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[CHRONIQUE] Nina Volkovitch tome 1: La lignée de Carole Trébor

Un court roman  qui s'avale rapidement !

Nina Volkovitch tome 1
La lignée
de Carole Trébor
chez Gulf Stream éditions
à 14€90
228 pages

Envoyée à l’orphelinat de Karakievo parce que ses parents sont considérés comme des « ennemis du peuple », Nina Volkovitch a fait le serment de s’enfuir et de retrouver sa mère, emprisonnée dans un goulag de Sibérie. Mais comment s’enfuir d’un tel lieu quand on a quinze ans, et qu’on en paraît douze ? Ce qu’elle ne sait pas, c’est que sa mère a pris soin de dissimuler de précieux indices pour l’aider à s’échapper, mais aussi pour lui révéler les dons particuliers qu’elle possède sans le savoir. Car Nina est la descendante des Volkovitch, une illustre famille qui détient des pouvoirs aussi prodigieux que terrifiants. Et c’est elle, Nina, qui représente le dernier espoir face à un ennemi plus menaçant que la dictature soviétique…



                Sophie m’avait dit qu’elle avait eu un coup de cœur pour ce roman … alors en le voyant dans la liste des ouvrages disponibles pour La voie des indés de Libfly je me suis dit sans hésiter : je vais le demander ! Je ne savais pas trop ce qu’il racontait mais je faisais confiance à mon amie bloggueuse ;) Je remercie donc l’édition et le site communautaire pour m’avoir fait parvenir cet ouvrage … qui était accompagné de deux marques-pages : un du site (très sympa) et un de Blook Up qui est mini (trop chou !). Bref voici mon avis sur ce roman fort et une belle lecture !

                La première chose qui m’a surprise c’est lorsque j’ai ouvert le colis … le livre est tout bonnement sublime ! La couverture déjà est une très belle illustration avec du relief, comme sur la quatrième  de couverture qui est très bien faite … dans l’ensemble l’ouvrage est donc d’une très bonne qualité visuelle et tactile. Et surtout le must du must si j’ose dire : les pages sont colorées en doré ! C’est tellement magnifique je suis fan !

                C’est l’histoire touchante d’une petite fille dont la mère travaille dans une galerie d’art et refuse de se plier à ce qu’on lui demande. Un jour elle se fait arrêter et emmenée dans un goulag en Sibérie … tandis que Nina est envoyée dans un orphelinat. Très petite pour son âge elle se fait rapidement des ennemies parmi ses camarades et doit faire attention à ne pas s’attirer les foudres des adultes … elle devra surtout réussir à s’échapper pour espérer retrouver sa mère.

                Nina est un personnage très attachant que j’ai appelé (comme j’allais le faire) plus haut : petite-fille. On se fait tellement à sa taille et à son attachement à sa poupée qu’on en oublie son vrai âge. Cela fait d’elle une héroïne originale comme on n’en voit pas souvent dans les romans. Elle n’en est pas moins très courageuse et on la suit avec plaisir dans son aventure et ses rencontres … Son amie à l’orphelinat qui est la seule à la soutenir et qui a su me surprendre bien que j’ai eu du mal à réellement m’attacher à elle. Deux petits garçons en détresse qui eux sont adorables et que j’ai beaucoup aimé retrouvé … mais aussi des adultes malveillants ou qui vont l’aider, des parents inconnus, affectifs ou plein d’amour ou même de nouveaux protagonistes que je suis curieux de recroiser dans la suite de la trilogie…

                Le rythme est entraînant et mène le lecteur de page en page puisque celles-ci ne sont pas bien longues mais réellement envoûtantes. Le style de l’auteur est simple et efficace sans qu’il ne m’ait touché particulièrement mais qui sait mener le lecteur, lui décrire brièvement les lieux, évènements, et personnages et créer dans sa tête des images bien ancrées. En écrivant cette chronique mon esprit retrouve des aperçus de l’histoire de Nina.

POUR CONCLURE
Les plus Les moins
  • Un livre rapide à lire et captivant
  • Des personnages (surtout notre héroïne, originale) attachants
  • Un bon rythme et une fin qui donne laisse l'envie de lire la suite !
  • Si je titillais je dirais que le style aurait pu plus me plaire
                La lignée c’est donc un roman court, qui se lit rapidement, mais qui entre histoire et fantastique a su me captiver, me bluffer, m’emporter … on s’attache à notre petite héroïne et son aventure devient un film devant nos yeux. Une très belle lecture dont je lirais sans aucune hésitation la suite !

Les petits plus ...
    La trilogie ...

    Tome 2: 3 janvier
    Tome 3: mai

    Un autre roman sur la déportation ...



    ...
    Nathan, le 20 octobre 2012

      [CHRONIQUE] Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys

      Voilà un superbe livre au niveau du contenu mais au niveau de l'apparence ... waouh je l'ai vu en librairie et superbe couverture, intérieure (couvertures) super, et y'a des cartes et autres choses qui aident à la compréhension du livre que je n'ai pas eu dans les épreuves non corrigées !

