Ces derniers temps, je prépare (ou essaye de préparer) un mémoire dans le cadre de mon IUT métiers du livre. Ce mémoire m'emmène sur les routes. Des routes téléphoniques parfois. Des routes près de chez moi, d'autres fois. Des routes parisiennes, aussi. Ce weekend, j'ai donc découvert deux libraires parisiennes.
L'Emile, une librairie bilingue avec une prédominance pour les romans ados. Librairie vraiment chouette, libraire vraiment sympa, sélection top et une jolie présence sur les réseaux sociaux ! (Facebook et Twitter)
La Sardine à Lire, une librairie du XVIIe dynamique, originale, colorée, joyeuse et de très belle qualité. Une sélection très personnelle et très très belle, une libraire étonnante et très touchante, une ambiance vraiment agréable. Passez y faire un tour, et achetez-lui son Jeu de toutes les familles !
Une photo publiée par Nathan (@lecahierdelecturedenathan) le
Et beaucoup de Harry Potter !
La nuit Harry Potter (voir cette vidéo) a très bien fonctionné sur moi (voir cet article ! Ah... et cette autre vidéo) ! La preuve, je suis devenu accro !
Je suis revenu à pas de loup sur le blog mercredi dernier.
Il faut dire que je m'étais fait encore plus discret durant tout le mois de décembre. Ça a un peu été le cas pendant toute l'année en fait, mais ça on aura le temps d'y revenir.
A pas de loups me revoilà sur le blog. A petits pas me revoilà sur YouTube.
Ce n'est qu'avec du recul que je me suis rendu compte que le mois avait été vide, et mouvementé.
Pourtant, il a commencé en beauté. Le 4 décembre, j'étais au CNL pour parler Booktube, son présent, son avenir. Du 5 au 7, j'étais au SLPJ où j'ai passé 3 jours fabuleux. Je suis revenu de mon séjour parisien plein de joie, d'énergie, d'envies et d'idées. Et puis tout s'est précipité. Une fois La Grande Librairie sur la littérature jeunesse et la vidéo que j'y ai consacrée passées, j'ai plongé. Vous l'avez peut-être lu entre les lignes de mes derniers articles, mais il y a eu beaucoup de travail, un découragement inattendu, des envies inassouvies, de la fatigue, et des sentiments en pagaille.
J'ai quand même eu le temps de faire un paquet de choses.
Marcher dans les allées d'un marché de Noël, profiter de mes amis, danser, m'amuser...
J'ai même participé le samedi 12 décembre à la présentation des coups de coeur de la librairie Comptines pour Noël. J'étais avec Tom (La Voix du Livre) et j'ai croisé une blogueuse d'origine canadienne qui parle de littérature jeunesse sur son petit morceau de Toile. C'était un petit-déjeuner riche, sympathique et joyeux comme il faut pour débuter un beau weekend !
Je ne me plains pas de mon mois de décembre. Je vois sa richesse. Je me nourris de tout le bonheur qu'il m'a apporté. C'est incommensurable.
Je constate juste que je me suis fait tout petit à certains endroits. Je constate juste qu'arrivé en vacances, je me suis un peu écroulé. J'ai relâché toute la pression physique, intellectuelle et émotionnelle que j'avais accumulée.
J'ai faite une pile à lire des vacances en sachant que je ne la lirai pas. J'ai eu plein d'idées pour la chaîne et le blog. J'ai eu plein d'envies et d'objectifs.
Mais je me suis écroulé sur tout ça, je me suis roulé en boule sous une couette pour finalement mal y dormir. Et j'ai consacré mon temps à pas grand chose, à ma famille, aux autres et à leurs cadeaux, aux fêtes, à l'ambiance de Noël.
Samedi soir, quand je me suis couché, mon esprit s'est mis à tourner à cent à l'heure. La faute aux valises prêtes pour ma deuxième semaine de vacances ? A la famille partie ? Au rangement ? Aux plannings de janvier faits ? Au travail doucement repris ? Je l'ignore. Mais ce soir-là, j'ai mis une heure à m'endormir parce que mon cerveau était soudain stimulé par mille idées, comme cela m'arrive parfois et comme cela m'avait un peu délaissé ces derniers temps, trop pris que j'étais par mille autre pensées (une en particulier). J'ai mis au point le déroulement de mes prochaines vidéos, réfléchi à tout un tas de choses sur ce que je devais faire, envisager et j'ai même osé penser un peu aux mois à venir et à mon avenir tout court.
