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Un peu de bande-dessinée ...



J'avais adoré le film Joséphine cet été, et étais tombé complètement sous le charme de La page blanche que Pénélope Bagieu a dessinée (joli paradoxe !) sur le scénario de Boulet. Alors quand j'ai vu que l'auteur dédicaçait à Montreuil sur le stand de Gallimard Jeunesse: passage obligé ! La petite histoire, c'est que j'ai fait la queue (pas trop longtemps quand même) et alors que mon tour était presque arrivé, j'apprends qu'il fallait un ticket avec un numéro. Ah. Mmerci de m'avoir prévenu. Je finis quand même la queue et Pénélope Bagieu a accepté de quand même signer la BD que je venais d'acheter pour Tom et moi. Elle était vraiment adorable et sa dédicace est très jolie ... n'est-il pas ? ;-)
Jusqu'ici tout va bien.
Après il y a eu la lecture. Dans la voiture au retour du salon, entre larmes qui gonflent la gorge, révisions de mon bac blanc d'histoire géo qui gonflent l'appréhension, et la nuit qui tombe sur notre petit monde. J'ai été déçu.
Voilà, c'est dit, j'ai été déçu. L'idée était assez bonne et le feuilletage de la BD m'avait donné envie. Voyez par vous-même ci-dessous, le dessin est frais, les traits fins, les couleurs pètent, les deux styles de Pénélope B. et Joann S. se marient très bien, pour le plaisir des yeux ! Et surtout, il s'ajuste assez bien à l'univers loufoque de la BD ... c'est peut-être là le problème: trop loufoque ? Les personnages déjantés sont amusants, mais pas attachants; l'intrigue est délirante, mais parfois incompréhensible; on ne sait pas trop où on va, on se perd dans cet univers extravagant, amusant mais confus. Dommage. Je lirai peut-être quand même le deuxième tome, pour voir.
En tout cas, je vous invite à découvrir la page blanche qui est un véritable délice. ♥

Pénélope Bagieu chez Sophie et Kik (ici, ici et )

Vous connaissez sans doute Mamette, cette vieille dame toute petite mais au grand coeur dont Nob raconte les aventures du quotidien dans sa série à ce nom. Vous connaissez au moins Grompf, cet espèce de gros yéti attachant qu'a créé l'auteur. En tout cas, dans Les souvenirs de Mamette, il raconte avec beaucoup d'émotion le passé de cette mamie qu'on adore.
Le tome 3 est déjà sorti, mais je n'en suis encore qu'au deuxième ... et c'est toujours aussi délicieux de savourer cette histoire.
L'intrigue se situe donc pendant la guerre (laquelle ? euh ... la première ?) et la petite Mamette est séparée de sa maman, contrainte à vivre chez ses grands-parents à la campagne.
Là elle découvre la nature, les animaux, les fleurs, les arbres, l'eau, la forêt, le travail au champ. Elle découvre que la vie n'est pas toujours facile. Elle découvre que les personnes qui l'entourent cachent parfois en eux des choses bien plus graves ou sentimentales qu'ils ne le montrent. Elle découvrent les premiers émois, les rires et les pleurs, elle découvre ce que ça veut dire: vivre et être enfant. Grandir.
Aisément mené par le dessin doux, coloré et splendide de Nob, le lecteur ne se lasse pas des pages, bien trop peu nombreuses, que ces albums au petit format nous offre. Un véritable délice, oui. Le bonheur à l'état de papier et d'encre, de mots et de couleurs, de personnages et de vie.

Je n'ai pas eu l'occasion de revoir  Nob au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil cette année, mais je me délecte toujours de son dessin, eu en 2010 sur le premier tome.

