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De grands moments du bout des doigts

 
Il y a 10 jours, j'ai fêté, avec mes amis, un évènement ...
Il y a 9 jours, j'ai eu 18 ans !
Il y a 8 jours, j'ai animé, à Mollat une rencontre avec Timothée de Fombelle, mon auteur favori.
Il y a 7 jours, on m'a offert Une Bible, un magnifique original d'Hélène Druvert, et Annabel, de Kathleen Winter.
Il y a 6 jours, comme toujours, j'ai fait un peu de théâtre.
Il y a 5 jours, j'ai passé une longue et cool soirée, avec des amis, encore ...
Il y a 4 jours, j'ai mis à jour mon site sur Timothée de Fombelle, toujours, de plein d'infos alléchantes ...
Il y a 3 jours, Luciole a partagé sur Facebook une photo qui donne terriblement envie d'être en mars.
Il y a 2 jours, j'ai fait un exposé sur Timothée de Fombelle (encore !).
Il y a 1 jour, j'ai participé, avec ma Luluuuu en tant que visiteuse, à la journée portes ouvertes de mon IUT.
Aujourd'hui, j'ai fêté mon anniversaire en famille;

aujourd'hui, je poste ici,
en espérant qu'elle
vous plaira,
la vidéo de la rencontre que j'ai animée
avec ce même Timothée de Fombelle, il y a 9 jours
autour de son chef-d'oeuvre (qu'il vous FAUT lire): Le livre de Perle !

Juste quelques mots et une rencontre




Vous avez peut-être envie de dire (si vous m'espionnez et traquez la moindre de mes lectures): mais, Nathan, tu n'as pas lu ces bouquins là ?! Remarquez, je pourrais justement venir vous en parler en les ayant lus ! Eh bieeeeeen ... non. Pas du tout, toujours pas, a-bso-lu-ment pas ! Mais il faut savoir que j'ai justement terriblement envie de les lire. Mais pas le temps. Bref, je ne reviendrais pas sur cette galvanisante et cruelle route que j'ai emprunté il y a peu et qui est une voie rapide.

Toujours est-il que dans tout ça je profite de cette nouvelle vie en ville pour aller à des rencontres et notamment à Mollat (librairie Bordelaise, la plus grande de France, soyez pas jaloux).
Ce mercredi-ci (15 Octobre si vous ne suivez pas), c'est Vincent Villeminot (susnommé sur les couvertures de ses romans) qui était de la partie !
Il faut savoir:
  1. Qu'il y avait une conférence d'Olivier Adam en même temps. Donc j'ai du faire un choix. Et donc on n'était que 4 (une est même partie en cours de route)
  2. Je l'ai déjà vu en conférence à Montreuil (SLPJ) et je l'A-DO-RE
  3. Que j'avais pris mon carnet où je note des choses pendant la conférence. Mais pas mon crayon ou stylo. Bravo
Donc je ne compte pas non plus vous faire un compte-rendu de cette rencontre.
Alors c'est quoi le but de cet article ?

Vous faire un petit coucou.
Vous dire que j'ai passé un très bon moment dans ce coin de la librairie. Avec une libraire (rayon ado) toujours aussi passionnée, passionnante, douce, pertinente et adorable.
Vous dire que j'ai envie de les lire ces romans, parce que son auteur il est passionnant, hypnotisant, fascinant. Il a un côté un peu wild, mais on se rend bien vite compte qu'il est très intelligent et surtout adorable. Un auteur qui est capable d'affirmer ses idées tout en étant ouvert à toutes les autres, tout en cherchant à les comprendre, tout en exprimant tout ce qu'il pense d'une façon claire et prenante; c'est l'auteur parfait pour une rencontre. Moi je l'adore, il me passionne, et tout ce qu'il développe sur son roman et ce qu'il pense en général de la société et des réseaux sociaux en général est rudement intéressant.

Peut-être qu'on ne retiendra qu'une chose alors. Ce sont des paroles retranscrites de façon inexacte, mais c'est à peu près ce que Vincent a déclaré vers la fin de la rencontre. "Notre société a tendance à montrer les choses de façon binaire ou transparente, alors qu'elles sont opaques. Un romancier doit montrer ce qu'il y a de complexe derrière cette simplicité apparente. Et sans croire à la transparence, on peut croire à la franchise et la sincérité."
Je n'aurais pas dit mieux. Et je vous laisse sur ces quelques mots qui donnent à réfléchir.
Et sur une petite photo de mon cru qui vient (encore !) de mon Instagram (lecahierdelecturedenathan).

