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L'auteur peu médiatisé coup de ♥ de 2013 est ...


Il est temps de vous faire part du grand gagnant de l'Opération coup de ♥ pour auteurs peu médiatisés de 2013 créée par Petitebelge et organisée cette année par Yukarie ! Je vous en avais déjà parlé là et vous pouvez retrouver mes chroniques en cliquant sur les couvertures des livres !
En septembre dernier, un jury de 26 membres dont j'ai donc fait parti a été sélectionné pour découvrir neuf romans classés en trois catégories: Générale, Suspense et Imaginaire. Huit mois et un bon nombre de chroniques rédigées plus tard, l'un de ces livres va être élu Coup De Cœur de l'année 2013.
 Et le grand gagnant est donc ...


Le Puits des mémoires, roman de Gabriel Katz paru chez Scrinéo, désormais couronné de nombreux prix ! Un roman qui a su charmer le jury par un imaginaire débordant, un monde de fantasy fascinant ... et une intrigue originale et bien menée !

Suivent en 2è et 3è place:


Et en ex-aequo:


Le classement par catégorie:

 (J'avais mis Eclats de Rêves en 3è position)

(J'avais mis le même classement)

 (J'avais mis le même classement)

L'opération 2014

Que vous soyez auteur ou lecteur, vous pouvez d'ores et déjà allez découvrir le règlement et peut-être vous inscrire ... c'est par ici !
Quant à moi j'aimerais remercier très chaleureusement Yukarie qui m'a permis de vivre cette belle aventure. N'ayant pas toujours été au top, je lui adresse toute ma reconnaissance car elle a su organiser tout ça avec brio et gentillesse quand Petitebelge n'a malheureusement pas pu assurer la suite avec elle (et je la remercie aussi, bien entendu) ou quand certains membres du jury (comme moi) ne lui facilitaient pas les choses ;-)
J'ai encore le temps d'y réfléchir, mais je pense ne pas tenter d'intégrer la prochaine session, bien que j'aurais pris beaucoup de plaisir à y participer. Mais 3 livres de plus rejoignent la sélection avec une nouvelle catégorie (Jeunesse/YA) et je dois déjà faire des choix pour être sûr d'être au top pour les cours et le BAC donc bien que cela ne soit pas facile, il faut trancher !
Merci quand même pour tout, et je suis cela de près ...

"Intense, c'est le mot." ♥




14€ - 130 pages


            Tom, avait reçu le livre il y a quelques temps déjà quand celui-ci a été sélectionné pour l’Opération coup de cœur des auteurs peu médiatisés 2013… je l’ai donc lu avant lui et ai ainsi pu avoir la surprise sur ce que susciterait le livre… et quelle surprise ! J’en ressors très touché, bouleversé même.

            Il faut dire que Charline Quarré ne ménage pas son lecteur. De bout en bout de son livre, elle prend sa plume pour se placer dans les pensées d’Eugénie. Elle en prend les sentiments, le ressenti, l’expérience, la vie avec brio et sa voix grave, profonde et tranchante nous débite son lourd discours. Parce qu’Eugénie, elle en a sur le cœur… la vie ne l’a pas épargnée et la mort semble faire partie intégrante de sa brève existence. Alors avec les mots elle coupe, cisaille, tire, elle fait mal. Et c’est beau. Vraiment bien écrit. Le style est fort, marquant. Et mène le lecteur dans une simple soirée qui se révèlera être le prisme de toute la vie du personnage principal, le prisme de cette société du paraître, des apparences, de l’hypocrisie, des amitiés ou non, des gens populaires, bourges, « ringards », rejetés, à part.

            Charline Quarré traite de tous ces thèmes là comme ceux de l’enfance, de l’adolescence et de la cruauté des collégiens, du lycée et du passage à l’âge adulte, de la recherche de soi, de la recherche du bonheur, de l’amour. De ses beautés, des ses blessures, de ses mensonges. Elle les traite avec justesse, avec émotion, sans surfaire, sans fioritures, sans ménagement.

            Le personnage est attachant. Lourd, dissimulé derrière un semblant de reconstruction, un semblant de stabilité face à la vie, mais attachant. Le lecteur compatit. Le lecteur s’accroche. Le lecteur veut voir Eugénie se lever, plaquer le passé et voir le futur. Sourire.

            Une chronique courte, mais un roman dense. Pas ce soir, c’est tout juste 130 pages. Mais 130 pages puissantes. Un intense moment à passer à côté d’un personnage détraqué auquel on n’a aucun mal à s’attacher et qui va progressivement nous faire comprendre qu’il y a quelque chose qui cloche. Le style très littéraire de Charline Quarré est direct et dur. Tranchant. L’histoire m’a emporté d’un bout à l’autre de ce court roman bouleversant jusqu’aux derniers mots après lesquels on est secoués jusqu’au fond de nous. Intense, c’est le mot. ♥

Des anges, de l'amour ... et un peu de religion.





