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La vie est un combat.

Une soudaine envie d'écrire, de bloguer, de publier ici pour discuter, partager un peu. Alors dans la longue liste des livres non chroniqués, je pioche deux coups de coeur, deux romans qui s'inscrivent dans un même thème. Deux romans qui se trouvent être tous deux des romans publiés chez Sarbacane.
Deux romans qui parlent de la vie. Et de ce combat quotidien.

Zelda a 16 ans et elle est en fauteuil roulant depuis qu'elle a été renversée par une voiture. Sa sœur aînée, Julie, ne pense plus qu'à une chose: la venger. Zelda elle a un caractère jaune: la joie, la bonne humeur, la vivacité malgré le manque de mobilité. Julie, elle a un caractère rouge. Elle vit dans la colère, dans le désir de vengeance, elle broie du noir, elle se bat pour sa sœur et elle. Toutes deux vivent dans une situation un peu précaire, une situation difficile, en collocation avec Kathy et bientôt Jojo. Deux adultes ayant passé le cap de la cinquantaine, un peu bourrus chacun à leur façon mais encore aimants, souriants et touchants. Puis quand Baptiste débarque, tout commence à partir un peu dans tous les sens ...

Il ne faut pas croire. Toutes les victimes d'accidents, d'handicap, de maladie, ne réagissent pas tous par le malheur, la dépression ou les idées noires. Cette phase est sans doute inévitable mais souvent, on en sort plus fort. Je ne dis pas savoir mieux que les autres ce que ces gens vivent, comme on en sort, comment on y survit. Loin de là. Je pense juste que ces gens-là qui se servent de ces tristes évènements pour vivre plus intensément sont, assurément, des héros. Ne peut-on pas qu'admirer leur force et leur volonté ? Ne peut-on pas qu'être touchés par la vie qui se dégage de ces êtres pourtant privés d'une part d'eux-même, parfois même d'un morceau de leur existence ?

Je ne peux donc pas m'empêcher de glisser dans cette chronique le roman  Nos étoiles contraires écrit par le fabuleux John Green. Je n'avais pas depuis cette été eu l'occasion d'en parler et pourtant ... je n'ai pas été autant comblé par ce roman que par l'inégalable Qui es-tu Alaska ?, mais je suis sorti bouleversé de cette histoire magnifique.
Ce qui m'a un peu gêné, c'est que ce roman ne semble pas aussi singulier que les autres. Quand on le lit, on a comme l'impression de lire un de ces romans légers mais non moins prenants qui sont de doux moments sentimentaux. C'est sans doute là finalement que réside toute la force du livre. C'est une histoire poignante sur le cancer, mais aussi une histoire d'amour délicieuse entre deux adolescents qui veulent grandir et aimer. Deux adolescents qui se battent pour rester en vie le plus longtemps possible, pour en profiter, pour vivre de tout leur être. John Green raconte une histoire de maladie à travers une touchante histoire d'amour. Et c'est réussi.

Zelda donc, malgré cet accident qui lui a coûté ses jambes et sa mobilité, est dotée d'une joie de vivre inébranlable, qui la pousse chaque jour à aller au bout d'elle-même. Une joie de vivre qui pousse aussi Julie jusque dans ses retranchements, et peut-être plus loin même. Car là réside l'ironie de l'histoire: la grande soeur Julie, bouleversée par le sort de la plus jeune, ne vit plus que dans la colère, le doute, les questions, l'envie de se venger. Il lui faudra apprendre à pardonner, ou au moins à vivre avec un poids difficile à supporter.

Une belle palette de personnages qui vont et viennent dans les sentiments qui nous habitent, incarnant joie et bonheur, tristesse et désespoir, colère et haine, douceur et tendresse, amour, passion. On ne lit pas leur histoire, on la vit. On s'attache à ces petits bouts d'existence qu'on laisse doucement s'échapper à la fin du roman. On les laisse s'en aller vers des jours meilleurs, le sourire au coin des lèvres et comme un léger nuage au creux du cœur.


Je n'ai pas de mots. Je n'ai plus aucun mot pour parler de ces quelques dizaines de pages qui m'ont été offertes par Sarbacane au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil la semaine dernière. Que dire sur cet éclat d'émotion ?

« Papa m’a dit 100 fois comment il fallait que je sois. Qu'un garçon, ça pleure pas, ça se laisse pas faire. »  Mais un homme, un humain, on ne lui impose pas ce qu'il est. Il le devient, sans même forcément le vouloir. Il ne sert à rien de se battre contre soi, il ne sert à rien de lutter contre sa nature. On ne peut être comme les autres voudraient qu'on soit. Parfois on a besoin de pleurer, parfois on ne peut pas se battre contre des plus forts que soi. Parfois, on ne peut rien faire d'autre que de se plier, et attendre que ça passe.
En vérité, ce genre de situation ne devrait pas exister. Un homme, quel qu'il soit, a besoin de soutien. De quelqu'un, ou quelques-uns, pour l'aider à franchir les obstacles de la vie. Ou, comme l'écrivait Timothée de Fombelle: "On vit des autres".
Le problème, c'est que le héros de court roman est seul. Il a sa meilleure amie pour l'aider à ne pas totalement sombrer, mais ce ne sont que deux mains pour le tirer hors d'un torrent. Celles qu'il lui faudrait, ce sont celles, puissantes et rassurantes, de son père. Ce père qui ne veut pas voir, pas accepter que son fils, il n'est pas comme les autres. Il est frêle, fragile, et "pédé".
Les mots sont durs. Aussi bien à prononcer qu'à recevoir. Voilà ce que veut nous insuffler A copier 100 fois. Mais il faut les utiliser pour que ça aille mieux. Parce qu'à garder ça pour soi, on se renferme sur soi-même, on s'efface et on s'effondre.

