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Gagnez 100 000 canards !


Sarbacane et moi vous offrons, à l'occasion de cette semaine spéciale couacesque et délirante, 1 exemplaire du nouveau roman de Thomas Carreras: 100 000 canards par un doux soir d'orage !

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  • Un certain nombre de COUAC (ou dérivés: couaaac, couacesque, etc.) se sont cachés dans les articles du blog depuis lundi (9 Février), celui-ci inclus -et les exemples cités comptent. Retrouvez-les ! Le gagnant sera tiré au sort parmi ceux qui auront trouvé la bonne réponse ou sera le plus proche du bon nombre !
  • Remportez des chances supplémentaires: +1 si vous remplissez 2 conditions (citées au début du mode d'emploi), +2 si vous en remplissez 3, +1 si vous faites 2 partages, +2 si vous en faites 3
  • Il ne vous reste plus qu'à remplir le formulaire ci-dessous !
Conditions de participation:
  • Le concours est ouvert à la France métropolitaine uniquement
  • Une seule participation par personne
  • Le concours se déroule du 14 Février (11h, heure de Paris) au 28 Février (11h, heure de Paris)
  • Les coordonnées stipulées dans le formulaire ne seront utilisées que si vous gagnez
  • Sarbacane se chargera de l'envoi du roman; il ne sont, ni moi, en aucun cas responsable de toute perte ou endommagement du colis par la poste


    Thomas Carreras: l'interview ! #2

     

    COUAAAC. Les canards s'excitent, Thomas Carreras est de retour pour une interview ... post-lecture du roman ! Je vous laisse la découvrir ... et n'hésitez pas à revenir en arrière sur le blog pour découvrir ma chronique de 50 cents, et surtout celle de 100 000 canards !
    Attention, un ou deux spoilers possibles dans cette interview !

    Le roman s'ouvre sur une dédicace à une personne qui semble t'avoir donné l'idée de 100 000 canards… c'est le cas ? Tu nous racontes ?
    Ouaip. Tout a commencé avec Gary Larson, un comédien américain. C’est lui qui a inventé l’anatidaephobie (la peur d’être observé par un canard) dans les années ’70/’80. Il y a trois ans, avec un pote, on déconnait sur Internet et on est bêtement tombé sur le mot sur Wikipédia. On était tellement mort de rire qu’on a passé la semaine à chercher d’autres mots, comme l’hippopotomonstrosesquipedaliophobie (la peur des mots longs), ou la peur des nains de jardins à brouette, la peur des pingouins, la peur du chiffre 666… et puis moi, de mon côté, je me disais « Nomdidiou, faut trop que j’écrive un truc là-dessus. »

    Comment a évolué la construction du roman jusqu'à être scindé en 2 parties ?
    Ça a pris du temps pour se mettre en place. Pendant un long moment j’étais juste focalisé sur ce qui allait arriver à Ginger. Je me disais que je pouvais écrire une sorte de Shutter Island avec des canards ; le twist serait que Ginger n’était pas folle, et ça se terminerait avec sa mort. Mais ça faisait un peu abrupt comme façon de terminer un roman – et puis la mort du narrateur en fin d’histoire, ça n’a rien d’original. Par contre, la mort du narrateur en milieu de bouquin… Alors je me suis mis à réfléchir à ce qui se passerait si les canards envahissaient Merrywaters. Le thriller s’est lentement transformé en film apocalyptique type zombie. Je pouvais pas bâcler le truc, parce que j’étais conscient que la première partie était assez puissante, et personne n’a envie de terminer un roman sur un anti-climax. Le seul moyen de faire, c’était de pousser encore plus loin, et de briser encore plus de règles.

    Qu'est-ce qui t'a donné envie d'adopter une narration différente, beaucoup plus scindée et plus riche en points de vue ? Est-ce que ça a été difficile ?
    J’adore explorer différentes techniques de narration. C’est très très fun. Pour moi, si tu fais la même chose pour chaque histoire, t’écris simplement le même bouquin. Je voulais essayer quelque chose que j’avais pas pu faire avec 50 cents. Et passer d’un personnage à un autre, c’est un régal. Ça permet de diversifier le ton de l’histoire, de créer du suspense, de mieux comprendre les personnages, et de décrire l’action de manière différente, aussi. Bien sûr c’était un peu casse-tête de tout emboîter dans un ordre logique, mais le vrai challenge était plutôt de trouver une voix propre à chaque perso. Faut juste être patient – et prendre beaucoup de douches. 

