Affichage des articles dont le libellé est Susin Nielsen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Susin Nielsen. Afficher tous les articles

INTERVIEW | Susin Nielsen


Après la chronique d'On est tous faits de molécules, voici une rencontre (filmée et sous-titrée par mes soins !) avec Susin Nielsen, que j'ai eu la chance d'interviewer au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil en 2013. Ma traduction est loin d'être parfaite, le carré VIP où a été faite l'interview est un lieu très fréquenté et très bruyant, mon appareil photo ne rend pas de la grande qualité, mais la vidéo est là et j'espère que l'interview vous plaira !
Un grand merci à Hélium pour cette incroyable occasion. Un grand merci à Susin, pour son incroyable gentillesse. Un merci à Rozenn, qui a parfois dû m'aider pendant l'interview. Un coucou à la mère de l'auteure, très gentille, et à Théo, mon cousin, qui m'a accompagné pendant l'interview !
Enjoy !

« J’étais en train de respirer les molécules de ma mère ! »




            Alors oui, c’est vrai, j’ai lu On est tous faits de molécules il y a presque cinq mois et c’est difficile d’en ressortir des souvenirs précis. Alors oui, c’est vrai, j’aurais dû écrire cette chronique en avance. Mais vous aurez remarqué que de ce côté-là, je ne suis pas un roi… bref, on ne va pas s’éterniser sur ma grossière erreur mais revenir sagement sur ce qui nous intéresse : le nouveau roman de Susin Nielsen. Autant vous dire que quand j’ai trouvé, fin décembre, les épreuves non corrigées du roman dans ma boîte aux lettres … c’était Noël avant l'heure ! Je me suis littéralement jeté dessus. Et quel plaisir ça a été. Je l’ai dévoré en moins de 24 heures, entre le canapé, mon lit, ou tout autre endroit pouvant m’accueillir dans mon irrépressible besoin de lecture.
            Quand, à cause des études ou de quoi que ce soit d’autres, vous avez une période vierge de lecture, retrouver ce loisir est toujours un immense plaisir (je deviendrais presque poète). Quand, en plus de retrouver ce plaisir, vous retrouvez le plaisir d’un roman passionnant dont les pages se tournent toutes seules (votre main –totalement autonome, même si là, Stewart me corrigerait– aidant) … c’est le jackpot !


            Comme vous pouvez le voir dans l’extrait présent sur la quatrième de couverture de l’ouvrage, en italique (juste ci-dessus ! Hop ↑), et en titre de cette chronique: le ton est donné. Alors que l’auteure sortait il y a un peu moins de 2 ans un roman sombre et néanmoins « bouleversant » et « brillant » (pour citer ma chronique), elle revient là avec un livre plus léger, mais toujours poignant.
            Pour la première fois, Susin Nielsen opte pour une double narration : Stewart, treize ans, et Ashley, quatorze ans. Tous deux semblent si différents : d’un côté le geek ringard (« nerdy nerd » dirait Susin Nielsen, voire l’article de demain …), de l’autre la pimbêche populaire ; pour utiliser des termes péjoratifs mais clairs. Ils se retrouvent pourtant, malgré eux, à devoir se fréquenter quotidiennement puisque le père de ce premier emménage chez la mère de cette seconde. L’auteure confronte avec humour les points de vue acérés mais touchants de ces deux adolescents sur leur famille recomposée.

            Mais ce n’est pas tout ! Car si On est tous faits de molécules touche et fait rire par ce premier enjeu, déjà grave et efficace, l’auteure l’enrichit d’intrigues qui vont nouer, entre tous les personnages, de nombreuses connexions… un peu comme une molécule ?
            En effet, Stewart a perdu sa mère deux auparavant et il a plus ou moins fait son deuil … seulement, il doit apprendre à vivre dans une nouvelle famille sans sa mère, bien qu’il essaye, à tout prix, de lui trouver une place.
            De son côté, Ashley doit faire face au départ de son père, qui emménage … dans un cabanon … au fond du jardin … avec un autre homme. Non pas qu’elle soit homophobe, seulement voilà, que vont penser les autres au collège ?
            Il y a un peu tout ça à la fois, et c’est comme la vie : tout survient en même temps, les choses s’ajoutent, et le tas commence à trembler. Alors il faut réussir à ne pas tout faire tomber, faire de l’ordre, créer des liens, et accepter que tout ne peut pas se dérouler comme on le souhaite.