                Un livre numérique … vous avez peut-être un peu compris si vous me connaissez, me suivez ou avez lu ma chronique sur Eclats de rêves, que le numérique, c’est pas trop mon truc. Bon, pour une fois ça ne m’a pas trop posé de problème ! J’ai lu presque la totalité du roman sur mon portable et ça ne m’a pas posé de problème ! Faut tout le temps faire descendre le texte, mais au moins c’est pratique, on peut lire où et quand on veut ! Donc j’ai pu lire agréablement sans problème … Maintenant qu’on a parlé de la forme rapidement, passons tout simplement au fond …

                Attraction céleste est un roman qui me laisse sur un avis mitigé. Je dirais que je reconnais un certain petit truc, un quelque chose qui fait que l’auteur pourrait pousser son ambition d’écrire encore plus loin, pour se trouver son univers, son monde à elle. Je ne dis pas qu’Attraction céleste est un mauvais roman, non, seulement, j’ai reconnu encore trop d’influence dans son écrit. Trop de mode vampirique, trop de testostérone et d’adolescente en ébullition.

                Bon, mettons les points sur les i, Abigaelle, c’est un personnage que j’ai trouvé intéressant. L’auteur la fait forte, résistante à toutes ses camarades enamourées des mecs musclés du lycée. Le problème, c’est que quand Gabriel arrive, eh bien moi mon côté fleur bleue il a aimé cette jolie histoire d’amour mais quand même, Abi’, elle devient cul-cul. Et c’est bien dommage ! Elle reste attachante, tout comme ses amis, même si Tom, le personnage mignon et sympa va nous jouer des tours et que le rebondissement était surprenant, mais parfois un peu mal mené. Gabriel il est séduisant et tout ça, Dimitri il est drôle et attachant, Lily elle n’est pas assez développée, alors que je l’ai trouvé bien sympathique, et Sarah elle est mignonne et tout aussi attachante… mais bon, les méchants sont « trop méchants » et quand les gentils deviennent méchants, c’est parfois un peu mal fait…

                Ce que j’ai bien apprécié, c’est la famille d’Abi et sa librairie. Ces parents, assez mystérieux, mais très sympathiques, tiennent une librairie et sont Irlandais… du coup l’ambiance est créée dans ce cocon familial qui sent les livres, la chaleur et le chocolat est très agréable. Un bon point !

                Quant au style de l’auteur, il est assez simple, mais très agréable, se lit très facilement bien qu’il ne présente pas de petit plus particulier … d’autant que les fautes d’orthographe sont ultra gênantes. Certes il s’agissait des épreuves non corrigées, mais écrire « courroux » « Kourou », j’ai trouvé ça assez choquant … enfin bon, encore un détail de forme.

                Au final, Attraction céleste est un roman avec des faiblesses (les fautes d’orthographe, l’absence –parfois !- d’identité …) mais qui est très agréable à lire, qui détend et a quand même su me captiver et m’émouvoir. J’ai bien aimé à la fin le côté religieux qui venait prendre une place plus importante, et donc sortir le livre des sentiers battus. C’était un peu confus, mais plaisant. Je ne suis donc pas ultra enthousiasmé et ne lirais la suite que si j’ai le moyen d’y accéder facilement, mais je reste quand même curieux de ce que la suite donnera !

[OCDC 2013] Un imaginaire puissant et passionnant !



J’ai commencé le Puits des Mémoires en mars, toujours, donc, pour l’Opération coup de cœur des auteurs peu médiatisés 2013. Malheureusement –et heureusement bien entendu !-, j’ai reçu juste après cela 10 romans à lire pour le prix ouest France pour le 13 avril … ils passaient donc en priorité ! Il est vrai que Le puits des mémoires, lauréat et finaliste de nombreux prix, n’entre plus vraiment dans les caractéristiques de notre Opération mais il y est … il y reste ! Et bien heureusement car cela m’a permis de passer un très agréable moment !

Dès les premières pages, j’ai été emporté dans l’univers de Gabriel Katz. Un univers de fantasy encore, médiéval et sincèrement bien construit. On en apprend toujours plus, sans trop se perdre –même si je dois avouer qu’une carte m’aurait fait plaisir … ;)  L’auteur truffe son roman de guerriers, soldats, créatures fantastiques originales, mages … en les mêlant à un aspect médiéval qui pose ce genre d’ambiances que j’aime beaucoup, et que je croise peu puisque je ne lis pas souvent de fantasy. Les personnages se déplacent à pied, cheval, calèche … ils dorment chez de généreux villageois ou en auberges. Ils survivent comme ils peuvent en somme. A cela s’ajoute l’univers de château, le luxe, la richesse, l’abondance, les ragots, les amourettes, les humiliations … vous l’aurez compris, Gabriel Katz pose avec brio l’ambiance tout en la fournissant d’un peu d’originalité.

