Affichage des articles dont le libellé est Rue de sèvres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rue de sèvres. Afficher tous les articles

Noël de papier


(cliquez sur le lien pour accompagner cet article d'un peu de musique)

Je me fais très discret ici et là ces derniers temps. Décembre m'a vidé de toutes forces physiques, intellectuelles et émotionnelles. Je me ressource, je reviens très vite. Prenez soin de vous.
Hier, on parlait de Noël, et de moi, entre les lignes.

Noël, en livres, ça donnerait ça...

"Tout doucement, Eleanor tombe amoureuse de Park. Tout doucement, Park tombe amoureux d'Eleanor. Et nous tombons avec eux." écrivait Clémentine pour son blog et pour La Voix des Blogueurs, le prix dans le cadre duquel j'ai lu le roman. Tout doucement sont sans doute deux mots choisis avec soin parmi ceux qui décrivent le mieux le roman. Cette histoire d'amour sort de l'ordinaire en cela qu'elle est d'une délicatesse délicieuse. Les personnages sont originaux et différents. Leur histoire est un peu bizarre un peu tâtonnante mais très juste. Les mots sont simples, un peu maladroits, touchants. Alors oui, tout doucement, on tombe avec eux. L'histoire ne m'a pas semblé toujours crédible. J'ai été un peu déçu de constater qu'elle avait du mal à s'accrocher en moi et à bien s'y blottir, de voir que des choses clochaient et rendaient un peu bancal le roman. Parce qu'Eleanor est agaçante et parfois incompréhensible, parce que la fin va trop vite. Mais tout cela n'enlève rien à la douceur du texte, à la sensibilité du personnage de Park et à la beauté de leur histoire. Ni à l'évidence de la fin qui laisse l'horizon s'ouvrir. A savourer avec une peluche dans les bras... ou avec un(e) amoureux/se.
"Tenir la main d'Eleanor, c'était comme tenir un papillon. Ou un battement de coeur. C'était tenir une chose pleine et pleinement vivante."
Eleanord & Park de Rainbow Rowell - PKJ, 384 p., 16€90, 2014.


Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de Quatre sœurs, un roman où l'on se sent aussi bien que dans son plus-gros-plus-vieux pull devant la cheminée. Si je vous invite chaleureusement à lire ce(s) (quatre) roman(s) pendant les fêtes, vous pouvez tout aussi bien vous plonger dans la bande-dessinée. Je vous parle des dernières parues, celles dessinées par Cati Baur chez Rue de Sèvres, la collection de BD de l'école des loisirs. J'avoue vous parler de ce premier tome sans même l'avoir terminé. Mais les premières pages ont suffi pour me convaincre. Les cases sont grandes, le découpage original, le texte s'efface parfois pour laisser beaucoup de place à l'illustration, les deux s'appuient l'un sur l'autre avec beaucoup de délicatesse. Le tout dégage une sensibilité, une élégance, une justesse et une émotion qui donnent à l'adaptation toute sa force. L'âme du roman palpite dans cette bande-dessinée qui apporte beaucoup à l’œuvre de Malika Ferdjoukh. Ça craque, ça souffle, ça crépite, ça respire, ça vivote entre les pages. A siroter sous une grosse couverture.
"Encore un peu plus loin, sur le chemin, le pavillon des gardiens, inoccupé depuis des années. Et enfin... "Au bout du bout", comme dit Hortense... juste avant le bord, avant la falaise et la mer, à l'aplomb du vide, il y a... la Vill'Hervé."
Quatre sœurs de Malika Ferdjoukh et Cati Baur - Rue de Sèvres, 160 p., 15€00, 2014.
 "Il est dix-neuf heures et Papa n'est toujours pas rentré. En l'attendant, je joue dehors avec mon chat. Quand soudain, il bondit dans l'arbre, et disparaît."
L'histoire est simple, presque banale. Elle aurait pu s'arrêter là, tout simplement. Mais la petite-fille saute dans l'arbre à la suite de son chat. Et elle grimpe. Là, elle rencontre un merle qui cherche son nid, un ver qui cherche son amie, un patineur qui cherche son écharpe, des cow-boys qui cherchent un bandit, un chauffeur de bus qui cherche un arrêt, etc. Ses rencontres sont de plus en plus démesurées, de plus en plus extravagantes, sans jamais briser ce cocon onirique qui enrobe l'album avec douceur. L'enfant est toute jolie et la finesse de son visage suffit à exprimer beaucoup. Parce que l'émotion de l'histoire passe par sa quête un peu insensée, par son allure d'enfant et par un tout petit sourire au coin d'une branche. Le trait est rond et délicat, les couleurs pastels sont délicieuses, et les personnages tous égarés dans une bulle loufoque sont simplement touchants. A suçoter comme un bonbon. - coup de ♥
 Troisième branche à gauche d'Alexandra Pichard - Les Fourmis rouges, 40 pages, 16€50, 2015.