            C’est cette histoire-là que Susin Nielsen raconte : comment ces deux adolescents vont-ils réussir à :
  • Former une nouvelle famille,
  • Finir de faire le deuil d’une mère,
  • Accepter la différence d’un père,
  • Apprendre à nouer des relations humaines sans y perdre le fil,
  • Grandir un peu, par-dessus tout ça.
            C’est avec une grande maîtrise qu’elle le fait. La richesse d’intrigues est harmonieusement construite si bien que le tout est d’une fluidité captivante. Le style est aiguisé, vif et efficace. Les tons sont drôles, touchants mais surtout justes. Il y a, encore, des anecdotes amusantes, des schémas, une richesse authentique. La narration est naturelle et pourtant rocambolesque. On sent chez l’auteure une virtuosité dans l’agencement de son histoire : il y a des nœuds narratifs qui tiennent en haleine, une tension douce mais réelle, un sommet dramatique final, et surtout, une émotion présente … mais toujours juste et spontanée. Sensible, et jamais forcée. Véritable.

                Ai-je besoin de vous dire que ce fut un coup de cœur ?
             Ai-je besoin de vous rappeler que j’ai attribué au roman le Masque d’or du meilleur espoir de 2015 ?
              Ai-je besoin de rédiger une vraie conclusion alors que je viens de terminer un paragraphe par le mot « véritable » ? L’œuvre de Susin Nielsen, en effet, résonne de cette essence nécessaire : la sincérité.

Les chroniques, inspirantes et sans doute bien plus justes, de Pépita, Le tiroir à histoires, Bob & Jean-Michel.
Une photo publiée par Nathan (@lecahierdelecturedenathan) le

De l'importance de la rentrée dans nos vies


 Ca y est, c’est la rentrée ! Encore deux mois qui se sont écoulés à la vitesse grand V, à oublier tout ce qu’on a appris l’année passée, à fêter les bonnes premières notes du BAC, à prendre du bon temps, à voir des amis, la famille. Deux mois à ne plus penser au lycée, aux devoirs, à mettre le cerveau en veille et refouler le bac dans un coin du cerveau. Deux mois pour s’amuser, se reposer, créer, découvrir, voyager aux quatre coins de la France, voire aux quatre coins du monde pour certains. Moi qui n’ai jamais le temps de m’ennuyer, je suis toujours étonné à quel point ça passe vite. Et je reste fasciné par cet aspect étrange que prend le temps. Les deux mois s’écoulent aussi vite qu’un sablier brisé et pourtant, arrivé au seuil de la rentrée, on a l’impression que ça fait des années qu’on a pas revu le lycée, les profs, les amis, les devoirs et la routine rassurante des cours. Comme quoi le temps reste une notion abstraite qui gardera sans doute à jamais ces mystères. Et c’est ce qui le rend beau non ?

Toujours est-il que la rentrée ça veut dire beaucoup de chose pour tout le monde. La rentrée c’est d’abord les retrouvailles, les étreintes de ses amis qu’on n’a pas vu pour beaucoup depuis deux mois. Cette petite excitation du renouveau : les emplois du temps, les profs, les cours… Et la rentrée c’est l’odeur du neuf. Les trousses, les stylos, les cahiers, les agendas soigneusement choisis ou personnalisés, les sacs à sélectionner sans erreur, les cahiers, les classeurs, les trieurs encore vides de savoir et de poids, tous ces objets qui sont encore en parfait état et qu’on retrouvera dans quelques mois au fond des poubelles, en lambeaux. Tous ces objets qu’on se plaît encore à ranger mais qui deviendront vite l’origine des soucis, des déprimes, des colères et des prises de tête ! Tous ces objets qui sont au centre des campagnes publicitaires tape-à-l’œil qui se multiplient dans tout le pays. Les nouveaux gadgets Maped, les promos de la rentrée, les occasions à ne pas rater ! Ces panneaux colorés à grands coups de bas prix qui se retrouveront vite broyés et le rayon Rentrée se réduira avant de ne devenir dans les magasins qu’une allée tombée dans l’oubli, bien vite remplacée par de nouvelles publicités, de nouveaux évènements, de nouveaux rayons. Les déguisements et décorations d’Halloween, les premiers catalogues de Noël qui arrivent parfois dès octobre… et c’est reparti pour l’inlassable cycle du marketing !