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      Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre
      de Ruta Sepetys
      à 14€
      chez Gallimard Jeunesse
      collection Scripto
      432 pages
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      Lina est une jeune Lituanienne comme tant d'autres. Très douée pour le dessin, elle va intégrer une école d'art. Mais une nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l'arrachent à son foyer. Elle est déportée en Sibérie avec sa mère et son petit frère, Jonas, au terme d'un terrible voyage. Dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l'amour des siens et son audace d'adolescente. Dans le camp, Andrius, dix-sept ans, affiche la même combativité qu'elle... Le récit de Lina vous coupera le souffle. Vous n'aurez qu'une envie : faire partager cette histoire aussi terrible qu'exemplaire, qui irradie d'amour et d'espérance. Déjà un classique dans de nombreux pays. 
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          J’ai reçu Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre fin septembre environ, avant sa sortie début octobre, et l’ayant commencé début novembre ou décembre il me semble, je ne l’ai finalement lu que la semaine dernière, et j’en suis tellement navré ! Navré pour moi d’avoir attendu tant de temps pour découvrir ce petit bijou et pour ne pas avoir profité de le lire une ou deux semaines avant sa sortie, mais aussi pour Gallimard Jeunesse, que je remercie grandement pour cet envoi ! Vu tout ce qu’on disait sur le livre, j’y fondais l’espoir de ne pas être déçu, et … ce ne fut pas le cas du tout ! Je vous laisse découvrir cet avis sur un livre qu’il vous FAUT lire !
          Le livre commence assez fort, sur l’arrestation de Lina et sa famille. On angoisse aussitôt, plongé dans cet univers de la seconde guerre mondiale où j’ai retrouvé, pour un court temps, la même ambiance que dans Le garçon au pyjama rayé : une belle maison, de beaux vêtements, de la belle vaisselle, des belles choses en somme, et un langage poli, élégant et respectueux. J’ai aussitôt été charmé, mais on quitte bien trop vite cet univers, car vous vous retrouvez aussitôt dans l’horreur. Un homme qui tente une évasion, ou plutôt un suicide ; une femme attendue à son accouchement, … des évènements assez banales, dans une telle situation j’entends, mais qui auront plus ou moins une certaine importance dans la suite de l’histoire !
          L’histoire est bien construite et semble bien sûr énormément véridique puisque ce livre est basé sur un important travail de recherche, des témoignages, des faits réels et des histoires qui ont pu arriver. On se sent transporté dans cette période, cet autre univers, et on prie, on espère pour Lina, sa mère, son frère et son père, qui reste absent … Le rythme est donc bon et vous transporte assez tranquillement d’un bout à l’autre du livre.
          En effet, pour les fans d’action, et de guerre au premier sens, ce livre n’est peut-être par vous. Ce livre vous compte le quotidien de ces prisonniers et leurs sentiments. Il vous compte leur courage, leur attachement, leur force et leur solidarité.

          L’écriture, l’écriture est un des gros points forts du roman. Pas si exceptionnelle que ça, mais juste assez singulière pour vous porter durant tout le roman. De la poésie, des bonnes descriptions, et une douce fluidité.

          Venons-en maintenant aux personnages. Ces personnages qui forgent le roman et lui apporte son souffle. Ils sont variés, et tous attachants à leur façon. Entre le Chauve, râleur, faible mais pourtant intérieurement fort ; Lina, héroïne et personnage auquel vous vous attacherez peut-être plus que les autres et qui protège sa mère, femme qui s’affaiblit petit à petit, et son frère, jeune garçon qui va devoir gagner en force pour soutenir sa famille. Andrius, un des personnages les moins avantagés, sa mère, qui est de moins en moins présente, du moins de façon physique, et tous ces personnages que vous suivrez plus ou moins longtemps et apprécierez à leur juste valeur. Il y a d’autres personnages un peu comme Andrius absents mais pourtant autour de nous. Comme Joana, ou le père de Lina, qu’il aurait été apprécié de plus voir même si cela est sans doutes une volonté de l’auteur.

          Cette dernière apparaît dans tous ces souvenirs qui rythment le livre. Petits morceaux de vie dans ce monde noir, un peu de colère d’angoisse ou de tristesse, mais du bonheur, de l’amour, des gens heureux à flots pour alléger un peu la lourdeur de ce sujet. Ils nous aident, nous émeuvent, et eux aussi vous portent jusqu’à la fin. Cette fin m’a assez surpris d’un côté, mais en même temps, c’était le mieux à faire. Elle résonne d’un éclat d’espoir, et d’un message qu’il vous faut retenir : n’omettons pas de l’Histoire le sort qu’ont vécu tout ces gens des pays baltes, qui sans véritables raison ont été déporté, tout droit dans les griffes du malheur …

          Un roman d’une incroyable crédibilité, aux personnages attachants et à la force d’une puissance lumineuse, pour vous rappeler qu’il suffit d’amour, et d’espoir, pour voir de la lumière, là où il n’y en a pas.
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      Une rencontre avec Ruta Sepetys par GallimardJeunesse
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      Nathan, le 24 janvier 2012