    Est-ce que ça a été un défi d'adopter, dans ta première partie, le point de vue d'un personnage féminin à la première personne ?
    Pas vraiment. Ginger, elle a beaucoup de mes manies. C’est le personnage le plus « autobiographique » que j’ai eu à écrire. Elle a aussi des traits de caractère d’amis très proches. Ce qui fait que je la connais sur le bout des doigts. Je sais absolument tout d’elle. Je sais qu’elle préfère écouter les enregistrements live de morceaux de musique, au lieu de la version studio. Je sais que quand elle prend un escalator, elle se retourne pour voir le sol s’éloigner d’elle. Je connais ses plus grands rêves, et je connais ses plus grandes peurs. Ça, c’était vital pour réussir sa partie. Quand t’as un personnage comme Ginger, un peu loufoque mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, et que tu la fais sombrer dans la folie, il faut que sa manière de craquer soit différente de celle de madame-tout-le-monde… mais tout de même réaliste et familière. À côté de ça, la question garçon/fille, c’est pas compliqué. 

    Et d'adopter le point de vue de groupes (très) connus ?
    Ça c’était trop drôle. Dans le cas de Mick Jagger ou des Village People j’y réfléchissais pas trop, j’écrivais juste toutes les conneries qui me passaient par la tête. Stevie Wonder, c’était autre chose. Je suis un grand, grand fan de Stevie. J’écoute ses chansons quasiment tous les jours. Il y a un truc dans son funk qui me donne des frissons. C’est ce funk que j’avais envie de retranscrire dans le roman. Mon Stevie est (probablement) très différent du vrai. Pour me préparer j’ai juste regardé une ou deux interviews pour voir un peu comment il parle, comment il bouge, histoire d’avoir une bonne image mentale, c’est tout. 

    T'es-tu, ou l'éditeur l'a-t-il fait, imposé des limites à ne pas dépasser... bien que tu sois quand même allé très loin ? (âmes sensibles s'abstenir ... et je ne plaisante qu'à moitié !)
    Ouais, on a eu pas mal de discussions là-dessus. Pour certains détails, Tibo avait peur que ça fasse too much, que je perde le lecteur pour quelque chose de bête. Alors j’ai un peu lissé certains personnages. Originellement on découvrait qu’Andrew avait des tendances pédophiles, et qu’il gardait un œil sur Eileene. Ça ne menait à rien, mais ça lui donnait un côté plus sombre. L’humour de Ian a beaucoup changé aussi. C’était le type le plus dépressif que tu puisses imaginer. Je le trouvais hilarant, mais Tibo disait que l’humour était de mauvais goût, alors bon, je lui ai fait confiance. Virgin, c’est encore autre chose. Techniquement j’ai rien changé à son personnage, je l’ai juste camouflé. Tu sais comment il meurt ? Le pyrodactyle le brûle, oui, mais c’est Eileene qui l’achève, avec sa propre épée. Je décrivais précisément la scène, mais vu que c’était très glauque on s’est contenté de semer des indices dans la narration d’Eileene. Même sans Tibo, il y a certains trucs que je ne me suis pas autorisé. Notamment du côté sexe. Ginger aurait pu coucher avec l’un des membres de Heavy Whale – Virgin ou Nino Del Alberta – ce qui aurait compliqué la situation avec Malcolm. Lady Quackinston & Alligator Jim, c’était une possibilité aussi. Mais surtout, faut voir les canards. Dans la réalité ils ont une vie sexuelle absolument horrifiante, basé sur le viol brutal de la femelle. Tu savais que le pénis d’un canard fait en moyenne 20 centimètres ? Il est en forme de tire-bouchon, parfois strié de petites pointes (pour détruire les traces de sperme rival). La femelle a un vagin en tire-bouchon aussi, sauf dans l’autre sens, pour rendre les tentatives de viol plus difficiles. Il faut à peine une fraction de seconde à un canard pour bander, ce qui fait que son érection ressemble à une explosion, suivie de son éjaculation immédiate. Et il y a couramment des actes de nécrophilie homosexuelle au sein de la communauté anatidé. Sans déconner. Donc tu vois, tu peux inventer ce que tu veux, la réalité sera toujours plus terrifiante que la fiction. J’ai préféré ne pas aborder cet aspect là dans le roman, pas avec un public jeunes adultes. Même si ç’aurait été drôle de voir Mick Jagger se faire violer par un canard. Imagine les possibilités avec le Canardzilla.