Et si c’est l’occasion pour les éditeurs de faire paraître pour les enfants tous ces albums à propos de personnages qui font leur rentrée, que ça soit Trotro, Tchoupi, Petit ours brun ou tout autre inconnu auxquels les petits élèves pourront s’attacher, la rentrée apparaît aussi parfois dans les romans pour adolescents mais de façon moins focalisée et est l’occasion pour les auteurs d’aborder des thèmes divers.

J’ai choisi de vous parler de trois romans qui m’ont marqué cet été, pour tous les âges et notamment des collégiens aux étudiants, même si selon moi, la lecture n’a pas d’âge… Peut-être avez-vous déjà entendu parler, et si vous suivez mon blog nul doute que c’est le cas, de l’auteur Susin Nielsen qui a déjà su prouver avec deux romans qu’elle a tout d’une grande auteur pour la jeunesse. Avec son ton léger et une certaine profondeur derrière, elle traite du divorce, des familles recomposées, des amitiés qui vont au-delà des différences, des préjugés.

RENTREE LITTERAIRE JEUNESSE

Dans son nouveau roman, le dernier paru au Canada et le dernier traduit en France, Le journal malgré lui d’Henry K. Larsen, il est question de diverses thématiques. Le roman se construit sous la forme du journal d’Henry qui l’a commencé sous les conseils de son psy bien que, comme il le répète, il n’en ait pas envie. Le ton est léger et sincère, et le personnage livre là ses réflexions, le récit de son quotidien, ses impressions sur ce psy un peu miteux, ses voisins ridicules, ces élèves ringards auxquels il ne veut pas se mêler. Susin Nielsen met là en avant les points les plus sombres du collège… Je ne garde pas de mauvais souvenirs de mes années collège, qui furent géniales, seulement je me rappelle bien aussi des moqueries que j’ai pu essuyées du fait que j’avais de très bonnes notes, que j’étais tout le temps fourré au CDI et que j’avais toujours un livre dans mon sac. Et je me rends bien compte, notamment au cours de mes lectures, que certains élèves endurent de façon parfois plus violente la cruauté enfantine. Du coup, l’auteur a pour personnages des élèves rejetés pour leurs goûts différents, leurs apparences, leur « ringardise » en somme. Ce sujet m’a particulièrement touché, et l’intrigue est rondement bien menée. Finalement, qui est le plus mature ? Le jeune garçon qui est encore à fond dans les émissions de catch ou la brute qui doit sa popularité aux vêtements qu’il porte, aux musiques qu’il écoute, et à sa carrure imposante ? C’est cette réflexion qui m’a intéressé.
Mais bien sûr, le roman est plus riche que cela. Puisqu’Henry a connu cette violence d’assez près. Dès le début du roman, il parle de CA, cet évènement dont on ne sait rien, dont il refuse de parler, et qui a brisé sa famille. On va petit à petit apprendre de quoi il est question au fil des confidences d’Henry, de ses discussions avec son psy. Un roman brillant aux personnages très touchants.
Susin Nielsen y livre là sa vision du collège, de l’amitié, de la famille. Elle construit avec talent une histoire bouleversante où il est question de violence, mais aussi des petits bonheurs de la vie ; serrer sa maman contre son cœur, regarder une émission de catch avec un plateau repas, passer de bons moments avec son papa, jouer aux jeux-vidéos avec son meilleur pote. Grandir.

