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Un Dimanche studieux

 

 J'ai beau essayer de me créer un planning, essayer de me trouver du temps pour le blog ... j'ai un peu de mal à jongler entre la lecture (mon rythme a baissé ...) et les cours ! Mon emploi du temps est assez lourd, j'ai cours de piano tous les jeudis, et les profs ne lésinent pas sur la quantité de devoirs: les joies de la Terminale ! Je suis assez fatigué, mais quand même je m'amuse bien, j'ai repris le théâtre, et la philo (avec un prof drôle et passionnant), j'adore !
Je prends donc le temps de vous poster un billet entre un peu de geekage (faut pas se leurrer, je ne fais pas que bosser. PAS BIEN  NATHAN) et mes devoirs !

Après avoir fini le second tome d'Angela (ma chronique du tome 1 par ici, et le tome 3 vient de sortir !), je me suis attaqué au Domaine des Murmures de Carole Martinez que je vais (à nouveau) rencontrer au salon du livre poche de Gradignan début Octobre ! Je suis étonnamment surpris par ce roman qui se veut dans le fond une superbe réflexion sur la religion. Quant à la forme, on a au creux de l'oreille des mots chuchotés par une voix du passé, qui nous livre son histoire comme un conte dans un coin de la nuit. Des chroniques viendront rapidement, je l'espère du moins.
A part cela, j'en profite pour vous parler un peu de mes lectures pour les cours. J'ai du lire (et vais le relire encore encore par morceaux ou en entier jusqu'au bac) pour le cours de Littérature la pièce Lorenzaccio de Musset. Cette pièce de théâtre écrite en 1834 raconte l'histoire du meurtre d'Alexandre de Medicis par Lorenzo de Medicis en 1537. L'idée de cette oeuvre a été glissé à l'oreille de son auteur par George Sand et n'a été représenté qu'à la fin du siècle, après la mort d'Alfred de Musset qui avait été dégoûté du théâtre après la représentation, mal accueillie, de Nuit vénitienne. Cette oeuvre m'a beaucoup surpris tant elle s'éloigne de ce que j'ai pu lire ou voir jusque là. Elle ne respecte en rien la règle des trois unités: unité de temps (l'intrigue se déroule sur une semaine), unité de lieu (le décor change à chaque scène), unité d'action (on a au moins 3 intrigues qui s'entremêlent !). Cette profusion et cette diversité sont un peu difficiles à suivre au premier acte, mais je me suis finalement pris au jeu, et c'est agréable, et plus prenant, de voir les personnages, intrigues ou lieux changer souvent. L'histoire se tisse par flashs sur tel ou tel échange, action, intrigue. La pièce se lit donc assez facilement, et le style de Musset est très beau. Une jolie découverte théâtrale !

Enfin, je me suis rappelé ne pas m'être occupé des résultats du concours de la rentrée ! Vous n'avez été que 7 à participer ... et 4 à trouver la bonne réponse: le héros de mon enfance, celui qui a bouleversé toute ma vie de lecteur, en effet, c'est Tobie Lolness. ♥
Je félicite donc la gagnante ...

(je commence à me demander si elle ne pirate pas mon blog à chaque concours !)

Mais je félicite aussi tous les participants, et notamment Vavi Bouquine, une nouvelle sur la blogosphère ! Elle a un petit univers que j'aime beaucoup ... et une histoire passionnante quant au pourquoi de sa participation ! (désolé pour ton lapin.)
Ce n'est pas ma faute.
Tout a commencé quand il m'a menacé d'égorger mon lapin si je ne le lui ramenais pas ce document...
Je vous explique ?

Je disais donc... Tout a commencé la semaine dernière, dans le train en rentrant de Grenoble. Je savais pourtant que j'aurais dû me méfier d'un grand barbu en chemise en flanelle, qui lisait un polar suédois en version originale. Mais j'étais fatiguée, et trop prise par ma discussion avec une amie et mon frère.
Inconsciente que je suis...
En fait, tout s'est enchaîné très vite. Il y a d'abord eu mon frère, qui est parti en quête du wagon restaurant. Et, dans un même élan, l'amie qui voyageait avec nous s'est rendue aux toilette. Voilà comment la moitié de notre carrée s'est retrouvée vidée, me laissant seule face à cet étrange personnage.
Il a alors levé les yeux de son livre et m'a lancé, négligemment.
"Si tu tiens à votre lapin, tu as deux mois."
Et, devant mon air éberlué et mon manque total de réaction, il a ajouté :
"Je sais qui tu es. Où tu habites. Quel lycée tu fréquentes. La liste complète de tes allergies. Ta marque de bonbons préférée. Et aussi, je connais ton lapin..."
Je suis devenue livide.
"Que voulez-vous exactement ?
- Oh... Rien de très compliqué !"
Et c'est ainsi que moi, Vavi, seize ans, me suis retrouvée empêtrée dans une merde noire, si vous me passez le mot !

