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Ne soyons pas comme des images.


Un moment de lecture en compagnie d'une adorable Souris ♥
            Comme des images, annonce sur une couverture lumineuse, épurée, attirante, avec un air futuriste non négligeable un titre imposant qui s’efface doucement. Comme un cri cependant fragile, transparent, non affirmé. Peut-être tient-on là l’essentiel du livre. En un titre seulement, une couverture, le talent graphique de la collection. 
En dessous deux jeunes filles, quasiment identique, des jumelles, certainement. 
Et en quatrième de couverture, en annonce, en introduction, en phrase d’accroche, ces quelques mots : « Il etait une fois … des ados sages comme des images. » 

Il etait une fois. 
            Un conte ? Vraiment ? Alors que tout semble nous annoncer le récit quotidien d’une bande d’ados. Alors que tout semble évoquer la technologie, la modernité. Alors qu’on n’a pas l’impression de laisser place là aux histoires. Et encore moins aux contes, dans leurs récits merveilleux et plein de rêves.
           Eh bien justement. Des ados sages comme des images nous dit-on. Alors qu’il y a derrière les relations souvent cruelles entre ces adolescents. Alors qu’il y a la concurrence ici, les moqueries, le harcèlement parfois, alors qu’il y a bientôt pour Léopoldine, la honte d’une vidéo dévastatrice publiée sur le net.
            Un conte en effet n’est-il pas comme un mythe le récit passionnant d’aventures palpitantes dénonçant malgré tout un défaut de notre société ou de la vie humaine ?
  
            On ressent. Beaucoup. 
            Il y a l’attachement presque désespéré de la narratrice – qui ne porte pas de nom, à laquelle on s’attache, à laquelle on s’identifie donc, qui pourrait être n’importe qui – pour Léopoldine. Si elle le lâche, elle n’a plus ce modèle, elle n’a plus cette amitié, elle admet aussi qu’elle s’est peut-être trompée, que Léopoldine n’est peut-être pas cette formidable amie qu’elle a depuis la sixième.
             Il y a cette Léo, qui devient la risée du lycée et nous on comprend, et nous on compatit, et nous on a pitié, et nous on voit tout, et nous on souffre pour elle. 
            Il y a Timothée quand même, parce que ce garçon est aussi victime, bien que coupable. 
            Et enfin et surtout il y a Iseult. Artiste, ombre, jumelle effacée dans l’ombre de sa sœur, jumelle touchante et bien plus attachante que tout autre personnage. 
            Que se tisse-t-il vraiment entre tous ces personnages ? Que ressort-il vraiment de ce récit fluide, qui entraîne le lecteur dans une lecture passionnante, ce genre de lecture dont on semble ne pas voir les pages se tourner, ce genre de lecture qu’on ne veut pas arrêter – « allez un chapitre et j’arrête » - ce genre de lectures aussi entrecoupée de sortes d’ « extras », de compléments : commentaires YouTube, conversation Facebook … 
            Quel message finalement vient percuter le lecteur de plein fouet ?
  
            On comprend oui.
           Que l’attachement de la narratrice est bien vain. Qu’elle accordait reconnaissance à ce qui n’était qu’un modèle à suivre. 
            Que l’amitié parfois peut tromper.
           Que celle-ci et amour se mélangent et on ne sait plus vraiment où on est. 
            Que Timothée aussi s’est laissé abusé. 
            Qu’Iseult peut-être touche la vérité et c’est peut-être la seule.
  
            Parce que Léo est une image qui la manipule pour abuser sans les autres, sans forcément le vouloir, sans particulière méchanceté, parce qu’elle a fait croire, espérer, aimer et parce qu’elle en a eu marre et elle a voulu changer, passer à autre, chose, elle l’a fait comme si elle avait juste fait un clic rageur. 
            Parce qu’on fonde tout notre univers sur des mots qu’on croit adéquats, parce qu’on appelle ça amitié, et parce qu’on appelle ça amour, parce que quand ça sort des cases c’est différent et c’est rejeté. Parce que quand ça s’effondre on reconsolide mais c’est toujours aussi fragile jusqu’à la prochaine chute. Parce que les sentiments ne sont pas des images, ils sont vrais, ils sont tout, mais on les enfouit sous une couche pour les dissimuler. 
            Parce que là-dedans Iseult elle est dans le vrai. Elle n’est pas derrière une image, elle est juste une adolescente qui cherche à se construire et donc est fragile et vulnérable dans cette longue quête. Elle s’enferme peut-être un peu mais sur elle-même, sur elle-même seulement. 
            Parce que Léo est une image, comme un cri cependant fragile, transparent parce que le vide derrière, non affirmé, aussi volubile que ses désirs et ses envies.
  
