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[CHRONIQUE] L'avant-dernière chance de Caroline Vermalle


Un roman très touchant ...

L'avant-dernière chance
de Caroline Vermalle
à 9€05
chez calmann-levy
245 pages

À Londres, lors du tournage d'une fiction pour la télévision, Adèle, une jeune stagiaire française, reçoit un texto totalement inattendu et absolument irréel : son grand-père, mort quelques jours auparavant, lui souhaite un joyeux anniversaire… 
Adèle se remémore alors les événements de ce dernier mois. Son papy, Georges, quatre-vingt-trois ans, les pieds plantés dans son potager, enraciné dans sa bonne vieille terre du Poitou, a subitement décidé de partir pour un tour de France avec son voisin et ami Charles, soixante-seize ans. Sa petite-fille a découvert leur projet et, inquiète pour la santé de son aïeul, lui a fait promettre de lui envoyer des nouvelles tous les jours par texto. Commence alors une drôle de correspondance, tendre et complice, entre le grand-père et sa petite-fille, qui ne se sont pas vus depuis dix ans.
Ce beau récit, touchant et juste, mêle à la gouaille des dialogues l'émotion de sentiments qui peinent à se révéler.

                Dans le livre, paru en mars, intitulé Nouvelles contemporaines, j’avais beaucoup aimé les dernières, qui étaient celles de Caroline Vermalle. Celle-ci m’avait contacté pour me dire qu’elle m’avait remercié sur son blog, et m’invitait à rejoindre sa page facebook. Sa gentillesse, ses nouvelles que j’avais adorées, et un synopsis intriguant m’ont convaincu pour acheter son premier roman qui avait reçu le prix du nouveau talent 2009 attribué par France Télécom et Métro. J’ai été surpris sur certains points et j’ai passé un très agréable moment …

                Le prologue nous offre une entrée dans le livre douce et intrigante. J’en profite cependant pour préciser que c’est vraiment dommage que l’éditeur ait ajouté dans le résumé un point important de l’histoire qui aurait tout changé, et ajouté un peu du suspense à l’histoire. Je vous conseille donc de ne pas lire la quatrième de couverture si vous achetez le livre mais de lire le résumé ci-dessus que j’ai modifié … Mis à part cela cette entrée laisse donc bien augurer de la suite …

                On commence par découvrir avec cette introduction Adèle qui est sur un tournage à Londres en tant que stagiaire. On s’attache assez vite à cette jeune-fille qu’on va suivre quelques fois dans le livre, qui va nous plaire pour sa tendresse envers son grand-père. J’ai été en effet surpris de voir que c’est celui-ci –Georges– qu’on suivra le plus souvent. Plus de quatre-vingts ans, touché par le temps mais en forme tout de même, il se lance avec son voisin –Charles– dans un tour de France en voiture … Un beau projet, des questions qui se posent, et un attachement différent pour ces deux hommes. Différent à cause de l’âge en particulier, mais pas forcément moins fort. On se retrouve dans la relation entre Adèle et son grand-père, on s’y attache comme un membre de notre famille.

                Au cours de ce voyage ils vont apprendre à mieux se connaître. L’auteur va nous surprendre par des révélations et des surprises. Au cours de ce voyage ils vont faire des rencontres. Sœur de Charles, vieille femme moderne et pétillante. Mais encore le personnel, jeune ou âgé, d’une crêperie bretonne, homme en pleine forme qui se baigne chaque matin, qu’il vente ou qu’il pleuve… Dans un quotidien de deux vieux hommes, dans les souvenirs du tour de France, dans les hôtels et restaurants dont il faut trouver le charme … Caroline Vermalle nous emmène en France, donne à ce livre un joli souffle de liberté, de voyage et de rencontres.
                Elle maîtrise cela avec un style très fluide et agréable. Riche, il décrit à merveille les lieux qui sont traversés, les émotions qui sont ressenties, les évènements qui sont vécus. Il fait passer des sentiments aux lecteurs, les guident à travers la France d’un bout à l’autre du livre … Il y a ainsi dans l’ambiance un air de mélancolie, des souvenirs que l’on ressasse, des déceptions ou bonheur que l’on revit… Il y a dans cette atmosphère une envie de s’en aller.

