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La mer : 5 romans pour adolescents qui sentent l'iode et l'océan

« Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage. »
Je ne commence pas cet article par une citation de poème pour faire un retour sur ce blog en frimant, mais parce que c'est la première phrase qui me vient quand je pense à la mer, étrange réminiscence de mes cours de français au lycée. Certaines phrases ont la peau dure. Et celle-ci, avec l'amour, l'amer et la mer, me permet d'introduire dans un rythme marin le thème de cet article. Oui, aujourd'hui, en l'honneur de la parution de La dernière marée, le premier roman d'Aylin Manço publié par Talents Hauts, nous allons prendre la mer. (Même si tout le monde sait très bien que c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme...)
Je vous ai choisi quelques romans pour adolescents qui sont tous aussi délicieux que l'odeur vive et douce de l'océan : un étonnant mélange d'iode... et de vase.


(c) Le Cahier de Lecture de Nathan

Le goût du sel : La dernière marée d'Aylin Manço


Tout juste paru chez Talents Hauts, La dernière marée est un roman aussi doux que tempétueux, dont les phrases fluides - oserais-je écrire aquatiques ? - envoûtent le lecteur et le brisent. Préparez-vous à plonger dans une mer en apparence calme et pourtant dangereuse.
Cette année, à Citéplage, là où devrait se trouver la mer, il n'y a que du sable et des rochers. Depuis des mois, la mer reflue, aspirée sans fin et sans cause connue. Dans cette cité balnéaire totalement vide, où les tortues s'échouent de désespoir, Élo tente de faire comme si rien n'avait changé. Mais sa relation naissante avec Hugo, le repli de sa mère et l'attitude ambiguë de son père la poussent à s'affranchir des attentes maternelles.
La mer est multiple dans l'histoire d'Élo.
C'est d'abord un décor. Un paysage marin inquiétant pour un roman qui, finalement, est un livre d'imaginaire. Nous sommes dans un monde en apparence semblable au nôtre, à une différence fondamentale près : c'est (peut-être ?) la fin du monde. La mer reflue. Elle recule. Plus de marées, plus de plages bondées, plus de coquillages et d'algues échoués le temps d'un tour de cadran, mais une faune qui attend la mort, plus de poissonneries ouvertes, plus de stations balnéaires florissantes... La mer recule pour une raison inconnu, et face à ce Reflux effrayant, on ne sait comme réagir, si ce n'est par la peur ou l'indifférence. Mais cet enjeu post-apocalyptique n'est qu'un décor. Un prétexte. Une ambiance. Une atmosphère tout aussi inquiétante que poétique.
C'est ensuite une métaphore. Celle du mal-être dans lequel Élo voit sa mère s'enfoncer. À mesure que la mer recule, un repli s'effectue aussi chez la figure maternelle. Une figure de force, héroïque, puissante. Elle qui a traversé la mer à la nage. Qui, avec toute l'ambition qu'elle porte, tire en avant sa fille depuis des années. Mais elle n'est plus qu'une ombre faible accrochée à la radio qui déverse dans l'appartement de location les nouvelles du Reflux.
C'est un espoir, enfin. Un espoir ou un désespoir où Élo et Hugo, son nouvel ami, plongent pour oublier leur quotidien. Ils ne savent plus vraiment ce qu'ils doivent voir dans les plis des vagues et l'immensité de l'océan : une échappée ou une menace ? un monde de possibles ou de dangers ?
« Quand je bordais le foc, j'ai tout senti, le vent et le bateau. C'était comme si j'avais disparu mais que je faisais partie de tout le reste. »
C'est dans toute cette richesse qu'Aylin Manço raconte l'adolescence. Un monde qui prend fin pour en ouvrir un autre, avec douleur, poésie et espoir. Un repli dans lequel tous les repères s'effondrent, dans lequel il faut construire quelque chose d'autre. Une poignée salvatrice de rêves d'aventure et d'amour.
Elle signe un premier roman assuré. Il porte en lui tout à la fois les ingrédients d'un bon roman pour adolescents - avec les nombreuses qualités mais aussi quelques (rares) lieux communs qui vont avec - et l'inattendu d'une jeune autrice qui a encore du talent à revendre. Écrit avec maîtrise et élan, c'est un roman aussi vif, rassurant et mordant que le goût du sel.