Oui, j'avais la tête pleine et l'esprit bouillonnant.
Ca a été plutôt bénéfique.
Et me revoilà, à pas de loup je vous murmure pardon pour ma discrétion.
Et je vous le dis: mon enthousiasme, ma motivation et ma stimulation sont de retour pour démarrer 2016. Je suis plein d'espoir pour la nouvelle année. Elle ne pourra qu'être magnifique, non ?
Et puis si vous voulez un conseil lecture et que vous n'avez pas trop de temps comme moi, vous n'avez qu'à vous procurer Mauvais fils de Raphaël Frier. C'est sorti chez Talents hauts à 7€, il fait à peine 100 pages et il se lit en une petite heure. Mais qui dit court peut aussi dire de qualité. Et qui dit court peut surtout dire fort. Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un livre "coup de poing" car il ne m'a pas autant bouleversé que des livres comme A copier cent fois d'Antoine Dole. Cela n'en reste pas moins un texte sincère, sensible et fort qui donne à entendre sur plusieurs années la voix d'un adolescent rejeté par ses parents à cause de son orientation sexuelle. Le personnage nous emporte avec lui le temps de quelques années mouvementées mais décisives pour sa vie. L'histoire m'a semblé réaliste, juste. Le personnage dévoile ses failles et ses forces avec émotion. Le style s'empare de sa voix avec habilité. Une lecture rapide mais un texte dense et juste.
Regardez, j'ai déjà publié une nouvelle vidéo.
Vous trouverez bientôt sur le blog un article qui lui sera consacré.
(cliquez sur l'image)
----------------------- mardi, septembre 22, 2015 -----------------------
Alors que je rentre et vous délaisse un peu le temps de reprendre mes remarques, je vous laisse plonger une nouvelle fois dans les tréfonds de Paris, dont j'ai exploré la surface cet été... Cette semaine, ce sera très littéraire.
Paris, cet été, a été lumineux, culturel,
riche, stressant, excitant, théâtre, musical, artistique… Mais il aussi été,
évidemment, littéraire. D’un théâtre à un salon du livre, d’une rencontre
exceptionnelle à un labo à histoires, de quelques librairiesvisiter à un coup de cœur littéraire, je vous
emmène en balade entre les mots de Paris, dans ses rues de lignes et sa
Seine d’encre.
Du domaine des murmures
Je triche peut-être un peu en plaçant
cette pièce de théâtre ici. Mais elle me permet de faire lien avec fluidité et
efficacité entre la petite chronique de ma vie parisienne et mon Paris
littéraire…
Du
domaine des murmures, pièce de théâtre jouée au théâtre de poche (près de
Montparnasse) de mai à juillet, est l’adaptation d’un roman que vous connaissez
peut-être. Il est signé Carole Martinez et a eu le Goncourt des lycéens en 2011…
Ayant eu un coup de cœur pour Le cœur cousu – de la même auteure – et
ayant été très touché par ce deuxième roman, j’étais très heureux de pouvoir me
rendre à une représentation de cette pièce. D’autant plus que j’ai été loin
d’être déçu.
N’ayant pas été au théâtre depuis un an,
j’ai profité de Paris pour renouer avec ces salles noires et émouvantes… cette
représentation y a beaucoup contribué.
Le personnage d’Esclarmonde est porté par
une comédienne seule sur scène.
Son monologue, fluide, limpide et
saisissant, dessine tout un Domaine des Murmures autour de la scénographie
belle et épurée : un carré de pierres, une bougie, un tabouret, un micro.
Il dresse le portrait et la vie de cette
femme emmurée de son propre gré. Emmurée mais enceinte. Miracle divin ou
secret ?
Il peint les émotions, les failles et
aspérités, les forces, la laideur de ce monde et ses beautés. Il peint la foi,
le doute, la peur, l’espoir.
