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Les Effacés - Ultime surprise


Voici donc venu le moment de conclure cette semaine spéciale ! J'espère que ces 7 jours vous auront plu, n'hésitez pas à me faire part de votre avis en commentaire. Il y aura donc prochainement deux occasions d'en reparler à travers les résultats du concours et ma chronique du tome 6 !
En attendant, voici la cerise sur le gâteau, le clou du pestacle spectacle ! :-)

Je travaille sur ce projet depuis la fin de l'année scolaire environ. Je l'ai repris récemment en vue de cette semaine spéciale. Il n'est pas à proprement parlé terminé car il y a des éléments que j'aurais voulu ajouter mais ils sont mineurs alors j'ouvre quand même quoiqu'il arrive ...

leseffaces.blogspot.fr

Le premier blog de fan pour tout savoir sur la saga des Effacés ! J'espère que le design (fait main) vous plaira, et que vous prendrez plaisir à le suivre, lorsque les news viendront petit à petit. En attendant, vous pouvez lire les quelques pages où je parle de la saga, de l'auteur, etc ...

Merci de me suivre et à bientôt !

Les Effacés - Chronique du tome 5 ♥



                Comme je l’avais dit à l’auteur lorsque je l’ai à nouveau rencontré au festival du livre et du film Etonnants voyageurs de St-Malo je me suis fait un marathon Les Effacés. J’ai lu le second tome au début de l’été. J’ai enchaîné les tomes 3 et 4 en trois jours ce qui a rendu l’accroche à l’histoire encore plus fort. J’ai du attendre le tome 5, que j’avais eu l’idiotie de laisser chez moi. Je l’ai dévoré en deux jours.

                « Sombre aurore » est l’assouvissement tant attendu des désirs de savoir que les lecteurs ont depuis le premier tome. Ce cinquième et avant-dernier tome en révèle beaucoup plus que tout ce qui était déjà dévoilé lors des quatre tomes précédents. Les Effacés sont confrontés à la disparition de leur mentor, Nicolas Mandragore et donc à une nouvelle opération. Ils ne se battent plus contre la société, du moins plus en premier plan car le décor de l’intrigue est un Paris à feu et à sang, un décor effrayant et intense. Ils se battent désormais contre leur plus cher ennemi, le plus cher ennemi de Nicolas. Ils se battent contre Dominique Destin. Ils se battent pour retrouver leur mentor.
                Ils se battent pour la vérité. Pour qu’elle triomphe.
                La quête est longue, les réussites sont minimes et progressives mais le groupe avance doucement, sûrement. Finalement chaque découverte soulève son lot de questions. Et lorsque le tome 5 s’achève, il y a plus de nouvelles questions que d’éléments découverts. Mais ceux-ci sont énormes, et on les attendait tant qu’ils en deviennent de véritables trésors. On a l’impression de soulever un voile poussiéreux sous lequel se cache une vérité dévastatrice.

                Pour être honnête, pendant une grande partie du milieu du roman j’ai un peu décroché. L’ambiance de la Somalie et de la guerre ? Cette quête parfois longue à aboutir ? Je ne sais pas… ce sentiment n’a que peu duré. Car on en est vite venu à de nouveaux rebondissements, à de nouvelles découvertes, à de nouveaux lieux intrigants… dans ce cinquième tome, Bertrand Puard élargit les frontières de sa série et on voyage jusqu’en Afrique, en Somalie, au Kenya. On voyage dans la réalité actuelle de la guerre. On voyage un peu plus dans la violence et l’horreur, dans la peur et l’adrénaline.

                Ce volume est sans doute le plus riche. Plus riche en action, en rebondissements, en révélations, en lieux différents, en multiples personnages, attachants, repoussants, intéressants. Il déborde d’énergie, d’idées mais reste toujours terriblement bien construit et mené par le style ô combien efficace de l’auteur. On entre un peu plus dans l’histoire de Nicolas Mandragore, Dominique Destin et des Effacés. On pénètre un peu plus leurs esprits, leurs sentiments. Et la passion que vous éprouverez alors sera de plus en plus forte, de plus en plus puissante. Jusqu’à la fin.
                Jusqu’à ce que vous souffriez bel et bien.
                Jusqu’à ce final terrible, grandiose, explosif.
                Ce final dont, je m’en rends compte aujourd’hui en y repensant, je ne me suis pas encore remis. Ce final dont je ne comprends que maintenant ce qu’il engendre vraiment. Les répercussions qu’il aura.