Le souffle du vent : l'aventure à la Michael Morpurgo

J'ai une histoire particulière avec chacun de ces deux romans signés par un grand auteur britannique de littérature jeunesse, j'ai nommé Michael Morpurgo.
J'ai découvert le premier, Le royaume de Kensuké, car ma mère nous l'a lu à haute voix, à mon jumeau Tom et mon amie d'enfance Armelle, alors que nous étions enfants et choisissions un roman tous les hivers pour nos vacances à la montagne. Les souvenirs que j'en garde sont quasi inexistants. Une couverture bleu comme la mer, découpée en bas pour laisser apercevoir le personnage finement et tendrement dessiné par François Place. Une lecture quotidienne à haute voix pour se laisser happer par un univers littéraire passionnant. Un naufrage, une aventure. Un souvenir de lecture et d'enfance qui fonde des choses, à commencer par l'amitié. Et l'amour de lire et de partager.
Le 28 juillet 1988, Michael embarque avec ses parents et leur chienne, Stella, sur un voilier pour faire le tour du monde. Ils s'arrêtent, parfois, pour de fabuleuses escales, Afrique, Amérique, Australie, jusqu'au jour où survient un terrible accident. Le jeune homme se retrouve échoué, avec sa chienne, sur une île déserte perdue au milieu du Pacifique. Va-t-il pouvoir survivre, affamé, menacé par toutes sortes de dangers? Reverra-t-il jamais ses parents?
Un matin, alors que l'épuisement le gagne, Michael trouve auprès de lui un peu de nourriture et d'eau douce. Il n'est pas seul...
Le récit bouleversant d'une aventure hors du commun et d'une amitié inoubliable.
Il rencontreras un homme Kensuké.
J'ai découvert Seul sur la mer immense en bibliothèque. La couverture et le nom de l'auteur, sans doute, m'auront attiré. Seul sur la mer immense est ce genre de romans que je meurs d'envie de relire tout en le craignant. Et s'il n'était pas à la hauteur de mes souvenirs ? Car Seul sur la mer immense est de ces romans justement immenses et importants qui laissent en nous non pas des souvenirs et des bribes d'histoire, mais des émotions et des sensations. La grandeur, la douleur, l'aventure, le va-et-vient des vagues, une famille, des déchirements, l'amour, des départs, des histoires, la vie et la mort, voilà tout ce qui, je crois, me revient en écrivant ces mots sans avoir lu l'ombre d'un résumé.
En 1947, le tout jeune Arthur est embarqué, comme des milliers d'autres orphelins, sur un bateau à destination de l'Australie. Il ne sait pas encore qu'il ne reverra pas sa soeur ni sa terre natale anglaise. Désormais sa vie entière se fera là-bas, jalonnée d'épreuves mais aussi illuminée par la rencontre de personnages extraordinaires et par sa passion de la mer.
Bien des années plus tard, Allie, la fille d'Arthur, quitte la Tasmanie, au sud de l'Australie, à bord de son bateau. Elle s'apprête à accomplir une formidable traversée en solitaire. Son but : franchir les océans pour gagner l'Angleterre, dans l'espoir de retrouver sa tante Kitty, la soeur de son père.
Un voyage de l'enfance vers la maturité, deux destinées, deux récits, un roman bouleversant.
Peut-être, un jour, sauterais-je le pas pour replonger dans ces grandes histoires. En attendant, je garde précieusement ces souvenirs de lecture qui ont la force du vent.

La puissance des tempêtes : Le Worldshaker de Richard Harland

J'ai découvert Le Worldshaker il y a de longues années (au moins 6 ans quand même !) et ce roman (cette série !) entre un peu dans la même catégorie que Seul sur la mer immense, c'est-à-dire que j'en garde une flopée de souvenirs colorés, vifs, uniques, émouvants, forts. La différence, c'est que j'en conserve aussi nombre d'images, et ce, je pense, pour deux raisons. La première, c'est que j'avais travaillé dessus en consacrant à ce roman un tiers de mon TPE sur les dystopies (décidément, cet article est plein de souvenirs du lycée !). La seconde, c'est que j'avais interviewé l'auteur au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil ! Vous pouvez même redécouvrir ce fabuleux moment (ouf, la photo gros dossier semble avoir disparu du blog...).
Dans Le Worldshaker, les Hommes résident... sur la mer. Les terres étant devenues invivables, des pays entiers vivent désormais sur d'immenses bateaux qui arpentent les océans à la force de machines monstrueuses. Dès le début, j'ai été fasciné par ces vaisseaux-mondes à l'esthétique steampunk qui libèrent l'imaginaire et qui sont une incarnation symbolique de nos sociétés actuelles. Sur ces bateaux, les classes sociales se répartissent les ponts du plus haut (à l'air libre) aux plus bas (les machines)...
Et qui dit dystopie, dit révolution... Alors prenez un océan fougueux, mettez-y le feu, ajoutez une puissance imaginaire complètement hypnotique et vous avez un roman hors du commun : Le Worldshaker.

L'embrun des vagues : Cheval océan de Stéphane Servant

À la croisée d'une vague et d'un cri, un peu comme La dernière marée où la mer est métaphore, Cheval Océan est un bijou littéraire de la collection d'une seule voix, qui publie des textes courts qui peuvent se lire d'un seul souffle. Ce récit époustouflant signé Stéphane Servant est un véritable coup de poing. Pour le (re)découvrir, je vous propose un extrait de ma critique, paru il y a 5 ans (!).
« Ce sont les mots d’Angela qui est devant cet océan, sur cette plage du Portugal, qui pense à sa grand-mère et parle à cet être pour qui elle a toute cette amertume. Mais la voix d’Angela devient l’écho puissant et infini de l’Océan. Son écume comme des larmes de sel, son rugissement comme le torrent des tourments, sa force comme celle de la rage. La voix d’Angela devient celle de toutes ces femmes blessées, ces femmes d’hier et d’aujourd’hui, ces femmes de demain. La voix d’Angela retranscrit avec beaucoup d’émotion son histoire et ce tsunami de lettres inonde le lecteur pour le laisser, après une petite heure de pure intensité, au bord de l’eau, chamboulé. »

Pour les Franciliens et Parisiens, je serai ce soir au lancement du roman, en présence d'Aylin Manço et de l'équipe de Talents Hauts, à la librairie des Nouveautés. Plus d'infos par ici. Viendez, les copains !