Mais ce qui m’a surtout charmé dans ce roman, déjà lorsque je l’ai découvert l’année dernière, c’est surtout son intrigue : 3 hommes se réveillent au bord d’un précipice, dans un chariot de transport de prisonniers détruit, et ne se souviennent de rien : ni ce qu’ils font là, ni d’où ils viennent, ni leurs noms. Ils vont alors se lancer à la poursuite dans leur propre identité … et tenter d’échapper au royaume qui les recherche.
Je trouve l’idée assez simple mais vraiment bien trouvée ! Effacer l’identité des personnages principaux crée un suspense intense et singulier. On ne sait rien d’eux, si ce n’est leurs nouveaux noms, et leurs capacités et personnalités qu’on va découvrir petit à petit…

J’ai trouvé que ce tome 1 était une introduction à la série, mais il est vraiment prenant et on commence à apprendre des choses doucement, mais sûrement, et cela donne vraiment envie de lire la suite … surtout que la fin est mouvementée !

Les personnages sont attachants. Au début comme des enfants, dénudés de tous souvenirs personnels (ils savent parler, connaissent le monde, etc …), on est attendris et on se prend d’affection pour ces trois gaillards qu’on va soutenir par la suite. Pour qui on va trembler, stresser. Espérer.

Gabriel Katz m’a donc totalement séduit en construisant un monde convaincant, des personnages attachants, une intrigue innovante et prenante. Je fonde beaucoup d’espoirs en la suite qui sera sans aucun doute passionnante. Si  ce premier tome pose les bases de la série, le style riche de l’auteur m’a malgré tout entraîné d’un bout à l’autre de ce roman qui mérite bien tous ses prix …  

[OCDC 2013] Un roman policier original et captivant !





 

La zygène de la filipendule est le second roman que j’ai lu pour cette Opération coup de cœur des auteurs peu médiatisés de 2013… à part le titre dont je ne comprends pas le choix, j’ai passé un très agréable moment au cœur de ce roman policier pour le moins singulier …

Le roman commence de façon … sanglante, sur le meurtre de l’un des repreneurs d’un zoo en faillite qui doit faire de ce zoo … un parc d’attractions. Je dois dire que j’ai eu du mal à entrer dans l’intrigue au début. Le personnage central est un peu irritant par ses manières mais c’est surtout le style qui est freinant. J’admire en effet le très vaste vocabulaire de l’auteur qui adopte une plume richissime et complexe mais c’est du coup parfois un peu dur à comprendre, et je suis prêt à parier que même des adultes qui l’ont lu diront qu’ils n’ont pas compris tous les mots.
Mais au final, je n’ai pas été tant gêné que ça, puisque j’ai réussi à bien accrocher à l’histoire et que j’en garde de très bons souvenirs …

On est donc au cœur d’une intrigue policière … dans un zoo. Voilà qui est pour le moins original. On va suivre une multitude de personnages bien construits et les principaux, les gentils bien sûr … ;), sont attachants. Celui que l’on suit le plus souvent qui m’avait un peu déplu au début a finalement su me charmer par sa profondeur : il est plutôt feignant et frimeur, mais se révèle aussi sensible, maladroit et  attendrissant. Son frère est son opposé : employé de zoo bon, affectueux, intelligent et poli, il se montre très attentionné envers les animaux et réellement séduisant pour le lecteur. Mais en second plan il y a bien sûr la nouvelle conquête de notre « héros » et l’inspecteur, Maigret par le plus grand des hasards, et l’auteur ne se lasse pas de jouer sur ce comique, au bord de la retraite est à la fois dans le cliché et la fraîcheur… Ricardo Salvador arrive en effet à le rendre attachant, et en fait un personnage clé, et l’un des préférés ! Finalement, le plus attrayant reste quand même le singe … le chouchou du zoo, un être intelligent et tout bonnement adorable !

Ce roman est un bon pavé de 500 pages, mais l’auteur ne perd pas son lecteur et maîtrise son art avec beaucoup de talents ! Meurtres en série quand l’attention retombe, rebondissements pour surprendre le lecteur, nouveautés à chaque nouveau crime pour ne pas tomber dans la répétition, fausses pistes, interrogations, suspense … Ricardo Salvador met le lecteur et tous les personnages en tension jusqu’aux derniers instants ! Finalement, quand le nom du coupable tombe, quand toutes les pièces du puzzle s’assemblent en une explication admirable, on est surpris, choqués… ébahis ! Ah non je n’en dirais pas plus, je n’aimerais pas tout gâcher J
A part le dénouement de l’intrigue policière, j’ai aussi trouvé le dénouement du roman, puisqu’heureusement, on est pas tout le temps plongés dans cette première !, tout aussi plaisant.

La zygène de la filipendule est donc un roman très riche par son style au vocabulaire peu commun et par son univers animal pour le moins original, qui renouvelle et rafraîchit le genre du policier tout en gardant les traditions ! Un roman plutôt léger, où le sanglant ne devient pas gore … qui m’a passionné après une entrée un peu difficile !