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Tant que nous sommes vivants, lisons ! {Résultats}


Vous les attendiez. Et moi je les avais oubliés ! Toujours est-il que je n'ai pas mis beaucoup de temps à m'en souvenir ... nous sommes le 26 Octobre, le concours se terminait hier, et il est temps de découvrir les gagnants.
Vous avez été 30 participants. Il m'a fallu un petit mot pour tout trier mais j'en suis venu à bout ! Ouf.

Je vous remercie sincèrement pour vos adorables messages finaux, et surtout pour vos magnifiques phrases proposées.
J'ai attribué 1 chance supplémentaire à Clèm.
Tant que nous sommes vivants, nous pouvons aimer. Penser que l'amour est la plus puissante magie qu'il soit et nous nourrir de contes de fées. Tant que nous sommes vivants, nous pouvons espérer.
 Et j'en ai attribué 2 à LetterBee.
Tant que nous sommes vivants nous resterons les gardiens actifs des rêves de nos enfants.

J'ai donc effectué le tirage de deux gagnant(e)s qui remportent chacun(e) un exemplaire du superbe roman d'Anne-Laure Bondoux: Tant que nous sommes vivants.

Sans plus attendre, voici les résultats !
Les gagnant(e)s sont ...

Les exemplaires seront envoyées le plus vite possible, dès que Gallimard jeunesse aura enregistré vos adresses, que je leur envoie par mail aussitôt !

Pour les autres, n'hésitez pas à acheter ce nouveau chef-d’œuvre de la littérature jeunesse !

http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/09/tant-que-nous-sommes-vivants.html

Et vous pouvez aussi tenter de gagner le superbe nouveau roman de Timothée de Fombelle ...

http://timotheedefombelle.weebly.com/concours-le-livre-de-perle.html

Tant que nous sommes vivants ... il y a des concours !


Aujourd'hui paraît -enfin !- le nouveau roman d'Anne-Laure Bondoux, que vous pouvez retrouver dans toutes les bonnes librairies ... A cette occasion, pour vous offrir la chance de lire cet incroyable roman dont la profondeur égale la beauté, Gallimard jeunesse me donne la possibilité de vous en faire gagner 2 exemplaires.
"Entre la délicatesse d’un conte, l’universalité d’un mythe, l’authenticité de l’histoire et l’émotion des grands romans, Anne-Laure Bondoux signe un roman virtuose, unique et incroyablement touchant."                                                                                 Ma chronique complète ici

Pour participer, il suffit de remplir le questionnaire suivant.
Pour simple condition, répondre à une "question": créer une phrase -comme je l'ai fait dans ma chronique- commençant par "Tant que nous sommes vivants ..." (cf exemple)


Le concours se déroule du 25 Septembre au 25 Octobre 2014 (23:59) - Tirage au sort et annonce des gagnants dans la semaine suivant la fin du concours - Les exemplaires seront envoyés par Gallimard Jeunesse à l'annonce des gagnants - Nous ne sommes en aucun cas responsable d'une perte de colis par la Poste - Une seule participation par foyer - Concours ouvert à la France, la Suisse et la Belgique
Visuel du concours tiré de la couverture du roman elle-même dessinée par Hélène Druvert (c)

Tant que nous sommes vivants



Je n’avais jamais lu de roman d’Anne-Laure Bondoux. Ce n’est donc pas son nom qui m’a poussé à me précipiter sur ce roman dès que je l’ai reçu. C’était sa couverture. Définitive non, mais déjà magnifique. C’était sa quatrième de couverture, attirante, intrigante. C’était, enfin, la lettre de l’auteure qui accompagnait le roman. Une lettre touchante, profonde.
Ce roman m’a captivé, totalement happé dans son univers fascinant. J’ai mis très longtemps à trouver les mots pour retranscrire l’étrange, unique et ensorcelante magie qu’a opérée ce texte sur ma jeune âme de lecteur, d’écrivain et d’adolescent, mais les voici enfin ; fragiles, maladroits peut-être, mais sincères.


             Tant que nous sommes vivants, nous courons vers demain
« Mais cela suffit à nous rappeler une chose essentielle : le feu qui brûlait dans le ventre de nos fourneaux brûlait encore dans nos veines. »

De sa plume brûlant d’une douceur palpitante, Anne-Laure Bondoux éclaire ses personnages du souffle humain de l’espoir. Ce souffle regorgeant de saveurs vécues, désirées et fantasmagoriques anime chaque Homme d’une force qui rend possible l’impossible. Comment croyez-vous sinon qu’il arrive à se battre jusqu’au bout de ses capacités ? Comment pourrait-il sinon braver les obstacles, les chutes et les déceptions dans le seul optique d’un but à accomplir ? Ce but qu’il s’est fixé, créé, érigé. Cet horizon.