« Le collège, ça change tout. Quand on est petit, on peut se balader tant qu’on veut la braguette ouverte. On peut dire aux gens toutes les choses bizarres que l’on sait. On peut chanter en public. On peut aller au parc avec un collant blanc par-dessus son pantalon et se prendre pour Le Danois ou n’importe quel champion de la Ligue planétaire de catch. Je le sais, parce que Jess et moi le faisions tout le temps, avant. Mais quand on grandit, tout change. »

En tout cas, je ne cesse de me dire qu’à côté du lycée, je ne retournerais au collège pour rien au monde. J’ai vraiment l’impression de vivre à fond depuis que je suis entré en seconde. Le temps s’écoule bien plus vite qu’avant, mais il y a le théâtre, les amis, les découvertes, les chemins qui se tracent devant moi. Encore faut-il choisir le bon ; mais je peux me tromper. J’ai encore le temps. Il y a toujours ce moment où on arrive au plus haut niveau –avant de dégringoler au plus bas d’ailleurs. Les CM2, les grands de la récréation ; les 3è, qui passent dans la cour supérieure du lycée ; les Terminale, qui sont, d’un œil plus jeune, grands, un peu plus vieux, plus matures peut-être. Et puis d’un coup tu finis ton année de première, tu passes les premières épreuves du bac et là c’est toi le Terminale. Mais pas grand chose n’a changé, tu es juste toi, tu ne te sens pas particulièrement plus grand, tu es juste toi aux portes d’une dernière année de lycée au bout de laquelle il y a le bac. Au bout de laquelle il y a, encore, des adieux.

14€90 - 264 pages
Je vais en outre vous parler d’un roman qui a aussi su beaucoup me toucher. Sur ce blog, vous avez aussi beaucoup entendu parler du salon du livre de Montreuil où je me rends tous les ans, et surtout de la collection Exprim’, qui, à chacun de ses romans, me surprend beaucoup, me ravit, m’éblouit de sa qualité littéraire. Quelle est le point commun entre les deux ? Il s’agit du roman Frangine, de Marion Brunet, paru au printemps 2013 et qui est sélectionné pour les Pépites des romans 2013 du salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Aucune surprise là-dessus puisque ce texte, en effet, est une pépite.
Le personnage principal, Joachim, entre en Terminale. Forcément je me suis senti assez proche de lui et l’ai tout de suite adoré, ce grand gaillard attendrissant qui est lumineux, énergique et plein d’amour pour sa famille. Avec lui, il y a ses deux mères, et sa petite sœur, sa frangine Pauline qui entre en seconde et qui va se retrouver confrontée à la cruauté de ses camarades. Là encore on a affaire avec la moquerie, la violence –verbale cette fois ci–, les moments durs de l’école. Je n’ai pas vraiment rejoint l’opinion de l’auteur sur le lycée puisque j’y vis en effet de superbes moments, cependant j’ai accroché avec une facilité déconcertante à l’histoire de Joachim et de sa petite sœur confrontés à l’homophobie, l’incompréhension des autres devant leur famille différente des autres. Le personnage de Pauline était vraiment touchant, tout comme le couple « Maman-Maline », et c’est au travers du regard de son grand frère qu’on suit sa fragile évolution.
Le style est doux et marquant, parfois lyrique et superbe, les personnages regorgent de vie, l’intrigue est passionnante et le tout est un livre qu’on ne veut plus lâcher. Un livre qu’on referme avec regret, un livre dont les personnages nous manqueront, un livre qui secoue. Un livre fait d’amour et de vie.

« Quand on a une vie différente, on prend ces risques-là : rejets, ruptures, critiques. On peut regretter, se cacher dans un trou. Ou alors on décide d’être bien, on se bat, on mène la vie qu’on veut, la vie comme on l’aime. »