Pour retrouver tout le Blogtour La dernière marée, suivez le guide !
16.01 • La chronique gourmande de Cook in Book
17.01 • La vidéo (avec Clémentine Beauvais herself !) de Talents Hauts
18.01 • La critique de L'Oiseau Lit
19.01 • La vidéo de la chouette Piko Books
20.01 • La critique de la géniale Allez vous faire
21.01 • La vidéo gourmande de Boitamo
22.01 • La critique de l'incontournable Sophie Lit
Demain, rendez-vous sur le blog de La Ronde des Livres et vendredi sur celui de La Mare Aux Mots !

Et vous, quels sont vos romans maritimes préférés ?

La journée qui début bien ... et finira bien !

SALUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUT
Bref. Ca ca veut dire que je suis de super bonne humeur !
POURQUOI ? Telle est la question !
Avant tout je vous invite à aller lire ma chronique du Grillon dont je suis content et car j'ai passé un bon moment avec ce livre ... il sort mardi !
Ensuite, je vous invite à lire ce qui suit ...

Vous le savez peut-être, mais Cécilia de Place To Be organise début février un concours spécial Sublimes Créatures (adapté de 16 lunes !) avec plein de trucs super à remporter *_* Et à certains échelons (300 participants, 350, ...) elle fait gagner des trucs à ceux qui emmènent ces participants là !
Ayant fait venir le 300è participant (mon cousin Théo !!!) j'ai gagné UNE AFFICHE DU FILM *o* Elle a rejoint (j'ai encore du bousculer tous mes posters ;) ) mon mur ! (non pas celui de Facebook =3)


Tant que je vous parle de Théo, j'en profite pour vous inviter à aller découvrir son nouveau projet, qui promet ! ...


Bref, j'ai aussi reçu ce matin ... le lot gagné à un concours de nouvelles Mathieu Hidalf ! *o* Diplôme dédicacé, 50€ de livres au choix ! YIPIIIIIIIII


Voilààà ... et ce soir: ciné avec l'adaptation (VOSTFR) de ce coup de coeur: Le monde de Charlie ! ♥

A part ça, je profite de cet article pour venir discuter un peu, je devais le faire depuis un bout de temps déjà ... :) Voici quelques concours à découvrir !

Ma partenaire Frogzine fête son premier anniversaire, jusqu'à aujourd'hui ...

Et mon amie Bouma, ses 3 ans jusqu'à fin janvier !

En tout cas il y a une info que je tiens à partager avec vous, c'est celle de la prochaine publication du nouveau roman de Richard Harland !
Richard Harland vous vous souvenez ? L'auteur du Woldshaker et du Libérator que j'avais interviewé en personne !
Il m'avait confié: "Mais j'ai à moitié écrit le prochain livre qui se passe à une période antérieure au Worldshaker..."
Et donc, comme il l'a annoncé sur son blog ... son nouveau livre Song of the Slums sortira bientôt en Australie ! Un photoshoot a été réalisé ... et voici la couverture VO qui a beaucoup de charme je trouve !

Toujours est-il que selon l'auteur, voir commentaire de cet article où il répond à beaucoup de questions, il serait possible, si la traductrice Valérie le Plouhinec est rapide, et si l'édition trouve vite une couverture (ils vont sûrement faire du beau travail !) nous pourrions avoir le livre pour la moitié de l'année ... vivement en tout cas !!!
"I was just talking to my French publisher, Nathan – they can’t wait for SONG OF THE SLUMS either. The final English version will go out to them by the end of January, and if Valérie (translator) is as quick as she was with the last to books, well – although there’s still a lot of work involving cover and stuff to be done – I reckon maybe the middle of the year for the French edition. Salut! Richard"

Voilà : - )
Sinon, j'ai encore choisi de vous parler d'un livre au hasard dans ma PAL ! Et c'est encore un des premiers qui a été choisi ... le 4ème ! ;)
Il s'agit donc de ...


Les Penderwick tome 2 !
Fiou ça fait un long moment que j'ai lu le 1 (que j'avais beaucoup aimé ...) et donc un long moment que j'ai ce tome ! ...
J'ai peur qu'il ne reste encore longtemps dans ma   PAL !
Malheureusement ... ^^'
Comment faire pour ne pas tomber amoureux ? Suivez les guides ! Les sœurs Penderwick ont trouvé la recette : elles vous entraînent au cœur d'un plan extravagant, afin d'empêcher leur père adoré de rencontrer ce qui deviendrait… une abominable belle-mère ! Malheureusement, ce n'est pas gagné d'avance et les aventures des quatre filles ne font que commencer, pour le meilleur et pour le pire !


A part ça, deux livres dont j'ai envie de vous parler ! ... TROIS PARDON !
Deux sur ma WISH-LIST:

Le premier une BD, découverte il y a peu et bientôt dans le Masse Critique de Babelio !
POURQUOI ? Car illustrée par le talentueux Benjamin Bachelier, illustrateur de Mathieu Hidalf !


Ensuite, il sort début février : le nouveau Jean-Claude Mourlevat, recueil de nouvelles ... KYAAAAAH !