    Et la petite question bonus: As-tu des informations que nous n'aurions pas quant au complot que préparent les canards dans notre dos ?
    Haha ! Garde juste l’œil ouvert, on ne sait jamais.

    Si cette interview vous laisse sur votre faim ... relisez celle d'avant-hier, et vous pouvez poser vos propres questions à Thomas Carreras !

    100 000 canards par un doux soir d'orage ...


    Do you remember ? Cette chronique il y a bientôt 2 ans (WHAAAAAT ?! 2 ans ?!) que j’avais publiée sur le blog à propos de 50 cents ! Je l’avais commencé de manière bien plus agressive que ça (se pourrait-il que je sois devenu gentil, calme et posé ?) et avec plus de vigueuuuur ! La vigueur est plus tenue (j’insiste sur le mot tenue, comme un chien tenu en laisse pour ne pas qu’il vous morde), mais bel et bien présente parce que mon enthousiasme est certain … Oui oui oui mesdames et messieurs, ladies and gentlemen, Thomas Carreras is baaaaaack COUAC ! Il est de retour, pour vous jouer un mauvais tour … Le revoilà (depuis janvier en fait mais on n’insistera pas sur mon retard) avec un nouveau roman intitulé : 100 000 canards par un doux soir d’orage.

    Oui, plus bizarre
    plus déjanté
    plus fou
    plus WHAT THE FUCK COUAC que 50 cents
    c’est possible !
    Et c’est exactement de CA que je vais vous parler ! Ou comment Thomas Carreras met en scène et assume un univers totalement déjanté en l’alliant à des qualités littéraires, cinématographiques (dans un roman, avouez que c’est fort) et couacesques folles et grandiooooooooooses ! (L’enthousiasme c’est mignon, mais je vais faire attention à ne pas m’envoler comme un canard moi, hein, restons posés et ne vous effrayons pas). Je disais donc : folles et grandioses ! (et oui, ne vous inquiétez pas, je vais argumenter !)


    Commençons par poser les choses : Ginger, globetrotteuse américaine de 19 ans, pointe le bout de son nez à Merrywaters, le trou le plus paumé de l’Angleterre que vous pouvez imaginer, pour un énorme festival de musique (pas si paumé que ça le coin) et se fait engager dans un pub en tant que serveuse. Elle se lie d’amitié avec la fille du patron un peu effrayant et donc sœur du barman plutôt type armoire à glace (la froideur avec), fait la connaissance du grand-père muet et mystérieux de celle-ci et commence à s’amuser dans ce coin sans histoire … Sans histoire ? S’amuser ? Ah ça, c’était sans compter sur la subite anatidaephobia de Ginger.

    (c) Sarbacane
    Quoi vous ne savez pas ce que c’est que l’anatidaephobia ? Ouvrez votre dictionnaire alors ! (ou regardez l’image, puisque je suis devenu gentil, calme et posé)
    A partir de là, les canards deviennent carrément flippants, l’ouvrage plutôt sombre et angoissant et … bah je n’en dis pas plus. Hé hé hé sadisme volontaire ? Bien sûr que non (a). C’est juste que la quatrième de couverture s’arrête si justement là que j’aimerais bien que vous soyez aussi surpris que je l’ai été !