Ce texte est un déchirement. Deux mains qui s'agrippent désespérément à notre cœur pour avoir quelqu'un à qui parler, avec qui échanger, à qui s'accrocher pour s'en sortir. Deux mains qui nous broient d'émotion et nous empoignent jusqu'au bout de cette histoire d'encre et de papier à la résonance réelle douloureuse.
Papa m’a dit cent fois d’être un homme, et d’agir comme un homme. Oui mais Papa, lequel ? Je veux pas être comme Vincent, n’être fait que de bruits, de cris et de colère. Pourquoi tu m’apprends pas les mots, plutôt ? Les mots qui soulagent, les mots qui apaisent, je voudrais avoir les mots qui soignent, ceux qui ne laissent pas seul. Ceux qui ne me viennent pas quand les choses vont trop loin : « Arrête maintenant, arrêtez, c’est trop ». C’est ces mots-là Papa, que tu dois me donner la force de dire

SLPJ 2013 - Les bonnes lectures

Comme tous les ans, je vais me rendre cette année pour la sixième fois au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Vous pourrez d'ailleurs m'y retrouver du mercredi au dimanche ! Il se tient à Montreuil donc du mercredi 27 Novembre au lundi 2 Décembre. Le thème ? Les héros.
Alors que j'attends impatiemment le programme et que la liste des auteurs s'étoffe doucement, le site du salon vient de révéler une liste de plus de 200 bonnes lectures dans différentes catégories choisies dans les parutions de Nnovembre 2012 à Octobre 2013.
Voici donc ma petite sélection.

 Bientôt à l'honneur sur le blog, Animale est le dernier roman de Victor Dixen, cet auteur que j'adule pour sa saga Le cas Jack Spark.
Grâce à ses mots ensorcelants, son univers sombre mais ô combien séduisant et un tout neuf talent d’historien évident, Victor Dixen publie là un nouveau roman étonnant. Et bien que je recommande à tous l’inégalable Jack Spark, il prouve là encore que son talent est vaste et ne se limite pas qu’à un seul genre. Animale est une fois de plus un ouvrage riche et puissant, qui transporte le lecteur dans toute l’Europe. Un ouvrage qui montre que même dans les Ténèbres, se cache la plus grande des beautés.
 Revanche est mon dernier coup de ♥, qui m'a bouleversé au plus profond de moi-même ...
Cat Clarke, d’un bout à l’autre de ces 500 pages, balade le lecteur. Elle l’ébranle, le renverse, le secoue. Elle lui fait ressentir tout un tas d’émotion qui prennent tout entier. Elle l’accroche, elle le séduit avec des personnages attachants … ou au contraire repoussants. Elle ne cesse de le faire douter. (...) Ce roman n’en reste pas moins un immense coup de cœur. Une histoire qui m’a ravagé tout simplement. Une histoire qui, une fois terminée, laisse dans un état de choc. Cet état si particulier du lecteur dans lequel il ferme son livre. Murmure un truc tel que « Putain ». Et reste bouche bée.
Vous ne ressortirez pas indemne d’une telle lecture.

Frangine, dévoré cet été, est un petit bijou du genre. Un véritable coup de ♥, lui aussi.
Le style est doux et marquant, parfois lyrique et superbe, les personnages regorgent de vie, l’intrigue est passionnante et le tout est un livre qu’on ne veut plus lâcher. Un livre qu’on referme avec regret, un livre dont les personnages nous manqueront, un livre qui secoue. Un livre fait d’amour et de vie.

 
 Un livre de nouvelles que j'ai eu à mon anniversaire, en Janvier ... je n'en ai pas fait d'avis mais pourtant, il est marquant ce petit ouvrage d'un peu plus de 200 pages.
J'en garde un souvenir un peu .. cotonneux. C'était le weekend de mes 16 ans, j'étais malade (super.) et de temps en temps, avec toujours cette couverture sur les épaules, je me posais dans un fauteuil, sur mon lit, dans le canapé ... et je lisais une nouvelle. Parce qu'une fois qu'on a commencé, on ne peut plus s'arrêter.
Silhouette est un recueil de dix nouvelles à lire dans l'ordre. Parce que la dernière vient totalement renverser le lecteur. C'est un recueil sur l'Homme et ses ombres. Un recueil dérangeant, juste et très puissant. Un petit chef-d’œuvre de la nouvelle.

