Les Effacés, saga incontournable !



            Il a suffi de lire le premier tome pour que je devienne fan de la saga Les Effacés ! Il faut dire que quand ça dEraille, ça Decolle, ça court, ça part dans tous les sens, ça explose, ça saute, ça se deglingue … le lecteur ne fait rien d’autre qu’être pris dans l’action du bouquin irrémédiablement ! Et ce tome 2 n’a fait en aucun cas exception à la règle.
            Voyez bien la scène, fermez les yeux … enfin non, sinon vous pourrez plus lire, fermez les yeux intérieurement (oui je m’embrouille), et imaginez : je prends le bouquin, heureux d’avoir enfin pu me donner du temps pour dévorer ce tome 2 !, pris d’un sentiment de culpabilité de ne m’y mettre que maintenant !, incompréhensif d’avoir seulement PU attendre après le cliff-hanger du tome 1 et l’addiction pour cette série … je suis dans cet état d’esprit, excité, lis le prologue et PAF. PAF je suis drogué ! Bah oui, voyons les choses en face : tu commences un bouquin, tu adores dès les premières pages et tu VEUX absolument lire la suite, on peut dire que c’est de la drogue … non ?
Enfin bref.
Après ça, il y a cette petite voix insupportable que vous détestez sans doute TOUS et que j’ai maintes fois eu envie d’étrangler qui est venue pointer le bout de son auréole pour me dire : Nathan, il te reste un peu plus dune semaine de cours avant le bac, alors lache ce roman divertissant pour commencer directement Le rapport de Brodeck qui est dans ta liste pour loral CESTBIENCOMPRIS ?!
Que de violence…
Enfin bref, j’ai donc pu continuer quelques jours plus tard ce second tome… trépidant !

            Pour cette nouvelle aventure, Bertrand Puard nous amène dans le monde complexe et tendu de la haute finance … en plein cœur d’une affaire mystérieuse qui met dans son chaudron des doigts coupés, des personnalités politiques en pleine campagne présidentielle, des financiers sans scrupules, des célébrités jeunes, riches et sexy, une bonne dose de stress, d’adrénaline et de rebondissements ! Telle est la recette de tout bon tome des Effacés, de tout bon roman d’espionnage ! Et Bertrand Puard l’a bien compris ! Il manie ce genre à la perfection, mais attention, ne nous détrompons pas, il le dit lui-même : « Je ne veux pas cataloguer les Effacés car ce n’est pas seulement un roman d’espionnage, ni un policier… C’est tout d’abord une aventure, celle des Effacés, un groupe qui enquête sur les dérèglements de notre monde, sur les abus des puissants… ». Voilà le résumé le plus concis mais pertinent de la série.

            Le prologue dont je vous parlais immisce le lecteur dans le quotidien d’un adolescent surdoué … et la risée de sa classe, aussitôt perturbé par le Krach, pardon le crash, d’un avion ! Ou comment avoir l’art de décrire avec précision et efficacité la banalité d’un collégien tout en l’étoffant de détails inédits (le calcul savant réalisé en quelques secondes par l’élève en question par exemple) et en le détruisant par une bonne dose d’action ! Et accrochez-vous bien car tout le roman est comme ça !
            Bertrand Puard possède en effet un style dont la principale qualité est une capacité de description et de narration implacables : le lecteur est accroché à son bouquin, et vous pouvez toujours tirez dessus pour le lui arracher, il ne voudra pas s’en séparer ! Il manie les mots avec talent, les allie avec brio, et hypnotise son lectorat…

            Sans oublier qu’un bon roman, c’est aussi de bons personnages. J’ai cependant l’impression qu’ils passent parfois au second plan dans Les Effacés, bien qu’ils soient de toute façon ceux sans qui rien ne serait possible. En outre, les courts moments de chamaillerie, sympathies, compassions… sont une véritable bouffée de légèreté, comme la relation électrique et tendre entre Mandragore et Neil, mais on en manque parfois un peu ! Quant aux petits mystères et indices lâchés ça et là … c’est fort intriguant et on se languit d’en savoir plus !

            Ca oui, Bertrand Puard compte aussi parmi ses cordes un art du suspense inégalable ! Il distille les informations, surprend le lecteur par des retournements de situation inattendus, le met sur les nerfs avec des cliff-hangers (oui, encore pour ce second tome !) intenables, et quand la vérité éclatera, les conséquences seront monstrueuses.

            Vous l’aurez compris, la saga Les Effacés est incontournable. Je n’hésiterais pas à dire que c’est une version française plus soft de la saga anglaise CHERUB, mais pour autant pas moins diablement efficace. Bertrand Puard est un auteur en qui on retrouve bon nombre de qualités littéraires. Avec un vocabulaire riche et un art de manier les mots, le suspense, son intrigue et ses personnages, il dresse là un nouveau portrait de notre société sous un de ses plus complexes aspects : l’économie. Son roman n’en reste pas d’une fluidité addictive, et d’un intérêt certain par sa facilité de compréhension.
Puissamment passionnant, incontestablement intense.

3 commentaires:

Safran a dit…

Une chronique enthousiaste ! Et tu sais jouer sur les mots, la typographie, les couleurs et le langage pour intéresser ton lectorat... les qualités d'un écrivain ! :)

cyru cyru a dit…

j'adore la série, j'ai terminé les 5 tomes, vivement le 6 -

Sarah-dreameuse a dit…

Très intéressant cette chronique ;).

Bon tu m'a donné envie de lire cette série ;).

A bientôt ;).

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