    Brefouille, les amis, pourquoi faut-il ABSOLUMENT lire ce livre ? (et 50 cents, cela va de soi)
    D’abord parce que toute cette première partie est bien écrite et son auteur (19 ans seulement, don’t forget) dépeint avec précision et profondeur son ambiance plutôt rigolote et sympathique puis carrément sombre et angoissante. J’ai trouvé le personnage de Ginger super bien construit, très attachant car Thomas Carreras (qui a je trouve encore gagné en finesse et contrastes) la sculpte par petites touches, la découvre un peu plus à chaque chapitre. Ah Ginger, quelle incroyable personne et … non, je m’arrête là.

    Ensuite parce que ce roman n’en devient pas pour autant un « simple » roman d’angoisse et d’horreur. Bien que ça aurait tout aussi bien pu être génial (regardez La gueule du loup de Marion Brunet : quelle claque !). Mais c’est là un style totalement différent, ne nous égarons pas. En fait, Thomas Carreras maîtrise avec talent une multitude de registres qui sont tous d’une incroyable richesse : l’angoisse oui, la peur, le stress, le crescendo de ces frémissements … mais aussi l’action (of course !), l’humour (toujours !), l’amour (un peu, et c’est chou !), le drame (jamais trop, toujours bien équilibré et surtout touchant : un peu de douceur dans ce monde de brutes), et ça continue, même si là sont les principaux !

    Le cinéma aussi ! Parlons-en ! Le style de Thomas Carreras en est très proche. Plus encore que la dernière fois, il multiplie les points de vue, les alterne, fait des focales sur tel ou tel personnage, prend du recul, tient son histoire, sa construction, son scénario ( !), avec une maîtrise certaine et passionne le lecteur par cette construction savante et bien ficelée. Mais bien plus encore, il assume ce parti pris, place des références, les utilise à foison jusqu’à se moquer des séries et du 7è art. Le personnage d’Eileene, fan de Walking Dead* et autres séries de zombie, reprend la construction et les clichés de tous les films et séries qu’elle regarde pour les aider dans leur propre histoire.

    Et enfin, cet univers déjanté, excentrique et complètement insolite charme pour son originalité incontestable, amuse par ses idées folles mais excitantes et fascine par sa profusion et son infinie richesse. Les canards ont des dents acérés, sont « naturellement » armés, les stars deviennent des personnages du livres et se ridiculisent plus ou moins, les militaires se déguisent en canard, etc. C’est totalement assumé, tant et si bien que l’on en viendrait à y croire … Quand on referme le livre, on souffle un coup, sonné, on regarde sous son lit s’il n’y a pas de canard puis on éteint la lumière pour essayer de dormir … COUAC C’est déjanté, osé, et même carrément accepté par le lecteur !
     

    Je pense qu’il n’y a pas besoin d’épiloguer, surtout que j’ai réussi à vous tenir jusqu’ici (en tout cas pour ceux qui sont restés ! MERCI ! COUAC). Ne retenez qu’une chose : lisez les romans de Thomas Carreras et en l’occurrence 100 000 canards par un doux soir d’orage.

    Vous allez flipper
    Vous allez adorer ça
    Vous allez rire
    Vous allez halluciner
    Vous allez vous attacher aux personnages
    Vous allez en rire
    Vous allez stresser pour eux
    Vous allez pester contre l’auteur (COUAC !)
    Vous allez vous enthousiasmer pour tout ça
    Vous allez rire encore et encore et
    vous allez vous dire mais WHAT THE COUAC ?
    Bref, volez … euh courez en librairie !

    Ils domineront le moooonde ...

    * Attention, cette chronique contient du placement de produit.

    Thomas Carreras: l'interview ! #1


    COUAC COUAC COUAC. Les canards s'excitent, Thomas Carreras visite le blog avec une interview exclusive ! Je vous laisse la découvrir ... et n'hésitez pas à revenir en arrière sur le blog pour découvrir ma chronique de 50 cents, il y a deux ans !
    Cette première interview est une interview avant lecture du roman ... Après ma chronique et quelques autres articles, découvrez, dans quelques jours, une interview après lecture du roman !