Sur le blog, ça bulle ...

Je sors des articles en attente de mes placards ...
Bonne lecture et à bientôt ! ♥



                Même si ce genre se fait discret sur le blog, il m’arrive parfois de lire quelques BD et donc ensuite de venir vous en parler un peu ! Ce n’est pas que je n’aime pas ça, au contraire ! Seulement pour moi, cela reste des moments de détente, des lectures quand je ne veux pas me prendre la tête, d’autant plus que j’ai tendance à lire des BD jeunesse humoristiques ou des histoires de vie (type les Nombrils, Lou …) qui prennent souvent la forme de gags avant d’accentuer le côté dramatique.
Je reste néanmoins conscient que la bande-dessinée est un genre (et même un art !) à part entière que je respecte totalement. D’autant plus que mon père fait partie de l’organisation d’un festival de bande-dessinée, j’ai donc un regard – ténu – dessus et je me rends bien compte que ce ne sont pas pour d’autres des lectures « légères ». Loin de moi l’idée de venir discréditer la bande-dessinée !
Voici donc une petite sélection faite parmi mes récentes lectures (ou relectures) de BD.


                                Les Profs de Pica et Erroc
                Classique et indispensable des bande-dessinées humoristiques, Les Profs est une bande-dessinée qui commence à dater mais ne prend pas de rides ! Au contraire, elle continue à se vendre et tend à se moderniser selon les goûts du moment … parfois trop.
Elle raconte, vous l’aurez compris, la vie lycéenne (et parfois extérieure au lycée) et les déboires de quelques profs : les discussions en salle de prof, les terrifiantes confrontations aux élèves, les corrections de copie, la fameuse machine à café, les vacances, les réformes de l’éducation nationale, … je ne vais pas m’étendre sur le sujet car peu d’entre vous doivent ne pas connaître cette BD !
Les gags sont souvent très drôles, et les profs comme les élèves (voir les parents d’élève …) pourront parfois s’identifier et rire de ces situations quotidiennes. Souvent caricaturées, mais on sait bien que l’humour ne se marie pas avec la demi-mesure …
Dernièrement, j’ai pu voir que le graphisme, les dessins des Profs se sont modernisés, stylisées, avec un trait plus sûr, voir épais. J’avoue être un peu déçu ; la fébrilité et l’authenticité qui caractérisaient les premiers albums se font moins présentes...
                En outre, vous pouvez aussi regarder le film qui est sorti l’an dernier. Il propose un bon moment humoristique (même si parfois lourd voire pathétique) mais pas un grand moment cinématographique… j’ai aussi appris la création d’une nouvelle série de BDs dérivées consacrée à Boulard, le fameux élève abonné aux 2/20 … ça a l’air superflu, et commercial. Je n’accroche en plus pas aux dessins qui ne sont pas signé du même auteur que Les Profs. Cela reste cependant à voir.
                En tout cas, je me suis refait quelques tomes de ce classique indétrônable pendant le bac, et c’est toujours un réel plaisir ! Cependant, si vous devez vous lancer dans la série, commencez par les premiers tomes.