L'interview du Dimanche (7)

Si je l'avais rencontrée rapidement en vrai c'est (encore !) par facebook que nous avons réellement fait connaissance ...

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 C'est Véronique Durand, responsable du rayon ados que j'interroge aujourd'hui ... voici le texte en réponse à mes questions. Passionnée, passionnante et captivante, apprenez-en plus sur la librairie Mollat -plus grande librairie indépendante de France- la création du rayon ados, et sur les goûts et opinions de cette libraire !

Je suis libraire depuis 1986. J’ai fait des études de lettres sans grande conviction je dois dire : je ne voulais pas enseigner, je ne savais pas trop vers quoi m’orienter mais j’avais une passion pour la littérature depuis toujours. J’ai entendu parler de la formation aux Métiers du livre de l’IUT Michel de Montaigne à Bordeaux et donc, deux ans plus tard, DUT en poche, j’ai commencé ma carrière dans une petite librairie indépendante à Bordeaux (Mimésis, qui n’existe plus aujourd’hui) . Je crois que l’on peut parler de vocation inconsciente puisque, en rangeant les livres que j’avais enfant (et je n’en n’avais pas énormément, j’allais plutôt à la bibliothèque), je me suis aperçue que tous étaient marqués d’un prix, écrit de ma main au crayon à papier. Le souvenir enfoui est alors remonté dans ma mémoire : j’avais (à quel âge, je ne sais pas), vendu des livres à mes ours et à mes poupées…
Denis Mollat - (c) Laurent Theilet - photo Sud Ouest.fr

En novembre 1989, on m’a proposé un poste au rayon jeunesse (domaine que je ne connaissais pas vraiment puisque Mimésis était plutôt spécialisée en Littérature générale et Sciences humaines). Je me suis mise à lire frénétiquement albums et romans et j’ai découvert un univers de création qui allait devenir pour moi une véritable passion. Je suis restée 19 ans dans ce rayon jusqu’à ce que Denis Mollat me propose de créer un espace ados/jeunes adultes au sein de la pochothèque.

interview du responsable de collection #
L’idée de ce rayon est née il y a à peu près six ans. Après le phénomène Harry Potter (succès auprès des jeunes lecteurs mais aussi auprès d’un lectorat plus âgé, voire adulte) puis avec le succès de la série de Stephenie Meyer, et dans un autre registre l’apparition de collections comme Exprim’ chez Sarbacane nous ont poussés à nous interroger sur l’emplacement de ces ouvrages à l’intérieur de la librairie. Nous avions à proposer au rayon jeunesse des livres qui étaient destiné à un public (13-20 ans) qui ne venait que peu au rayon jeunesse, sauf poussé par les séries à très gros succès qu’ils étaient d’ailleurs étonnés de trouver dans un espace trop connoté « enfant ». Les ados étaient pourtant bien dans la librairie mais plutôt dans l’espace BD ou au rayon poche pour les prescriptions scolaires ou des lectures personnelles qu’ils avaient un peu de mal à choisir face à l’abondance de l’offre. C’est donc un constat, une simple observation de l’évolution de l’offre éditoriale et des pratiques des lecteurs qui a nourri cette réflexion qui s’est concrétisée par un déménagement partiel du fonds jeunesse vers la pochothèque. Nous venons de rendre ce projet encore plus cohérent en accueillant dans le même espace le rayon SF et fantasy adulte. La circulation se fait donc maintenant plus naturellement entre littérature générale en poche, littérature ados, littératures de genre et collections para-scolaires. L’idée étant aussi que les adultes puissent aller sans complexe vers la littérature dite pour ados et que les frontières artificielles liées à l’âge du lecteur se gomment. Il a fallu choisir quels romans estampillés jeunesse allaient rejoindre le secteur ado et ce ne fut pas sans hésitations. Entre connaissance du fonds et diplomatie, il a fallu trancher parfois dans la douleur ! Nous avons tenté de préserver la cohérence pour que chacun s’y retrouve mais bien évidemment, suivant les demandes et l’appétit de lecture des uns et des autres, il y a des moments où l’on peut être sur les deux rayons à la fois, un peu à la frontière. C’est aussi le rôle du libraire que de savoir guider, accompagner et …sourire !