    Cela fait maintenant bientôt deux ans (en mai 2013 quand même !) que 50 cents est sorti. Que s'est-il passé depuis la parution du roman ? Comment a-t-il été reçu ? Qu'est-ce que cela a changé pour toi ?
    Fichtre, mai 2013 ça fait une paye. Après la publication du roman j’ai fais une ch’tite tournée promotionnelle dans les bibliothèques, les librairies, les lycées, les salons et les festivals de France. Ça a été l’occasion de rencontrer/faire la fête avec un sacré paquet de gens, beaucoup d’auteurs et aussi vachement de lecteurs, c’était super top. À côté de ça j’ai continué à voyager (notamment en Europe de l’Est) en parallèle à l’écriture de 100 000 canards par un doux soir d’orage – en gros je passais deux/trois mois à martyriser mon clavier, puis je passais une ou deux semaines à Rome, Zagreb, Prague ou Budapest pour souffler un peu, et ensuite je repartais m’enfermer dans ma chambre.
    Les choses ont changé depuis septembre 2014 puisque j’ai été admis à l’Université McGill, à Montréal, pour des études de littérature anglaise et de cinéma – qui sont absolument géniales, j’ai l’impression d’avoir doublé mon Q.I. depuis mon arrivée. Faut dire que je commençais bas, aussi.
    50 cents, je crois qu’il a été plutôt bien reçu, j’ai l’impression que c’est un roman quitte ou double – soit t’adhères à l’humour et tu t’éclates, soit tu vomis sur ton pantalon. C’est dur de se faire une idée parce que les gens qui se manifestent sont le plus souvent des gens qui ont adoré. Mais il y a une ou deux critiques qui m’avaient démolies sévères, j’avais l’impression de ressortir d’une vasectomie. M’enfin bref. J’essaie juste de vous faire rire, moi. Si ça marche pas, je peux toujours essayer les chatouilles.

    Où trouves-tu ton inspiration ?
    Bah, partout. J’en sais trop rien. L’inspiration ça se trouve pas, ça se ressent. Tous les matins quand je me réveille, je me fixe pour objectif de passer la meilleure journée de ma vie – et le lendemain, de faire encore mieux. C’est un but utopique, bien sûr ; mais ça me pousse à toujours essayer des trucs nouveaux. Je crois que la plus grande tragédie de l’homme, c’est la routine. Si tu fais la même chose tous les jours, si tu ne bouges pas, si tu ne changes pas ta perception du monde, tu deviens malheureux, ou fou, ou mort (et ça, c’est jamais top). Donc l’inspiration, je dirais qu’elle me vient quand je ressens des choses que je n’avais jamais ressenties avant. Ça peut être n’importe quoi. Un riff de basse. Une cascade gelée. Le sourire de la fille que t’aime. C’est pour ça que j’adore voyager. Il y a tellement de gens extraordinaires à rencontrer, tellement de couleurs à voir, tellement de choses à vivre. Après, quand je travaille déjà sur une histoire et que je cherche des solutions à des problèmes narratifs, c’est un peu différent. J’aime bien me balader en forêt. Ça me relaxe. Et mes meilleures idées me viennent sous la douche. J’sais pas pourquoi. C’est un peu chiant. Je te dis pas le nombre de fois que j’en suis sorti à moitié à poil pour vite gribouiller une idée.

    Peux-tu nous parler de ton nouveau roman ?
    Eh bien, ceux qui l’ont lu le savent, c’est un peu compliqué. En deux mots, c’est un thriller apocalyptique sur des canards. Ginger, 18 ans et toutes ses dents, arrive dans un bled paumé en Angleterre pour un festival de musique. Tout se passe bien, vie pépère à bosser dans un pub, jusqu’à ce qu’elle se rend compte qu’elle est observée par des canards. Elle essaie de se convaincre qu’elle imagine les choses… mais ça devient une obsession. La paranoïa arrive. Et si les villageois étaient dans le coup ? Et si c’était elle qui déconnait ? Pire, si les canards l’observaient vraiment ? Après, ça vire au testiculaire.

    Aura-t-il, comme le laisser suggérer la fin de 50 cents, des liens avec celui-ci ?
    Absolument. L’histoire se déroule deux ans plus tard. Comme lien évident, t’as Paradise City qui lorgne dans le background des deux histoires. On retrouve aussi des personnages de 50 cents ; Andrew, le vigile de Vlad ; et Isaac Vegas, l’un des hommes du Moustachu. Mais t’as pas besoin d’avoir lu 50 cents pour apprécier 100 000 canards. C’est pas une suite – juste deux récits qui se passent dans le même monde. Et les liens continueront avec les prochains romans. Plus t’en lis, et plus t’en sais sur l’univers et ses personnages.