                Elle maîtrise aussi ce que j’ai appelé plus tôt « quotidien » qui est celui de Georges et Charles dans leur trajet. Des habitudes de personnages âgés, sans partir dans les clichés, qui nous rappellent nos propres grands-parents. Ces conversations de tour de France, ces discussions, ces remarques sur la jeunesse ou le monde dans lequel ils vivent … 

                Et bien sûr (d’où le prix grâce auquel le livre a été édité) elle maîtrise ce côté moderne qui est au centre du livre. La correspondance par SMS entre Georges et sa petite-fille, la découverte du portable par ce premier, ce moyen de communication très pratique et le langage qui est utilisé …

                En bref, l’avant-dernière chance est un livre qui a su me surprendre. Il est original, et mêle les vies de Georges et de sa fille dans une correspondance moderne par SMS. Portés par l’écriture très agréable de Caroline Vermalle, on suit dans un voyage à travers la France ces deux personnes âgées en quête de beaux moments à passer … Touchés on quitte le livre un sourire au lèvres, le cœur gros d’émotion.
               

POUR CONCLURE
Les plus Les moins
  • Un livre touchant
  • Une grande crédibilité
  • Un style riche et fluide
  • Des personnages attachants
  • La quatrième de couverture en dit trop


                En bref, l’avant-dernière chance est un livre qui a su me surprendre. Il est original, et mêle les vies de Georges et de sa fille dans une correspondance moderne par SMS. Portés par l’écriture très agréable de Caroline Vermalle, on suit dans un voyage à travers la France ces deux personnes âgées en quête de beaux moments à passer … Touchés on quitte le livre un sourire au lèvres, le cœur gros d’émotion.


Les petits plus ...
L'auteur a eu le prix du nouveau talent 2009 de la fondation Bouygues Télécom !
        Un autre livre de l'auteur ...


        Si vous avez aimé vous aimerez peut-être ...



        Nathan, le 05 Août 2012

          [CHRONIQUE] BD - 520 km de Max de Radiguès


          Un voyage touchant et rafraîchissant !

          520km
          de Max de Radigues
          à 12€90
          chez Sarbacane
          le 22 Août 2012
          BD - 64 pages


          Simon a 14 ans, il est en vacances à Arcachon avec sa mère.
          Il découvre sur Facebook que sa petite amie, Louise, a changé
          son statut de « en couple » à « célibataire ». C’est à cause du père
          de Louise : il trouve qu’elle est trop jeune pour être amoureuse.
          Simon ne peut pas l’accepter et décide de fuguer – en stop – pour
          rejoindre Louise, sa Louise, à Montpellier où elle est en vacances.
          Le voyage ne sera pas aussi simple que Simon l’avait imaginé… 



                          J’avais lu le début dans le Je Bouquine de mon frère (Tom) et quand Sarbacane m’a proposé (via les catalogues) d’éventuellement la lire j’ai aussitôt sauté sur l’occasion ! Je les en remercie grandement ! Je l’ai donc reçu tout de suite en version numérique et j’ai pu la lire dans l’après-midi. C’est donc quelques jours plus tard que je vous livre mon avis !

                          J’ai passé un très bon moment avec ce livre. L’auteur ne s’étend pas ! Les bulles sont courtes avec peu de dialogues et il ne perd pas de temps pour poser l’histoire. Simon est un jeune collégien qui apprend que sa copine le quitte par facebook. Si cette BD est d’une actualité dont on ne doute pas, elle n’en est cependant pas barbante ! Loin de là puisque notre jeune héros (qui héritera  vite d’un autre nom mais chut) décide alors de parcourir les 520 km qui le séparent de Montpellier et donc de Louise l’élue de son cœur … De stop en rencontres, on va être guidés à travers la France, la route, la campagne jusqu'à ce que Simon puisse parvenir à sa destination …

                          Puisque je chronique (pour la seconde fois seulement) une BD, il est obligé que je vous parle du dessin ! Tout le monde s’accordera à le dire : il est très plaisant. Simple, sans superflu, il rend la lecture très fluide ! Des couleurs lumineuses et des personnages qui ont dans le visage la vie. C’est un style frais et lumineux !

                          Simon est un personnage attachant que j’ai trouvé courageux lorsque je l’ai vu effectuer des actes que j’aurais été incapable de faire ! Rien que la décision initiale était pour moi insurmontable ! Je me suis vite attaché à lui et j’ai vécu son aventure avec lui. Inquiétude, suspicion, joie, déception … tous les sentiments sont passés par le biais de l’intrigue qui avait été construite et du dessin qui retranscrit les émotions avec simplicité mais efficacité !