Comment aborder finalement le dernier ouvrage dont j’aimerais vous parler dans cette longue chronique dont vous n’aurez, je l’espère, pas décrochée ? Comment parler avec justesse d’un livre qui vous a bouleversé au plus profond de vous ? Qui es-tu Alaska ? est le premier roman du renommé (et cela se comprend) John Green. Un roman que Karine m’a offert lors d’un swap, et je lui en suis tant reconnaissant …
7€75 - 416 pages
Qui es-tu Alaska ? n’a, en son intrigue, rien de bien extraordinaire. Il est juste question de Miles Halter, un jeune étudiant, qui part dans la même pension qu’a fréquentée son père, loin de chez lui, loin de son ancien lycée où il ne connaissait pas grand monde de toutes façons. Là, il veut se cogner à la vie. Il veut connaître toutes ces expériences qui forgent la jeunesse. Et c’est ce qu’il va advenir. L’alcool, la drogue, le sexe aussi, et peut-être bien l’amitié. L’amour. A un point qu’il ne l’avait pas imaginé.
Qui es-tu Alaska ? est un roman renversant. J’ai retrouvé un plaisir de lecture comme cela ne m’arrive que pour mes plus grands coups de cœur. J’ai tourné les pages sans m’en rendre compte. J’en ai avalé les 400 avec une avidité phénoménale. J’ai pour la première fois connu les plaisirs de la lecture sous la couverture à la lueur d’une lampe torche. J’ai vibré pour le touchant Miles et ses amis non moins attachants. J’ai cherché moi aussi à percer le mystère d’Alaska… en vain. Les plus belles choses restent les plus mystérieuses. Je ne remercierai jamais assez John Green de m’avoir offert un si beau moment de lecture, un moment si intense, si fort, si émouvant.
Qui es-tu Alaska ? est un grand roman où brille tout l’art de l’auteur : la légèreté, la profondeur, et la vie telle qu’elle est. Un roman que tous les adolescents devraient lire.

« François Rabelais, le poète, a dit sur son lit de mort : « Je pars en quête d’un Grand Peut-Être. » Voilà ma raison. Je ne veux pas attendre d’être mort pour partir en quête d’un Grand Peut-Être. »

La rentrée c’est un peu tout ça. C’est l’angoisse, un peu d’obscurité, les durs moments de la vie mais aussi un nouveau départ, de nouveaux lieux, de nouvelles rencontres, des découvertes. C’est un pas vers l’avant. C’est grandir.
Pour nous, lecteurs, la rentrée c’est aussi la rentrée littéraire, une profusion de nouveaux romans.
Et pour moi, blogueur, un nouveau tournant.
Mon blog a beaucoup évolué depuis sa création. Il a changé de plateforme, il a de nombreuses fois changé de design, il a pris de nouvelles directions. Les articles ont changé, grandi, muri ? … Le plus grand tournant qu’il a connu fut sans doute celui de l’année dernière, cette nouvelle formule plus proche de moi, plus libre.
Et cette année j’ai encore besoin de changer. J’ai besoin de retrouver un plus grand plaisir à gérer ce blog. J’ai besoin de mieux m’organiser pour ne pas m’y perdre et rester régulier. Oui j’ai besoin d’une énergie toute neuve et débordante, d’un tas d’idées et de bonnes résolutions ! J’ai besoin d’écrire des articles comme celui-là, plus pro peut-être, plus personnels.
On dit qu’à l’adolescence on se cherche. On dit qu’à 16 ans, c’est encore l’âge de tous les changements. On attend de trouver qui on est. On attend de savoir ce qu’on va devenir. Alors peut-être mon blog est-il l’image de ce que je suis ? Peut-être que mon blog aussi a besoin de changement, de se chercher, de se trouver. Peut-être que je me rapproche chaque fois un peu plus de ce que mon blog se destine à devenir.



Toujours est-il qu’aujourd’hui je suis fier de vous annoncer que mon blog fait sa rentrée. Je suis fier de vous dévoiler sa nouvelle apparence, toujours dans le même esprit, mais plus moderne, neuve, changée. Je suis fier de mettre en place une navigation simplifiée (cf les menus déroulants !). Je suis fier de vous faire lire cet article, que j’espère vous apprécierez, et qui vous montre un peu ce que j’ai envie d’écrire à présent : des chroniques sur les livres, mais pas que.

Je vous souhaite une superbe rentrée, une bonne visite sur ce blog tout neuf, et de belles lectures, bien entendu.