Pour terminer cette chronique BD, j'aimerais vous parler de mon dernier coup de ♥ dans le genre, que j'ai eu ... hier. Et je tenais absolument à en parler.
Il s'agit d'une série en apparence très girly (et ça l'est peut-être, mais moi qui suis un garçon j'ai adoré !) et pourtant.
Pourtant l'histoire (apparemment adaptée d'un classique ...) est passionnante, bien construite et addictive. On s'attache beaucoup aux personnages qu'on aime suivre d'un tome à l'autre, les gentils, ou les méchants. Car finalement, c'est un constat que je fais souvent, les personnages les plus intéressants se trouvent souvent être les secondaires. La peste qui a peut-être quelque chose à prouver, un manque d'affection, une envie d'amie. La fidèle amie complexée par sa boulimie, peut-être due à un père trop absent ? Sara est terriblement attachante (je pèse mes mots) mais parfois, elle semble trop parfaite pour être réelle ...
Pourtant les albums se lisent à une vitesse incroyable, malgré le texte assez nombreux, et on en veut toujours plus.
Pourtant le dessin. Le dessin est une pure merveille. Chaque case, chaque planche fourmille de détails, de beautés, de couleurs. Le réalisme est total et l'ambiance "Belle époque" est rendue à merveille. Le tout est époustouflant et on a envie de rester des heures devant chaque illustration tant elles sont belles.
Je noterai aussi la petite originalité de l'histoire ... car si elle semble se situer fin XVIIIè début XIXè, il y a cette histoire d'automates, un peu steampunk, qui rendent compte d'un aspect technologique inévitable puisqu'on est à ce moment là encore en pleine révolution industrielle.
Enfin, je préciserai juste qu'il y a deux cycles de 4 tomes chacun (le second est donc en cours) et j'ai (pour l'instant) préféré le premier. Dans celui-ci en effet, les personnages sont encore enfants, les difficultes créent des obstacles, leur imagination débordante fait rêver le lecteur ... le second offre une ambiance indienne délicieuse ... mais il y a un triangle amoureux qui commence à faire son apparition, ce qui n'est pas trop pour me plaire, et les personnages sont plus âgés, plus murs et leurs préoccupations sont différentes ... mais je n'en reste pas moins totalement sous le charme. ♥

6 tomes parus, 2 de prévus


Découvrez aussi ...
Les premières planches de chaque tome;
Le tome 6;
Le blog de la scénariste (et directrice de collection);
Le blog de la dessinatrice;
La BD  chez Sophie (1 à 3, 4, 5)

SLPJ 2013 - Les bonnes lectures

Comme tous les ans, je vais me rendre cette année pour la sixième fois au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Vous pourrez d'ailleurs m'y retrouver du mercredi au dimanche ! Il se tient à Montreuil donc du mercredi 27 Novembre au lundi 2 Décembre. Le thème ? Les héros.
Alors que j'attends impatiemment le programme et que la liste des auteurs s'étoffe doucement, le site du salon vient de révéler une liste de plus de 200 bonnes lectures dans différentes catégories choisies dans les parutions de Nnovembre 2012 à Octobre 2013.
Voici donc ma petite sélection.

 Bientôt à l'honneur sur le blog, Animale est le dernier roman de Victor Dixen, cet auteur que j'adule pour sa saga Le cas Jack Spark.
Grâce à ses mots ensorcelants, son univers sombre mais ô combien séduisant et un tout neuf talent d’historien évident, Victor Dixen publie là un nouveau roman étonnant. Et bien que je recommande à tous l’inégalable Jack Spark, il prouve là encore que son talent est vaste et ne se limite pas qu’à un seul genre. Animale est une fois de plus un ouvrage riche et puissant, qui transporte le lecteur dans toute l’Europe. Un ouvrage qui montre que même dans les Ténèbres, se cache la plus grande des beautés.
 Revanche est mon dernier coup de ♥, qui m'a bouleversé au plus profond de moi-même ...
Cat Clarke, d’un bout à l’autre de ces 500 pages, balade le lecteur. Elle l’ébranle, le renverse, le secoue. Elle lui fait ressentir tout un tas d’émotion qui prennent tout entier. Elle l’accroche, elle le séduit avec des personnages attachants … ou au contraire repoussants. Elle ne cesse de le faire douter. (...) Ce roman n’en reste pas moins un immense coup de cœur. Une histoire qui m’a ravagé tout simplement. Une histoire qui, une fois terminée, laisse dans un état de choc. Cet état si particulier du lecteur dans lequel il ferme son livre. Murmure un truc tel que « Putain ». Et reste bouche bée.
Vous ne ressortirez pas indemne d’une telle lecture.

Frangine, dévoré cet été, est un petit bijou du genre. Un véritable coup de ♥, lui aussi.
Le style est doux et marquant, parfois lyrique et superbe, les personnages regorgent de vie, l’intrigue est passionnante et le tout est un livre qu’on ne veut plus lâcher. Un livre qu’on referme avec regret, un livre dont les personnages nous manqueront, un livre qui secoue. Un livre fait d’amour et de vie.

 
 Un livre de nouvelles que j'ai eu à mon anniversaire, en Janvier ... je n'en ai pas fait d'avis mais pourtant, il est marquant ce petit ouvrage d'un peu plus de 200 pages.
J'en garde un souvenir un peu .. cotonneux. C'était le weekend de mes 16 ans, j'étais malade (super.) et de temps en temps, avec toujours cette couverture sur les épaules, je me posais dans un fauteuil, sur mon lit, dans le canapé ... et je lisais une nouvelle. Parce qu'une fois qu'on a commencé, on ne peut plus s'arrêter.
Silhouette est un recueil de dix nouvelles à lire dans l'ordre. Parce que la dernière vient totalement renverser le lecteur. C'est un recueil sur l'Homme et ses ombres. Un recueil dérangeant, juste et très puissant. Un petit chef-d’œuvre de la nouvelle.