Et enfin, découvert à l'instant, j'ai cru que c'était un roman, mais non c'est une BD (avec un superbe couverture):


 Voilà, je crois que c'est déjà pas mal ...
A bientôt les gens ! Je reviendrai vous parler de mes dernières réceptions ;-)

[ SEMAINE SPECIALE HELIUM ] 5è jour: Interview de Richard Harland

Bon voilà en retard la suite de cette semaine spéciale ! J'étais censé publier une sorte de petit dossier sur Richard Harland, auteur du Worldshaker, mais c'est un lourd travail auquel j'aurais du m'y prendre plus tôt. Le lendemain j'aurais du publier cette interview ! On va essayer de fusionner les deux ici, demains sera votre dernière surprise pour cette semaine spéciale Hélium !


Tout commence quelques semaines avant Montreuil quand Gilberte Bourget me parle de la venue en France de Richard Harland, auteur du Worldshaker et du Liberator, deux livres auxquels j'ai totalement adhéré ! J'avais déjà eu vu de cette annonce sur facebook et j'en étais ravi ! Mais quand elle me demande si une interview en personne m'intéresserait ... j'en reste coi ! Le coeur tout affolé j'ai répondu très vite, tout excité. Cela s'est alors confirmé petit à petit et j'ai ainsi préparé mon interview pour le samedi 3 décembre au salon du livre de Montreuil un peu après 17h00 ... Bon nous attendions Erik L'Homme pour mon frère jumeau et mon cousin au stand Rageot Éditeur qui était en retard et moi je stressais en disant "ils vont m'attendre, ils vont m'attendre !" Mais comme ils voulaient venir j'attendais et stressais. C'est donc en vitesse que nous sommes allés au stand Hélium où nous attendaient de pied ferme Gilberte et Richard ... Bon voilà on était en retard, je me sentais assez mal pour ça mais ça allait j'étais arrivé juste ! Là nous sommes montés au carré VIP ! J'étais tout excité de découvrir ça ... Nous nous sommes installés, et Gilberte est partie. Là j'ai déclenché l'enregistreur numérique et l'interview a pu commencer.
Richard est quelqu'un d'extrêmement sympathique ! Souriant, rieur, il répond aux questions avec enthousiasme et a travaillé son français dans l'avion et en Australie, si bien qu'il a été impressionnant ! Moi j'essayais de faire des efforts quand il ne comprenait pas mais en m'écoutant je me rend compte que j'ai été affreux ! J'ai parlé dans un franglish bizarre avec un accent à réveiller les morts ! Brrr quelle honte x)

Tout s'est très bien déroulé, alors je vous poste l'interview !

  • Est-ce que vous êtes heureux d’être ici, à Paris ?
Oui très heureux, pour moi c’est la plus belle ville du monde ! Et c’est aussi le salon de Montreuil … c’est plus grand que je me l’imaginais ! Je me doutais que c’était si beau, si grand et si actif ! Il y a tant d’énergie !

  • Ca s’est bien passé avec vos fans ?
Oui c’était très bien ! Mais moi je ne comprends pas très bien le français ! Pour l’auteur, c’est très important de comprendre ce que disent les fans. Ce qu’ils disent, un temps je comprends et un temps je ne comprends pas et c‘est très important, j’apprends grâce aux fans !  

  • C’est la première fois que vous êtes publiés en France …
La première fois que je suis publié en France oui … j’ai été publié à d’autres moments en Australie et aussi aux Etats-Unis, et en Angleterre. Mais Le Worldshaker est le premier à être publié en France.

Couverture australienne ... pas mal ! :)
Couverture allemande très classe
Couverture US pas mal aussi !











Couverture anglaise






Et à gauche la couverture anglaise donc ! Perso,  j'aime donc beaucou l'allemande et l'australienne reste pas mal du tout mais j'ai un gros coup de coeur pour celle de Hélium ! Simple, et efficace, c'est tout d'abord elle qui m'a attiré après tout ! ;D





  • Et vous êtes content de ça ?


Oui je suis très content et j’ai eu beaucoup de chance avec ma traductrice, Valérie Le Plouhinec. Je crois que c’est une très très bonne traductrice parce que les livres ont souvent un commentaire très bien. Et certains commentaires disent que le style est très bon alors il faut être un très bon traducteur pour avoir ce style !

  • Le Worldshaker a reçu un prix, quelles sont vos réactions ?
Oui, le prix Tam-Tam Je Bouquine ! C’est merveilleux c’est formidable, parce que je n’habite pas en France et que je n’avais jamais entendu parler de ce prix avant mais il est très  important et voté par les jeunes lecteurs. Alors c'est la meilleure sorte de prix parce que c'est les lecteurs qui décident et ce sont les lecteurs eux  qui veulent lire, c'est très très satisfaisant.  



  • Pourquoi écrivez vous ?
J'ai toujours voulu être écrivain. Depuis l'âge de 11 ans je veux être écrivain. Mais j'ai la malédiction de la feuille blanche. Toujours j'ai commencé et je n'ai pas fini, les petites histoires et les romans. Et pendant 25 ans je n'ai pas fini un seul roman ! Maintenant, j'ai encore 30 romans qui n'ont jamais été finis dans mon armoire chez moi ! Alors être écrivain c'est un rêve qui est devenu vrai ! Et le succès du Worldshaker et du Liberator c'est encore mieux mais pour moi écrire et être publié c'est formidable !

 Richard Harland est né le 15 janvier 1947 ( bientôt son anniversaire ! ... ) en Angleterre et ce n'est qu'en 1970 que l'Australie devient son pays d'adoption. Aujourd'hui, il est depuis 10 ans écrivains à plein temps et a écrit une quinzaine de romans et d'autres écrits ...

