grâce à la narration, qui a ce je-ne-sais-quoi de magique et cette teinte orale captivante.

                Enfin, tout le roman est porté par un style riche et malicieux qui s’envole avec le lecteur dans un éclat de rire succulent. Jeux de mots, néologismes, vocabulaire rarissime, tournures de phrase inattendues, vivacité du ton, impertinence des dialogues… chaque page est un trésor de plaisir et de richesse dont on ne se lasse jamais et qui emporte le lecteur dans un tourbillon pétillant d’émotions. On a envie de relire et rerelire ce roman pour être sûr de ne rien rater de cette histoire complexe mais fluide et palpitante et de son verbe exquis et désopilant.

                Pourquoi en rajouter alors qu’il suffit de vous dire : De cape et de mots est une aventure palpitante, dans une cour burlesque, portée par une héroïne espiègle et prenant vie sous une plume farouchement florissante !

J'espère que vous appréciez la magnificence de mon titre-jeu de mots.

Sur le blog, ça bulle ...

Je sors des articles en attente de mes placards ...
Bonne lecture et à bientôt ! ♥



                Même si ce genre se fait discret sur le blog, il m’arrive parfois de lire quelques BD et donc ensuite de venir vous en parler un peu ! Ce n’est pas que je n’aime pas ça, au contraire ! Seulement pour moi, cela reste des moments de détente, des lectures quand je ne veux pas me prendre la tête, d’autant plus que j’ai tendance à lire des BD jeunesse humoristiques ou des histoires de vie (type les Nombrils, Lou …) qui prennent souvent la forme de gags avant d’accentuer le côté dramatique.
Je reste néanmoins conscient que la bande-dessinée est un genre (et même un art !) à part entière que je respecte totalement. D’autant plus que mon père fait partie de l’organisation d’un festival de bande-dessinée, j’ai donc un regard – ténu – dessus et je me rends bien compte que ce ne sont pas pour d’autres des lectures « légères ». Loin de moi l’idée de venir discréditer la bande-dessinée !
Voici donc une petite sélection faite parmi mes récentes lectures (ou relectures) de BD.


                                Les Profs de Pica et Erroc
                Classique et indispensable des bande-dessinées humoristiques, Les Profs est une bande-dessinée qui commence à dater mais ne prend pas de rides ! Au contraire, elle continue à se vendre et tend à se moderniser selon les goûts du moment … parfois trop.
Elle raconte, vous l’aurez compris, la vie lycéenne (et parfois extérieure au lycée) et les déboires de quelques profs : les discussions en salle de prof, les terrifiantes confrontations aux élèves, les corrections de copie, la fameuse machine à café, les vacances, les réformes de l’éducation nationale, … je ne vais pas m’étendre sur le sujet car peu d’entre vous doivent ne pas connaître cette BD !
Les gags sont souvent très drôles, et les profs comme les élèves (voir les parents d’élève …) pourront parfois s’identifier et rire de ces situations quotidiennes. Souvent caricaturées, mais on sait bien que l’humour ne se marie pas avec la demi-mesure …
Dernièrement, j’ai pu voir que le graphisme, les dessins des Profs se sont modernisés, stylisées, avec un trait plus sûr, voir épais. J’avoue être un peu déçu ; la fébrilité et l’authenticité qui caractérisaient les premiers albums se font moins présentes...
                En outre, vous pouvez aussi regarder le film qui est sorti l’an dernier. Il propose un bon moment humoristique (même si parfois lourd voire pathétique) mais pas un grand moment cinématographique… j’ai aussi appris la création d’une nouvelle série de BDs dérivées consacrée à Boulard, le fameux élève abonné aux 2/20 … ça a l’air superflu, et commercial. Je n’accroche en plus pas aux dessins qui ne sont pas signé du même auteur que Les Profs. Cela reste cependant à voir.
                En tout cas, je me suis refait quelques tomes de ce classique indétrônable pendant le bac, et c’est toujours un réel plaisir ! Cependant, si vous devez vous lancer dans la série, commencez par les premiers tomes.

                               Rue de Sèvres
                Pour les enfants – ou les grands enfants ! – vous pouvez aussi vous faire plaisir avec les bandes-dessinées de la nouvelle édition de L’école des loisirs : Rue de Sèvres, dont je vous avais déjà parlée ici et qui publie uniquement de la bande-dessinée.
                Le tome 2 de Zita, fille de l’espace, par exemple, regorge à nouveau de surprises ! Tant au niveau scénaristique : rebondissements, intrigue prenante, suspense ; que visuelles : bien que le graphisme ait encore parfois du mal à me séduire – parfois trop simpliste, voir « brouillon ». A lire absolument pour les fans de science-fiction et pour les enfants qui rêvent d’espace, d’envol, de créatures et d’héroïsme.