 J'ai connu Axl Cendres par son roman La drôle de vie de Bibow Bradley, ce roman à la Forrest Gump qui a séduit mon coeur de lecteur et remporté la pépite roman ado du salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil l'an dernier à égalité avec Doglands.
Ce nouveau roman, dévoré en une après-midi sur la plage, est le dernier né de l'imaginaire de cette auteur. Il est court, mais fort.
C'est l'histoire d'un garçon qui a vécu toute son enfance avec un père en prison. Alors là, face aux yeux d'Elsa, il revient en arrière pour raconter sa courte vie lorsque, adolescent, il se lance dans le sillage de son père, puisqu'il est tout tracé.
Un roman aussitôt placé sous le signe de la poésie, qui narre avec une construction réussie et prenante, la courte vie rocambolesque d'un enfant sans véritables repères. Court mais puissant, drôle mais touchant. ♥

 La première chose qui m'a frappé lorsque j'ai eu le livre entre les mains, cet été, c'est la beauté de l'objet. Couverture à rabats, épaisseur du papier, toucher, typographie... et l'illustration. Cette superbe illustration réalisée par Rebecca Dautremer.
Jonah est un enfant un peu particulier puisqu'il est né sans bras... en revanche, il est aussi né avec une joie de vivre extraordinaire, une enthousiasme contagieux, un rire irrésistible ... et de mystérieux pouvoirs qui vont attirer l'attention de forces potentiellement malveillantes ...
Le premier tome passionnant d'une saga qui s'annonce grandiose. Un style si doux, si beau. Des personnages si attachants. Un univers envoûtant.
 Zelda la rouge est ma lecture en cours. Mais Traverser la nuit de la même auteur a été le premier service de presse offert par Exprim' ... et le début d'une belle histoire d'amour entre cette collection qui est un énorme coup de ♥ dans son ensemble et moi.
Zelda la rouge c'est une histoire de vie dans laquelle se glisse parfois un peu de surnaturel qui semble cependant ... naturel. Zelda a 16 ans et est en fauteuil roulant. Julie est sa grande soeur et s'occupe d'elle. Zelda a une joie de vivre débordante. Julie se bat et est pleine de haine pour le responsable de l'accident de sa soeur, dont elle ignore l'identité.
Je n'ai lu qu'une petite centaine de pages, mais j'adore déjà. Le style, les personnages, l'histoire ... coup de ♥ en vue ?
L'une des dernières parutions de Gallimard Jeunesse, Une planète dans la tête est un roman écrit par une auteure dyslexique ... mais talentueuse !
Alors oui l'univers est un peu comme cette couverture: au premier abord difficile à cerner. Mais on comprend bien que la construction est réfléchie jusque dans le moindre détail et que le talent qui éclot peu à peu est époustouflant. Finalement, ça n'est qu'après avoir refermé le livre que j'ai compris, des heures plus tard, que cette histoire m'était indispensable, que les personnages manquaient et qu'avais besoin de relire le livre pour en cerner toute l'ampleur, fusse-t-il possible.

Des robots, la fin de l'humanité et un coup de ♥




                Ne perdons pas de temps, plantons le décor. Nous sommes dans le futur, un futur … pas si lointain que ça. L’humanité disparaît. Les raisons sont floues, mais on aperçoit une guerre nucléaire, des conflits non réglés, des armes chimiques. Une vision de notre avenir sombre, pessimiste peut-être … mais loin d’être absurde. Il suffirait de si peu pour que tout dérape et aille s’écraser contre le mur de la cruauté humaine. Il suffirait de si peu pour provoquer l’extinction de l’espèce humaine. Nous sommes dans ce contexte post-apocalyptique … et dans ce décor poussiéreux, en ruines et inquiétant, il y a quelques robots qui commencent à se rassembler … dans la même ville. Tous ont la même question en tête : pourquoi ?

                On s’accroche un peu difficilement aux premières lignes, mais juste aux premières lignes, le reste coule de source. Il a suffi de quelques pages pour que je sois captivé par cette histoire. Cette histoire que nous conte un robot, un « robot biblio ». Au-delà d’un style dissimulant une fascinante profondeur, il y a d’abord une maîtrise de la langue et du récit épatante. Loïc le Pallec est loin de se contenter de raconter une histoire, il la pousse à bout. Le robot analyse, réfléchit, met en lien ses données pour trouver le meilleur mot, la meilleure syntaxe … le meilleur style possible. Et même bien plus, les phrases, les dialogues, les échanges sont truffés de termes techniques se reportant à la robotique qui donnent au livre un charme particulier, qui colle des sourires sur le visage des lecteurs, qui témoigne du talent indéniable de cet auteur qui publie là son premier (et j’espère non le dernier !) roman. C’est là que réside la première connexion, euh … le premier lien entre No man’s land et son lecteur … déjà charmé. Ce lecteur qui va découvrir au fil des pages une intrigue rondement bien menée, un univers maîtrisé et bien ficelé et une histoire passionnante, touchante, étonnante.