                J’attends le sixième tome avec une impatience phénoménale. J’ai quelques idées sur ce que « Station Dumas » va mettre en place, notamment pour le second cycle qui débutera en 2014, mais je n’ai nul doute sur le fait que Bertrand Puard saura me surprendre. Cette fin, que j’ai trouvée superbe, a aussi conforté l’idée que je me faisais de cet homme et sa saga. Cet auteur en effet est d’une grande intelligence. Il a une culture impressionnante et sait narrer, mener, construire son histoire avec brio. Et ainsi, plus que la passion que j’éprouve, ou encore l’adrénaline et l’attachement pour les personnages, Les Effacés est une série engagée, qui dénonce les affres de notre société et ses zones d’ombre. Une série pour la jeunesse. Mais une création littéraire avant tout, qui a presque tout d’une œuvre. Car derrière elle se cache un auteur au talent considérable : un auteur qui pourrait bien être un jour un de ceux qui marquent les esprits, comme l’ont fait Zola … ou Machiavel.

Les Effacés - Chronique du tome 4 ♥



                Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant la première phrase de ce quatrième volume de la saga des Effacés.
« Tout, ici, n’était que calme, luxe et volupté. »
                Tous les littéraires, poètes ou Baudelairiens de l’assemblée reconnaîtront le refrain de la belle « Invitation au voyage » du grand poète français. Cette « invitation » même sur laquelle je suis tombé à l’oral de français du bac. La coïncidence, de taille, m’a subjugué, mais la référence non. En débutant son roman ainsi, faisant suite à ce nouveau et renversant cliffhanger qui avait clôturé le tome 3, Bertrand Puard met en une phrase place à une ambiance de douceur, mais de désolation. En débutant son roman ainsi, Bertrand Puard le place sous le signe de toute la grande littérature française. Littérature française qui lui est chère. Et cela se voit. Cela se voit dans les références qui apparaissent parfois au cours de la série. Cela se voit dans l’indéniable qualité du texte dont j’ai notamment parlé dans ma chronique de l’Opération 3.

                Dans cette quatrième opération, l’auteur est au sommet de son art. « Face à face » est sans aucun doute l’apogée de la saga. L’action se déroule en moins de 24 heures et le roman est séparé en chapitres indiqués par une horloge. Chaque chapitre correspond donc à une heure différente.
                Il faut dire que le volume commence fort. On est dans un château au-dessus de la Seine, la veille du second tour de l’élection présidentielle, avec les plus hautes personnalités de Paris : PDG de TF1, directeur du Louvre, banquier … ou encore le président Hennebeau et ses proches. Soudainement, des terroristes prennent d’assaut le bâtiment et c’est le début d’une prenante et intense prise d’otage.
                Qui sont les terroristes ? Que veulent-ils ? Vont-ils s’en sortir ?
                Où sont les Effacés ?
                Qui sont les Effacés ?

                J’avais à peine commencé l’opération en question que je ne pouvais déjà plus la lâcher. Je n’avais jamais ressenti quelque chose d’aussi fort. Lire la suite n’était plus une envie, un désir intense. C’est devenu un besoin. J’avais besoin de connaitre la suite des aventures des Effacés, de cette prise d’otage. Plus que jamais, Bertrand Puard livre les informations, les révélations au compte-goutte et le suspense atteint une intensité presque insupportable. Les rebondissements, en revanche, sont nombreux, gardent le lecteur en haleine et sont parfois de véritables raz-de-marée. Je me suis cramponné au bouquin, j’ai eu envie de sauter des pages tant j’avais besoin de connaître la suite, j’ai ri de l’ingéniosité des personnages et avant tout de l’auteur, j’ai attendu d’en savoir plus.

                Mais ce quatrième tome ne nous en apprendra que peu sur tout ce qu’on attend de savoir : l’identité de Mandragore, la raison d’être des Effacés. Ce quatrième tome est la démonstration même de l’art de Bertrand Puard et une sorte de passerelle entre le tome 3 encore tranquille et le tome 5 qui sera dévastateur. Ce quatrième tome est l’intensité, le suspense, l’adrénaline à l’état pur.