                          Des rencontres oui … ce sera l’un des grands thèmes de cette bande-dessinée. Humaines ou même animales,  amicales ou moins, on croise avec lui d’autres existences qu’il aborde avec ouverture d’esprit. Des hommes pas très rassurants, amicaux ou de nouveaux amis de l’âge ou plus ou moins de Simon qu’on apprécie plus ou moins … C’est en effet un véritable voyage auquel on est aussi conviés !

          POUR CONCLURE
          Les plus Les moins
          • Une road-trip estival sans prise de tête
          • Un personnage principal attachant et courageux ... mais aussi un adolescent sensible !
          • Un dessin très agréable !
          • Une fin surprenante et douce
          • Je n'en vois pas ! Ah si peut-être ... trop rapide à lire, on en redemande ! ;)


                          En bref, 520 km est une BD sans prise de tête, à l’histoire originale, qui s’avère être un road-trip rafraîchissant qui mêle rencontres, paysages campagnards, aventures rendu par le style « frais et lumineux » de l’auteur ! Une très belle découverte !


          Les petits plus ...
            Liens (lecture commune)

                Lu pour


                Nathan, le 04 Août 2012

                  [CHRONIQUE] Azami le coeur en deux de Marc & Isabel Cantin


                  Une lecture très agréable !

                  Azami
                  Le coeur en deux
                  de Marc & Isabel Cantin
                  à 7€
                  chez Nathan Jeunesse
                  213 pages

                  Azami, jeune Japonaise de 14 ans, vit chez sa grand-mère un peu sorcière. Pour les vacances, son père lui propose un voyage en France chez des amis franco-japonais. Pour Azami, c’est le choc des cultures. Les sortilèges de sa grand-mère sont une bien piètre protection contre les “pièges” de la vie française ! 





                                  Quand j’ai vu un nouveau Marc Cantin dans le catalogue de parutions de l’édition Nathan je n’ai pas hésité ! Je le connaissais depuis Messages que j’avais lu pour le grand prix des lecteurs du journal de Mickey 2009. J’avais adoré mais ce qu’il écrit est plutôt pour les plus jeunes … Au final je n’ai pas été déçu, c’est une douce lecture assez sympa !

                                  Je suis entré sans problème dans Azami ! On découvre de façon fluide Azami, son entourage et l’univers très agréable du Japon, ses cultures, ses paysages … J’ai franchement adoré cette douceur qui transparaît, notamment grâce au personnage d’Azami.

                                  Celle-ci est très attachante. Gentille, respectueuse, on n’a aucun problème pour la suivre. On suivra aussi rapidement au début le garçon qu’elle aime, sa meilleure amie puis on détestera, oui, sa nouvelle amie française. Beaucoup de divers personnages qui sont très réels et attachants.

                                  Les pages se tournent très vite, le livre est court, et on suit les intrigues qui se déroulent. Les révélations qui tombent, le léger suspense qui se trame, et on trouve de temps en temps un mail de la grand-mère d’Azami, de celle-ci ou de son père qui viennent ajouter aux différents thèmes celui des nouvelles technologies. On trouve aussi les différences culturelles, les familles recomposées ou les amitiés et amours d’adolescents …

                                  Il y a des évènements prévisibles mais certaines choses nous surprennent … Il y a de l’émotion, des scènes touchantes et on referme le livre tranquillement, un sourire au bout des lèvres.

                   
                  POUR CONCLURE
                  Les plus Les moins
                  • Un livre très agréable et sans prise de tête !
                  • Des ambiances très bien retranscrites ...
                  • Des personnages attachants
                  • Assez prévisible

                                  Ma critique est assez courte mais voilà déjà quelques temps que j’ai lu ce livre. Cependant j’en garde un très bon souvenir qui mêle l’ambiance japonaise, puis française, des passages touchants, des personnages attachants et des intrigues bien menées ! Une lecture très agréable, sans prise de tête pour le plaisir des plus jeunes mais aussi des plus grands.