 " - Ton inclination à la proximité entraîne une fluctuation de mes algorithmes qui mérite une analyse plus poussée !
- J'ai du mal à te décoder...
- En d'autres mots, un robot qui fait preuve de curiosité suscite automatiquement mon intérêt. (...) Il va falloir coordonner nos paramètres idiomatiques... Les multiples analogies de la langue ne rendent pas forcément la tâche facile... D'après mes estimations, cela ne devrait cependant pas nous empêcher d'établir un niveau de communication acceptable. Moi c'est Meph, et toi ?"

                Ces robots donc, dans les ruines d’un monde sans humains, se mettent à construire leur propre communauté. Chacun trouve sa place selon ses fonctions. On se choisit une maison. On l’aménage (pour les plus excentriques …), on se met petit à petit à suivre un rythme … humain. Travail, alimentation, recharge. Et parmi cela les rencontres, les moments passés ensemble, les évènements particuliers. Ces robots sont perdus. Ils sont soudainement plus que des êtres de ferrailles asservis aux humains, ils ont des responsabilités, des idées, des fonctions, des « chez-eux ». Une conscience, la pensée. Ils vivent. Ils ressentent.

"Je peux analyser des faits, tirer des conclusions; mais si je suis à présent en mesure de choisir, quels pourront être mes critères de sélection ?"

                C’est là que commence une réflexion très intéressante. La conscience en effet, amenant la pensée, l’interrogation, la réflexion, la raison, est-elle typiquement humaine ? Aussi ces radiations, ou que sais-je encore !, seraient –elles responsables de ce changement radical chez ces robots ? Et pour eux, comment apprendre à penser alors que leur existence avant cela n’a été que soumise à des fluctuations, des données, des chiffres ? On en vient à se demander si les robots peuvent vraiment ressentir. On en vient à se dire : et si les Hommes n’étaient pas si éloignés que cela de ces machines qu’ils ont créées de toutes pièces ?

                Les questions qui en découlent sont vertigineuses. Les robots s’interrogent sur leur propre existence, sur l’existence des humains, sur ce qui les lient. L’auteur en arrive alors à cette profonde conclusion. Et si les humains, à travers les robots, tentaient de reproduire le mystère de leur création ? Aussi si l’Homme ignore l’origine de son existence, et se perd dans sa recherche, dans ses guerres de religion, dans la science et la technologie, le robot, lui, connaissant son créateur et celui-ci ayant disparu, peut s’épanouir et construire, avec tous les autres, son utopie.
L'égocentrisme qui a conduit les humains à désavouer les principes mêmes de la vie demeure pour nous une énigme.
                Ces petits robots donc, tous différents mais qui se complètent à merveille, séduisent notre cœur de lecteur. Leur sensibilité est touchante, leurs relations attendrissantes, leurs caractères plus ou moins électriques mais leur intelligence bel et bien présente. C’est fascinant, excitant, exaltant ! Oui, je me suis terriblement attaché à ces êtres de métal qui font, parfois, mépriser l’Homme, bien que nous-mêmes en soyons. Archi devient notre meilleur ami, Meph est amusant, divertissant, et pétillant, Domo imposant mais doux, Eliza séduisante… Cet ensemble d’être désormais soudés, solidaires et même amis en viennent à petit à petit laisser de côté leurs Pourquoi. Pourquoi sommes-nous là ? Pourquoi avons-nous tous été attirés par cette ville ? Pourquoi pouvons-nous désormais penser ?
                Ne disait-on pas à l’Antiquité déjà « Errare humanum est » - « L’erreur est humaine » - ?
                Or nos protagonistes ne sont-ils pas des robots ?
 "En observant ce sequoia par exemple, je me suis dit qu'un arbre capable de vivre 3000 ans devait certainement avoir une perception temporelle très différente de celles des humains. Je me suis alors demandé quel genre de réponse cette créature aurait pu donner à la question suivante: que représente l'humanité pour vous ? Eh bien en admettant qu'il ait pu répondre bien sûr, je ne serais guère étonné qu'il ait considéré les hommes comme une vatiété de parasites, dont la ridicule espérance de vie se trouvait tout juste compensée par une prolifération rapide de l'espèce. Une bactérie dangereuse, capable de provoquer la fin de la lignée sylvestre."
                C’est sûr un final renversant que s’achève le roman. Je ne peux vous en dire plus, mais lorsque j’ai lu cet épilogue, je l’ai relu aussitôt, bouleversé, chamboulé, anéanti que j’étais. Comment pouvais-je me douter que ce roman allait me toucher à ce point, que sa fin allait avoir l’effet d’une gifle ?
                Un coup de poing oui. Une profondeur certaine. Une alarme aussi.
                On sort de ce texte différent. On a des questions plein la tête, des émotions plein le cœur, et des larmes et des étoiles dans les yeux.
                On a dans les mains un chef-d’œuvre.