  • Est-ce que vous lisez ?
Oui mais pas autant en ce moment qu'avant. Parce que j'ai trop d'autres choses à faire. J'écris tous les matins ! Les samedis, les dimanches, et tous les jours de fêtes jusqu'à l'après-midi. Puis j'ai d'autres choses à faire pour la publicité, des choses pour Montreuil (?), le website. Alors je n'ai pas beaucoup de temps mais j'aime beaucoup lire !

  • D'où vous vient l'idée ce cette immense bateau et de l'histoire de Col et de Riff ?
Alors c'est une longue histoire que je dois vous raconter. J'ai eu l'idée du Worldshaker 10 ans avant que j'ai commencé à l'écrire ! C'étaient 2 rêves. Avez-vous déjà entendu parlé du romancier Mervyn Peake ? Je ne crois pas non … Il est très difficile à lire, mais quand on le lit, on l'aime. Et j'ai lu Mervyn Peake. Il a créé un château immense, absolument immense ! 1000 chambres, 1000 couloirs, immense ! 

 

Mervyn Peake, né en 1911 et mort en 1968, est un auteur très célèbre du XXè siècle connu notamment pour sa trilogie dont nous parle Richard Harland ...



J'ai lu son premier roman qui s'appelle Titus Groan, le deuxième qui s'appelle Gormenghast et j'ai été très excité à l'idée de lire le troisième, le dernier ! Mais j'ai été très très déçu quand je l'ai lu. Parce que c'est un autre monde, c'est pas le château, ce sont de différents personnages. Et trois nuits après j'ai rêvé. J'étais dans une grande bibliothèque, qui montait en spirale. Les murs sont couverts de livres. Et je suis monté. Alors j'ai découvert les livres de Mervyn Peake: Titus Groan, Gormenghast et aussi le troisième. Mais ce n'est pas le livre que Mervyn Peake a écrit, c'est le livre que j'ai voulu qu'il écrive. Alors j'ai pris ce livre, je l'ai lu très très vite et j'ai tout absorbé, l'histoire, les personnages, tout ! Et quand je me réveille, je me dis que je peux tout écrire. Mais il a fallu que je trouve un papier, un crayon, et trois minutes plus tard, quand je retourne au lit, avec le papier et le crayon … rien. Après tout, vous savez comment un rêve disparaît, il avait totalement disparu ! Il me reste seulement les sentiments, et les émotions. Et 7 ans après j'ai voulu écrire le roman qui crée et me donne les mêmes sentiments et émotions. Mais moi je ne veux pas copier Mervyn Peake, je ne veux pas un immense château de pierre, mais quelque chose d'original, sans savoir quoi. Alors trois mois après, j'ai un autre rêve. J'étais dans une chambre tout à fait fabriqué de fer. Le plafond est en fer, les murs sont en fer et au milieu du plafond il y a un trou, de la taille d'un demi-mètre.  Alors je regarde dans le trou et très loin, en bas, un peu de lumière et du mouvement, mais je ne vois pas exactement. Et quelqu'un m'a dit dans le rêve: il y a des gens qui vivent là-bas. Alors je pense: ah non non, c'est impossible !  Et je suis tombé dans le trou tout en bas, sur des kilomètres. Et j'ai passé des ponts, mais qui ne sont pas ordinaires, ils sont faits de grillage. Ils font environ un demi-mètre de haut et il y a des gens qui avancent à genoux parce que le plafond est très bas. Leurs vêtements ne sont presque rien, ils sont sales, et faibles. Et ils semblent avoir faim. Et dans le rêve je pense: c'est atroce de vivre comme ça ! Et je suis effrayé puisque quand je tombe dans le trou, ils m'attaquent ! Alors ça m'a donné l'idée du monde du Worldshaker. Vous savez, pendant le chapitre 26 (page 127), Col tombe dans le trou ! Son expérience, c'est l'expérience de mon rêve ! Et après ce rêve j'ai pensé: alors c'est un château de fer ! Et si c'est du fer, je peux le mettre en mouvement, alors j'y ai mis des roues pour cela. C'est ça le commencement.

" Col tombait, tombait, tombait. Son pire cauchemar d'enfance était en train de se réaliser. L'impuissance totale, rien à quoi se raccrocher. En griffant le métal lisse de la glissière il ne réussit qu'à ajouter une vrille à sa chute inéluctable. [ ... ] Ses poursuivants étaient presque sur lui lorsqu'il repéra une échelle descendante, fixée au bord de la citerne. Il s'y précipita. Ratant plus de barreaux qu'il n'en touchait, il dévala, mi-glissant, mi-tombant, sur plus de cinq mètres. Une succession de planchers passait à tout vitesse devant ses yeux, ainsi que d'étroits couloirs qui s'ouvraient dans la masse sombre des machines. "

  • Vous utilisez l'histoire de la Révolution mais en la réécrivant …
L'Histoire, jusqu'à l'âge de Napoléon, en 1803, c'est la même. Mais à ce moment, il y a un changement, un autre tournant Celui-ci était un vrai fait historique: un ingénieur Albert Favier Mathieu a approché Napoléon avec l'idée de faire un tunnel sous la Manche, mais Napoléon a refusé. Dans mon histoire il a dit oui ! Et tout est différent après cet évènement. En anglais on appelle ça Alternate History, histoire alternative. C'es parce que c'est la vrai histoire, mais avec un autre tournant.