                  Le petits plus ...
                  Des liens
                  Du même auteur



                      Nathan, le 04 Août 2012

                        [SAMEDI CRITIQUE] 1# Les Effacés de Bertrand Puard


                        Et voilà le fameux nouveau rendez-vous littéraire ! Il s'agit plus que d'une critique, une véritable chronique, un dossier, un reportage, des recherches, appelez le ce que vous voulez, mais j'espère que vous y porterez votre attention ... ;-)

                        Les Effacés
                        Opération 1
                        -Toxicité maximale-
                        De Bertrand Puard
                        chez Hachette
                        le 18 avril 2012
                        à 14€30
                        pour 360 pages

                        Quatre adolescents, Ilsa, Mathilde, Émile et Zacharie. Leurs parents ont été assassinés parce qu’ils en savaient trop. En face de leurs noms, sur un rapport secret, la plus haute autorité de l’État a inscrit : « À traiter ». Eux ont échappé à la mort et n’ont plus d’existence légale. Condamnés à changer de nom et d’identité, ce sont des morts vivants en quelque sorte. Leur ange gardien : Nicolas Mandragore, ancien directeur de l’Institut médico-légal de Paris. Un personnage bien mystérieux dont on ne sait rien. À eux quatre, ces adolescents vont tout faire pour lutter contre une société où seule la loi du plus puissant compte. Ils chercheront à rétablir la vérité sur des affaires trop vite classées par les autorités. Pour que les coupables soient châtiés. Et pour qu’il n’y ait plus jamais d’autres personnes supprimées au nom d’intérêts plus que controversés. Ils sont les Effacés.



                                   C’est officiel, Les Effacés est le premier livre que je chronique en partenariat avec Hachette ! Je remercie donc Cécile pour ce livre que j’ai donc reçu avec Tom (lavoixdulivre) et j’espère que ce partenariat se passera encore tout aussi bien par la suite. J’ai reçu aussi Louis le Galoup tome 1 dans sa nouvelle version poche, mais je l’ai déjà acheté à Mollat quand Jean-Luc Marcastel y dédicacait "J’ai acheté le premier tome de Louis le Galoup (en lorgnant le geste d’Alban) puis comme Tom a aussi pris le 2, ben j’ai craqué aussi ! Les deux ont été dédicacés et nous avons pu parler.". Nous avons aussi trouvé dans notre BAL Délirium … mais le tome 1 ! Raah là là ajoutez un et on aurait eu le tome 2 ;-) Bref ça n’est pas grave, au moins on l’a dans sa nouvelle édition ça collera bien avec le tome 2 quand on l’achètera !

                        •          Comment en es-tu arrivé à être édité chez Hachette ?

                        Bertrand Puard: Hachette, c’est un peu ma maison ! J’ai commencé chez eux, aux Editions du Masque, j’avais vingt-deux ans, j’ai eu deux prix littéraires avec eux (Prix Cognac en 2001, Prix du Roman d’Aventures en 2003). Et puis après une longue parenthèse, j’y reviens avec joie !

                         Maintenant, un peu plus d'informations !!


                                        Ce qu’on découvre en ouvrant le colis c’est … un livre inconnu par un auteur inconnu mais accompagné d’un communiqué de presse qui promet ! Une feuille A3, rigide, où est annoncé sur la première page : A TRAITER … Et en dessous : Avertissement : Toute ressemblance avec des personnages réels ou ayant existé n’est pas purement fortuite. Intriguant non ? A l’intérieur : résumé, biographie d’un auteur talentueux, salué à ses débuts, aux éditions du Masque, par la critique, encouragé par Serge Brussolo … bref, quand on voit ça et en dessous, de la même manière que A TRAITER : UN AUTEUR DISPONIBLE – demandes de décicaces … c’est alléchant ! D’autant plus que les 3 tomes suivant sont déjà annoncés … A la page suivant ce sont de grosses écritures qui vous accueillent comme quoi la relève de CHERUB serait assurée … AHAH ! Voilà des propos percutants en grand fan de CHERUB que je suis … qui sont suivis par Un lancement incontournable. Une présence publicitaire sur facebook, youtube, les blogs, des tags dans les rues de Paris , relai sur le nouveau réseau social Tixmee et quelque chose d’intriguant … Jeu de rôle collaboratif avec participation de l’auteur ! Pour finir le tout se conclut sur l’annonce du redéploiement du  secteur aventure par Hachette. Vous en avez déjà peut-être vécu le lancement              avec Witch et Wizard !



                        •          Bandes-annonces, relai sur tixmee, challenge, … comment réagis-tu à ce lancement promotionnel ?

                        B.P: Les Effacés, c’est la plus belle des aventures éditoriales que j’ai pu vivre jusque là ! Je travaille en toute confiance avec la géniale équipe d’Hachette Romans et j’ai vraiment été flatté que Hachette mette en avant ma série avec tant de conviction.