                Néanmoins, c’est de leur nouvelle collection dont je voulais parler ici. Il s’agit de BD pour les enfants, entre albums et BD. Ils ne proposent rien de bien innovant, le principe existait déjà à peu près … mais proposent par contre des parutions pour la plupart enthousiasmantes !
Mon père, ce héron ne m’a pas convaincu. Il ressemblait à un gag de bande-dessinée ou à un strip qu’on aurait allongé tout le long d’un album. Il reste drôle, avec un dessin simple, expressif et agréable, mais ne m’a pas autant emballé que les autres.
                Leurs autres parutions en effet m’ont beaucoup plus séduit et je vous les recommande chaudement !


Les Tchouks, petite bande joyeuse d’animaux parfois non identifiables (APNI – oui cette appellation délirante est de moi …), raconte les aventures d’une troupe de copains qui vont à la mer, font une cabane … et ce n’est que le début ! La BD se lit facilement, rapidement ; tous ces petits personnages (un peu nombreux quand même …) sont attachants et le dessin est fin, léger, minutieux et très joli. Un réel plaisir que de retomber en enfance au cœur des joies des Tchouks !


Mon coup de cœur va cependant à Des canards trop bizarres. C’est l’histoire de deux canards voisins qui sont –comme l’indique le titre – « trop bizarres ». L’une nage avec une tasse sur la tête, l’autre gesticule bizarrement … et pourtant, alors que tout les oppose, ils vont nouer une amitié forte et drôlement touchante. Le dessin est unique, vivant, tendre ; le scénario est bien mené, riche ; les personnages sont attachants ; les situations, scènes, décors loufoques et regorgent de détails. Tout est là pour faire une bonne BD … pour petits et grands !

Je veux vivre.



Je veux vivre. Tel est le cri poussé par le personnage du roman du même nom, écrit par Jenny Downham. Je veux vivre, s’exclame Tessa de toutes ses forces. Les moindres forces qu’il lui reste. 

« Je voudrais une grande salle sombre où l’on peut à peine bouger tant les corps se frôlent. Je veux entendre un millier de chanson avec le son à plein tube. Je veux danser si vite que mes cheveux repoussent et que je me prenne les pieds dedans. Je veux que ma voix retentisse assez fort pour couvrir le rythme lancinant des basses. Je veux avoir trop chaud et croquer des glaçons pour me rafraîchir. » 

Mais là est le problème. Tessa a une pneumonie. Tessa va bientôt mourir. Tessa pourra s’accrocher à la vie tant qu’elle veut, elle mourra.

Je n’ai pas tant aimé le livre que je ne l’aurais cru. Que je ne l’ai espéré. Je l’ai trouvé trop déprimé et déprimant. Alors oui les personnages désespérés c’est normal, alors oui l’intrigue est fracassante. Mais je ne peux m’empêcher de le comparer à Nos étoiles contraires que j’ai lu à peu d’intervalle de Je veux vivre. Le roman de John Green est si lumineux, les dialogues sonnent si juste, l’histoire d’amour est si touchante. Je veux vivre est beaucoup plus sombre, plus cassant, plus désespéré. Trop ? Je veux vivre m’a semblé parfois, sous la voix de Tessa, un peu maladroit. L’histoire d’amour évidente. Comme chez John Green bien sûr, mais ici plus. Alors : Nos étoiles contraires trop parfait ? Je veux vivre trop sombre ? Peu importe au final, l’un et l’autre sont justes et bouleversants.