  • En France, on appelle ça une Uchronie…
Une uchronie ! C'est un bon mot ça une uchronie…

  • Mais on appelle ça aussi steampunk …
Oui, mais quand j'ai eu les deux rêves et que j'ai commencé à penser au monde du Worldshaker, à ce moment je n'avais pas compris ce que voulait dire steampunk alors j'ai créé un monde steampunk, sans savoir ce que c'était ! 

  • Dans le tome 2, le Liberator, pendant la première partie, les places des personnages sont inversées…
Oui ça c'est très important …

  • Et moi quand j'ai lu le livre, j'ai été stressé, énervé … est-ce que ça a été difficile d'écrire cette partie ?
Ce fut excitant mais c'était aussi difficile … Les rôles sont inversés. Col est la victime et pour lui c'est très injuste ! Il a aidé à la Révolution et a sacrifié beaucoup et il ne reçoit pas l'honneur qu'il devrait avoir ! Tous les Immondes suspectent d'être un ennemi et ce n'est pas juste ! Et moi je sympathise totalement avec Col et aussi avec Riff parce qu'elle est influencée … 

" Nous sommes tellement bien intégrés dans cette histoire que je me suis senti tout simplement ... révolté ! C'est horrible, interminable et surtout insupportable ! On attend impatiemment que tout se termine, mais bien sûr il va falloir attendre un peu ! ... "


  • Elle ne sait pas qui choisir …
Oui c'est ça !

  • Ensuite, dans la seconde partie, on découvre les autres bateaux et les stations houillères … Comment vous-y vous êtes pris pour imaginer tout ça ? Les différences des bateaux, etc. …
Ah oui, les différences des bateaux … J'ai su que je voulais inventer quelque chose mais je ne savais pas exactement quoi. Alors d'abord il y a le mégalonef d'Autriche et le russe. J'ai décidé de leur apparence puis j'ai inventé la Marseillaise, le mégalonef turc. Et les stations houillères, vous savez Botany Bay est un port de Sydney. C'est là, aujourd'hui que les conteneurs vont à Botany Bay. Mais c'est aussi le premier endroit où les européens arrivent en Australie. Comment vous dites … stations ?

  • Houillères, stations houillères dans la version française…
Ah parce que je ne savais pas comment ça se dit en France ! Pour moi c'est très très intéressant d'avoir créé le monde du Worldshaker mais je n'avais pas beaucoup pensé au monde extérieur. Ca a été très intéressant d'étendre l'histoire plus loin.

" Il nous fait vivre une autre histoire, autre chose, dans un autre décor. Ce second tome est plus centré sur des informations que nous n'avions pas encore à notre disposition, sur le monde extérieur, au Worldshaker,  ou plutôt au Libérator. On découvre les stations houillères, les bateaux étrangers, et leurs différences, c'est .. fascinant !  "
  • Est-ce que vous écrivez la suite en ce moment ?
Non, ce que j'écris en ce moment, c'est aussi steampunk, c'est le même monde mais ce n'est pas Riff et Col … Vous savez qu'à la fin ils s'épousent, se marient, alors il n'est pas très très intéressant de continuer, alors le prochain roman c'est le même monde mais ce sont des différents personnages.

  • C'est la suite du Liberator, où ça se place à un autre moment ?
Eh bien je crois que dans quelques années j'écrirais la suite et peut-être que Gillabeth et Septimus deviendront les personnages importants mais il me faut un peu de temps avant de continuer …

  • Donc, vous écrivez un autre livre et ensuite vous écrirez la suite ? …
Je crois oui … Mais j'ai à demi écrit ce prochain livre qui se passe à une période antérieure au Worldshaker. C'est compliqué parce que les américains publient le Liberator l'année prochaine alors il faut synchroniser le tout.

  • Avez-vous quelque chose à dire pour la fin ?
Non … non mais pour moi c'est formidable d'être en France parce que il semble qu'ils ont beaucoup aimé le Worldshaker et pour moi c'est génial  parce que j'ai eu la malédiction de la feuille blanche tellement longtemps et c'est comme un rêve qui devient vrai …

  • Moi j'adoré l'ambiance et le monde … Une dernière question: pourquoi avoir choisi le Worldshaker comme nom pour le mégalonef ?
C'est un petit secret … D'abord quand j'ai écris le premier tome je l'ai appelé Léviathan.  Puis j'ai lu Michael Moorcok qui a écrit Le Léviathan des Terres alors je me suis dit: il faut changer ! Alors j'ai changé le nom qui est devenu … Juggernaut, vous savez, c'est le nom anglais pour mégalonef. Mais mon agent australien m'a dit qu'il y a un film qui s'appelle Juggernaut. Alors j'ai changé une troisième fois et le nom original c'était Overlord … Je ne sais pas trop comment te traduire. C'est le grand maître … Et je l'ai renommé en Worldshaker pour nommer le moment ! C'est au dernier moment que ce mot est arrivé et maintenant il me semble que le roman doit toujours s'appeler ainsi c'est le meilleur nom ! 

" Ce qui m'a d'abord attiré chez ce livre, est "l'univers". Je veux dire, d'abord, la couverture m'a intrigué. Puis en lisant le résumé, je suis tombé sous le charme. Je m'imagine bien. Le grand bateau, toutes ces cheminées, cet air de XIXè siècle, toutes les cabines, les gens bien vêtus. Bref, j'ai adoré sans l'avoir lu !   "

L'interview s'est alors terminée dans la bonne humeur ! Séance photo vite fait où Richard nous montre à ma famille et moi ses lunettes achetées au marché aux puces de St Ouen, on a bien ri !