S'il vous plaît. Aidez-moi. Pour l'amour d'une petite boule de poils, si jeune et si fragile... Ne laissez pas mourir un animal innocent.

[CHRONIQUE] Au bonheur des dames d'Emile Zola

514 pages + DOSSIER

Une très bonne lecture ! Un classique qui m'a étonnamment plu !
Lu l'an dernier

                J’ai lu Au Bonheur des Dames pour le français et je savais que ce livre allait me plaire. Une ambiance que je prévoyais comme je les aime (vous voyez la bourgeoisie, l’élégance, les fiacres, les calèches … je ne sais pas j’adore ça !) et puis ça sentait l’histoire de vie, de quotidien. Et finalement … je n’ai pas été déçu ! Un bon classique !

                Ce qui est bien c’est que l’auteur ne perd pas de temps. On est plongés dans l’histoire dès le début. Denise et ses frères –Jean (le plus grand des deux) et Pépé- débarquent à Paris et on apprend petit à petit que leur père est mort l’année précédente, leur mère était déjà mort, et leur oncle leur avait envoyé une lettre pour leur proposer de l’aide et l’hébergement. Et dès leur arrivée, ils découvrent le Bonheur des Dames, grand magasin de nouveautés (d’articles de mode quoi). Sa description est grande et longue mais … magique ! On voit le magasin, on s’émerveille avec les personnages. Des descriptions du magasin, il y en aura plus d’une qui vous mettrons des étoiles pleins les yeux je peux vous l’assurer !
                Parlons donc du rythme … Zola impose un rythme assez particulier. Des fois il fait des ellipses dans le temps, ou décrit les évènements assez rapidement. Mais le tout avec douceur. On sent le temps qui s’écoule, et on perd nos repères. Mais quand il s’agit du magasin, on a plusieurs scènes où les clientes se baladent dans le magasin, on découvre leurs réactions face aux innovations de Mouret, et ces scènes sont assez longues. Mais ça va, le livre n’est pas ennuyant et il y a beaucoup de rebondissements et d’évènements qui donnent un bon rythme au roman.

                N’oublions pas que ce roman est un roman naturaliste, c’est-à-dire qui décrit avec exactitude la vie, que ça soit des plus riches ou des plus pauvres. En l’occurrence c’est Denise qu’on suit. J’ai adoré son histoire, m’attrister sur sa vie dure, espérer qu’elle sorte et la voir rester elle-même dans cette effervescence. Parce que cette petite campagnarde, c’est une fille très simple, gentille, généreuse, affectueuse (que je ne faisais que de traiter d’idiote à une partie du roman …) à laquelle on n’a aucun problème à s’attacher. Elle s’efforce de gagner de l’argent et de travailler pour ses frères, ils sont sa raison d’être. Jean –le jeune-homme de 16 ans terriblement séducteur qui la ruine par ses histoires de cœur- qui a fini par m’agacer ; et Pépé qu’on voit très peu mais que j’ai trouvé adorable (petit spoiler) lorsque Denise a quitté le magasin de nouveauté et qu’elle vit chez Bourras. Sinon Mouret, autre personnage principal, et patron m’a beaucoup plu. Déterminé, plein d’idées, Denise va le changer … Mais il y a aussi tout ces petits commerçants, Baudu, le vieux Bourras, qui s’enchaînent à leur commerce, ne veulent pas le quitter ; les autres vendeurs – les amis de Denise et ses ennemies (Clara notamment) – et tout ceux qu’on déteste. Je pense à un personnage en particulier …

                Les thèmes qui sont abordés sont nombreux. Les grands magasins notamment, leur essor au XIXè, l’amour, l’amitié, les classes sociales, les inégalités etc … tout cela dans une ambiance comme je l’avais prévue parmi les petites bourgeoises dans leurs beaux habits, et les pauvres dans un Paris en bouleversements à cause des grands travaux instaurés par Napoléon III.
                Ne vous inquiétez pas cependant, point de côté historique abordé. Juste des références qui sont abordées dans le dossier à la fin du livre si vous vous procurez l’édition chez Hatier qui est très complète.