            Un livre sur les réseaux sociaux, oui, parce que c’est là qu’on se crée nos plus forte images, parce qu’on y affiche ce qu’on veut alors que dans la réalité il reste nos visages, notre façons d’être, nos sentiments qui débordent parfois malgré tout. 
            Mais un livre sur l’apparence avant tout, sur ce qu’on laisse voir et ce qu’on dissimule. Un livre puissant, juste, touchant, qui s’avale d’une traite et ne laisse malgré tout pas indemne.
  
            Et qui rappelle inévitablement Revanche. 
            Ce garçon homosexuel qui le cachait, mais cela fut soudainement, brutalement révélé à tout le lycée, par internet. On lui crée une image dont il ne veut pas mais dont il ne pourra pas se débarrasser et sous celle-ci il étouffe.
             
            J’espère donc que ce blog n’est pas une image parce que je l’espère sincère et juste et moi. 
            J’espère que ce roman vous plaira, j’espère que vous prendrez du coup aussi l’occasion de découvrir Revanche. 
            J’espère que vous et moi vivrons sans être des images, juste nous encore et toujours et osons le, soyons nous-mêmes.

[EVENEMENT] (Re)lecture commune de 16 Lunes - Kami Garcia et Margaret Stohl


L'idée m'est venue comme ça, dans l'après-midi ... alors je me suis dit pourquoi pas ? L'idée c'est de faire découvrir le livre à ceux qui ne connaissent pas mais aussi pour ceux qui n'auraient pas le temps et/ou voudraient faire une lecture originale (et ô combien une torture de ce livre !). C'est aussi l'occasion pour les fans (comme moi) de le relire ! Avant le film qui plus est ! Et pourquoi avant le film ? Eh bien pour la bonne et simple raison que le principe est le suivant !

 Vous savez peut-être que le livre est découpé en chapitres et chaque chapitre correspond à une date (plusieurs chapitres peuvent correspondre à la même date) ! Je vous propose alors de ... 
Lire chaque chapitre le jour qui lui est attribué

Cela créera aussi une sorte de feuilleton dont vous attendrez impatiemment la suite ...

  • Les détails:
  •  La lecture commence dès maintenant (la première date est le 2 septembre) et se termine le 12 février (2 jours avant la sortie américaine du film et à peu près un mois avant celle en France (6 mars).
  • Vous devez avoir lu à chaque nouvelle date le chapitre précédent. Vous devez donc lire tous les chapitres du 2 septembre avant le suivant: le 11 septembre.
  • Vous pouvez vous inscrire ici, en commentaire, en précisant votre pseudo, et un blog si vous en avez un, vous devrez dans ce cas mettre la bannière quelque part sur votre blog (pourquoi pas présenter le projet) et rédiger un avis à la fin (non ... ?)
  • Même si la lecture est entamé vous pouvez vous incruster mais bon ... ça serait différent ! :)
  • Je listerais ci-dessous les participants !
  • Bonne lecture !!
Participants:
Alors vous aimez ?
Que vous participiez ou non n'hésitez pas à partager !

[CHRONIQUE] Théa pour l'éternité de Florence Hinckel

Coup de ♥

Théa pour l'éternité
de Florence Hinckel
à 15€50
chez Syros
collection Soon
224 pages

Théa est secrètement amoureuse de Théo, son voisin et meilleur ami d’enfance, qui lui préfère la pom-pom girl du lycée. Théa vit seule avec sa mère, une ancienne présentatrice de télévision obnubilée par le souci de paraître jeune. Théa a l’impression que le temps passe trop vite et que les promesses de l’enfance sont déjà loin. Alors, quand le professeur Jones lui propose d’être le plus jeune cobaye d'un programme visant à stopper le vieillissement, Théa se dit que c’est une chance unique qui s’offre à elle.
 