    L'écriture de ce second roman a-t-elle été différente du premier ? Comment la publication de 50 cents a-t-elle fait évoluer l'auteur que tu es désormais ?
    Yep. 50 cents, c’était un électron libre. Je suis tombé sur l’histoire par accident. Tu connais ces auteurs qui disent que les personnages font parfois des trucs imprévus, ou que le livre a sa propre vie ? Eh bien, ils sont moins cinglés qu’on pourrait croire. Avec 50 cents, je ne me posais pas de questions : je voulais juste savoir où les personnages allaient m’entraîner. Je pensais pas à publier. Tout ce qui m’intéressait, c’était vivre l’aventure. 100 000 canards, c’était différent. J’ai dû vachement plus cogiter sur celui-là. J’avais énormément appris de Tibo Bérard, mon éditeur, et j’ai commencé à analyser des livres, des films, des pièces de théâtre ; bref, les différents médiums utilisés pour raconter une histoire. 50 cents, c’est un cartoon ultra-violent. Je voulais donner une dimension plus réelle à 100 000 canards, du moins au début du roman, quand Ginger a pas encore perdu les pédales. Et puis il y avait la question des canards. Comment t’écris un thriller sur des piafs ? Et comment t’écris une histoire d’horreur comique ? Ça tu peux pas y aller au talent. Faut que tu bosses.

    Trouvera-t-on autant de personnages dans 100 000 canards que dans 50 cents ?
    Yessss. J’y peux rien. J’adore ça, les personnages. Je les trouve super tops. C’est eux qui construisent ton histoire. Plus t’as de persos, plus t’as de possibilités. T’as des écrivains qui font très très fort avec juste trois types. Pour l’instant, j’en suis incapable. Ça suggère une complexité psychologique que je suis trop nouille pour utiliser. Mais j’y travaille. Il y a quand même des trucs qui changent. La présentation n’est pas la même – dans 100 000 canards les personnages arrivent au compte-goutte, alors que dans 50 cents t’en avais 15 à situer en moins de 20 pages. Et puis les persos sont très différents. T’as beaucoup plus de femmes dans 100 000 canards. Eileene, Ginger, Tessa, Lady Quackinston… ce sont elles la vraie force du livre. 

    As-tu participé au travail de la couverture ? Peux-tu nous en parler ?
    Nope, ça tout le mérite revient à l’équipe Sarbac’. Un jour Tibo Bérard m’a envoyé la couv’ en me demandant si ça me plaisait. Quand le fou rire s’est calmé je lui ai répondu que c’était la meilleure couv’ de tous les temps. C’est cool que ce soit pour un de mes romans. Je parie que même Jésus il est jaloux.

    Et maintenant, que va-t-il se passer ?
    En ce moment j’essaie de boucler la biographie de monsieur Christophe Alexandre, un ancien ingénieur de l’école centrale de Paris qui a travaillé en Corée du Nord, construit un complexe pétrochimique au Brésil, rénové des chars pour le Pakistan (jusqu’à ce que le Général en charge de l’affaire ne soit assassiné dans son avion), etc… Un bonhomme incroyable, qui a eu une vie extraordinaire. Ça a été un vrai honneur/plaisir de travailler avec lui, on devrait avoir un premier draft de la bio d’ici mars. Quand j’aurais fini ça, j’attaquerai mon troisième roman – en anglais. Le plan c’est de publier aux Etats-Unis, en rayon adulte, pour plusieurs raisons 1°) j’ai vraiment envie de goûter à la langue anglaise, voir comment je peux la cajoler « à la francophone » 2°) ça me démange de taffer sur des thèmes qui passeraient mal au rayon jeunes adultes – parler de sexe, d’argent, de la peur de mourir, de trafic d’organes, etc… et écrire des histoires plus complexes 3°) l’idée sur le long terme, c’est de bosser dans le cinéma américain, et j’ai besoin d’un peu d’entraînement. C’est pour ça que j’ai décidé de reprendre mes études, en fait. Mon troisième roman en lui-même s’appellera Saloon. Ça sera un huis clos pas clos. C'est-à-dire que le lecteur reste au même endroit (le saloon) pendant la totalité du roman (sept jours), tandis que les personnages entrent et sortent à volonté. Le truc c’est que ces persos ne se connaissent pas, et au départ chaque histoire semble complètement séparée des autres, mais au fur et à mesure tu te rends compte que tout est lié. J’en dis pas plus. Mais ça va devrait être sympa. Bref, tant que ça m’éclate, je continue. Et puis le jour où ça ne me fait plus sourire, je passe à autre chose. 