                                        Après cette introduction sur ce riche communiqué de presse, parlons un peu du livre … Une aventure d’espions enfants à la façon Cherub, j’avais de quoi avoir une envie importante de me plonger dans ce livre ! De plus la couverture aux traits percutants et efficaces me plait beaucoup (bon elle a été un peu modifié c’est dommage …) ! Je me suis lancé …


                        NOTE: Cherub est une saga écrite par Robert Muchamore, publiée en France chez Casterman. Elle raconte l'histoire d'enfants espions insoupçonnables par leur âge ! Des missions trépidantes, un rythme plus qu'entraînant, une série super et efficace ! Je vous invite à aller lire ma critique sur le tome 13 (début d'une série annexe de 3 tomes), ici. Extrait: "Pour ceux qui ont été déçus de quitter CHERUB et James, je vous conseille de vous y mettre ! Pour les autres, pesez le pour et le contre, mais ce livre en vaut quand même le coup car je suis sûr que la suite va être extra ! Et pour ceux qui ne connaissent pas Cherub … Je crois que c’est une bonne occasion de vous y mettre !"


                        •          Cherub, on en parle avec Les Effacés … est-ce que tu connais ?

                        B.P: Oh que oui ! Et Alex Rider aussi ! J’ai tout lu, tout dévoré… On ne peut pas dire que je me situe dans la tranche d’âge visé mais je pense que c’est une erreur de classer les romans, les histoires par âge, par genre, etc. D’ailleurs, j’espère que les Effacés circuleront entre les ados et leurs parents… Tout le monde a le droit de vibrer en découvrant leurs aventures !

                                  
                         Le bouquin est introduit tout d’abord par un paragraphe de l’auteur sur les Effacés et leur rôle. Les Effacés. Ce nom m’intrigue et a interpelé ma mère. En faisant des petites recherches j’ai trouvé un livre d’une certaine Mme Portier qui parlait de clandestins, ce que j’ai en effet retrouvé dans un article sur la Slovénie et des Effacés … Bon en tout cas passé cette page et la présentation des Effacés … nous voilà plongés dans un laboratoire avec une jeune-fille qui peut toucher des animaux mortels et un étrange virus … ça frise le fantastique et on y comprend pas grand-chose. Mais l’auteur commence fort et ne perd pas son temps pour faire entrer l’action et même un peu de violence. Hum, même si avec ces histoires de virus, j’ai eu du mal à m’y intégrer, eh bien ce coup de théâtre a réussi !
                                        Puis vient enfin le moment de découvrir les personnages principaux de l’histoire … avec une belle entrée par effraction d’Ilsa dans l’appartement de Neil ! On suit en même temps le petit dossier sur Neil réalisé par Nicolas Mandragore.
                                        STOP ! Une petite pause s’il vous plaît ! Tant qu’on y est parlons de suite de ce dossier qui est l’occasion pour moi d’aborder un point un peu … fastoche ! Ce point ne m’a pas forcément déçu mais quand même, le coup du « je trouve les infos en 5 minutes grâce à notre super base de données, c’est peut-être possible mais j’ai trouvé ça un peu gros … »


                        •          Pourquoi avoir choisi (ou non) l’espionnage, pour un roman jeunesse, avec des enfants espions, et plus particulièrement cette histoire de laboratoire ?

                        B.P: J’adore les histoires policières, d’espionnage, j’ai commencé la lecture puis ensuite l’écriture par ce biais. Mais, une fois encore, je ne veux pas cataloguer les Effacés car ce n’est pas seulement un roman d’espionnage, ni un policier… Tu l’as très bien dit dans ta chronique… C’est tout d’abord une aventure, celle des Effacés, un groupe qui enquête sur les dérèglements de notre monde, sur les abus des puissants… Ils font en sorte de rétablir un peu l’équilibre, de faire pencher la fameuse balance de la justice dans le juste sens… L’opération 1 se situe dans le milieu des laboratoires, l’opération 2 prendre place dans l’univers opaque et glaçant des banques… Et j’explorerai à chaque volume un milieu, un univers, en essayant d’en dénoncer les zones d’ombres et les tares… Les Effacés, c’est une série ancrée dans la réalité, une série engagée.

                                        Bref, ça n’enlève pas de plaisir à la lecture et au contraire met totalement en valeur ce passage ! Et quand on en arrive à la fin du chapitre et bien … ça nous tombe dessus une fois de plus ! On se dit ben mince alors comment ils vont arranger ça ?! Voilà un petit suspense passager pour dynamiser l’histoire, et la rendre plus attrayante !