Un rêve qui fascine depuis toujours l’être humain : accéder à la jeunesse éternelle. Le destin hors normes d'une héroïne qui a franchi la limite interdite. Un roman déroutant d'une évidente actualité.

                J’ai été très heureux de recevoir Théa pour l’éternité ! J’en remercie d’ailleurs vivement l’édition et Véronique –l’attachée presse- pour cela. Si je n’ai lu que le dyptique de Claire Gratias (le signe de K1) et donc maintenant cet unique roman ; je dois dire que j’apprécie beaucoup la collection Soon et ses histoires futuristes ! J’ai adoré Théa oui. Un livre très fort dont je vais m’empresser de vous parler !

                Il est vrai que l’histoire pourrait être plus futuriste que ce dont à quoi on pourrait s’attendre et c’est d’ailleurs un point qui a dérangé Tom. Moi pas du tout ! L’univers futuriste, c’est ce médicament miracle. Il n’y a pas besoin de technologies, de quelconque point dystopique pour plaire aux jeunes. Pour moi ça a marché. C’est un avenir proche qui est dépeint là, et donc peu différent d’aujourd’hui.

                L’histoire que l’on découvre au début du roman est tout ce qu’il y a de plus banale. On est au lycée. C’est un autre point qu’aborde Tom dans sa chronique, il est vrai qu’on a parfois plus l’impression d’être au collège. Mais encore cela ne m’a pas gêné ! On est dans des intrigues amoureuses et amicales qui m’ont parues crédibles et intéressantes. Moi qui aime bien ce genre d’histoire j’ai été comblé avec celle de Théa et de Théo … Elle est touchante et est au cœur de l’intrigue à sa façon. Au début de ce roman, on découvre aussi la situation familiale du personnage principal et notamment sa mère qui vit dans la crainte de vieillir …

                La quatrième de couverture vous le fait découvrir : vous allez être plongé au cœur d’une expérience à échelle humaine où Théa va prendre un traitement qui l’empêchera de vieillir. Ce choix est à l’origine de bien des choses qu’on voit arriver. Ce choix m’a terrorisé dès le début. Je me disais que c’était une mauvaise idée, que moi je n’aurai jamais accepté, que telle ou telle chose était mauvaise … en bref je me suis retrouvé en proie à  des sentiments présents chez certains personnages.

                Les sentiments. C’est pour moi le gros point de fort de ce roman. De l’angoisse, un sentiment de perte, de cul-de-sac. De la tristesse, de la compassion, de la déception. Beaucoup de sentiments négatifs c’est vrai. Beaucoup d’émotion en somme. J’étais terriblement pris par celle-ci pendant toute ma lecture. J’ai été très proche de Théa. Je l’ai suivi passionné et terrifié par ce qui lui arrivait.

                Dans tout ce kaléidoscope de ressentis ce sont une multitude de thèmes qui sont abordés. En premier plan une grande angoisse humaine : la mort, et plus particulièrement la vieillesse. Beaucoup d’entre nous veulent rester jeunes, ne pas perdre leur beauté, leur peau lisse, ne pas prendre de ride et se rapprocher inexorablement de la fin. N’oublions pas non plus que certains métiers nécessitent la jeunesse ou qu’une fois plus âgé il est difficile de trouver un emploi. Ainsi l’auteur aborde avec beaucoup de crédibilité et de force ce point là. Elle l’utilise en le mêlant à l’adolescence, les choix que l’on fait, à l’amour, l’amitié mais aborde aussi de façon inévitable les manipulations, les personnes haut placées qui utilisent d’autres pour arriver à leurs fins mais encore l’espoir et la puissance de la solidarité. Il est aussi question d’évolution, d’avenir, de choses à accepter … J’ai été vraiment touché par tous ces thèmes qui sont le fruit de beaucoup de réflexions … (ce que l’auteur exprime d’ailleurs dans la postface qui est intéressant …)