CONCOURS
Pour fêter tout ça ... et vous consoler de la rentrée !

[CHRONIQUE] Moi, Ambrose, roi du Scrabble de Susin Nielsen

 194 pages

Coup de

                Si vous suivez mon blog et si vous cela est le cas depuis au minimum décembre ; vous savez à quel point je suis fan de la maison d’édition Hélium. Je suis fan pour leurs romans. Je suis fan parce que ceux-ci ont le mérite de sortir du lot. Je suis fan parce que leur présentation unique, originale et pétillante en fait de magnifiques objets. J’aime voir leurs livres, qui font tous la même taille, dont le dos se ressemblent et dont seules les couleurs divergent, alignés dans ma bibliothèque. Je suis fan parce que ces romans en eux-même sont des textes forts, exceptionnels, hors du commun. Mais mon expérience avec eux va au-delà d’une simple édition qui se cache derrière tout le long et fastidieux processus qui amène le livre jusqu’à vos mains. Hélium c’est aussi l’un de mes premiers partenaire, c’est aussi des discussions par mail, c’est aussi une semaine spéciale pour eux en décembre, et c’est aussi l’occasion unique d’interviewer Richard Harland en personne au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil 2011 ! Alors imaginez la joie de recevoir leur nouvelle publication, qui plus est écrite par Susin Nielsen qui avait déjà été publiée chez eux pour son livre Dear Georges Clooney, tu veux pas épouser ma mère ?. Bien après sa réception, je me plonge donc dans la lecture de ce rafraîchissement estival !

                S’il y a un point qui vous frappe avant (mais aussi pendant, forcément …) que vous lisiez le livre c’est bien le Scrabble qui est mentionné partout ! Dans le titre, dans le résumé … personnellement j’aime beaucoup le scrabble alors pour moi ça ne posait aucun problème ! Mais je pense que pour n’importe quel lecteur qui pourrait ne pas aimer le scrabble , vous ne devez pas être rebuté par cela … Mettre le scrabble dans les grands thèmes d’un livre c’est quand même risqué, mais surtout original ! Et cet aspect là du roman lui donne déjà un charme bien particulier … surtout que chaque chapitre débute par des lettres placées dans le désordre, suivie d’une liste de mots qu’il est possible de former avec ces lettres pour finir avec un seul mot composé de toutes ces lettres qui est le titre du chapitre ! Je n’ai qu’une chose à dire : j’aime ! :- )

                Mais sinon, ce petit ovni là, il raconte quoi ? Il raconte … l’histoire d’un jeune garçon de 12 ans qui a failli mourir de son allergie aux cacahuètes. Mais ça c’est pour résumer le tout en deux mots. Ce livre il raconte la vie de ce garçon, ses multiples déménagements, sa mère surprotectrice, les railleries et les moqueries qu’il subit au collège, un nouvel enseignement qu’il va recevoir, les personnes qu’il va rencontrer … Ce roman raconte la préadolescence, les relations mère-fils lorsque celui-ci est fils unique et lorsque son père et mort, ce roman raconte l’amitié, les passions, le danger. L’intrigue de ce roman c’est simplement la vie, sur un rythme fluide qui vous laisse savourer de tous vos sens l’histoire unique d’Ambrose.

                Ambrose. Un garçon qui entre dans l’adolescence. Ca se sent, ça se voit, ça se lit surtout. Un regard porté sur le corps des femmes, des questions et le besoin surtout d’une figure paternelle. Cette figure paternelle la trouvera-t-il auprès de Cosmo ? Cosmo est un personnage ô combien terriblement attachant ! Ca n’est qu’un jeune-homme, qui sort de prison qui plus est, mais il cherche à être quelqu’un de normal, à se réintégrer et doit en plus supporter Ambrose, ce garçon collant et très curieux … La relation qui va se nouer entre eux est très particulière, et donne au roman un charme décidément dévastateur ! Autour de ces deux originalités vont défiler la maman d’Ambrose, stricte ou juste protectrice …, Amanda, la douce jeune-fille qui gère le club de Scrabble et qui est canon …, les Trois Petits Cochons –ou comment rendre des personnages qui pourraient être clichés (les 3 persécuteurs d’Ambrose …) réalistes, mais aussi toute une ribambelle de protagonistes tous plus originaux et attachants les uns que les autres …