                Je n’en attendais pas tant d’un roman en commençant, il y a de cela un an, « Toxicité maximale ». Je ne pensais pas être à ce point accroché à un roman. Je ne pensais pas qu’il était possible de tenir autant le lecteur en suspense, de lui délivrer tant d’adrénaline. Enfin, je ne pensais pas que cette saga serait d’une aussi grande intelligence et nourrie par une ample culture, un vocabulaire à la richesse étonnante et tout la littérature que promeut et adore Bertrand Puard.


Les Effacés - Chronique du tome 3 ♥



                J’ose penser que je sais comment vous voyez la série des Effacés, vous, lecteurs qui n’avaient pas lu une ligne de cette saga, ou seulement le premier tome. Vous voyez cela un peu comme CHERUB : il y a les personnages, le fil conducteur de tome en tome, l’identité secrète de Nicolas Mandragore mais chaque tome se différencie des autres par l’opération à mener, par l’univers dans lequel cette opération se déroulera. C’est aussi ce que je me suis dit en commençant la saga. C’est de toute façon ainsi que la communication est faite autour de la série. On la commence naïvement avec cette idée dans la tête et on va de tome en tome, s’attachant de plus en plus aux personnages, découvrant petit à petit toute l’ampleur de l’univers des Effacés dans la société française qui en est le décor et comprenant au fur et à mesure de quoi il est réellement question. Car ce lecteur naïf, que j’ai aussi été, se retrouve finalement confronté à une conclusion qui ne lui avait nullement traversé l’esprit. Tout est lié. Oh oui, tout. C’est avec ce troisième tome que j’ai pris conscience de l’ampleur de la chose. Toutes les intrigues se recoupent, les personnages sont liés, des Effacés aux plus grandes puissances. Voilà sans doute la force de l’opération 3 des Effacés.

                On laissait les personnages sur un évènement renversant, et le lecteur avait été une nouvelle fois scotché par un suspense final que Bertrand Puard se plaît à placer à chaque fin de volume. On met donc peu de temps à se réinsérer dans l’histoire et à ressentir des prémices d’adrénaline.

                Le problème de cette opération 3 pour moi a été l’univers choisi : celui du football. Il y a toujours ce prologue accrocheur, il y a toujours les préparations d’opérations intrigantes, il y a toujours les enquêtes passionnantes, mais j’ai peut-être eu un peu plus de mal à accrocher à cause de ce football, moi qui déteste ce sport (et ce roman confirme mon opinion). Cependant, il passe assez vite au second plan, car on retrouve, comme je viens de le dire, tout le processus d’enquête et d’action des Effacés.

                Ce troisième volume est donc plus que jamais la preuve de l’impressionnante intelligence de Bertrand Puard. La façon dont il construit son roman, accrochant le lecteur de façon exacerbée est digne d’un scénario de film d’action. On sent aussi dans son style de grandes qualités littéraires. Il laisse, il me semble, assez peu de places à l’émotion, comme le veut la façon d’être du groupe des Effacés. Mais il n’en est pas moins doté d’un vocabulaire très riche et ses phrases sont bien tournées, vives, efficaces. Mais plus encore que la façon de narrer l’histoire, comme celle de la construire qui est admirable et témoigne du temps que l’auteur passe à organiser son roman avant de l’écrire en un mois à peine (19 jours pour écrire le cinquième tome), il y a l’étendue incroyable des domaines auxquels touche la série. Bertrand Puard traite avec beaucoup de précision des thèmes qui vont des mathématiques aux sciences, en passant par l’économie et la politique. Cet homme ne cesse de me surprendre par la grande culture dont il fait preuve et la façon qu’il a de la transmettre aisément par ses écrits. On y croit dur comme fer, on se demande jusqu’où la vérité va, on ne sait plus où s’arrête la frontière de la réalité. Il n’y en a sans doute pas. Réalité et fiction se mêlent inextricablement.