                Quant aux personnages, je les ai franchement beaucoup appréciés ! J’ai entendu Tom dire que Zoé aurait pu être plus approfondie. Moi je me suis un peu raccordé à son avis mais finalement je trouve qu’elle est très intéressante ! Elle est originale, adorable, attachante, et est là pour son amie. Cette dernière m’a tout simplement conquis ! Théa vit des évènements douloureux qui vont l’amener à devenir unique dans un monde où toute originalité est mal vue ou signe d’une possible célébrité. Elle va encore traverser des épreuves difficiles et affronter bien des choses. Elle reste forte, soutenue par son entourage et par son caractère enflammé. Ses parents sont aussi très bien construits. Sa mère est victime de la vieillesse ce qu’elle n’accepte pas et est pour nous à l’origine de sentiments contradictoires. Colère, compassion. Son père est prévenant, artiste, attachant. Et il y a bien sûr Théo et Théa a su me communiquer son amitié envers lui. Tant de personnages qu’on aime, pour lesquels on doute, qu’on n’aime pas. Quant au professeur Jones, je préfère vous laisser vous forger votre propre opinion …

                Si j’ai tant adoré Théa, si l’émotion est passée, c’est aussi grâce au style si fluide de Florence Hinckel. Elle a choisi de se mettre sous le point de vue de Théa qui nous raconte son histoire en la retranscrivant sur une tablette. Parfois on a un aperçu de ce présent où elle raconte qui laisse une trace de suspense. Il y a de la poésie dans cet écrit, des jolies tournures et c’est un lien qui se crée entre le lecteur et notre jeune héroïne …
POUR CONCLURE
Les plus Les moins
  • Une lecture passionnante et pleine d'émotion!
  • Des thèmes qui mènent à rréflexion et qui sont d'actualité ...
  • Des personnages attachants
  • Un magnifique style
  • Cherchez la petite bête et vous en trouverez mais qu'importe ?

                Au final c’est un roman très émouvant que j’ai découvert. Beaucoup d’émotion oui, des personnages attachants, forts et une Théa proche de nous par ce style captivant et son histoire bouleversante. J’ai passé un excellent moment, le cœur souvent serré entre traitement médical futuriste et intrigues adolescentes qui finissent par sortir des sentiers battus. Un véritable coup de cœur.

Les petits plus ...
    Liens (lecture commune)

        Lu pour


        Nathan, le 04 Août 2012

          [CHRONIQUE] 1984 de George Orwell


          1984
          de George Orwell
          écrit en 1949
          publié chez Folio (Gallimard)
          à 8€10
          437 pages

          Lecture commune avec Lucille et Ariane

          Leurs avis plus bas


          «De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée.»


                          J’en avais entendu parler étant une des dystopies les plus célèbres, et je me disais qu’il fallait que je le lise. Ma prof d’anglais nous l’a conseillé et j’ai donc fini par l’emprunter au CDI. Et en plus j’ai vu que Lucille se l’était procuré alors je lui ai proposé une lecture commune qu’on a faite avec Ariane. Ce livre n’est pas du tout ce dont à quoi je m’attendais et je suis sorti renversé de ce roman !

                          Par où commencer ? … à vrai dire George Orwell construit véritablement une société complète. On sait que l’histoire se passe vers 1984, qu’elle est postérieure d’une trentaine d’années à une guerre nucléaire, mais sinon cette Histoire reste floue … Car le Parti dirigé par Big Brother efface toute trace du passé comme le dit l’un de leur slogan L’ignorance c’est la force. C’est-à-dire qu’en ignorant le passé, le peuple croit que le monde a toujours été ainsi … C’est pour cela –le Ministère de la Vérité- que le héros, Winston, travaille. C’est un maillon de cette société que Orwell dépeint à travers son personnage principal. Un tout petit maillon, mais un maillon essentiel. Il invente le ministère de l’Amour et celui de l’Abondance, il invente les différentes classes sociales selon l’appartenance au Parti ou non, il invente donc l’Angsoc, régime de l’immense pays dans lequel Winston vit : l’Oceania. Mais il invente aussi le novlangue, un nouveau langage ingénieux qui, en réduisant le nombre de mots très considérablement, limite la pensée du peuple. C’est donc une entière société totalitaire que l’auteur crée. L’intimité n’existe pas, le peuple étant surveillé constamment par télécran. Des affiches sont partout : Big Brother is watching you. C’est admirable et surtout une caricature du régime Hitlérien duquel sort George Orwell lorsqu’il publie son roman en 1949 …