 J'ai connu Axl Cendres par son roman La drôle de vie de Bibow Bradley, ce roman à la Forrest Gump qui a séduit mon coeur de lecteur et remporté la pépite roman ado du salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil l'an dernier à égalité avec Doglands.
Ce nouveau roman, dévoré en une après-midi sur la plage, est le dernier né de l'imaginaire de cette auteur. Il est court, mais fort.
C'est l'histoire d'un garçon qui a vécu toute son enfance avec un père en prison. Alors là, face aux yeux d'Elsa, il revient en arrière pour raconter sa courte vie lorsque, adolescent, il se lance dans le sillage de son père, puisqu'il est tout tracé.
Un roman aussitôt placé sous le signe de la poésie, qui narre avec une construction réussie et prenante, la courte vie rocambolesque d'un enfant sans véritables repères. Court mais puissant, drôle mais touchant. ♥

 La première chose qui m'a frappé lorsque j'ai eu le livre entre les mains, cet été, c'est la beauté de l'objet. Couverture à rabats, épaisseur du papier, toucher, typographie... et l'illustration. Cette superbe illustration réalisée par Rebecca Dautremer.
Jonah est un enfant un peu particulier puisqu'il est né sans bras... en revanche, il est aussi né avec une joie de vivre extraordinaire, une enthousiasme contagieux, un rire irrésistible ... et de mystérieux pouvoirs qui vont attirer l'attention de forces potentiellement malveillantes ...
Le premier tome passionnant d'une saga qui s'annonce grandiose. Un style si doux, si beau. Des personnages si attachants. Un univers envoûtant.
 Zelda la rouge est ma lecture en cours. Mais Traverser la nuit de la même auteur a été le premier service de presse offert par Exprim' ... et le début d'une belle histoire d'amour entre cette collection qui est un énorme coup de ♥ dans son ensemble et moi.
Zelda la rouge c'est une histoire de vie dans laquelle se glisse parfois un peu de surnaturel qui semble cependant ... naturel. Zelda a 16 ans et est en fauteuil roulant. Julie est sa grande soeur et s'occupe d'elle. Zelda a une joie de vivre débordante. Julie se bat et est pleine de haine pour le responsable de l'accident de sa soeur, dont elle ignore l'identité.
Je n'ai lu qu'une petite centaine de pages, mais j'adore déjà. Le style, les personnages, l'histoire ... coup de ♥ en vue ?
L'une des dernières parutions de Gallimard Jeunesse, Une planète dans la tête est un roman écrit par une auteure dyslexique ... mais talentueuse !
Alors oui l'univers est un peu comme cette couverture: au premier abord difficile à cerner. Mais on comprend bien que la construction est réfléchie jusque dans le moindre détail et que le talent qui éclot peu à peu est époustouflant. Finalement, ça n'est qu'après avoir refermé le livre que j'ai compris, des heures plus tard, que cette histoire m'était indispensable, que les personnages manquaient et qu'avais besoin de relire le livre pour en cerner toute l'ampleur, fusse-t-il possible.

[CHRONIQUE] 1984 de George Orwell


1984
de George Orwell
écrit en 1949
publié chez Folio (Gallimard)
à 8€10
437 pages

Lecture commune avec Lucille et Ariane

Leurs avis plus bas


«De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée.»


                J’en avais entendu parler étant une des dystopies les plus célèbres, et je me disais qu’il fallait que je le lise. Ma prof d’anglais nous l’a conseillé et j’ai donc fini par l’emprunter au CDI. Et en plus j’ai vu que Lucille se l’était procuré alors je lui ai proposé une lecture commune qu’on a faite avec Ariane. Ce livre n’est pas du tout ce dont à quoi je m’attendais et je suis sorti renversé de ce roman !