                Que demande de plus si ce n’est une familiarité qui fait d’Ambrose un ami ? D’une part on notera le scrabble et les parties qui parfois se déroulent (rapidement, pas d’inquiétude) sous nos yeux qui m'ont permis de me sentir dans un univers que je connais et d’une autre part on notera le style de l’auteur. Simple, et très détendu. C’est Ambrose qui nous raconte l’histoire et on a l’impression qu’il est là en face de nous ou juste derrière ce texte qu’il semble nous destiner …


POUR CONCLURE
Les plus Les moins
  • Une histoire originale !
  • La vie, l'émotion.
  • Des personnages attachants et uniques
  • Un style chaleureux
  • Aucun ! ...


      Un côté scrabble bien mené, une intrigue passionnante dans sa simplicité, un kaléidoscope de personnages attachants, un style familier, chaleureux, délicieux et pour conclure une fin qui s’ouvre sur l’avenir, sur la vie comme elle peuple ce roman, dans le bonheur et parfois le malheur qu’elle peut apporter. C’est comme le chapitre d’une existence qu’on quitte, ou le carnet intime d’un jeune préadolescent qu’on aurait dévoré. C’est un petit bijou original, pétillant, extravagant même mais ô combien rafraîchissant !


Le petits plus ...
Des liens

L'autre livre de l'auteur
 cliquer sur la couverture




Les autres livres de la maison d'édition
 cliquer sur les couvertures





    Nathan, le 4 juillet 2012

    [SEMAINE SPECIALE HELIUM] 4è jour : Chronique

    Et voici la chronique du jour, pour la semaine spéciale hélium, en très grand retard, j'en suis désolé, mais bon tout s'explique ici non ? ;D Merci Hélium !

    __________________________________________________

    Dear Georges Clooney, tu veux pas épouser ma mère ?
    de Susin Nielsen
    à 13€90 
    chez Hélium
    208 pages à dévorer petits masqués ! :)
    __________________________________________________

    La narratrice, Violette Gustafson, est une adolescente aux parents divorcés. Elle habite à Vancouver avec sa petite sœur Rosie et leur mère, dans une maison qui tombe en ruine. Leur père, lui, vit à L. A., flanqué de sa nouvelle famille : Jennica, l’actrice blonde, sa paire de faux seins, et les jumelles, Lola et Lucy, merveilleusement adorables.
    Un soir, la mère de Violet a un nouveau rendez-vous. Il y a déjà eu pas mal de « losers » : Larry le Monosourcil, déjà marié, Alphonse le radin, ou Jonathan, trop beau pour être vrai (et volage). Violette n’en peut plus. Sa mère ne partage pas son cynisme et a désespérément envie de refaire sa vie. Ce soir-là, son rendez-vous s’appelle Dudley Wiener, illico rebaptisé la Saucisse. Le hic, c’est qu’il plaît beaucoup à la mère de Violette...
    Violette décide alors de mettre au point un plan avec Phoebe, sa meilleure amie : elle va écrire à George Clooney, pour lui demander d’épouser sa mère ! Et filer Dudley : s’il a un cadavre dans son placard, elles le découvriront bien !
    Un roman à l’humour dévastateur et tendre, sur les familles recomposées et les atermoiements de l’adolescence. Évoquant, à travers sa vision des autres et d'elle-même, l'impertinence des héros des films Juno ou Little Miss Sunshine, Violette évolue et se construit.
    Susin Nielsen, pour la première fois traduite en France, a commencé sa carrière en écrivant un certain nombre d’épisodes de la série télévisée Degrassi Junior High. Elle a ensuite adapté plusieurs épisodes en livres, formant alors le voeu d’écrire un jour des romans pour les adolescents. En 2006, elle a enfin mis son vœu à exécution. Susin Nielsen vit à Vancouver avec sa famille. #
     __________________________________________________