source
La librairie Mollat est la plus grande librairie indépendante de France avec une superficie de 2500 m2 , une centaine d’employés (une cinquantaine de libraires). Située au cœur de Bordeaux, elle se compose de différents espaces sur un seul niveau, en rez-de-chaussée, ce qui donne l’impression d’avoir une succession de librairies thématiques qui forment un labyrinthe où l’on peut flâner d’une ambiance à l’autre. Une vague de déménagement qui vient de s’achever permet regrouper  trois grands secteurs : le savoir (livres scolaires, scientifiques, juridiques, Sciences humaines, Histoire,…), l’image (Beaux-livres, architecture, design, graphisme, BD, Jeunesse, Art de vivre, tourisme, et fiction (Littérature, ados, littératures de genre et poches).
Si la librairie ne s’étend pas physiquement pour l’instant, elle s’étend d’une autre façon via le site internet qui est un site marchand et aussi un site riche en informations (les coups de cœur des libraires par domaine, dossiers thématiques, blog ados et blog littérature, vidéos et podcast des conférences viennent l’animer constamment). Que l’on soit bordelais ou pas, on peut donc se promener chez Mollat, en chair ou en os ou, d’une façon virtuelle via Mollat.com : la librairie est ainsi présente via le site sur les cinq continents et soufflera 120 bougies en 2016 !

Mes goûts en matière de lecture ? Vaste question ! Je vais en oublier ! J’ai découvert la littérature ados, en tant que libraire, par le catalogue de l’Ecole des loisirs qui était l’un des rare (à la fin des années 80) à avoir choisi d’éditer des auteurs contemporains. Il y avait aussi la collection Travelling chez Casterman, la bibliothèque de l’amitié chez Hatier ou encore la bibliothèque internationale chez Nathan mais bref, les auteurs qui m’ont marquée à ce moment là étaient Marie-Aude Murail, Judy Blume, Robert Cormier (exceptionnel !), Susie Morgenstern, Xavier Laurent-Petit, Loïs Lowry, Christian Lehmann…Ah ! No pasaran, le jeu !
Il y a des maisons d’édition dont je me sens plus proche : ce que propose le catalogue Doado du Rouergue m’enthousiasme et ce, depuis le premier titre Cité nique le ciel de Guillaume Guéraud. Dix romans plus tard, Guéraud fait toujours partie des auteurs que je suis avec une fidélité quasi aveugle ! La naissance d’Exprim’ a amené une vraie révolution en édition jeunes-adultes : Insa Sané a été une vraie claque et je suis le catalogue avec attention. C’est un éditeur qui prend des risques, ose l’originalité de ton et réveille un panorama éditorial parfois très sage à destination d’un public qui est en âge de ne pas l’être ! Chez Gallimard, Timothée de Fombelle bien sûr qui a ce talent rare de tout vous faire oublier même quand le livre est refermé ! J’ai aussi adoré La série de Cornelia Funke, Sang d’encre ou encore celle de Philip Pullman La malédiction du rubis. Faire le mort (Thierry Magnier) du suédois Stephan Casta a aussi été un grand choc de ces dernières années, mais aussi La trilogie de Patrick Ness, La voix du couteau (Gallimard), Delirium de Lauren Oliver ou Kabylie Twist de Lilian Bathelot et tant d’autres ! Jean-Luc Marcastel, Mikaël Ollivier, Pauline Alphen…J’essaie de lire trois /quatre romans par semaine donc, depuis plus de 20 ans, je n’ose pas faire le calcul ! Toutes mes lectures n’ont pas été étourdissantes bien sûr mais ce métier à cela de vertigineux que l’on mesure au quotidien  l’abondance de l’offre de lecture tout en étant conscient de ne jamais pouvoir en faire le tour : un métier de gourmandise et de frustration…
Mes lectures personnelles (mais est-ce que ça existe encore quand votre loisir principal est lié aussi intimement à votre métier ?) vont souvent vers la littérature anglo-saxonne. J’avoue un faible pour la littérature victorienne (Dickens, Gaskell, Wilkie Collins…) ou plus près de nous pour Thomas Hardy ce qui ne m’empêche pas d’adorer la littérature américaine (London, Selby, Oates, Kasischke, Brautigan, Franzen…)
L’exercice est difficile, il faudrait que je sois devant ma bibliothèque pour que mes vieux amis me sautent aux yeux…Le top 3 serait : Oblomov de Gontcharov, Martin Eden de Jack London et Les grandes espérances de Charles Dickens. Classique, certes, mais ce sont des livres qui ont compté et comptent encore pour moi.