                          L’auteur nous prépare une entrée dans le roman facile. Une description des lieux que traverse Winston en rentrant chez lui. J’ai tout de suite aimé surtout lorsqu’il commence à écrire son journal qu’il a déniché chez les prolétaires (l’une des classes sociales) … On est intrigué par le monde dans lequel le personnage vit. Et on le découvre au fur et à mesure que l’histoire avance. Je ne vous en ai pas du tout trop dit dans le paragraphe précédent puisque cela on l’apprend vite. Et d’ailleurs ces slogans ils resteront assez mystérieux pour vous. Je crois qu’il ne faut pas chercher à les comprendre.
                          Des explications à son sujet arrivent lors de la lecture par Winston d’un livre. Je ne dis rien de plus. Juste que ce passage où sont recopiés des extraits du livre est franchement long. Il est intéressant, parfois passionnant quand on s’y laisse prendre mais vraiment très long …

                          Sinon je dois dire que j’ai souvent changé d’avis pendant ma lecture … Au début j’ai été dérangé par l’ambiance du livre. Je l’ai trouvé terne. C’est carrément horrible quoi ! Les enfants dénoncent leurs parents, tout le monde est constamment surveillé, … du coup il y a quelque chose qui peut avoir du mal à passer. Mais quand même. Il y a de l’action et parfois de l’émotion. Et la dernière partie du livre est … juste vraiment renversante. De l’émotion, de l’angoisse, et une ambiance … indéfinissable surtout que je ne peux pas vous en dire trop !

                          Après au niveau des personnages c’est plus délicat … les deux personnages principaux sont Winston et Julia. Winston je l’ai bien aimé. Il est un peu corrompu par l’état mais en même temps i lest très proche de nous puisqu’il va comprendre des choses que les autres ne voient pas, se poser des questions et développer un esprit de révolte … Du coup on s’y attache à ce petit bonhomme et on le comprend. Pourtant du côté de Julia je l’ai bien aimée mais sans plus car pendant (presque …) tout le roman sa relation avec notre protagoniste principal est assez étrange. Je ne vous en dirais pas plus mais nous étions d’accord sur ce point là avec Lucille et Ariane !

                          Donc au final l’écriture de l’auteur nous emmène de façon assez fluide vers la fin … une fin qui est assez décevante mais que j’ai senti venir …
                          J’en profite pour en venir à un point qui m’a beaucoup plu. Au-delà de l’intrigue passionnante, des divers personnages très réalistes et d’un décor construit avec talent ce livre offre grand nombre de sujets de réflexions. Les questions qui vous traversent la tête durant la lecture sont nombreuses ! Et si notre passé n’était pas celui que l’on croit ? A quel point sommes nous limité dans nos libertés ? Comment sera le monde dans le futur et même comment la race humaine va-t-elle évoluer ? Mais surtout ! Quel est le but, quel est l’intérêt, à quoi cela servira-t-il de contrôler le peuple et l’esprit du peuple tel qu’essaye de le faire ce gouvernement totalitaire ? A quoi bon diriger un … engrenage version géante ?!


          POUR CONCLURE
          Les plus Les moins
          • Un classique moderne !
          • Une dystopie indétronable
          • Une société créée de toutes parts, admirable travail
          • Une véritable source de réflexions !
          • Lecture du livre (je ne vous dis rien) écrit par Winston trop longue
          • Une ambiance parfois 'terne'


                          Vous l’aurez compris ! 1984 c’est une des premières dystopies, un classique, un grand succès ! Et pourquoi ? Grâce à une société totalitaire construite par l’auteur qui est un réel travail de réflexion et d’imagination. Grâce à un personnage principal attachant et proche de nous. Grâce à de l’action, une intrigue passionnante. Grâce à des émotions. Pas toujours présentes. Mais quand elles éclatent c’est pour s’en prendre plein la figure. Renversant.