Porté par la plume belle, sauvage,
primitive, de Carole Martinez et l’adaptation ciselée du metteur en scène, le
monologue d’Esclarmonde devient doucement la seule chose à laquelle on
s’accroche dans la salle de théâtre… jusqu’à ce qu’elle assène de sa voix douce
et profonde le fin mot de l’histoire. Et les dernières phrases du spectacle,
comme une sombre mélopée, nous capturent un peu plus dans le domaine, ses
murmures et son obscurité.
On en ressort touché. Mais ailleurs.
Définitivement ailleurs.
John Green à Paris!
John Green à Paris. Vous en avez
forcément entendu parler. Il était là, l’espace de quelques heures, en France,
pour la promo de La Face cachée de Margo.
Et j’avais de la chance, j’étais à Paris aussi.
Alors vous vous doutez bien que j’ai tout
fait pour ne pas rater ça !
Il faut quand même savoir que la semaine
précédente, je suis passée par toutes les phases possibles :
- L’excitation maximum : « JOHN
GREEEEEEEEN A PARIIIIIIIIIIIIIIS ! »
- Le je-ne-m’en-rends-pas-compte
incrédule : « John Green à Paris ? Vous vous rendez
compte ? Bah pas moi en fait. »
- Le stress
insurmontable : « il arrive à 18h30, je finis à 18h, je ne le
verrai jamais il y aura trop de moooooonde, bouhouhouhouuuu »
- L’espoir quand on a appris que ce ne
serait pas une séance de dédicace : « ouf ! si c’est une
conférence je pourrai y assister :) »
- Le désespoir quand j’ai vu les 1800
(quelque chose comme ça) participants à l’évènement Facebook :
« … »
- La colère et le mépris en apprenant que
ce ne serait ni une séance de dédicace, ni une conférence : « euh …
pardon ? On va faire quoi au juste ? Faire la queue, passer devant
lui et recevoir une bénédiction du « prophète des adolescents » (cf.
cet article) ? »
- Puis restress et re-excitation
l’avant-veille, puis la veille, puis le jour J, dans le métro, puis en arrivant
et en voyant la looooongue file d’attente.
Petit reportage photos :
Et une fois devant lui… je ne peux rien
dire. Je suis tétanisé. Je lui tends mon Qui es-tu Alaska (♥) mais ne dis rien. Les
cinq secondes passés avec lui, le temps du selfie-raté, s’écoulent avant même
d’avoir le temps de dire « John Green » et en partant, je lui
lance : « DFTBA ! »
Admirez le talent avec lequel j'ai raté ce selfie.
*instant fanboying ON*
Et lui, dans un sourire éclatant, se retourne et lance
à la cantonade pour ce fan-qui-est-parti-si-vite :
« DFTBA ! »*
*instant fanboying OFF*
Et deux mois après ? Bah… j’ai toujours
l’impression d’avoir vécu un rêve.
*Don’t Forget To Be Awesome. Va falloir refaire votre
culture John Green & Nerdfighters les copains !
St-Maur en poche
Je vous en ai parlé en vidéo, pour un
vlog, pour un petit bilan, pour une sorte de Book Haul… alors je vous laisse avec ma tête, ma voix et un petit
fragment de souvenirs :
A suivre...
----------------------- samedi, août 29, 2015 -----------------------
Voici une petite chronique de ma
vie parisienne. Les raisons de ma courte vie à la capitale sont expliquées
dans le début cette chronique en trois volets (publié il y a deux jours).
Ci-dessous la troisième et
dernière partie de ce petit guide subjectif et personnel qui est loin d’être
exhaustif, encore moins original et qui a pour ambition de vous faire découvrir
quelques lieux, artistes, évènements qui m’ont plu, frappé, touché, ému.
Aujourd’hui, deux derniers coups de cœur parisiens pour contempler un
peu d’art.
Le
centre George Pompidou
Situé au cœur de Paris, entre les Halles (quartier de commerce vivant
et animé) et l’hôtel de ville, je ne parlerai pas longtemps de ce centre
artistique moderne donc je n’ai profité qu’une après-midi. Je ne pense pas
avoir les clés pour porter un véritable regard sur ce lieu d’art et de
création. Mais j’ai quand même envie de vous donner envie de le visiter.