L’univers des blogs m’intéresse bien sûr mais je n’en suis que quelques uns (notamment ceux de trois cousins…). Lire les chroniques des autres c’est bien (bien qu’il y ait à boire et à manger sur le net) mais prend trop de temps : de lien en lien, les heures que l’on peut y passer auraient au final été mieux utilisées à lire un roman. Pareil pour facebook qui est quand même un fabuleux outil de partage de l’information : je pratique, je lis, mais avec modération…Parce que la lecture sur papier, c’est sans modération du tout ! D’ailleurs, j’y retourne…Merci Nathan !


[COMPTE-RENDU] Rencontre avec Jean-Luc Marcastel


RENCONTRE AVEC JEAN-LUC MARCASTEL

- 21 janvier 2012 -

    En allant en week-end à Bordeaux, enfin à côté, chez mon cousin, je ne m’attendais tout d’abord pas à passer une après-midi en ville, à voyager entre la bouquinerie et la librairie Mollat ! Mais pourtant, ma mère et ma tante allant faire les soldes, ma cousine étant à un anniversaire et mon cousin à un match de basket, je me suis retrouvé, avec Tom en plein cœur de la foule de Bordeaux …

    Nous avons commencé par nous rendre à une bouquinerie. Les bouquineries j’aime ça ! Parfois on trouve de bons livres très peu chers ! Là j’ai flâné, j’ai regardé et un ou deux m’intéressaient mais pas jusqu’au coup de cœur alors je me suis dit que je dépenserais peut-être si cela n’arrivait pas à Mollat. Nous sommes donc allés à cette librairie et j’en suis toujours fan ! Un choix très vaste, vous y trouvez tout et pouvez y passer facilement une heure ! J’avais peur que l’après-midi soit longue mais là … « OH PU**** TOM y’a Jean-Luc Marcastel ! » Je n’en revenais pas ! Là, le week-end, le jour, l’heure où nous venions, Jean-Luc Marcastel, écrivain que j’avais rencontré à Montreuil pour le dernier hiver, auteur de Louis Le Galoup et Le geste d’Alban était présent ! Ben là bien sûr, nous avons attendu notre tour (il y avait peu de monde mais j’en ai profité pour écouter la présentation du dernier hiver qu’il faisait au client de devant) et nous avons pu craquer ! J’ai acheté le premier tome de Louis le Galoup (en lorgnant le geste d’Alban) puis comme Tom a aussi pris le 2, ben j’ai craqué aussi ! Les deux ont été dédicacés et nous avons pu parler. Dans un contexte plus tranquille que le salon, on se rend compte que Jean-Luc Marcastel est quelqu’un de vraiment très sympa ! Ouvert, riant et passionné, on l’a donc laissé pour aller faire nos achats puis le rejoindre à la conférence qu’il donnait au club ado dans la pièce où avait eu lieu la dédicace de Maggie et Cate (ça m’a rappelé des souvenirs …) et qui fut d’ailleurs très intéressante. Je n’ai malheureusement pas tout retenu, et la vidéo que j’ai prise d’un petit moment, ben je ne suis pas sûr qu’elle marche, de plus, la photo prise à la dédicace état foutue (fichu MP4 ! è_é )Bref ! Il a présenté Le dernier hiver, Louis le Galoup et a parlé d’eux. La manière qu’il  a d’écrire Louis comme si on nous le contait, du fait que provoquer la peur ou le rire est quelque chose de très dur, qu’il préférait être implicite quant à ce premier sentiment plutôt qu’explicite pour être plus efficace … Il a parlé de sa scène selon lui la plus effrayante, des personnages, et il a raconté des souvenirs, un film décevant quant au monstre, une forêt en montagne qui lui a inspiré Le dernier hiver franchement je me suis régalé et je suis ressorti comblé avec une envie folle de dévorer le dernier hiver ! Ensuite nous sommes retournés à la dédicace où nous avons pu poser les questions qu’il n’avait pas été possibles de poser avant et avons parlé encore un peu puis nous sommes dit au revoir …

    Ce fut une après-midi très surprenante et forte en émotion ! Je suis revenu chez moi et ait entamé le mardi suivant le dernier hiver que j’ai chroniqué avec joie sur mon blog ( cliquer sur l'image ci-dessus) … A quand Louis et Alban ? Je me le demande ! … ;)


Pour compenser le manque de photos, voici une vidéo de Jean-Luc réalisée par Mollat à Montreuil ! :)


[INTERVIEW] Hors-blog: Jean-Claude Mourlevat

Une petite interview sympa, de Jean-Claude Mourlevat, auteur de Terrienne, réalisée au salon du livre par la librairie Mollat !