    Si cette interview vous laisse sur votre faim ... pas de panique, il reste encore une chronique, une autre interview, et vous pouvez poser vos propres questions à Thomas Carreras !

    Quand je cancanne le temps d'une semaine.



    Il est vrai que je fais implicitement cela depuis le début de l'année: des semaines spéciales. Il y a eu celle du nouvel an et de mon retour. Il y en a eu une tournant autour du terme bien vaste de la "vie". Mais cette semaine sera belle et bien spéciale puisque tout les articles (ou presque) se centreront sur un seul et même livre: 100 000 canards par un doux soir d'orage.

    Si vous ne connaissez pas Thomas Carreras, rattrapez vitre votre retard avant que les festivités ne commencent !

    Cette semaine sur le blog,
    ça va

    cancanner
    voler
    caqueter
    coin-coiner
    (non ça ne se dit pas ?)
    rigoleeeeer
    canarder
    se trémousser
    se palmer
    remettre des palmes
    se (dé)plumer
    s'amuser
    hell yeah
    COUAC

    A très viiiiiiiiiiite ... !

    50 cents magiques + un jeune auteur talentueux = une explosion de plaisir !



    EN LIBRAIRIE DES JEUDI -02/05-

    Soyons clairs : c’est un bouquin Exprim’. (ce qui veut tout dire bande d’ignares !)
    Soyons clairs : l’auteur n’a que 18 ans (ce qui veut dire beaucoup bande d’ignares !)
    Soyons clairs : ce bouquin est un putain de bouquin ! (bien sûr que je vais pas m’arrêter là bande d’ignares !)

    Ok, je vais essayer d’être plus clair.
    Mais bon sachez d’abord que vous avez l’occasion depuis déjà longtemps de gagner ce bouquin ICI SUR MON BLOG et que personne n’a chopé l’occasion !
    Heureusement, je suis au plaisir mesdames et messieurs, ladies and gentlemen, de vous présenter ma chronique qui arrive à coups de massue sur la tête pour vous y faire rentrer  rien que pour vous, afin de vous transmettre l’information qui suit. Merci d’être très attentifs :
    IL VOUS FAUT CE BOUQUIN [la suite est censurée pour préserver le jeune public, merci] !

    Attendez un instant, on me signale quelque chose dans mon oreillette ( #lemecquis’ycroittrop )… Hum hum, oui … ah d’accord. Bon.
    Je ne comprends pas, on me dit d’être plus calme et moins agressif … ne le suis-je pas ?
    Si bien sûr !
    Bref.

    Donc d’abord t’as une couverture juste géniale (oui la collection Exprim’ elle a tendance à assurer ce côté-là !), en violet et jaune pétants ( !), avec un tireur … bon ça en dit beaucoup ! Le titre (bien intriguant je trouve) et enfin la quatrième de couverture dynamique, énergique, … une belle mise en haleine de ce que contient le bouquin !
    Et elle le dit très bien d’ailleurs … 50 cents, c’est une multitude de personnages qui se retrouvent autour d’une pièce de 50 cents… magique !