Il n’empêche. Repenser au roman, en reparler, c’est remuer mes souvenirs. Et ce que je garde est positif. Un attachement profond pour l’adorable Adam dont elle est amoureuse. Une famille qui devient un peu la nôtre, qu’on aimerait consoler. Une amie un peu agaçante. Mais une amie qui, malgré une Tessa malade, veut vivre aussi. Alors peut-être est-elle un peu égoïste. Mais elle aussi a ce besoin de se fracasser contre l’existence. Et elle aura, elle aussi, besoin d’une amie.
Tessa enfin, on s’y attache. Malgré ses défauts, malgré sa fureur. Sa colère. Parce qu’elle veut vivre, et ça on le comprend. 
« Je ne suis pas encore prête. Je veux regarder le gros nuage qui fonce sur le soleil. Je veux voir le ciel virer du gris au noir. Le vent va se lever, et toutes les feuilles se décrocher des arbres. Je veux courir derrière elles. Et faire des centaines de vœux. »
Donc finalement on s’y accroche. On s’accroche à Tessa. Elle s’accroche à la vie. On ne veut pas voir ce qui est. Elle veut éviter l’inévitable. C’est tragique. C’est réel. 
Et quand la fin, comme elle ne pouvait être autrement, tombe, alors on est encore là. Et on a la gorge lourde de larmes qui nous font nous sentir vivants.

Alors moi aussi. Moi aussi
je veux vivre. 
Je veux sentir l’herbe, la neige, la pierre, le sable sous mes pieds. Entendre frotter, caresser, crisser, glisser, craquer. Je veux goûter les légumes, les fruits, les friandises, les viandes. Goûter à la vie. Goûter au soleil, à l’été et sa chaleur, goûter à l’hiver, au froid et au feu de cheminée, au chocolat chaud. Goûter aux larmes, aux déceptions et aux chagrins, mais aux joies, aux plaisirs, au bonheur. Je veux voir le bleu du ciel, le rouge des flammes, l’orange du soleil couchant, le blanc des nuages, le vert de la nature. Je veux voir les beautés du monde et les voir et voir et voir jusqu’à n’en plus pouvoir. Et je veux vivre. Je veux être là, être là pour exister, pour mes amis, pour ma famille. Je veux danser, crier, sauter, hurler, courir, tomber et me relever, je veux aimer. Je veux être aimé. Je veux avoir un seul nom sur les lèvres, un seul visage dans mon esprit, une main dans la mienne, quelqu’un dans mes bras, un regard dans le mien.

Et c’est ce cri, cette volonté qui vient du fond du cœur, que perpétuent un bon nombre de romans. Qu’ils soient bons ou mauvais.

C’est le cri de Juliette, 15 ans. Juliette en montagne un été. Juliette sur un canoë. Juliette qui rencontre un jeune homme un peu mystérieux, mais séduisant. C’est l’histoire de leur rencontre. L’histoire … de leur histoire. C’est l’histoire des voyages qui forment la jeunesse, des premières fois, d’une entrée dans la vie. Une histoire décevante pour ma part, un peu ennuyante, inaccessible malgré un style qui coule et roule avec douceur. Mais c’est cette histoire-là.
« J’entends, dans un souffle, l’enfance passer, et ses murmures dans mon cou me parcourir le corps. Des mots pour voguer sur la voie lactée qui s’allume au-dessus de nos têtes. Je ne connais pas ce silence, après la furie de nos doigts tremblants et gauches, nos souffles redevenus réguliers, et cette larme sur ma joue. »

C’est le cri de Tamara. Jeune étudiante qui retrouve Belgrade et son pays détruit. Son pays rendu méconnaissable par la guerre. Un cri violent, cassé et frappant. Un peu dur. Un peu trop pour moi, un peu trop d’écart entre ce cri et moi. Mais une envie quand même. Qui se traduit par une passion. Une passion dévorante, une passion qui avait été frustrée. Une passion qui pourrait bien les consumer.

C’est le cri de Molly. Le cri de ces étudiants noirs, le cri de tous ces noirs qui ont subi la ségrégation. Un cri qu’Annelise Heurtier retranscrit avec beaucoup de force, de justesse, avec un petit peu de trop de recul, pas assez d’émotion parfois, mais un cri quand même. Celui universel de ces discriminés qui cherchent juste à vivre comme tout le monde. Vivre, est-ce trop demander ?
« Le cœur de Molly se mit à battre la chamade. Ils avaient beau faire partie de quelque chose de grand, de juste, quelque chose qui les dépassait, il n'en restait pas moins que, maintenant, c'était à eux seuls de se lancer. A eux de le vivre. »

Et enfin, c’est le cri, bien que timide, de Gaspard Corbin. Ce héros de la trilogie écrite par Stéphane Daniel. Un cri en forme de rire. Un style débordant d’humour et de coins où s’esclaffer. Beaucoup beaucoup de références parfois assommantes pour qui ne les connaît pas. Mais un adolescent. Un adolescent qui, dans un tome supplémentaire toujours aussi frais et hilarant mais qui, peut-être, s’essouffle un peu avec l’apparition d’un nouveau personnage féminin et l’espoir détruit du bon fonctionnement d’une relation à distance. Un cri en forme de rire d’un adolescent qui se lance dans la vie.