Jean-Claude Mourlevat - Terrienne par Librairie_Mollat

CR de la rencontre avec Maggie Stiefvater et Cate Tiernan à Bordeaux ♥


Compte-rendu de la dédicace
de Maggie Stiefvater et Cate Tiernan à Bordeaux

Voilà, après un mois, même plus, enfin le compte-rendu de ma rencontre, à Bordeaux, Librairie Mollat avec Maggie Siefvater et Cate Tiernan, les auteurs de la saga Frisson et Wicca.

J’attendais cette rencontre depuis longtemps déjà. Ayant appris qu’elle allait avoir lieu à cet endroit, là où j’étais allé avec mon cousin, émerveillé par une si grande librairie, j’étais … interdit ! Et quand j’en ai parlé innocemment ‘non vraiment ce n’est pas de l’ironie là ‘ à mes parents, en me disant dommage je ne pourrais sûrement pas y aller et à ma tante présente et que le projet a aussitôt commencé à voir jour, je me suis dit ‘Mince, il y a des chances pour que ça arrive …’. Et le tout s’est confirmé.

Et alors, dans l’impatience de cette rencontre, et je ne sais plus ni quand, ni comment est né en parallèle un autre projet … Celui d’un cadeau, pour Maggie Stiefvater, dont j’avais adoré le premier tome. Et je me suis lancé, tout content. Je crois bien qu’il a gardé la même forme que le tout début (et j’ai jeté mon mini brouillon !!GRR) et que quasiment tout est resté comme à l’origine de mon imagination. Ainsi est né mon loup qui hurle à la lune, en plusieurs jours de travail répartis sur les week-ends et mercredis. Plus j’avançais, plus j’attendais le jour J où je donnerais enfin ce cadeau à sa destinatrice, m’imaginant mille et une fois sa réaction face à une telle attention…
Les sapins sont apparus, déchirant la terre de leurs cimes et l’écartelant de leur frêles branches, se frayant un étroit passage, dans le ciel encore vierge de toute histoire. A eux s’est ajouté un immense rocher, falaise imposante, dominant les arbres, de sa profonde supériorité, et de son infinie résistance. Puis est né le Loup. L’objet de tous les désirs, la raison même et le pourquoi du comment de ce qui avait amené ce petit monde à sa création. Celui-ci hurlait, hurlait de désespoir, de joie, et de colère. Il hurlait les larmes qu’il avait en lui, les rires qu’il gardait cachés et la haine qui dans les tréfonds de son âme l’enflammait. Ce Loup, raison de tout un ciel, hurlait la vie. Alors, le rejoignant dans le néant de sa solitude, la Lune, et les Etoiles, sont venues donner un sens à cette association, car l’ombre nait de la lumière et la lumière ne peut exister sans ombre …


La semaine, qui serait riche en émotion est enfin arrivée, alors que je me plongeais dans la lecture de Wicca qui m’a littéralement ravi, dont l’écriture, fluide et singulière, créait entre le livre et moi une exceptionnelle alchimie qui m’a surpris au plus au point. J’apprends aussi que mon cousin qui devait être absent pour un match de basket, sera finalement des nôtres si bien que c’est pour moi un véritable soulagement, d’une part car nous pourrons alors passer ce fabuleux après-midi ensemble mais aussi car il avait Frisson que je lui avais prêté et que je ne pouvais donc pas récupérer pour la dédicace. J’ai terminé Wicca vendredi. J’ai refermé le livre sur ses derniers mots. J-1.