Et voici une photo de moi en train de l'interviewer: faudra vous habituer, Montreuil, ça décoiffe !


Je souhaite donc grandement remercier Hélium pour m'avoir permis de vivre ce moment privilégié et unique ! Merci aussi à Richard qui a pris de son temps pour moi, au plaisir de lire ses prochains livres traduits en France et de le revoir !  Vous, vous découvrirez très vite le CR complet du salon !

En attendant vous pouvez visiter le site très très complet de Richard, et son blog où il parle de Paris et du salon de Montreuil !

[CHRONIQUES - EVENT] Le Worldshaker et Le Liberator de Richard Harland

Voici pour la semaine spéciale éditions Hélium deux critiques que je reposte !

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Le Worldshaker & Le Liberator
de Richard Harland
à environ 15€
chez Hélium
deux coups de ♥
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Tome I


1995, dans une autre Histoire. Colbert « Col » Porpentine, seize ans, est grisé par la nouvelle qui vient d’être solemnellement annoncée : à sa majorité, il sera appelé à succéder à son grand-père, Sir Mormus, aux commandes du Worldshaker, le gigantesque navire-monde sur lequel il vit depuis toujours et qui parcourt terres comme mers. Mais le garçon ignore que sa vie va être bouleversée par l’irruption soudaine de la jeune Riff. Elle s’est échappée des cales du vaisseau et fait partie de la classe des Immondes, contrainte d’alimenter en charbon, sans relâche, les insatiables machines du Worldshaker. Avec son énergie et sa désarmante franchise elle va ouvrir les yeux de l’adolescent sur les horreurs commises par cette société qu’il croit connaître. La révolution, qui gronde depuis les entrailles du vaisseau, est en marche... Parviendront-ils à arrêter la course folle du Worldshaker, lancé dans une entreprise de destruction de l’humanité ?
Un époustouflant roman uchronique, au rythme haletant, où l’auteur joue avec les codes de la société victorienne pour (re)créer un univers régi par un système de classes totalitaire et abominablement cruel.

Tome 2



Riff présidait l'assemblée au nom du Conseil révolutionnaire. Rien qu'à la regarder, Col avait la gorge serrée. Ces immenses yeux noirs, ces lèvres mobiles, ces cheveux bruns à certains endroits et blonds à d'autres... elle était aussi époustouflante que la toute première fois qu'il l'avait vue, lorsqu'elle l'avait supplié de la cacher dans sa cabine. Mais en ce moment, sa voix était bizarrement tendue. Et à mieux y regarder, ses joues n'étaient-elles pas humides ?
Col Porpentine et Riff ont mené côte à côte, jusqu'au bout, la révolution à bord du Worldshaker, et ont réussi l'impossible : vaincre les tyrans, changer le nom du vaisseau sur lequel ils vivent depuis toujours et, surtout, rendre la liberté aux habitants des ponts inférieurs, esclaves de la haute société
Cependant, la victoire paraît loin : de curieux sabotages éveillent la méfiance parmi les révolutionnaires de tous bords, et la liberté a un goût amer pour Col : parviendra-t-il à démontrer qu'il n'est pas un traître et à trouver sa place sur le Liberator ? Riff pourra-t-elle laisser une chance à celui qui aurait dû prendre la direction du navire-monde ?