 Alors cet article est peut-être un cri lui aussi, un cri un peu larmoyant, mais sincère. Vivez. C’est tout ce que je dirai pour finir. Vivez de tout votre être, parce que c’est pour cela que nous existons.

Un été rocambolesque: brigands des routes, bonbons et de l'aventure ... !

14€20 - 240 pages environ



            Nous sommes enfin en Juin ! Et l'été ne montre qu'à peine le bout de son nez ... chers lecteurs, j'en suis sûr, vous êtes comme moi, vous attendez avec ferveur la chaleur, le soleil ... un VRAI été quoi ! Toujours est-il que pour profiter de cet été quand il sera là (ou le regretter) j'ai un livre bien sympa à vous proposer ! Il sort le 16 juin, et il est source d'un réel plaisir ! Le livre que vos enfants liront cet été ... ou que vous leur piquerez !
           
            L'histoire est ... rocambolesque ! Liisa est une petite fille comme les autres. Elle est dans sa voiture, en route pour des vacances familiales avec sa sœur insupportable, son père qui semble plus aimer plus sa collection de pièces et son honneur que ses propres filles et sa mère qui ne fait pas grand chose pour arranger tout ça. En bref, les vacances ne promettent pas d'être palpitantes ... mais Bing!, Bang!, Tzoing!, retournement de situation: voilà la famille Filouttinen qui débarque pour remuer tout ça ! Ils prennent d'assaut la voiture familiale, "empruntent" quelques objets et HOP!, sur un coup de tête, kidnappent la petite Liisa ! C'est parti pour un été carrément surprenant !

            Pour être franc, j'ai trouvé qu'il y avait quelques faiblesses dans la narration, notamment ce début dont la construction m'a semblé fragile. Quelques toutes petites incompréhensions parfois et donc pour résumer une entrée difficile ... mais je vous rassure, au bout de deux chapitres, c'en était fini: je ne quittais plus les Filouttinen !

            Voilà, points négatifs expédiés, je ne vois pas ce qu'il y aurait à reprocher d'autres ! La famille Filouttinen est pour le moins ... complètement déjantée ! Et terriblement attachante ! Il y a Kaarlo-le-Rude, le chef bien ... costaud ! Effrayant, goinfre, hilarant, un poil orgueilleux tout de même, mais dans le bon sens car ce gros plein de soupe (je sais pas si ça lui plairait ce qualificatif !) est attendrissant... Sa femme, Hilda, est tout autant amusante ! Elle est tout le temps en bikini, elle conduit comme une furie, et elle met une sacré ambiance dans la camionnette bordélique qui est presque un personnage à part entière ! Ils sont accompagnés de Marko-les-Crocs, un gaillard mystérieux, courageux et attachant et de leurs deux enfants: Erik, qui aimerait bien que son père l'estime plus, et Helen, qui pend des Barbie punk et est ultra habile au lancer des couteaux ! Ta        nt de personnages que, sous le regard de la timide, intelligente et touchante Liisa, vous allez adorer ! Je vous laisse la surprise de la sensationnelle Elina !

            Ce que j'ai beaucoup aimé aussi, ce sont ces quelques liste, ou notes, que Liisa prend sur son carnet rose au long de son aventure pour définir un bandit de chemin, analyser les situations ou mettre au point un plan –pardon, un coup de maître– ! Siri Kolu les incorpore avec talent dans son aventure estivale délicieuse et palpitante ! On est totalement pris dans ces vacances pour le moins uniques et on se sent comme un poisson dans l'eau dans cette famille qui n'a pas son pareil... si bien que lorsque la fin approche, l'auteur arrive à nous faire ressentir cette pointe de nostalgie que vous avez lorsque vos vacances se terminent ! J'ai trouvé le Post-scriptum un peu décevant (mais très court) mais peu importe puisque tout le reste est épique et ce qui le précède touchant ...

            Les Filouttinen est le livre de votre été si vous voulez de l'hors-du-commun, du rire, un peu de tendresse, et beaucoup d'aventure et de folie ! Achetez le à vos enfants, piquez leur, et n'oubliez pas, bien entendu, un grand soleil sur la plage et un énorme paquet de bonbons pour accompagner votre lecture !