                Et puis vient la fin qui se fait attendre. Car si le dénouement ne semble pas arriver et qu’on se dit « Attends ça va se terminer comme ça, comme un cheveu sur la soupe … ?! » en deux pages hop ! c’est noué ! Waouh, je ne vous dis rien quant à cette fin même mes sentiments ils vous en diraient trop …

                Malgré quelques longueurs, j’ai adoré ce classique ! Son ambiance XIXè, ses personnages attachants –ou détestables !- son intrigue  bien nouée et de la romance bien sûr … Si vous voulez commencer à lire des classiques, ou continuer !, choisissez celui-ci !

Un peu de classique ...

 C'est sans trop savoir à quoi m'attendre que je me suis lancé dans cette lecture ... on suit la vie tranquille d'un algérien qui au début du roman a perdu sa mère. Si j'ai au début eu du mal à comprendre ces premiers évènements ils finiront pas prendre leur place ... le style de l'auteur est vraiment très contemporain. Il est poétique et assez distant en même temps. En fait j'ai trouvé que l'auteur donnait à son personnage une teinte terne. Le personnage en question est assez spécial il dit "Ça m'est égal" à tout bout de champ... Mais c'est un personnage attachant malgré tout. La première partie du livre a su m'emporter alors que la seconde m'a laissé m'écraser, je l'ai trouvé ennuyante ... mais je n'omettrai cependant pas la fin qui est très belle et touchante. Un court roman contemporain, plein d'idées, avec deux parties ... bien distinctes ... mais beaucoup de poésie.
à 5€30 - chez Folio - paru  en 1972 - environ 110 pages
Dans les 100 livres préférés des français ... ##
 On ne comprend pas toujours tout des pièces en alexandrin. Si on voulait comprendre le moindre vers -du moins pour moi c'est sûr- chaque phrase, chaque passage il faudrait lire en détail, lentement, assidument. Mais comment alors profiter de la beauté des vers, de la beauté du style ? Car il y a dans les alexandrins un rythme qui sonne comme une chanson et qui reste, tenace, lorsqu'on entame une autre lecture ... J'ai adoré cette beauté, les personnages, le suspense, les coups de théâtre, l'intrigue, ces histoires d'honneur, d'amour, et heureusement l'absence de tragédie ! Cette pièce m'a tenu en haleine d'un bout à l'autre et j'en garde un bon souvenir ! Très bon même !
"   Fer qui cause ma peine,
M'es-tu donné pour venger mon honneur ?
M'es-tu donné pour perdre ma Chimène ?   "
à 3€ - chez Hachette (bibliocollège) - 192 pages

[CHRONIQUE] 1984 de George Orwell


1984
de George Orwell
écrit en 1949
publié chez Folio (Gallimard)
à 8€10
437 pages

Lecture commune avec Lucille et Ariane

Leurs avis plus bas


«De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée.»


                J’en avais entendu parler étant une des dystopies les plus célèbres, et je me disais qu’il fallait que je le lise. Ma prof d’anglais nous l’a conseillé et j’ai donc fini par l’emprunter au CDI. Et en plus j’ai vu que Lucille se l’était procuré alors je lui ai proposé une lecture commune qu’on a faite avec Ariane. Ce livre n’est pas du tout ce dont à quoi je m’attendais et je suis sorti renversé de ce roman !

                Par où commencer ? … à vrai dire George Orwell construit véritablement une société complète. On sait que l’histoire se passe vers 1984, qu’elle est postérieure d’une trentaine d’années à une guerre nucléaire, mais sinon cette Histoire reste floue … Car le Parti dirigé par Big Brother efface toute trace du passé comme le dit l’un de leur slogan L’ignorance c’est la force. C’est-à-dire qu’en ignorant le passé, le peuple croit que le monde a toujours été ainsi … C’est pour cela –le Ministère de la Vérité- que le héros, Winston, travaille. C’est un maillon de cette société que Orwell dépeint à travers son personnage principal. Un tout petit maillon, mais un maillon essentiel. Il invente le ministère de l’Amour et celui de l’Abondance, il invente les différentes classes sociales selon l’appartenance au Parti ou non, il invente donc l’Angsoc, régime de l’immense pays dans lequel Winston vit : l’Oceania. Mais il invente aussi le novlangue, un nouveau langage ingénieux qui, en réduisant le nombre de mots très considérablement, limite la pensée du peuple. C’est donc une entière société totalitaire que l’auteur crée. L’intimité n’existe pas, le peuple étant surveillé constamment par télécran. Des affiches sont partout : Big Brother is watching you. C’est admirable et surtout une caricature du régime Hitlérien duquel sort George Orwell lorsqu’il publie son roman en 1949 …