                                        Et tout cela ne va pas se ramollir ! Les rebondissements sont très nombreux, et ce dès la suite, l’action est maître mot du livre, et complots, trahisons, révélations, s’enchaînent à une vitesse qui ne vous laisse pas le temps de souffler surtout qu’on a beau se dire … boh le chapitre est court : on enchaîne ! Mais ceux-ci se terminent très souvent de manière à vous inciter à continuer votre lecture ! Bouh quel principe pervers ! (n’exagérons rien les amis … !)

                        « L’écriture de l’auteur est vraiment agréable à lire, fluide. Elle n’est pas simple, mais un minimum recherchée, bien que ce soit un livre de jeunesse, il a quand même une certaine maturité et tout n’est pas « beau » et « bien » donc ça change et c’est vraiment agréable (…)Je préfère de loin la narration à la 1ere personne, (...) mais j’apprécie également quand c’est écrit à la 3e personne, comme dans ce texte et pour le coup, je trouve ça plus intéressant ici, parce que ça permet d’avoir une vision plus large de la situation et de mieux se rendre compte de ce qui se passe » Melisande

                                        En effet, j’aimerais aussi soulever ce point … Ici la troisième personne correspond parfaitement, avec une vue objective des actions mais arrivant quand même à nous laisser le ressenti des personnages … J’ai trouvé l’écriture en effet fluide, mais aussi très … efficace et percutante. Je pense, sans trop savoir vous expliquer parfaitement pourquoi, que l’auteur a parfaitement su rendre l’effet espionnage du livre … Sans doute, comme le dit Mélisande dans la suite de sa critique, grâce à une certaine maturité !

                                        L’histoire, il est vrai que je ne vous en ai parlé que vaguement … Neil B., devenu effacé, va découvrir cette petite organisation et les missions qu’elle doit mener … Ici, il va s’agir de déjouer les plans d’un laboratoire qui, à un but lucratif, souhaite user des moyens tout à fait inhumains … et tout cela dans la discrétion ! Cette histoire va se répartir entre 3 lieux principaux. A savoir : le parc naturel régional de la vallée de Chervreuse où se situe la villa de Nicolas Mandragore, l’île du Havre-aux-maisons au Québec où se situe le siège des laboratoires ProCure et la ville de Lyon.


                        •          On sent que tu connais les lieux dont tu parles, j’imagine que ce sont des lieux que tu connais particulièrement ?

                        B.P: Oui ! Je ne pourrais pas écrire sur un lieu que je ne connais pas. Google Maps, c’est génial, mais pour se remémorer l’endroit ! Lyon, c’est une ville qui compte pour moi car c’est là-bas que j’ai vécu mes premières années d’écrivain, lorsque je composais quatre, cinq livres par an, graphomane que j’étais, pour Le Masque. Des années très heureuses… Lors de l’opération 2, les Effacés vont se rendre à New-York, une ville unique, extraordinaire, que l’on découvre à chacune de ses visites… Ta question est vraiment pertinente

                         A gauche la situation de l'Archipel des îles Madeleine et à droite un zoom sur cet archipel où on voit (terre où il y a le A et autre gros morceau de terre en dessous) l'île du Havre-aux-maisons.

                        Maison de Victor Hugo

                        La librairie du Père Pénard, devenue Père Peinard dans le livre ! 




                                     
                        •          ce groupe d’Effacés comme est-il né ? Des allusions véridiques ?

                        B.P: Je voulais donner vie à une série au long cours… Pour un auteur, c’est le plus beau des projets. Quelque chose qui s’inscrit dans la durée, et qui permet de fouiller les personnages, de trouver des concordances entre eux, entre les intrigues même... Cela a été le fruit d’un long travail avec Cécile Terouanne, la directrice d’Hachette Romans. Je lui ai présenté le projet et il a fallu près d’un an pour la convaincre ! Je crois qu’elle a immédiatement senti le potentiel de la série mais je n’avais pas assez travaillé le concept global… J’avais quelques bribes dans la tête, je savais où je voulais aller mais le secret pour qu’une série comme celle-là, pour qu’elle soit bien solide, c’est de penser déjà à l’opération 8 quand tu es en train d’écrire l’opération 1. J’ai donc livré à Cécile la bible de la série, une quarante de pages hyper-détaillées où tout figure, du début à la fin (Bible que nous avons mise dans un coffre d’une banque suisse pour ne pas que le suspense final puisse être éventé, LOL)… et elle a dit banco après en avoir parlé avec toute son équipe ! Un jour particulier dans ma vie d’auteur ! Une joie immense ! Une belle aventure démarrait… Bon, restait juste à écrire les bouquins !!