« Nous aussi on va tomber. On aura des bosses et des bleus. Mais on trouvera le bon équilibre. »

Les personnages de ce roman ont en eux le « principe actif », comme le qualifie elle-même l’auteur, le feu, la force de l’espoir. Ils accomplissent la quête de leurs désirs et d’eux-mêmes. Anne-Laure Bondoux marie la simplicité des mots à une voix de conteuse qui jaillit de ceux-ci et transforme la simple histoire d’une vie en un conte universel. Dans un élan de rage et d’amour, Bo et Hama se précipitent fougueusement dans un voyage libérateur et initiatique, dans une quête de bonheur et de qui ils sont. L’un et l’autre s’arment de tout leur espoir et le ravivent de leur amour pour ne pas perdre de vue l’horizon et, toujours, courir vers lui. Même quand ils tombent, les rayons éblouissants de cet idéal brillent à travers la poussière du chemin qui accueille leurs chutes et leurs pas. Dans les pires moments, dans l’obscurité du présent, dans les à-coups et les rebondissements surprenants du destin ; demain, comparé à aujourd’hui, semble toujours la promesse d’un espoir éclot.

« Ils virent quarante fois le soleil se coucher. Et les quarante levers de soleil furent autant de raisons d’espérer. »

            Tant que nous sommes vivants, nous cherchons notre hier

Comme l’illustraient Boulet et Pénélope Bagieu dans leur bande-dessinée La page blanche, comment se construire quand on n’a plus de passé ? Les méandres de nos actes et de tout ce qui a été dit et vécu qui s’écoulent dans les bribes de nos mémoires sont le socle parfois fragile mais toujours indispensable de qui nous sommes et devenons. De plus, comme le roman Lecœur des louves de Stéphane Servant l’exprime si justement, la transmission et le don transgénérationnel sont le signe évident du temps qui passe dans une famille et l’unit.

« Il n’y a pas de fruit sans noyau. Nous avons besoin de savoir d’où nous venons, n’est-ce pas ? »

Ce n’est pas pour rien que, malgré la force et l’espoir, les personnages chutent, tombent, se blessent et se perdent. Il leur faut accepter leur passé. Il leur faut partir à sa recherche. Il leur faut le comprendre. C’est pourquoi cette histoire est au passé, comme la poignante voix de l’héritière de cette famille, de l’héritière du conte familial.
Ce n’est pas pour rien que cette histoire prend la forme d’une boucle. Un voyage, un aller, une errance hasardeuse et tortueuse. Les personnages qui courent vers l’horizon avant de s’échouer … avant que d’autres prennent la relève. Avant qu’il y ait un retour.

            Tant que nous sommes vivants, l’un et l’autre nous déchirent
« Bras ballants, nous restions paralysés face au vide. Et dans ce vide qui enflait à l’intérieur de nous, la haine s’insinuait, pire que la vermine au bord d’une plaie. Etait-ce notre faute ? Etait-ce notre faute si nous avions peur ? Nostalgiques d’un temps idéal, nous voulions le jour sans la nuit, le soleil sans l’ombre, la vie sans la mort, le désir sans le risque, et Hama sans Bo. »

Nous sommes des êtres compliqués, souffrants souvent, difficiles. Des êtres qui sont écartelés par leurs complexes, par leurs désirs. Le passé ; et la souffrance, la nostalgie, la quiétude qu’il apporte se heurtent à l’avenir ; et l’angoisse qu’il provoque, l’espoir, le désir. Il faut vivre avec tout ça, savoir se défaire de l’un tout en se construisant dessus ; savoir se lancer dans l’autre, sans avoir peur. Anne-Laure Bondoux marie tout cela dans la simplicité de ses mots. Sa plume pourtant si douce porte en elle la fougue d’une étincelle qui s’enflamme à la moindre braise. L’un et l’autre forment un équilibre surprenant, improbable, mais poétique et superbe. Chaque chapitre s’intitule selon deux antonymes qui rendent ceux-ci puissants, intenses et déchirants.
Nous ne pourrons dire mieux que Nietzsche, lui qui écrivait à propos des tourments humains : «  Fais de ton chaos de forces une étoile filante. »
Bo et Hama se perdent entre ces extrêmes. Ils s’accrochent l’un à l’autre pour s’en sortir, ballotés entre tous ces points séparés par des infinis. Ils ne s’en sortiront pas indemnes, mais sans aucun doute grandis, plus forts et changés.

                               « Tu crois qu’il faut toujours perdre une part de soi pour que la vie continue ? »

                Tant que nous sommes vivants est une danse. Une chorégraphie savamment construite, qui porte la grâce et la beauté de l’être humain, comme ses faiblesses et sa fragilité, une danse qui exprime dans une douceur apaisante une fougue virevoltante, une danse portant le lecteur dans le tourbillon émotionnel, profond et bouleversant d’une profusion de personnages dans lesquels on ne s’égare jamais, dans lesquels on sait reconnaître les plus grands, les plus touchants.
Entre la délicatesse d’un conte, l’universalité d’un mythe, l’authenticité de l’histoire et l’émotion des grands romans, Anne-Laure Bondoux signe un roman virtuose, unique et incroyablement touchant.

http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2014/09/tant-que-nous-sommes-vivants-il-y-des.html