    WAOUH là tu te dis CA VA ETRE GRAVE LE BORDEL ! Mais non ! Alors là je vous jure, l’auteur il  a beau avoir 18 ans … il a grave géré son coup ! T’as une bonne dizaine de personnages qui se croisent, se voient, se bagarrent, se saluent, s’allient, se disputent, se butent la [censuré], se tirent dessus, se cherchent, se trouvent, se courent après, s’aiment, se détestent, … OUH LA ON S’ARRETE LA ! C’est un joyeux bazar oui, mais fichtrement bien fichu ! D’abord dans l’organisation générale du bouquin : t’as une première partie qu’on comprend sans problème, qui est pleine de suspense et de question … puis BAM flash-back pour comprendre, ENFIN, le Massacre N°1 (lisez donc le roman pour comprendre, bandes d’ignares !). Puis /schbling/ tu reprends le cours de l’histoire … tout ça s’encastre comme un puzzle (sans l’impatience, les jurons et les pièces perdues) pour former à la fin un super tout (sans la joie de l’avoir fini !) (oui ma métaphore n’est plus vraiment juste à force d’ajouter des « sans » ET ALORS ?!) … Un super tout (bizarre comme expression) carrément exaltant ! Et même intrigué … comme s’il manquait une pièce (oui finalement…) pleine de mystères…

    Et il en va de même pour les histoires, passés, intrigues, futurs, caractères, personnalités, pensées, réflexions, dialogues des personnages : on ne s’y perd pas (un peu quand même le temps de trouver ses marques). Et puis ces personnages ! AH LA LA la plupart sont des horreurs ! Des rois du crime, des sales brutes qui défoncent les civils auxquels on s’attache –par pauvre solidarité- en quelques secondes, des bikers carrément stupides, des chefs de guerre (ex chefs de guerres) (lui c’est un de mes chouchous), … un beau tas d’ordures mais carrément bien construits : on les ADORE ! Et il en va de même pour les courageux flics, infirmières (une touche de féminité qui adoucit le tout …) … parce qu’un des personnages principaux c’est une fille (et pas n’importe laquelle !) et elle a beau être aussi « attachante » que les autres, elle n’en reste pas moins loin d’être aussi féminine que notre Lou, l’infirmière … Bref tout ça comme dans un film.

    UN FILM AH CA OUI ! Parce que j’ai déjà vu dans certaines chroniques que ce bouquin c’était du Tarantino … AH BAH TU M’ETONNES ! J’ai jamais vu du Tarantino (c’est là qu’on me tape #1) mais ce bouquin c’est comme un sacré film d’actions : des bastons tout le temps, des courses poursuites, des cascades, des prises d’otage, des meurtres, des scènes courtes, rapides, qui s’enchaînent sans perdre le lecteur, un univers américain survitaminéééééé !!!
    L’univers, l’ambiance du livre sont uniques, jouissives, plaisantes, entraînantes, dynamiques, énergiques, divertissantes, pleines de références (que je ne connais pas pour la plupart, c’est là qu’on me tape #2) … WATCHHAAAAAAA !

    Et puis bon, on n’oubliera pas le style de notre jeune écrivain talentueux… il colle carrément à TOUT le bouquin, the WHOLE book… il est frais, dynamique, très bon, mais effervescent ! Il est plein d’adresses aux lecteurs, d’emportements, de notes de bas de page, d’humour, de dérision, de touches … qui apportent comme tout le reste sourires, rires, plaisir ! WIIII

    *Nathancalmetoi*

    J’ajouterais donc chers ordispectacteurs et ordispectatrices une mention spéciale à la fin qui a eu le p[censuré] de don de clôturer avec brio cette aventure ahurissante dans une scène finale intrigante, remarquable et saisissante !

    EN BREF (pour ceux qui sont restés jusqu’ici …) 50 cents ça fait BIM, SHBLONG, BOUM, PAF, BAM, PIF, WAZAIIII, CLAC, CRACK (etc) avec entre tout ça une armada de personnages SO FUN et cinglés qui se bastonnent pendant 300 pages sans que ça en devienne lassant, parce que 50 cents c’est un bouquin déjanté et déchaîné qui met le feu aux poudre dans un souffle terriblement jouissif et effréné !

    Note: l'agressivité, la vulgarité et ... la folie de ma chronique sont voulues, pour aller avec le roman et après une promesse faite à son auteur ... ne le prenez pas mal chers lecteurs ;-)
     

    50 cents en Irlande !

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    3è photo par Tom