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Ce qui m'a d'abord attiré chez ce livre, est "l'univers". Je veux dire, d'abord, la couverture m'a intrigué. Puis en lisant le résumé, je suis tombé sous le charme. Je m'imagine bien. Le grand bateau, toutes ces cheminées, cet air de XIXè siècle, toutes les cabines, les gens bien vêtus. Bref, j'ai adoré sans l'avoir lu !
Mais me plonger dans sa lecture après l'avoir eu est une toute autre chose. Je n'ai pas vraiment eu de problème pour rentrer dans l'histoire. L'écriture est agréable, d'un niveau de langue assez soutenu sans l'être vraiment, ce qui la rend fluide. Col(bert) est un personnage à qui je me suis très vite attaché. Durant tout le roman, il est déchiré en deux. D'un côté par le poids de son destin, de ses ambitions de son envie de prendre le relais de son grand-père dans la direction de cet immense navire, d'un autre côté par la découverte d'injustices, et par celle de Riff... Leur relation commence par le dégoût de Col, évidemment, influencé par sa société. Les gens doivent être habillés, rester assez "distants", alors les gens différents sont mal. Mais vite, on se doute que cette relation ne va pas se résumer à ça, ce qui reste donc assez prévisible, mais l'auteur a plutôt bien détourner cet effet en ajoutant des surprises, de l'ambiguïté, en faisant évoluer Col et en leur créant de nouveaux sentiments, de nouveaux regards sur le monde, en particulier pour Colbert. Cette société où il grandit ressemble beaucoup à la notre, qui n'a pas changée depuis bien longtemps. La discrimination est forte, et la population gobe toutes les idées que leur insuffle le gouvernement. Bien sûr, les Immondes, le peuple discriminé, compte bien se révolter. Et la rencontre de Riff et de Col va grandement augmenter leurs chances...
L'histoire est donc bien ficelée et pleine de rebondissements. On enchaîne action sur action, et on va de surprise en surprise. On apprend de nombreuses choses, on est joyeux, dépités, stressés, en colère, cool, décontractés, souriant, tristes. L'auteur réussit à faire sortir les sentiments du livre et j'adore !
Les personnages sont attachants, certains très mystérieux et pour d'autres on ne s'en rend même pas compte. Certains se cachent derrière une personnalité alors qu'en vérité, elles ne sont pas les mêmes personnes... Attendez vous à des surprises, peu de déception et beaucoup de questions ...
La fin ... Parlons de la fin maintenant. Elle est assez longue, tout dépend d'où on estime qu'elle commence. C'est le passage le meilleur du livre. Plein d'action et de surprises, d'événements inattendus, de scènes attendues, de tristes, stressants, beaux, moments. Bref le meilleur, tout cela est donc bien réussi ... Le livre se termine sur un crescendo stressant, puis sur une note grave. Et voilà, terminé.
Le worldshaker est un un roman réussi, avec de bons personnages,et une histoire bien ficelée et pleine de surprises dénonçant les faits de notre époque. La discrimination, l'injustice, à lire pour se rebeller et avaler un bon vent d'air frais révolutionnaire !
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C'est avec impatience que je désirais entamer cette lecture, car j'avais adoré le premier tome et attendais ce second . Cette suite a été à la hauteur de mes espérances, même plus, m'a surpris et rendu fan de cette série... Vraiment, ce livre est un nouveau coup de cœur .
Selon moi, il se divise en deux parties. On commence d'abord, quelques temps après la révolution du premier et ce qui était un peu prévisible et qu'on attendait ardemment .. n'est pas arrivé. Rien ne s'est arrangé après les événements. Les rôles sont inversés et se sont désormais les Immondes qui commandent. On voit l'histoire sous un autre point de vue, non pas celui d'un personnage haut placé, qui peut faire ce qu'il désire, mais on se retrouve à la place des discriminés et cela explique mes réactions face au roman dont je vous parle un peu plus loin ... Col n'est pas du tout remercié pour son aide, le pouvoir rend ivre certains Immondes, un régime de terreur s'installe, on se retrouve plongés dans une histoire qui présente une société à l'allure d'un dictât... Et nous sommes tellement bien intégrés dans cette histoire que je me suis senti tout simplement ... révolté ! C'est horrible, interminable et surtout insupportable ! On attend impatiemment que tout se termine, mais bien sûr il va falloir attendre un peu ! ...
Cette deuxième partie est à la fois plus calme, (pour ça, je ne peux vous en dire plus ...) et plus tourmentée aussi. Grâce au style de l'auteur, cette troisième utilisée ne se centre pas sur le personnage principal ce qu'il ressent, ses pensées, mais aussi et surtout l'action, le décor, l'environnement ou l'ambiance ... Elle nous prend, nous ballotte dans les aventures de Col et les siens à un rythme haletant et un action effrénée, un suspense à son comble . Ce à quoi l'auteur a réfléchi, c'est de ne rien laisser sur la touche, et ne pas se répéter . Les lecteurs aiment le neuf, le renouveau et là, j'ai adoré ! Il nous fait vivre une autre histoire, autre chose, dans un autre décor. Ce second tome est plus centré sur des informations que nous n'avions pas encore à notre disposition, sur le monde extérieur, au Worldshaker,  ou plutôt au Libérator. On découvre les stations houillères, les bateaux étrangers, et leurs différences, c'est .. fascinant ! Mais rien n'est facile dans toutes ces aventures. Elles sont truffées de rebondissements, de retournements de situation, de choses inattendues, et de révélations, j'adore.
Tout ce livre est brillant. On retrouve cette ambiance de vaisseau géant, dans une allure de passé, avec ses grandes cheminées, ses ponts, ses cabines, ses passagers élégamment habillés ou un intérieur joliment décoré. C'est grisant, et c'est un des nombreux éléments qui me plaisent. L'écriture est à nous arracher les ongles, tant il nous arrive d'angoisser ou d'attendre la suite (première partie surtout ...) et tremble d'une fragile émotion. C'est beau.
Mais en plus les temps morts sont comblés par une multitude d'autres petites histoires plus insignifiantes, mais qui finissent toutes par trouver leur importance dans un retournement de situation final. Nous avons affaire à des recherches scientifiques de Septimus et du professeur Twillip, au couple Victoria et Albert, personnages clés de l'histoire, et attrayants par leur envie de simplicité et de bonheur, « l'apprentissage » de la parole par Antrobus, le mystérieux petit garçon attendrissant qui nous fait sourire, les retrouvailles avec un personnage oublié, assez étrange et apitoyant, le saboteur, la vie de tout ce petit peuple en communauté, le professeur haineux et rancunier, un père voulant s'adapter et une mère toujours aussi émotive, une ténébreuse Lye, un fragile Shiv ... Nous suivons l'évolution des personnages et de leurs relations. Mais au fond, tout cela s'imbrique pour ne former qu'un seul et grand puzzle qu'est le livre. Et c'st aussi qui rend ce roman si réussi...
Le Libérator est un véritable coup de cœur, à l'effluve de révolution. Brillant haletant, insupportable, le roman tremble d'une fragile émotion. Attendez vous à être agréablement surpris par un second tome dans la lignée du premier !
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A lire ABSOLUMENT !
Mais j'en reparle très vite ...
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