                         Même si on suit par la suite tous les personnages chacun de leur côté, c’est quand même Neil qui semble être le personnage principal puisque l’auteur s’en sert pour nous montrer comme est intégré un nouvel Effacé … Chacun à son histoire, et sa mort et ils en parlent avec plus ou moins de détente. J’ai eu du mal à supporter Neil au début, avec son ironie et sa répartie vraiment agaçantes au bout d’un moment. Mais il faut comprendre que ce qu’il vit n’est pas facile.
                        Même si pour Ilsa cette description correspond, je trouve qu’il manque dans la partie caractère un terme plus fort que sérieux. Ilsa est un personnage qui a tendance à être renfermée et dure.
                        J’ai particulièrement apprécié Zacharie, personnage détendu mais tout aussi fragile que ses camarades, et surtout Mathilde. Sans doute parce que j’ai beaucoup aimé l’image qu’elle donnait la première fois qu’on la voit devant son piano.
                        J’avais dit sur le facebook de Tixmee m’identifier le plus à Emile, en particulier pour son goût pour la lecture, mais au final, même si ce dernier est très sympathique et attachant, je pense que c’est en Mathilde que je me retrouve le plus, pour son goût pour le piano, et sa timidité. C’est d’ailleurs la seule qui n’a pas de fiche personnage créée.
                        Mais à part les cinq Effacés, il y aussi le méchant Amadieu, qui ne tombe pas dans le cliché et reste un protagoniste fort et avec son talon d’Achille que je vous laisse découvrir. Pour rester dans les principaux, nous citerons bien entendu la jeune et attachante Elissa, et le mystérieux Nicolas Mandragore … Celui-ci réserve encore beaucoup de secrets qu’il me tarde de découvrir !


                        •         A quel personnage as-tu le plus donné (à qui t’identifies-tu le plus) ?

                        B.P: Je crois que chacun possède un peu de moi. Les Effacés pour commencer, chacun doit bien avoir un trait de mon caractère… Mandragore, leur mentor, est aussi un personnage très intéressant. C’est un peu ce démiurge dont je te parlais plus haut. Il voit la vie comme un jeu d’échec grandeur nature. Il balade ces pions – les Effacés – comme l’auteur ces personnages. Et puis il y a les méchants, Amadieu dans le premier livre, qui ne sont pas, je crois, caricaturaux car ils ont aussi leurs failles. Dans un livre, un méchant en raconte souvent plus sur l’auteur qu’un gentil… Le côté immensément nostalgique d’Amadieu, c’est un trait de mon caractère par exemple…

                                       
                        Je noterais d’ailleurs cette mention d’avertissement qui m’avait marqué sur le communiqué de presse et j’ai mené des petites recherches sur ce nom … Figurez-vous que j’ai trouvé un certain Nicolas Machiavel, qui a écrit un livre appelé … La Mandragore ! Mais la petite coïncidence n’en est pas une, du moins je pense !, parce qu’il est l’auteur d’un livre cité dans Les Effacés : Le Prince. Intéressant non ? ;-)
                                        En tout cas, j’ai hâte d’en découvrir plus !



                        •         Nicolas Mandragore est quelqu’un de très mystérieux ! Va-t-on vite en apprendre plus ?

                        B.P: Oui, bien sûr ! C’est une des clefs de la série, un suspense qui sera filé sur les quatre premières opérations… Mais ne soyez pas pressé de découvrir qui il est vraiment… Vous pourriez bien ne pas vous en remettre !

                                        Ce rythme entraînant dont je vous ai déjà parlé vous emmène dans une rocambolesque course de la France jusqu’au Québec … De quoi voyager, sans trop d’exotisme cependant, que ce soit physiquement, ou de façon un peu plus spirituelle dans le monde littéraire avec par exemple la maison de Victor Hugo ou des ouvrages et citations … Les pages tournent, s’enchaînent dans une mêlée d’action et d’émotions teintant à la surface de cette œuvre policière jusqu’à la fin … le tout se dénoue, laissant planer un certain mystère empreint de questions … jusqu’à la fin oui, une fin percutante, qui vous laissera grisé, excité, fébrile, je l’espère entièrement réjoui mais surtout baignant dans un lourd suspense (bien sûr ce n’est pas ce chemin là que prendra l’histoire … (ne cherchez pas à comprendre cette phrase lisez-le livre d’abord)) une impatience à découvrir la suite très très rude !