 "Où est le problème ?! Meph, le problème est que ça me déstabilise complètement ! Quand je me trouve en sa présence, j'ai l'impression que plus aucun de mes paramètres n'est fiable. Mon cerveau est plein d'oscillations de fluctuations que je n'arrive pas à analyser..."
Notre sélection sciences à l'ombre du grand arbre ...
Toujours à l'ombre: une interview de Tibo Bérard, directeur de la collection et tous nos liens Exprim' !
Ma propre interview de Tibo
Les chroniques de Sophie et Céline
Et le blog de l'auteur ... Un blog, Lightbulb15. Un projet, participatif, artistique, cinématographique.(♫)


Un Dimanche studieux

 

 J'ai beau essayer de me créer un planning, essayer de me trouver du temps pour le blog ... j'ai un peu de mal à jongler entre la lecture (mon rythme a baissé ...) et les cours ! Mon emploi du temps est assez lourd, j'ai cours de piano tous les jeudis, et les profs ne lésinent pas sur la quantité de devoirs: les joies de la Terminale ! Je suis assez fatigué, mais quand même je m'amuse bien, j'ai repris le théâtre, et la philo (avec un prof drôle et passionnant), j'adore !
Je prends donc le temps de vous poster un billet entre un peu de geekage (faut pas se leurrer, je ne fais pas que bosser. PAS BIEN  NATHAN) et mes devoirs !

Après avoir fini le second tome d'Angela (ma chronique du tome 1 par ici, et le tome 3 vient de sortir !), je me suis attaqué au Domaine des Murmures de Carole Martinez que je vais (à nouveau) rencontrer au salon du livre poche de Gradignan début Octobre ! Je suis étonnamment surpris par ce roman qui se veut dans le fond une superbe réflexion sur la religion. Quant à la forme, on a au creux de l'oreille des mots chuchotés par une voix du passé, qui nous livre son histoire comme un conte dans un coin de la nuit. Des chroniques viendront rapidement, je l'espère du moins.
A part cela, j'en profite pour vous parler un peu de mes lectures pour les cours. J'ai du lire (et vais le relire encore encore par morceaux ou en entier jusqu'au bac) pour le cours de Littérature la pièce Lorenzaccio de Musset. Cette pièce de théâtre écrite en 1834 raconte l'histoire du meurtre d'Alexandre de Medicis par Lorenzo de Medicis en 1537. L'idée de cette oeuvre a été glissé à l'oreille de son auteur par George Sand et n'a été représenté qu'à la fin du siècle, après la mort d'Alfred de Musset qui avait été dégoûté du théâtre après la représentation, mal accueillie, de Nuit vénitienne. Cette oeuvre m'a beaucoup surpris tant elle s'éloigne de ce que j'ai pu lire ou voir jusque là. Elle ne respecte en rien la règle des trois unités: unité de temps (l'intrigue se déroule sur une semaine), unité de lieu (le décor change à chaque scène), unité d'action (on a au moins 3 intrigues qui s'entremêlent !). Cette profusion et cette diversité sont un peu difficiles à suivre au premier acte, mais je me suis finalement pris au jeu, et c'est agréable, et plus prenant, de voir les personnages, intrigues ou lieux changer souvent. L'histoire se tisse par flashs sur tel ou tel échange, action, intrigue. La pièce se lit donc assez facilement, et le style de Musset est très beau. Une jolie découverte théâtrale !

Enfin, je me suis rappelé ne pas m'être occupé des résultats du concours de la rentrée ! Vous n'avez été que 7 à participer ... et 4 à trouver la bonne réponse: le héros de mon enfance, celui qui a bouleversé toute ma vie de lecteur, en effet, c'est Tobie Lolness. ♥
Je félicite donc la gagnante ...

(je commence à me demander si elle ne pirate pas mon blog à chaque concours !)

Mais je félicite aussi tous les participants, et notamment Vavi Bouquine, une nouvelle sur la blogosphère ! Elle a un petit univers que j'aime beaucoup ... et une histoire passionnante quant au pourquoi de sa participation ! (désolé pour ton lapin.)
Ce n'est pas ma faute.
Tout a commencé quand il m'a menacé d'égorger mon lapin si je ne le lui ramenais pas ce document...
Je vous explique ?

Je disais donc... Tout a commencé la semaine dernière, dans le train en rentrant de Grenoble. Je savais pourtant que j'aurais dû me méfier d'un grand barbu en chemise en flanelle, qui lisait un polar suédois en version originale. Mais j'étais fatiguée, et trop prise par ma discussion avec une amie et mon frère.
Inconsciente que je suis...
En fait, tout s'est enchaîné très vite. Il y a d'abord eu mon frère, qui est parti en quête du wagon restaurant. Et, dans un même élan, l'amie qui voyageait avec nous s'est rendue aux toilette. Voilà comment la moitié de notre carrée s'est retrouvée vidée, me laissant seule face à cet étrange personnage.
Il a alors levé les yeux de son livre et m'a lancé, négligemment.
"Si tu tiens à votre lapin, tu as deux mois."
Et, devant mon air éberlué et mon manque total de réaction, il a ajouté :
"Je sais qui tu es. Où tu habites. Quel lycée tu fréquentes. La liste complète de tes allergies. Ta marque de bonbons préférée. Et aussi, je connais ton lapin..."
Je suis devenue livide.
"Que voulez-vous exactement ?
- Oh... Rien de très compliqué !"
Et c'est ainsi que moi, Vavi, seize ans, me suis retrouvée empêtrée dans une merde noire, si vous me passez le mot !