J’y suis allé parce que Solange te parle ne fait que de l’évoquer dans
ses vidéos… et j’ai adoré.
Le bâtiment en lui-même vaut le détour. Chef-d’œuvre d’architecture, il ressemble à quelque chose
d’hybride entre une usine, un sous-marin, un gigantesque jeu pour enfants… ses
escalators dans des tuyaux, ses grandes baies vitrées, son hall gigantesque et
lumineux, tout en lui m’a séduit.
Vous y trouverezune expo permanente pour enfants avec une espèce de
terrain de jeux créatif, interactif et original que je me suis contenté
d’observer de loin.
Vous y trouverezdes expositions provisoires dans les sous-sols ou les
étages. Des spectacles. Des films. Des conférences.
Vous y trouverezune grande librairie artistique. Vous y trouverezune
boutique de souvenirs et de design.
Vous y trouverezdeux expositions permanentes : une moderne et
une contemporaine.
J’y ai été pour voir l’exposition de Le Corbusier, un
artiste-architecte que j’ai étudié en cours d’histoire de l’art cette année. Je
l’ai trouvée complète, intéressante et m’y suis baladé avec plaisir, guidé par
le parcours clair et intuitif qui avait été mis en place.
Puis j’ai parcouru l’exposition contemporaine présentant de nombreuses
œuvres et artistes des années 60 à nos jours. Des choses qui m’ont laissé
perplexe (ah, l’art contemporain), d’autres qui m’ont beaucoup frappé, d’autres
encore que j’ai reconnues avec plaisir, d’autres que j’ai découvertes avec
émotion…
Pour le lieu, pour l’art, pour la curiosité… je vous conseille d’y
passer, si vous en avez l’occasion. Je vous conseille de vous arrêter, de vous
asseoir quelques instants. D’ouvrir les yeux. Et de voir.
Exposition
Aardman - Musée de l’Art Ludique
Si le nom des studios Aardman ne vous dit sans doute rien, le nom de
ses plus gros succès vous dira sans doute quelque chose : Wallace et Gromit, Chicken Run, Shaun le Mouton,
Pirates ! Bon à rien, mauvais en
tout…
Ça vous parle plus, non ?
Les studios s’exposent au Musée de l’Art Ludique, qui est situé dans
le beau bâtiment de la cité de la mode et du design, au bord de la scène, près
de la gare d’Austerlitz. Alors que je n’avais pas pu voir celles de Pixar ou de
Ghiblii, je me suis rendu avec grand plaisir à cette exposition !
On y trouve des dessins originaux de recherche, des roughs, des
story-boards, un Oscar (un vrai !), et surtout de très nombreux décors
ayant servi pour les films, des figurines ayant été utilisées…
J’en ai pris plein les yeux, je suis retombé en enfance et suis
ressorti avec l’envie de (re)voir toute leur filmographie !
Coup de cœur pour ce petit instant de magie ♥
~ ~ ~
Un été à Paris, c’est aussi…
Un feu d’artifice du 14 Juillet magique…
La Gay Pride, croisée un samedi après-midi, parade de joie et de
fierté…
Montparnasse se livre, un petit salon du livre qui a lieu en haut de
la tour Montparnasse. C’est gratuit, et un peu léger… mais la vue est
superbe !
Divers balades, plus ou moins touristiques…
Je pense chaque été à ce roman de Florence Hinckel – L’été où je suis né – et je pense chaque
été à la chronique que j’en avais faite et au titre qu’elle portait : On revient toujours changé d’un été.
Chaque été me le confirme. Car, encore une fois, j’en reviens changé.
Nathan a 20 ans, étudie la communication et travaille en librairie. Bercé dans la littérature, c'est tout naturellement qu'il en est arrivé à ce jour à se délecter de chacun des mots d'une multitude de romans et d'albums... et à venir partager ici sa passion. Librairie, communication, salons, il se voit déjà dans le monde du livre et rêve d'écriture. Il vous livre là avec un immense plaisir ses coups de cœur, sa vision du monde, une partie de son univers et du ciel qui l'habite. Merci de venir y déposer quelques mots. Depuis quelques années, il a aussi une chaîne YouTube qui porte le même nom que son blog !