Un été à Paris: musique



Voici une petite chronique de ma vie parisienne. Les raisons de ma courte vie à la capitale sont expliquées ici, dans le début cette chronique en trois volets (publié hier).

Ci-dessous la deuxième partie de ce petit guide subjectif et personnel qui est loin d’être exhaustif, encore moins original et qui a pour ambition de vous faire découvrir quelques lieux, artistes, évènements qui m’ont plu, frappé, touché, ému.

Aujourd’hui, deux nouveaux coups de cœur parisiens… en musique !

Luciole et les Trois Baudet
Combien de fois vous ai-je parlé de Luciole ? Assez pour que, je l’espère, vous sachiez de qui je parle. Luciole est une artiste qui a sorti, en mars, un deuxième album. Cinq ans après le premier. Trois ans après son EP. « Avec Une, Luciole donne vie à un album exquis et surprenant, où ses aspérités frémissent dans une délicieuse douceur. Tout en lui palpite d’une infinie tendresse ciselée d’émotion. C’est déchirant, vacillant, saisissant. » (extrait de ma chronique, avril 2015).

Je l’avais déjà vue chanter, une chanson, lors de la remise de prix d’un concours de nouvelles, puisque c’est là que je l’avais découverte. Mais ce n’est que quelques années après, et suite à la sortie de son nouvel album, que j’ai enfin pu vraiment la rencontrer. Et la voir en concert.

Une première fois le 4 Juin, lors d’un showcase dans une très jolie petite boutique de disques près de Pigalle : La Fabrique des Balades Sonores. Le temps d’une demi-heure, elle a dessiné de sa voix un cocon de bien-être et de musique. Elle a dessiné un Paris pittoresque.

Une deuxième fois aux Trois Baudets, pour un véritable concert. Dans cette très jolie salle, assis, on a pu découvrir successivement trois artistes.
En première partie : Baptiste Chabauty et Louise Vertigo. Si je n’ai pas du tout accroché à l’univers de Louise Vertigo, j’ai eu un gros coup de cœur pour la timidité débutante et le manque d’assurance de Baptiste Chabauty. Tâtonnements oubliés dans sa sincérité et la puissance de ses chansons. Ce jeune chanteur se produit depuis peu sur scène – il vient initialement du théâtre. Mais l’émotion qui émanait de ces premiers pas est prometteuse et m’a touché en plein cœur.
En deuxième partie : Luciole. Alors que je m’attendais à un concert saisissant mais en somme assez doux, du fait de l’univers qu’elle déploie dans son album, je me suis retrouvé frustré d’être assis. Sur scène, la musique de la jeune femme prend son envol et la puissance qu’elle dissimule derrière sa délicatesse explose et pétille. Là, sur scène, la jeune chanteuse interprète avec une telle sincérité ses chansons que son énergie est décuplée, la force de ses textes magnifiée et la beauté de son album intensifiée.
Je suis ressorti de cette salle, de ce concert, de cette rencontre, complètement bouleversé.
Dans la nuit de Paris, je virevoltais à la lumière d’une petite luciole de joie.

Paris Fnac Live
Pour sa 5e édition, les concerts de la Fnac se sont installés pendant quelques jours sur la place de l’hôtel de ville. J’y suis allé le samedi soir, curieux de ce gros évènement qui faisait beaucoup parler de lui et qui a, visiblement, changé un peu de formule. Alors qu’auparavant les concerts s’étalaient sur deux semaines et finissaient assez tôt, cela durait cette année quatre jours avec des concerts programmés entre 18h et minuit.
M’y étant rendu avec une amie assez tard, je n’étais pas très proche de la scène mais tout de même assez bien placé. Et puis nous nous sommes rapprochés petit à petit jusqu’au dernier concert….

Je suis arrivé vers 20h20, au début du concert d’Izia. Je ne la connaissais pas mais on m’en avait dit beaucoup de bien. J’ai adoré son énergie, sa complicité avec le public, son humour et sa sensibilité. Cette chanteuse française de rock a su m’emporter et me séduire. Et si ça n’a pas été un coup de cœur, je réécoute sa musique avec plaisir et la redécouvre au creux de mes oreilles…
Après Izia, The Avener jouait. DJ visiblement populaire et sans doute talentueux, il a réussi à faire bouger le public et à le réchauffer un peu. C’est certain, l’ambiance était là. L’émotion moins. Pour moi, ça n’a pas vraiment marché.

Quand il est parti pour laisser la place à Mika, le ciel s’est ouvert en deux. Et des trombes d’eau en sont tombées. Un véritable déluge nous a trempés jusqu’aux os. Nous sommes-nous découragés pour autant ? Non, nous sommes restés là, échauffés, rapprochés, enthousiastes. Et nous avons appelé Mika, qui est arrivé avec une joyeuse énergie et une nouvelle set list, changée pour l’occasion : peu de chansons de son nouvel album et une succession de ses plus gros succès qui ont mis le feu au public. Là, « underwater », sous la pluie, il nous a donné le sourire tout simplement… Il nous a rendus heureux.


Revenez demain sur le blog, je vous montrerais deux lieux parisiens consacrés… à l’art. Ce sera l’occasion de conclure en Beauté cette petite chronique parisienne.

2 commentaires:

Les Petites Lectrices a dit…

Un article intéressant et original, dommage que je n'étais pas là, j'aurai bien été voir Mika ^^

Marie Des Neiges a dit…

Je suis en train d'écouter Luciole et c'est possible que je finisse par beaucoup aimer!

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