S'il vous plaît. Aidez-moi. Pour l'amour d'une petite boule de poils, si jeune et si fragile... Ne laissez pas mourir un animal innocent.

De l'importance de la rentrée dans nos vies


 Ca y est, c’est la rentrée ! Encore deux mois qui se sont écoulés à la vitesse grand V, à oublier tout ce qu’on a appris l’année passée, à fêter les bonnes premières notes du BAC, à prendre du bon temps, à voir des amis, la famille. Deux mois à ne plus penser au lycée, aux devoirs, à mettre le cerveau en veille et refouler le bac dans un coin du cerveau. Deux mois pour s’amuser, se reposer, créer, découvrir, voyager aux quatre coins de la France, voire aux quatre coins du monde pour certains. Moi qui n’ai jamais le temps de m’ennuyer, je suis toujours étonné à quel point ça passe vite. Et je reste fasciné par cet aspect étrange que prend le temps. Les deux mois s’écoulent aussi vite qu’un sablier brisé et pourtant, arrivé au seuil de la rentrée, on a l’impression que ça fait des années qu’on a pas revu le lycée, les profs, les amis, les devoirs et la routine rassurante des cours. Comme quoi le temps reste une notion abstraite qui gardera sans doute à jamais ces mystères. Et c’est ce qui le rend beau non ?

Toujours est-il que la rentrée ça veut dire beaucoup de chose pour tout le monde. La rentrée c’est d’abord les retrouvailles, les étreintes de ses amis qu’on n’a pas vu pour beaucoup depuis deux mois. Cette petite excitation du renouveau : les emplois du temps, les profs, les cours… Et la rentrée c’est l’odeur du neuf. Les trousses, les stylos, les cahiers, les agendas soigneusement choisis ou personnalisés, les sacs à sélectionner sans erreur, les cahiers, les classeurs, les trieurs encore vides de savoir et de poids, tous ces objets qui sont encore en parfait état et qu’on retrouvera dans quelques mois au fond des poubelles, en lambeaux. Tous ces objets qu’on se plaît encore à ranger mais qui deviendront vite l’origine des soucis, des déprimes, des colères et des prises de tête ! Tous ces objets qui sont au centre des campagnes publicitaires tape-à-l’œil qui se multiplient dans tout le pays. Les nouveaux gadgets Maped, les promos de la rentrée, les occasions à ne pas rater ! Ces panneaux colorés à grands coups de bas prix qui se retrouveront vite broyés et le rayon Rentrée se réduira avant de ne devenir dans les magasins qu’une allée tombée dans l’oubli, bien vite remplacée par de nouvelles publicités, de nouveaux évènements, de nouveaux rayons. Les déguisements et décorations d’Halloween, les premiers catalogues de Noël qui arrivent parfois dès octobre… et c’est reparti pour l’inlassable cycle du marketing !

Et si c’est l’occasion pour les éditeurs de faire paraître pour les enfants tous ces albums à propos de personnages qui font leur rentrée, que ça soit Trotro, Tchoupi, Petit ours brun ou tout autre inconnu auxquels les petits élèves pourront s’attacher, la rentrée apparaît aussi parfois dans les romans pour adolescents mais de façon moins focalisée et est l’occasion pour les auteurs d’aborder des thèmes divers.

J’ai choisi de vous parler de trois romans qui m’ont marqué cet été, pour tous les âges et notamment des collégiens aux étudiants, même si selon moi, la lecture n’a pas d’âge… Peut-être avez-vous déjà entendu parler, et si vous suivez mon blog nul doute que c’est le cas, de l’auteur Susin Nielsen qui a déjà su prouver avec deux romans qu’elle a tout d’une grande auteur pour la jeunesse. Avec son ton léger et une certaine profondeur derrière, elle traite du divorce, des familles recomposées, des amitiés qui vont au-delà des différences, des préjugés.