                               Rue de Sèvres
                Pour les enfants – ou les grands enfants ! – vous pouvez aussi vous faire plaisir avec les bandes-dessinées de la nouvelle édition de L’école des loisirs : Rue de Sèvres, dont je vous avais déjà parlée ici et qui publie uniquement de la bande-dessinée.
                Le tome 2 de Zita, fille de l’espace, par exemple, regorge à nouveau de surprises ! Tant au niveau scénaristique : rebondissements, intrigue prenante, suspense ; que visuelles : bien que le graphisme ait encore parfois du mal à me séduire – parfois trop simpliste, voir « brouillon ». A lire absolument pour les fans de science-fiction et pour les enfants qui rêvent d’espace, d’envol, de créatures et d’héroïsme.

                Néanmoins, c’est de leur nouvelle collection dont je voulais parler ici. Il s’agit de BD pour les enfants, entre albums et BD. Ils ne proposent rien de bien innovant, le principe existait déjà à peu près … mais proposent par contre des parutions pour la plupart enthousiasmantes !
Mon père, ce héron ne m’a pas convaincu. Il ressemblait à un gag de bande-dessinée ou à un strip qu’on aurait allongé tout le long d’un album. Il reste drôle, avec un dessin simple, expressif et agréable, mais ne m’a pas autant emballé que les autres.
                Leurs autres parutions en effet m’ont beaucoup plus séduit et je vous les recommande chaudement !


Les Tchouks, petite bande joyeuse d’animaux parfois non identifiables (APNI – oui cette appellation délirante est de moi …), raconte les aventures d’une troupe de copains qui vont à la mer, font une cabane … et ce n’est que le début ! La BD se lit facilement, rapidement ; tous ces petits personnages (un peu nombreux quand même …) sont attachants et le dessin est fin, léger, minutieux et très joli. Un réel plaisir que de retomber en enfance au cœur des joies des Tchouks !


Mon coup de cœur va cependant à Des canards trop bizarres. C’est l’histoire de deux canards voisins qui sont –comme l’indique le titre – « trop bizarres ». L’une nage avec une tasse sur la tête, l’autre gesticule bizarrement … et pourtant, alors que tout les oppose, ils vont nouer une amitié forte et drôlement touchante. Le dessin est unique, vivant, tendre ; le scénario est bien mené, riche ; les personnages sont attachants ; les situations, scènes, décors loufoques et regorgent de détails. Tout est là pour faire une bonne BD … pour petits et grands !

Un peu de bande-dessinée - premier jour

Je vais vous parler pendant deux petits jours de bande-dessinée ... je commence aujourd'hui avec deux BD issues d'une nouvelle collection lancée par l'école des loisirs. Alors que cette maison d'édition publie exclusivement pour la jeunesse, Rue de sèvres publie de la bande-dessinée pour tous les âges !
Pour la jeunesse
Zita est une petite fille normale. Enfin, jusqu'à ce qu'elle déniche au fond d'un cratère une sorte de bouton étrange qui l'envoie à l'autre bout ... de l'espace.
C'est là que commence une extraordinaire odyssée pour tenter de rentrer chez elle.
Un graphisme coloré et pétillant, qui donne à l'histoire tout son dynamisme.
Une intrigue trépidante qui emporte le lecteur aux quatre coins de l'univers.
Des personnages à leur tour hauts en couleurs, attachants, amusants.
Voilà tous les ingrédients réunis pour une bande dessinée divertissante qu'adoreront les enfants ... et réjouiront les plus grands !
Un joli moment de détente.

 Pour les plus grands
 Giacomo Foscari est une bande dessinée à lire dès l'adolescence.
Giacomo voit en Italie, durant son enfance, la montée du fascisme. Il deviendra finalement professeur à Tokyo, loin de sa terre natale mais toujours empreint de sa culture.
 Cette bande-dessinée navigue entre deux cultures -romaine et japonaise. Si elle m'a par certains aspects un peu dérangé, et que j'en garde un souvenir légèrement amer; cela n'en reste pas moins un ouvrage au trait sensible, aux dessins touchants et témoin de ce mélange de culture qui a su me charmer.
Une lecture qui plaira notamment aux amoureux du Japon.