                    J'avais pas mal envie de découvrir ce roman, et je remercie Hélium de me l'avoir envoyé ! Je poste donc cette critique avec énormément de retard puisque je l'ai lu début octobre je crois, mais bon, je l'ai encore repoussée avec raison puisque je l'ai gardée pour cette semaine spéciale Hélium ! Ce fut une belle découverte et un agréable moment à passer, je vais vous expliquer pourquoi …

                    Je dois dire que j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire ! Au début je trouvais l'écriture infantile, les personnages agaçants, notamment Violette. Mais je me suis accroché, et je me suis fait à ce roman, mine de rien différent ! L'auteur n'a pas de mal à nous faire entrer dans les pensées de Violette, en préadolescence qui a du mal à vivre sa famille recomposée. Elle veut que sa mère soit heureuse et ne cesse d'espionner, rejeter, … tous les prétendants et copains ploucs de sa mère. 

                    Il faut tout de suite dire que ce roman est humoristique ! Une écriture pétillante, et des personnages déjantés, tout est fait pour vous faire rire et Violette ne vous y empêchera pas, avec ses stratagèmes pour espionner le nouveau copain de sa mère, l'embêter, ou trouver une raison pour que sa mère le quitte. J'étais moi-même persuadé par tout ce qu'elle entreprenait me disant à chaque fois que c'en était fini et que Mlle Gustafon n'allait tout de même pas continuer à sortir avec cet homme … Je ne vous en dis pas plus !

                    Mais tout n'est pas centré sur cette intrigue puisque Violette passe aussi des vacances chez son père, et a du mal à supporter sa belle-mère et belles-sœurs qui vont subir ses foudres ! Là aussi je me tais, mais même si cette jeune fille est cruelle dans certains de ses plans, c'est à hurler de rire ! 

                    Les évènements s'enchaînent, rythmés par un grand nombre de petites intrigues qui construisent la grande. Les aventures de Violette et sa meilleure amie, ainsi que leurs meilleures ennemies, si je puis dire. La vie amoureuse de notre héroïne, qui se résume … à personne. La fraternité entre les deux sœurs, leur solidarité et leurs disputes. Tout est fait pour que vous vous sentiez bien, comme dans une vraie vie et vous ne cessez de sourire ou de rire en tournant les pages.

                    Mais malgré cet humour très présent, ce livre a aussi su particulièrement me toucher ! L'auteur a parfaitement dépeint les sentiments du personnage, les émois de son adolescence, et les douleurs qu'elle endure. Même si ce livre est fait pour vous ravir et vous faire rire, il saura aussi vous toucher et l'émotion est à certains moments particulièrement présente et rend le livre bien plus plaisant !

                    Tout cela va si bien que vous en êtes captivés et la fin arrive bien vite. Des rebondissements, des surprises, tout se présente dans votre lecture et la rend encore plus réelle ! 

                    Les personnages, revenons-y un peu. Ils sont divers, différents, et assez réels. De la petite sœur pétillante et innocente, à la belle-mère qui souhaite être aimée par ses belles-filles, en passant par le petit copain ringard et gentil ou le jeune garçon craquant, vous allez les adorer, et leurs relations, plus ou moins intimes sont très bien construites. J'ai été assez étonné que tout cela me plaise autant et je constate en y repensant que l'univers de Violette, de sa famille, ses amis et son quartier m'a énormément plu ! 

                    Avec tout cela, j'en oublies l'histoire qui forge le titre ! Il est vrai qu'au final, cette lettre n'a pas de grande importance, mais elle réapparaît à la fin, avec une petite ouverture. Mon avis, c'est que je crois Violette à cent pour cent ! En même temps il me semble qu'après une preuve vient contrecarrer cette ouverture … M'enfin bref !

                    Bref, ce livre est à découvrir et vous fera passer d'excellents moments, remplis de rire, de sourires et de beaucoup d'émotion ! N'hésitez pas et procurez le vous !
    __________________________________________________
    Bonne lecture ! :P

    Nathan, le 24 décembre 2011