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Des romans que j'aime, des romans primés !

Aujourd'hui est un jour riche en bonnes nouvelles ! J'adore -comme vous je pense- que les livres que j'ai beaucoup aimé soient primés ! Et aujourd'hui c'est 3 ouvrages que je vois récompensés ! Que de bonheur !

Ces deux-là, je les soutenais tous les deux et quel joie d'apprendre que deux coups de coeur sont arrivé ex-aequo pour les Pépites du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil 2012 ! Il s'agit donc de La drôle de vie de Bibow Bradley d'Axl Cendres dans la collection Exprim' chez Sarbacane (livre chroniqué récemment et un autre bouquin de l'auteur est à gagner ici)  et de Doglands de Tim Willocks chez Syros (ma chronique ici !). A lire en vitesse !
 Ils en disent + ici / Ici les résultats complets



Pour l'autre prix il s'agit du sublime Au pays des kangourous de Gilles Paris (Don Quichotte), récompensé par le prix Folire 2012. Il a gagné avec 36 voix contre 12 (Notre nuit tombée de Julie de La Patellière) et 10 (Dans le square de Martin Belskis). Le Prix Littéraire Folire, créé en 2011 est le fruit d’un partenariat original entre le Centre Hospitalier de Thuir (Etablissement Public de Santé Mentale), la Caisse d’Epargne Languedoc-Roussillon et le Centre Méditerranéen de Littérature (CML).
Le Prix Littéraire Folire a pour objectif de permettre aux personnes souffrant de troubles psychiques de couronner la qualité littéraire d’un récit ou d’un roman d’un jeune auteur francophone.
Bernard Pivot (de l'Académie Goncourt) accompagnera en janvier l'auteur à Thuirs pour lui remettre le prix ! Je suis content de tout ce bonheur qui vient pour cet auteur auteur adorable ! Et il dit lui-même son émotion: 
« [Emu] parce que j’ai le Prix ? Bien sûr, comme tout lauréat, heureux d’être reconnu. Mais plus encore. Car depuis huit ans, les dépressions que j’ai vécues et vaincues à trois reprises, ont toutefois gardé leurs empreintes et le fait que des patients aient voté pour moi change tout. C’est une revanche sur ces années noires aujourd’hui enfuies. Je me souviens des patients avec qui je partageais mes journées et qui m’ont aidé à surmonter mes angoisses et mes peurs. Car bien au-delà de la médecine et de mes efforts, je sais que je leur dois en grande partie ma survie. Des anonymes pour la plupart que je n’ai jamais revus, mais qui restent en moi comme les meilleurs antidépresseurs qui soient. Être lu par un homme ou une femme qui aujourd’hui traverse ce long tunnel, et apprécie ce roman où la dépression d’un père est évoquée de manière légère par les yeux et les mots d’un enfant, est la plus belle des récompenses qui m’aura été faite tout au long de la promotion de ce roman. Et bien au-delà, car « ce corps étranger » qui pénètre tout dépressif et fait de lui un être vulnérable et fragile, donne un sens à l’écrivain que je suis. »

[CHRONIQUE] Doglands de Tim Willocks


Un livre percutant

Doglands
de Tim Willocks
à 16€90
chez Syros
348 pages

Ses muscles se lancèrent dans un double galop. Ses coussinets martelaient la roche. Son sang de lévrier lui donnait vitesse et puissance. Son sang de chien-loup, endurance et courage. Au lieu de se sentir plus faible, il se sentait plus fort. Et alors il comprit quelque chose d'extraordinaire. Même si le tunnel était noir comme une nuit sans étoiles, et alors même qu'il courait à toute vitesse, il ne se heurtait pas aux parois qui n étaient qu à quelques centimètres de lui. Furgul ne savait pas pourquoi. Il ne faisait que courir. Puis un vent étrange souffla, venu du tunnel derrière lui. Et - comme si un fantôme avait chuchoté à son âme - Furgul entendit l'appel des Doglands.



                Cela fait un bout de temps que j’ai reçu, sans m’y attendre, ce roman dans ma boîte aux lettres. J’en remercie grandement l’éditeur et son attachée presse – Véronique – pour cet envoi ! Si j’ai été très surpris j’ai passé un très bon moment qui fera que j’en reparlerai sûrement …

                J’avais lu le résumé et le communiqué de presse, mais il y a des livres comme celui-ci qui font qu’il y a quand même un mystère qui tourne autour et qu’on n’arrive pas à percer. Une brume qui fait qu’on commence le livre sans trop savoir à quoi s’attendre. Je ne vous parlerai pas trop de l’histoire pour que vous puissiez peut-être ressentir la même chose … Sachez juste que c’est l’histoire de Furgul, un chien-loup hors du commun qui trouvera peut-être le chemin des Doglands.

                Ce roman commence comme un conte, sur Il était une fois. Ce fut pour moi une très belle entrée en matière comme on n’en voit pas souvent. L’auteur a su tout de suite m’entraîner dans sa passionnante histoire. Cela est assez surprenant mais c’est Furgul, le chien et personnage principal qui va s’exprimer pendant ce roman. A vrai dire la première personne n’est pas utilisée mais c’est tout comme et Tim Willocks se débrouille à merveille pour nous faire pénétrer dans les pensée de cet animal comme s’il était un frère de notre race.