RENTREE LITTERAIRE JEUNESSE

Dans son nouveau roman, le dernier paru au Canada et le dernier traduit en France, Le journal malgré lui d’Henry K. Larsen, il est question de diverses thématiques. Le roman se construit sous la forme du journal d’Henry qui l’a commencé sous les conseils de son psy bien que, comme il le répète, il n’en ait pas envie. Le ton est léger et sincère, et le personnage livre là ses réflexions, le récit de son quotidien, ses impressions sur ce psy un peu miteux, ses voisins ridicules, ces élèves ringards auxquels il ne veut pas se mêler. Susin Nielsen met là en avant les points les plus sombres du collège… Je ne garde pas de mauvais souvenirs de mes années collège, qui furent géniales, seulement je me rappelle bien aussi des moqueries que j’ai pu essuyées du fait que j’avais de très bonnes notes, que j’étais tout le temps fourré au CDI et que j’avais toujours un livre dans mon sac. Et je me rends bien compte, notamment au cours de mes lectures, que certains élèves endurent de façon parfois plus violente la cruauté enfantine. Du coup, l’auteur a pour personnages des élèves rejetés pour leurs goûts différents, leurs apparences, leur « ringardise » en somme. Ce sujet m’a particulièrement touché, et l’intrigue est rondement bien menée. Finalement, qui est le plus mature ? Le jeune garçon qui est encore à fond dans les émissions de catch ou la brute qui doit sa popularité aux vêtements qu’il porte, aux musiques qu’il écoute, et à sa carrure imposante ? C’est cette réflexion qui m’a intéressé.
Mais bien sûr, le roman est plus riche que cela. Puisqu’Henry a connu cette violence d’assez près. Dès le début du roman, il parle de CA, cet évènement dont on ne sait rien, dont il refuse de parler, et qui a brisé sa famille. On va petit à petit apprendre de quoi il est question au fil des confidences d’Henry, de ses discussions avec son psy. Un roman brillant aux personnages très touchants.
Susin Nielsen y livre là sa vision du collège, de l’amitié, de la famille. Elle construit avec talent une histoire bouleversante où il est question de violence, mais aussi des petits bonheurs de la vie ; serrer sa maman contre son cœur, regarder une émission de catch avec un plateau repas, passer de bons moments avec son papa, jouer aux jeux-vidéos avec son meilleur pote. Grandir.

« Le collège, ça change tout. Quand on est petit, on peut se balader tant qu’on veut la braguette ouverte. On peut dire aux gens toutes les choses bizarres que l’on sait. On peut chanter en public. On peut aller au parc avec un collant blanc par-dessus son pantalon et se prendre pour Le Danois ou n’importe quel champion de la Ligue planétaire de catch. Je le sais, parce que Jess et moi le faisions tout le temps, avant. Mais quand on grandit, tout change. »

En tout cas, je ne cesse de me dire qu’à côté du lycée, je ne retournerais au collège pour rien au monde. J’ai vraiment l’impression de vivre à fond depuis que je suis entré en seconde. Le temps s’écoule bien plus vite qu’avant, mais il y a le théâtre, les amis, les découvertes, les chemins qui se tracent devant moi. Encore faut-il choisir le bon ; mais je peux me tromper. J’ai encore le temps. Il y a toujours ce moment où on arrive au plus haut niveau –avant de dégringoler au plus bas d’ailleurs. Les CM2, les grands de la récréation ; les 3è, qui passent dans la cour supérieure du lycée ; les Terminale, qui sont, d’un œil plus jeune, grands, un peu plus vieux, plus matures peut-être. Et puis d’un coup tu finis ton année de première, tu passes les premières épreuves du bac et là c’est toi le Terminale. Mais pas grand chose n’a changé, tu es juste toi, tu ne te sens pas particulièrement plus grand, tu es juste toi aux portes d’une dernière année de lycée au bout de laquelle il y a le bac. Au bout de laquelle il y a, encore, des adieux.

14€90 - 264 pages
Je vais en outre vous parler d’un roman qui a aussi su beaucoup me toucher. Sur ce blog, vous avez aussi beaucoup entendu parler du salon du livre de Montreuil où je me rends tous les ans, et surtout de la collection Exprim’, qui, à chacun de ses romans, me surprend beaucoup, me ravit, m’éblouit de sa qualité littéraire. Quelle est le point commun entre les deux ? Il s’agit du roman Frangine, de Marion Brunet, paru au printemps 2013 et qui est sélectionné pour les Pépites des romans 2013 du salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Aucune surprise là-dessus puisque ce texte, en effet, est une pépite.
Le personnage principal, Joachim, entre en Terminale. Forcément je me suis senti assez proche de lui et l’ai tout de suite adoré, ce grand gaillard attendrissant qui est lumineux, énergique et plein d’amour pour sa famille. Avec lui, il y a ses deux mères, et sa petite sœur, sa frangine Pauline qui entre en seconde et qui va se retrouver confrontée à la cruauté de ses camarades. Là encore on a affaire avec la moquerie, la violence –verbale cette fois ci–, les moments durs de l’école. Je n’ai pas vraiment rejoint l’opinion de l’auteur sur le lycée puisque j’y vis en effet de superbes moments, cependant j’ai accroché avec une facilité déconcertante à l’histoire de Joachim et de sa petite sœur confrontés à l’homophobie, l’incompréhension des autres devant leur famille différente des autres. Le personnage de Pauline était vraiment touchant, tout comme le couple « Maman-Maline », et c’est au travers du regard de son grand frère qu’on suit sa fragile évolution.
Le style est doux et marquant, parfois lyrique et superbe, les personnages regorgent de vie, l’intrigue est passionnante et le tout est un livre qu’on ne veut plus lâcher. Un livre qu’on referme avec regret, un livre dont les personnages nous manqueront, un livre qui secoue. Un livre fait d’amour et de vie.