          Nathan, le 5 juillet 2012

          [CHRONIQUE] L'héritage des Fels de Steven Knight



          Bon il était lu depuis longtemps, mais d'une je n'avais toujours pas fait mon avis, de deux je n'ai pas pu le poster ces derniers jours, problèmes de vacances, et techniques ! ;-)

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          L'héritage des fels
          de Steven Knight
          à  15€50 
          chez Nathan
          372 pages
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          Depuis la mort de son roi, le royaume des Fels, monde magique caché sous les glaces du Grand Nord, menace de sombrer dans le chaos. Le sinistre Helva Gullkin veut s'emparer du pouvoir. Toby et Emma, deux adolescents mi-Fels, mi-humains, sont les descendants du défunt roi. Ils vont devoir se battre pour leur survie et pour celle d'un peuple tout entier. Comment pourront-ils sauver les Fels des griffes du terrible despote Gullkin ? 
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                          Cela faisait longtemps que j’avais ce SP à lire, grâce aux éditions Nathan que je remercie beaucoup, et c’est pour une lecture commune avec Thibaut que je l’ai lu ! J’avais lu peu d’avis de ce livre mais ce que j’avais lu, c’était du négatif. De plus, Tom (lavoixdulivre) n’avait pas compris la fin alors c’est avec appréhension que je me suis lancé dans cet unique tome …
                          Oui, commençons par ce point ! Car, un peu de fraîcheur ne fait pas de mal, ce livre est unique et n’aura pas de suite ! Même si on en veut bien plus, je dois dire que pas un début de saga fantastique dans cette jungle commerciale, c’est soulageant ! Je n’ai d’ailleurs découvert ça qu’en cours de lecture ! On en reparle plus loin.
                          Dès le début j’ai été charmé. Toby nous raconte sa triste vie, mais paisible, dans le couvent et on se sent tranquille … Malheureusement, c’est le point que j’ai tout de suite regretté après, alors qu’est dépeint un personnage fragile et attendrissant, sitôt le couvent quitté il devient un héros … bon c’est compréhensible mais en même temps c’est décevant ! Bref.
                          L’univers créé par l’auteur est intéressant. On découvre un peuple fantastique, avec des inégalités faisant naître ainsi une certaine politique en fond … Mis à part ça cette question l’imagination de l’auteur est très développée et nous émerveille avec des décors plus ou moins beaux, un pouvoir de métamorphose propre à ce peuple et un univers médiéval que j’ai pas mal apprécié. Mais bon, cet univers n’est pas bien original …
                          Et c’est par ce que j’en viens à parler d’un point qui m’a particulièrement déçu. J’ai trouvé que l’auteur n’approfondissait pas toujours ses idées, comme l’univers médiéval donc, et qui apporte un tort au rythme. Même s’il en est du coup soutenu et porte le lecteur les actions se passent parfois bien trop vite dont une, dont je n’ai plus le souvenir, qui m’est restée en travers de la gorge. Pas le temps de s’appesantir sur l’évènement, c’est déjà fini ! Alors voilà, c’est dommage.
                          Sinon l’intrigue est bien menée, les questions et le suspense restent présents et on attend les révélations avidement. Bon, je dois dire que ce suspense etc ce n’est pas non plus extraordinaire mais il y a une histoire qui se crée même si certains points dont l’Histoire (celle avec un grand H) sont souvent survolés avec une phrase du style « Nous n’avons pas le temps ».
                          Sinon je me suis beaucoup attaché aux personnages ! Bon pour Toby vous connaissez déjà mon avis mais j’ai bien aimée Emma qui elle aussi perd sa fragilité pour affronter ses propres démons quant à la métamorphose et en prend un coup de maturité ! Je crois que mon préféré, c’est Egil, celui qui est resté métamorphosé en chat, près de Toby … Loufoque, extravagant et joyeux, il détonne ! Sinon il y a d’autres personnages que j’ai plus ou moins appréciés, supportés, et certains, comme le méchant son assez clichés mais les relations qui les unit sont intéressantes, notamment entre Toby et Emma …
                          Pour le style, je n’ai rien noté de particulier, il est simple mais assez prenant quand même et comme ma lecture ne date pas d’hier j’en ai peu de souvenirs.
                          L’héritage des Fels pourrait ici vous paraître déplaisant, c’est bête, mais j’ai quand même passé un bon moment et la fin, surprenante, m’a relâché du rythme dans lequel j’étais pris ! Un roman qui pourrait être plus approfondi mais pas une déplaisante lecture !

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          Nathan, le 08 mars 2012