                Par où commencer ? … à vrai dire George Orwell construit véritablement une société complète. On sait que l’histoire se passe vers 1984, qu’elle est postérieure d’une trentaine d’années à une guerre nucléaire, mais sinon cette Histoire reste floue … Car le Parti dirigé par Big Brother efface toute trace du passé comme le dit l’un de leur slogan L’ignorance c’est la force. C’est-à-dire qu’en ignorant le passé, le peuple croit que le monde a toujours été ainsi … C’est pour cela –le Ministère de la Vérité- que le héros, Winston, travaille. C’est un maillon de cette société que Orwell dépeint à travers son personnage principal. Un tout petit maillon, mais un maillon essentiel. Il invente le ministère de l’Amour et celui de l’Abondance, il invente les différentes classes sociales selon l’appartenance au Parti ou non, il invente donc l’Angsoc, régime de l’immense pays dans lequel Winston vit : l’Oceania. Mais il invente aussi le novlangue, un nouveau langage ingénieux qui, en réduisant le nombre de mots très considérablement, limite la pensée du peuple. C’est donc une entière société totalitaire que l’auteur crée. L’intimité n’existe pas, le peuple étant surveillé constamment par télécran. Des affiches sont partout : Big Brother is watching you. C’est admirable et surtout une caricature du régime Hitlérien duquel sort George Orwell lorsqu’il publie son roman en 1949 …

                L’auteur nous prépare une entrée dans le roman facile. Une description des lieux que traverse Winston en rentrant chez lui. J’ai tout de suite aimé surtout lorsqu’il commence à écrire son journal qu’il a déniché chez les prolétaires (l’une des classes sociales) … On est intrigué par le monde dans lequel le personnage vit. Et on le découvre au fur et à mesure que l’histoire avance. Je ne vous en ai pas du tout trop dit dans le paragraphe précédent puisque cela on l’apprend vite. Et d’ailleurs ces slogans ils resteront assez mystérieux pour vous. Je crois qu’il ne faut pas chercher à les comprendre.
                Des explications à son sujet arrivent lors de la lecture par Winston d’un livre. Je ne dis rien de plus. Juste que ce passage où sont recopiés des extraits du livre est franchement long. Il est intéressant, parfois passionnant quand on s’y laisse prendre mais vraiment très long …

                Sinon je dois dire que j’ai souvent changé d’avis pendant ma lecture … Au début j’ai été dérangé par l’ambiance du livre. Je l’ai trouvé terne. C’est carrément horrible quoi ! Les enfants dénoncent leurs parents, tout le monde est constamment surveillé, … du coup il y a quelque chose qui peut avoir du mal à passer. Mais quand même. Il y a de l’action et parfois de l’émotion. Et la dernière partie du livre est … juste vraiment renversante. De l’émotion, de l’angoisse, et une ambiance … indéfinissable surtout que je ne peux pas vous en dire trop !

                Après au niveau des personnages c’est plus délicat … les deux personnages principaux sont Winston et Julia. Winston je l’ai bien aimé. Il est un peu corrompu par l’état mais en même temps i lest très proche de nous puisqu’il va comprendre des choses que les autres ne voient pas, se poser des questions et développer un esprit de révolte … Du coup on s’y attache à ce petit bonhomme et on le comprend. Pourtant du côté de Julia je l’ai bien aimée mais sans plus car pendant (presque …) tout le roman sa relation avec notre protagoniste principal est assez étrange. Je ne vous en dirais pas plus mais nous étions d’accord sur ce point là avec Lucille et Ariane !

                Donc au final l’écriture de l’auteur nous emmène de façon assez fluide vers la fin … une fin qui est assez décevante mais que j’ai senti venir …
                J’en profite pour en venir à un point qui m’a beaucoup plu. Au-delà de l’intrigue passionnante, des divers personnages très réalistes et d’un décor construit avec talent ce livre offre grand nombre de sujets de réflexions. Les questions qui vous traversent la tête durant la lecture sont nombreuses ! Et si notre passé n’était pas celui que l’on croit ? A quel point sommes nous limité dans nos libertés ? Comment sera le monde dans le futur et même comment la race humaine va-t-elle évoluer ? Mais surtout ! Quel est le but, quel est l’intérêt, à quoi cela servira-t-il de contrôler le peuple et l’esprit du peuple tel qu’essaye de le faire ce gouvernement totalitaire ? A quoi bon diriger un … engrenage version géante ?!


POUR CONCLURE
Les plus Les moins
  • Un classique moderne !
  • Une dystopie indétronable
  • Une société créée de toutes parts, admirable travail
  • Une véritable source de réflexions !
  • Lecture du livre (je ne vous dis rien) écrit par Winston trop longue
  • Une ambiance parfois 'terne'


                Vous l’aurez compris ! 1984 c’est une des premières dystopies, un classique, un grand succès ! Et pourquoi ? Grâce à une société totalitaire construite par l’auteur qui est un réel travail de réflexion et d’imagination. Grâce à un personnage principal attachant et proche de nous. Grâce à de l’action, une intrigue passionnante. Grâce à des émotions. Pas toujours présentes. Mais quand elles éclatent c’est pour s’en prendre plein la figure. Renversant.



Nathan, le 5 juillet 2012