                En contant l’histoire de ce canidé, l’écrivain en profite pour traiter d’un thème fort et peu commun en littérature. Il nous parle de la race canine, nous dépeint l’univers des chiens nous faisant passer pour des idiots qui ne comprennent pas leur langue contrairement à ces animaux qui réussissent à capter quelques mots lorsque nous les dressons. Il nous fait passer pour des êtres cruels qui traitent les chiens comme des bêtes que nous soyions un perfide éleveur ou même un maître qui a un gentil animal de compagnie … Âmes très sensibles s’abstenir. Ca n’est pas particulièrement « trash » ou horrible mais Tim Willocks a réussi à me dévaloriser complètement, bien que je n’ai jamais eu de chien, à me sentir nul et honteux. Ces sentiments n’étaient pas constamment voir pas souvent intenses, mais rien que de faire passer cela j’estime que c’est un travail admirable !

                D’autant qu’on s’attache aux animaux qu’on rencontre. D’abord à Furgul. Le héros –et c’est le cas de le dire- est un personnage très fort. Bien qu’il ne soit pas humain on a aucun mal à s’attacher à ce chien-loup fort, aimant et brave. Sa mère –Keeva-, et ses sœurs –Eena, Brid et Nessa- nous appellent aussi à les aimer … même si on ne les verra peut-être pas tout le long du roman. Furgul croisera les chemins de beaucoup d’autres chiens. Des chiens qu’on appréciera –Pacha, le chien d’aveugle fidèle mais énervé tout de même par les humains ; Dervla qui pourrait bien vous surprendre ; Zinni, adorable à souhait ; le sage Brennus …- ou qu’on appréciera moins –le vieux Churchill, l’exaspérant Skyver …- et des humains, comme Jodi par exemple. Mais vous aurez aussi des surprises, dont une qui m’a laissé bouche bée et que j’ai savourée …

                D’action en rebondissement on va d’un bout à l’autre de ce roman dynamique, entraîné dans une spirale pleine d’énergie. On angoisse beaucoup, on désespère, on est frustrés par la liberté qui s’éloigne.


POUR CONCLURE
Les plus Les moins
  • Une lecture entraînante, une course haletante
  • Un thème principal original et des sentiments forts
  • Des animaux attachants
  • Comme souvent je n'en vois pas ♥

                Donc oui, Doglands est comme le dit la quatrième de couverture un conte poétique. Porté par un style beau et électrisant. Accompagné de personnages pour la plupart animaux que l’auteur dépeint avec force et nous les fait aimer ou non. Et surtout bourré de sentiments puissants qui m’ont plusieurs fois fait me sentir nul face à la grandeur de Furgul. Une quête pour la liberté qui entraîne le cœur dans des contrées qui en mettent plein la vue. Une atmosphère qui oppose le dégoût et la beauté avec une puissance étonnante. Un grand livre, assurément.

Le Salon du livre de Montreuil 2012 - premières infos

Si le salon n'arrive qu'en décembre, on en sait déjà un peu ! 
http://www.salon-livre-presse-jeunesse.net/I_03_pro.php


Une exposition
Humaine, intimiste, fantastique, policière, historique..., l'aventure se raconte de multiples façons. Créée avec une dizaine d'artistes, une grande exposition donnera à voir des œuvres et des univers qui illustrent les différentes formes et récits d'aventures proposés dans l'édition jeunesse.

Avec
Marguerite Abouet • Atak (Allemagne) • Fred Bernard et François Roca • Matthieu Bonhomme • Katy Couprie • Kitty Crowther (Belgique) • Christophe Gaultier • Dave MC Kean (Grande-Bretagne) • Mylydy • François Place.

Et puis on a déjà des auteurs qui ont répondu aux invitations du salon et des éditeurs:


Rafael Abalos (Espagne) - Ianna Andreadis - Laurent Audouin - Gwen de Bonneval - Davide Cali (Italie - Sarbacane) - Johan Héliot - Hervé Jubert - Erik L'Homme - Thomas Lavachery (Belgique) - Alexandra Mizielinska (Pologne) - Daniel - Nix (Belgique) - Jean-Marie Omont - Michelle Paver (Grande-Bretagne - Hachette) - Regina Pessoa (Portugal) - Luke Pearson (Grande-Bretagne - Nobrow) - Amélie Sarn - Alex Scarrow (GB - Nathan) - Alan Snow (GB - Nathan) - Andreas Steinhöfel (Allemagne) - Janne Teller (Danemark) - Fabien Vehlmann - Tim Willocks (Grande-Bretagne)...
PUREE oui ! ALEX SCARROW ! J'espère qu'il sera là le WE ! Bref on  a le temps mais moi qui suit, comme beaucoup, fan de Time Riders je suis ravi !
Allez on se retrouve dans quelques mois quand tout cela se complètera ! :D