Jour-J. L’excitation est à son comble. Chez moi on prépare les bagages pour le week-end chez mes cousins, et l’objet de toute l’impatience. La malette pour mon cadeau, la poche de mes livres à dédicacer et de celui en cours de lecture. Et mon sac à dos, ça c’est pour le personnel !
Nous partons. Nous partons … en retard, je stresse, serons-nous à l’heure pour qu’il n’y ait pas trop de monde, pour que nous fassions partie des cinq premiers qui recevront le sac VIP de Black Moon ? Ferons-nous la queue ? … Pendant le voyage je lis, déconnecté des évènements, passionné par cette lecture dont je vous reparlerai très vite.

Quand enfin nous récupérons mon cousin, et prenons le tram qui va nous mener directement au centre-ville, la fébrilité commence à pointer son nez et ne cesse de croître à mesure que nous nous rapprochons du point final à cette aventure. C’est vers 14h30, finalement pas en retard (!), que nous arrivons. Un petit tour dans la librairie, un petit achat pour Wicca tome 2 et nous voilà dehors, à patienter… Allez, plus que deux heures !

Ces deux heures furent longues pour les dernières minutes mais s’écoulèrent vite au début, alors que je croyais lire, je fais la connaissance de la très gentille et joyeuse Anasthasya, fébrile et stressée pour sa première dédicace et grande lectrice ! Une super rencontre, car c’est ça les dédicaces des rencontres ! Je fais aussi la rencontre de Laura, administratrice du forum 16 Lunes. Quand enfin l’heure arriver, c’est l’apothéose … Comment décrire l’immense bonheur, l’excitation qui monte en vous quand vous voyez derrière la porte vitrée, les deux auteurs qui sagement attendent, tout sourires. Comment décrire la fébrilité qui explose en vous, quand vous entrez et voyez se rapprocher le pourquoi de toute cette impatience.


Juste quelques personnes devant moi et me voilà arrivé devant Cate d’abord. Ce qui m’est arrivé alors fut très surprenant. Alors que je m’étais imaginé un très grand nombre de fois ce que je leurs dirais, il me fut presque impossible de prononcer un mot d’anglais je bafouillais, pataugeais et ai dit au final très peu de choses. Cate me salua en français et quand je lui dis que j’avais fini Wicca hier, elle me demanda si j’avais aimé … « Yeeees ! » Cet échange fut court et c’est dommage, mais j’étais tellement ému que je suis finalement passé à Maggie. Elle m’a dédicacé les livres, je ne sais plus trop si on s’est dit quelque chose mais j’ai fini par lui donner ma création. Là ce fut le comble. Le comble de toute l’après-midi ! Elle a ouvert de grands yeux l’a regardé avec joie, a lu le texte derrière et ne cessait de le regarder puis de se tourner vers moi et d’ouvrir grand le visage, dans une expression d’étonnement et de contentement en me remerciant.




Voilà, le bonheur de Maggie se lit sur son visage et je lui en suis gratifiant ...
  Ensuite, je leurs fis dédicacer la photo à elle et Cate pour le concours car dans ma précipitation j’avais oublié, ai récupéré le sac Black Moon (voir plus loin) et après avoirs parlé un peu avec les libraires qui avaient pris des photos et avec qui j’avais déjà un peu parlé par mail, je suis parti, ému ! Nous avons marché pour rejoindre ma mère, j’avais les jambes qui tremblaient, c’était impressionnant ! Je suis ressorti de cette fabuleuse journée complètement retourné ! J’aurais adoré rester jusqu’à la fin, comme certains l’ont fait, pour discuter avec les auteurs, et Maggie qui apparemment disait aux filles qui étaient restées, qu’elle adorait ce que j’avais fait. Enfin bref, ce n’est pas grave, j’ai eu la chance de vivre ça !

Ma seule déception fut pour les sacs. Nous étions les 5 premiers et les 20 sacs furent sans doute distribués au hasard. Je n’ai eu que le miroir de poche et un livre Pocket Jeunesse sur les juifs. Tandis que d’autres ont eu des livres black moon certains même pas poches, des badges, des marques pages, des cadeaux super ! Mais bon, ce n’est pas bien graves ! ;D


Je souhaite donc très chaleureusement remercier les auteurs d’êtres venues et d’avoir été si gentilles, et la librairie Mollat d’avoir organisé cette lourde rencontre avec deux auteurs aussi gentilles qu’elles ! Merci beaucoup !

Voilà merci beaucoup aussi (et encore) à Mollat pour les photos et en espaérant que les filles qui apparaissent sur les photos ainsi que Laura et Mary ne seront pas gênées ! ;D  Blogs de mon frère et de mon cousin ! ;D