                L’auteur nous prépare une entrée dans le roman facile. Une description des lieux que traverse Winston en rentrant chez lui. J’ai tout de suite aimé surtout lorsqu’il commence à écrire son journal qu’il a déniché chez les prolétaires (l’une des classes sociales) … On est intrigué par le monde dans lequel le personnage vit. Et on le découvre au fur et à mesure que l’histoire avance. Je ne vous en ai pas du tout trop dit dans le paragraphe précédent puisque cela on l’apprend vite. Et d’ailleurs ces slogans ils resteront assez mystérieux pour vous. Je crois qu’il ne faut pas chercher à les comprendre.
                Des explications à son sujet arrivent lors de la lecture par Winston d’un livre. Je ne dis rien de plus. Juste que ce passage où sont recopiés des extraits du livre est franchement long. Il est intéressant, parfois passionnant quand on s’y laisse prendre mais vraiment très long …

                Sinon je dois dire que j’ai souvent changé d’avis pendant ma lecture … Au début j’ai été dérangé par l’ambiance du livre. Je l’ai trouvé terne. C’est carrément horrible quoi ! Les enfants dénoncent leurs parents, tout le monde est constamment surveillé, … du coup il y a quelque chose qui peut avoir du mal à passer. Mais quand même. Il y a de l’action et parfois de l’émotion. Et la dernière partie du livre est … juste vraiment renversante. De l’émotion, de l’angoisse, et une ambiance … indéfinissable surtout que je ne peux pas vous en dire trop !

                Après au niveau des personnages c’est plus délicat … les deux personnages principaux sont Winston et Julia. Winston je l’ai bien aimé. Il est un peu corrompu par l’état mais en même temps i lest très proche de nous puisqu’il va comprendre des choses que les autres ne voient pas, se poser des questions et développer un esprit de révolte … Du coup on s’y attache à ce petit bonhomme et on le comprend. Pourtant du côté de Julia je l’ai bien aimée mais sans plus car pendant (presque …) tout le roman sa relation avec notre protagoniste principal est assez étrange. Je ne vous en dirais pas plus mais nous étions d’accord sur ce point là avec Lucille et Ariane !

                Donc au final l’écriture de l’auteur nous emmène de façon assez fluide vers la fin … une fin qui est assez décevante mais que j’ai senti venir …
                J’en profite pour en venir à un point qui m’a beaucoup plu. Au-delà de l’intrigue passionnante, des divers personnages très réalistes et d’un décor construit avec talent ce livre offre grand nombre de sujets de réflexions. Les questions qui vous traversent la tête durant la lecture sont nombreuses ! Et si notre passé n’était pas celui que l’on croit ? A quel point sommes nous limité dans nos libertés ? Comment sera le monde dans le futur et même comment la race humaine va-t-elle évoluer ? Mais surtout ! Quel est le but, quel est l’intérêt, à quoi cela servira-t-il de contrôler le peuple et l’esprit du peuple tel qu’essaye de le faire ce gouvernement totalitaire ? A quoi bon diriger un … engrenage version géante ?!


POUR CONCLURE
Les plus Les moins
  • Un classique moderne !
  • Une dystopie indétronable
  • Une société créée de toutes parts, admirable travail
  • Une véritable source de réflexions !
  • Lecture du livre (je ne vous dis rien) écrit par Winston trop longue
  • Une ambiance parfois 'terne'


                Vous l’aurez compris ! 1984 c’est une des premières dystopies, un classique, un grand succès ! Et pourquoi ? Grâce à une société totalitaire construite par l’auteur qui est un réel travail de réflexion et d’imagination. Grâce à un personnage principal attachant et proche de nous. Grâce à de l’action, une intrigue passionnante. Grâce à des émotions. Pas toujours présentes. Mais quand elles éclatent c’est pour s’en prendre plein la figure. Renversant.



Nathan, le 5 juillet 2012