« Quand on a une vie différente, on prend ces risques-là : rejets, ruptures, critiques. On peut regretter, se cacher dans un trou. Ou alors on décide d’être bien, on se bat, on mène la vie qu’on veut, la vie comme on l’aime. »

Comment aborder finalement le dernier ouvrage dont j’aimerais vous parler dans cette longue chronique dont vous n’aurez, je l’espère, pas décrochée ? Comment parler avec justesse d’un livre qui vous a bouleversé au plus profond de vous ? Qui es-tu Alaska ? est le premier roman du renommé (et cela se comprend) John Green. Un roman que Karine m’a offert lors d’un swap, et je lui en suis tant reconnaissant …
7€75 - 416 pages
Qui es-tu Alaska ? n’a, en son intrigue, rien de bien extraordinaire. Il est juste question de Miles Halter, un jeune étudiant, qui part dans la même pension qu’a fréquentée son père, loin de chez lui, loin de son ancien lycée où il ne connaissait pas grand monde de toutes façons. Là, il veut se cogner à la vie. Il veut connaître toutes ces expériences qui forgent la jeunesse. Et c’est ce qu’il va advenir. L’alcool, la drogue, le sexe aussi, et peut-être bien l’amitié. L’amour. A un point qu’il ne l’avait pas imaginé.
Qui es-tu Alaska ? est un roman renversant. J’ai retrouvé un plaisir de lecture comme cela ne m’arrive que pour mes plus grands coups de cœur. J’ai tourné les pages sans m’en rendre compte. J’en ai avalé les 400 avec une avidité phénoménale. J’ai pour la première fois connu les plaisirs de la lecture sous la couverture à la lueur d’une lampe torche. J’ai vibré pour le touchant Miles et ses amis non moins attachants. J’ai cherché moi aussi à percer le mystère d’Alaska… en vain. Les plus belles choses restent les plus mystérieuses. Je ne remercierai jamais assez John Green de m’avoir offert un si beau moment de lecture, un moment si intense, si fort, si émouvant.
Qui es-tu Alaska ? est un grand roman où brille tout l’art de l’auteur : la légèreté, la profondeur, et la vie telle qu’elle est. Un roman que tous les adolescents devraient lire.

« François Rabelais, le poète, a dit sur son lit de mort : « Je pars en quête d’un Grand Peut-Être. » Voilà ma raison. Je ne veux pas attendre d’être mort pour partir en quête d’un Grand Peut-Être. »

La rentrée c’est un peu tout ça. C’est l’angoisse, un peu d’obscurité, les durs moments de la vie mais aussi un nouveau départ, de nouveaux lieux, de nouvelles rencontres, des découvertes. C’est un pas vers l’avant. C’est grandir.
Pour nous, lecteurs, la rentrée c’est aussi la rentrée littéraire, une profusion de nouveaux romans.
Et pour moi, blogueur, un nouveau tournant.
Mon blog a beaucoup évolué depuis sa création. Il a changé de plateforme, il a de nombreuses fois changé de design, il a pris de nouvelles directions. Les articles ont changé, grandi, muri ? … Le plus grand tournant qu’il a connu fut sans doute celui de l’année dernière, cette nouvelle formule plus proche de moi, plus libre.
Et cette année j’ai encore besoin de changer. J’ai besoin de retrouver un plus grand plaisir à gérer ce blog. J’ai besoin de mieux m’organiser pour ne pas m’y perdre et rester régulier. Oui j’ai besoin d’une énergie toute neuve et débordante, d’un tas d’idées et de bonnes résolutions ! J’ai besoin d’écrire des articles comme celui-là, plus pro peut-être, plus personnels.
On dit qu’à l’adolescence on se cherche. On dit qu’à 16 ans, c’est encore l’âge de tous les changements. On attend de trouver qui on est. On attend de savoir ce qu’on va devenir. Alors peut-être mon blog est-il l’image de ce que je suis ? Peut-être que mon blog aussi a besoin de changement, de se chercher, de se trouver. Peut-être que je me rapproche chaque fois un peu plus de ce que mon blog se destine à devenir.



Toujours est-il qu’aujourd’hui je suis fier de vous annoncer que mon blog fait sa rentrée. Je suis fier de vous dévoiler sa nouvelle apparence, toujours dans le même esprit, mais plus moderne, neuve, changée. Je suis fier de mettre en place une navigation simplifiée (cf les menus déroulants !). Je suis fier de vous faire lire cet article, que j’espère vous apprécierez, et qui vous montre un peu ce que j’ai envie d’écrire à présent : des chroniques sur les livres, mais pas que.

Je vous souhaite une superbe rentrée, une bonne visite sur ce blog tout neuf, et de belles lectures, bien entendu.

CONCOURS
Pour fêter tout ça ... et vous consoler de la rentrée !