                Enfin, à mon plus grand plaisir, Bertrand Puard semble dans ce troisième volume plus se pencher sur les personnages qu’il n’avait pu le faire dans le second tome. On s’éprend de tendresse pour Zacharie, ce géant blond amoureux fou d’Ilsa, on tombe sous le charme de Neil –le casse-cou–, on s’attache à la fragile Mathilde et Emile, bien que ce soit celui que j’aime le moins, sait nous toucher à son tour. Il y aussi bien sûr le mystérieux Mandragore et l’auteur se délecte à continuer à laisse planer le suspense, en en révélant très peu encore une fois, autour du personnage, de son histoire et de la façon dont les Effacés sont liés entre eux, avec Nicolas, le reste des personnages … et la société.

                Le troisième tome confirme donc mon opinion sur la série : un suspense intenable, des révélations livrées au compte-goutte, de l’adrénaline encore et encore, des personnages attachants, un style efficace, une intelligence admirable. Les Effacés est une série addictive et au combien brillante qui ne cessera de me surprendre … et de me passionner, indubitablement.


Les Effacés sortie du tome 6 - Interview de Bertrand Puard




        Bonjour Bertrand Puard, merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour cet évènement du mois de Novembre : la sortie du sixième et dernier tome des Effacés. Quel est ton état d’esprit à moins d’un mois de sa sortie ?


     A la fois très excité de donner aux lecteurs le fin mot de l’histoire, des histoires, mais aussi très triste car le tome 6 sera le dernier de la série et je vais donc devoir abandonner mes Effacés et les autres personnages de la série après avoir vécu à leur côtés pendant plus de deux ans et ce n’est pas. Après avoir posé le point final à Station Dumas, j’ai même connu une petite période de déprime.


Peux-tu nous parler brièvement de ce tome 6 ? Mettre l’eau à la bouche de tous les lecteurs impatients de le dévorer ?

Ils auront toutes les réponses aux questions qu’ils se posent encore sur Nicolas Mandragore, Dominique Destin et les Effacés (tout du moins je l’espère !). C’est un tome conclusif, qui parle beaucoup de cinéma, qui se déroule dans le milieu du cinéma et de la création dans un sens plus général. L’idée de départ est très intrigante : dans plus de six cent salles en France, un film est projeté. Un film que personne n’attend. Un film qui met en scène la première aventure des Effacés, Toxicité Maximale. Qui est derrière cette incroyable production ? Les Effacés apprendront cela au fil des pages, et ils n’en sortiront pas indemnes…

Tu as déjà dit dans de nombreuses interviews que tu organisais chaque tome d’un bout à l’autre si bien que tu n’as mis qu’une vingtaine de jours à écrire le cinquième. Aussi savais-tu exactement en quoi allait consister ce tome ? L’histoire a-t-elle divergé de ce que tu imaginais ?



Non, ce tome 6 est exactement comme je l’avais imaginé pendant les trois mois de préparation intensive pour ce qui est de sa documentation, son scénario, sa construction, son chapitrage. Tout cela est très balisé chez moi. Ce qui ne l’est pas, ce qui reste pour moi un espace fabuleux de liberté, c’est l’écriture bien entendu. Comment vais-je raconter ce chapitre ? Avec quelles phrases ? Avec quels mots ? J’ai cette chance de ne pas avoir l’écriture douloureuse et pour ce tome 6 là encore, il m’a fallu ce « rush » d’écriture qui a tout emporté, qui m’a laissé groggy ensuite, totalement désorienté… J’ai composé les six cent mille signes du premier jet de Station Dumas en neuf jours et neuf nuits !


Que se passe-t-il pour toi après ? Enclenches-tu aussitôt le second cycle ? Que peux-tu nous dire sur celui-ci ; va-t-il beaucoup changer du précédent ?

Je vais prendre une courte pause afin de bien penser à ce second cycle que je prépare. Les Effacés n’en feront pas vraiment partie mais on devrait rester dans le même univers, dans les même problématiques. On pourrait parler d’une série parallèle, avec une construction que je souhaite plus élaborer que celle des Effacés. Il devrait y avoir six tomes également, enfin quatre plus deux mais je n’en dis pas plus… Nous aurons l’occasion d’en reparler peut-être sur ce blog avant la sortie du premier tome prévu à la fin 2014 !