                                        J’ai donc passé un excellent moment durant ma lecture de ce premier tome ! Les Effacés fait parti, selon moi, avec Cherub, des livres qui ont le pouvoir de faire renaître dans la littérature, jeunesse du moins, l’espionnage qui a du mal à percer la vague de fantastique qui le submerge. Malgré tout ces deux séries existent et persistent, vous permettant de vous plonger dans un livre plein de dynamisme, et de réalisme, en compagnie de personnages plus ou moins attachants et mystérieux,  qui vous porte de page en page jusqu’à une fin prometteuse ! Efficace et percutant, Les Effacés, c’est une sérié prometteuse que vous n’effacerez pas de votre peau !

                        Merci à deux blogueuses qui ont accepté de partager leurs avis ! La première dont d'autres extraits de sa critique ont été publiés plus haut. Merci à Cécile pour ce super livre et à Bertrand qui a très généreusement accepté de répondre à mes questions !
                        Mélisande : En bref, ce premier tome a été une très bonne découverte, je ne regrette pas du tout de l’avoir lu. Ce type de livre (espionnage, enquête) m’intéresse beaucoup en général et là, c’était tout à fait mon genre. J’ai pris vraiment de plaisir à le lire, l’univers est bien construit est intéressant. C’est assez mature, aussi bien dans l’écriture que dans l’histoire même, les personnages sont excellents, différents et attachants à leur manière. Plein d’éléments pour que j’adhère totalement à ce livre, donc je sais dors et déjà que je continuerai cette série. Une très bonne découverte qui sort le 4 avril 2012.
                        Ilnyak1pas: Voilà le premier tome d'une série à suivre, qui se penche sur des sujets d'actualité mais avec la petite touche d'espionnage et d'aventure qui nous font penser à James Bond, Alex Rider, drôle de dame, bien que un peu simple dans la résolution, mais c'est un roman jeunesse, j'ai passé un très bon moment en compagnie des effacés!
                          Les effacés sont des gosses déracinés à la recherche de leur identité et de la vérité. J'ai été happé par le premier thriller politico-médical pour grands ados. Vous n'oublierez pas Les Effacés, ils s'incrustent dans votre peau comme une seconde mémoire.  Stéphan De Pasquale

                        •          Dans les critiques que j’ai lu on compare tes livres à Alex Rider, James Bond, les drôles de dames … des inspirations là-dedans ?*

                        B.P: Je suis un fan de James Bond, je connais tous les films par cœur, je me les repassais en boucle quand j’étais ado et j’ai hâte de les faire découvrir à mon fils… Mais enfin même si dans l’opération 1 on a effectivement un méchant un peu mégalomane, avec son incroyable villa, à la James Bond, dans l’opération 2, on a plus du tout cette aspect, mais une intrigue plus noire, plus sombre, quelque chose de très plausible. J’aime prendre le lecteur par surprise. Ce qui fait qu’auteur est un des plus beaux métiers du monde, à mon sens, c’est cette extraordinaire liberté que nous avons ! Ce côté démiurgique, sans limite, de l’écriture. A mon bureau, la nuit (puisque je n’écris que la nuit), dans le silence et l’obscurité, je bouge mes pions, j’agite les Rois et les Reines. Je fais mat qui je veux, quand je veux… Et j’ai la chance ensuite de donner cette histoire à d’autres… 
                        En voici un peu plus sur la suite de ce secteur chez Hachette ! Pour le tome 2 des Effacés, je ne sais pas si celle-ci ou celle de Fnac est la vraie couverture !







                        •   Peux-tu justement nous parler de la suite ? Combien de tomes sont prévus ?

                          B.P: L’idée, c’est de faire deux séries de quatre opérations avec un twist magistral à la fin de l’opération 4 , qui, je l’espère, pourra vous donner envie de relire les quatre premiers volumes d’une manière différente… Qui sont vraiment les Effacés ? Ont-ils été réunis au hasard ? Qui est vraiment Mandragore ? Voilà les questions dont vous trouverez les réponses à la fin du quatrième tome même si je dissémine plein d’indices tout au long de leurs aventures… Puis ensuite il y aura 4 nouvelles opérations… mais le groupe aura bien évolué d’ici là, vous verrez !

                          Vive les Effacés ! 

                          Nathan le 31 mars 2012