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Toi aussi joue ta vie



« TOI AUSSI JOUE TA VIE »

« Dans le roman, La pyramide des besoins humains est une émission de télé-réalité inspirée de la théorie du psychologue américain Abraham Maslow qui classe les besoins humains selon cinq catégories : besoins physiologiques, de sécurité, d’amour, de reconnaissance et de réalisation.




Schéma de la pyramide des besoins humains

Le jeu se déroule du 1er octobre au 1er novembre. Les candidats disposent d’un espace en ligne pour publier des messages, des photos et des vidéos afin de se constituer un réseau. Ils doivent prouver, chaque dimanche, que leurs besoins du niveau en cours ont bien été satisfaits en rédigeant un texte de 500 caractères maximum. Le nombre de votes obtenus sur ce texte permet à un candidat d’accéder ou non au niveau supérieur.
Les résultats sont révélés en direct lors d’une émission télévisée hebdomadaire. »

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Prouvez que vos besoins de lecture sont bien remplis.
500 caractères maximum pour chaque besoin. [se référer à la pyramide]

Il y a une bonne intrigue, prenante et bien construite, fascinante. Elle est rapide, et c’est un peu frustrant. Mais elle est riche, et c’est intense. Alors qu’importe, la frustration tombe. Il y a de quoi se nourrir de mots, de quoi respirer avec un rythme maîtrisé, de quoi fertiliser son esprit et ses émotions.

Il y a toit, il est beau, c’est une photo de Bruce Davidson : délicate, mystérieuse, saisissante. Il y a un bel objet, une exigence dans l’esthétique, une intelligence dans la conception. C’est la collection Medium de l’école des loisirs, et elle a tendance à me séduire de plus en plus.

Il y a cet amour littéraire, ces émotions de lecteur. Ce sont celles provoquées par un personnage finement construit. Ce sont celles engendrées par un style posé mais frémissant, cachant sous ses mots un tumultueux intérieur.

Alors oui, il y a, c’est certain, une réussite. Il y a une confiance en cette auteure nouvelle, promise à de grands textes. Il y a le respect, d’être allée au bout de ce texte court mais visiblement travaillé et intimement livré. Il y a encore les maladresses, et, pour moi, une difficulté à réellement être dans l’histoire. Mais ce livre y est, sans aucun doute, dans

l’accomplissement de soi. C’est profond, fougueux, fatigué. C’est un regard las de voir un monde d’apparences où chacun est condamné à prouver sa valeur sur les réseaux, un monde condamné à placer chaque homme dans une case. Un regard sensible, juste. Un doigt d’honneur à beaucoup de choses. La littérature –un texte intelligent mais un héros à la rue. La société –un SDF loin de ces besoins en finale. L’humanité –il y a, derrière ces ombres aux coins de nos rues, des humains qui palpitent de vie.


Voir ici le site consacré au roman (très bien fourni !)
#LPDBH

La vie d'une seule voix

Il y a cet article qui me vole dans la tête depuis quelques jours, avec les vastes ailes d'une envie lancinante de l'écrire et le temps manquant pour cela. Ses ailes de géants l'empêchent de marcher.
Et puis ce soir, il y a une courte parenthèse pour le commencer, quelques instants pour jeter quelques mots sur ces plaines blanches, nocturnes et virtuelles. Mais vraies.
Et puis ce soir, surtout, il y a ce discours, initialement déclaré par Charlie Chaplin dans son film The Great  Dictator, déclamé aujourd'hui par Jeremy Irvine. Je ne sais trop où. Qu'importe. Ce qui me frappe alors c'est cette voix, cette présence, qui n'avait pas besoin d'un fond musical -bien que saisissant- pour offrir puissance et émotion. C'est comment le jeune acteur donne tout son être, et ça se voit, maîtrise ce discours, et ça s'entend, ressent chacun des mots de ce texte si fort, et ça pénètre le coeur.

C'est peut-être ça, la vie d'une seule voix. Cet art d'écrire, de dire, de créer, d'être et de vivre. Cette sincérité puissante et frappante, marquée ici d'une voix vive et assurée. La vie d'une seule voix, c'est peut-être aussi le manque de confiance, les murmures, les bégaiements; mais la sincérité toujours, les larmes dans le coeur, la lumière dans les yeux. C'est les mots qui rendent fort. (*) Ceux qui viennent de loin mais qui touchent de près.
Ceux-là qui sont dit par Jeremy Irvine.
Ceux-là qui sont dits dans ces quelques courts romans de la collection d'une seule voix.

Au moins un.
Car dans la vie, il faut apprendre un poème, au moins un. "Comme un abri où l'on pourra toujours se réfugier. Une petite cabane d'où personne ne nous délogera."
Au premier abord, elle ne donne pas forcément envie et on est entraîné avec appréhension et curiosité dans l'histoire de Marie, qui vient de trouver un travail dans le télémarketing, qui tente de garder la flamme vacillante de son amour avec Mickaël, qui cherche à avancer même si elle a laissé ses rêves dans le coin d'une armoire, au fond d'une boîte, là, dans le noir, là, ce petit morceau bien triste d'un morceau de notre lumière qu'on a voulu étouffer.
Le personnage s'étoffe et prend de la profondeur alors que l'histoire avance. On s'y attache avec un fil ténu mais solide. Et notre main a envie de se poser sur son épaule et de lui dire Je suis là.
Alors oui, derrière cette couverture étonnante et ce résumé pas tellement attrayant, se cache une petite perle de délicatesse, dont les aspérités viennent se frotter à nos propres fêlures d'ombre et d'espoir.

La piscine était vide.
Cette phrase, ce titre, ce constat résonne d'une affreuse vérité donc la couleur rouge teinte d'horreur l'émotion. La construction, en soi assez simple, est bien menée, nouée d'un bout à l'autre de cette voix saisissante. On entre dans l'histoire comme dans l'eau. Avec le petit choc de la température surprenante. Mais avec le bonheur de trouver un endroit doux et agréable, bon et reposant. Mais l'eau se refroidit, l'ambiance se tend, les choses se crispent, et nous avec. Petit à petit, les gouttes se brisent, les larmes coulent, les cris éclatent comme des bulles.
Et les mots de la fin, comme un dernier plongeon dans une eau glaciale, viennent apporter au roman une chute comme à une nouvelle, un murmure à demi-mots comme une gifle.

Tout foutre en l'air.
La douleur. La souffrance. La colère. Le noir. La nuit en traits de rage, la nuit en nœuds d'amertume, la nuit comme une pelote de mots contenus et sifflés entre les dents. La nuit pour décor accueillant le théâtre d'ombres: celui Olivier et elle, celui de leur histoire qui se joue le temps d'une seule nuit.
D'un seul souffle, on est happés dans la vie du personnage principal, cette jeune-fille tombée amoureuse d'un garçon, d'un homme, plus âgé, plus grand, plus beau, plus mature, plus désespéré. Ils ont discuté, ils ont échangé, ils se sont attachés, ils ont créé un lien si fort et si lumineux là sous l'ombre de leurs vies.
Du moins, c'est ce qu'ils, ou plutôt c'est ce qu'elle, croient.
Le lien n'est en fait qu'ombres. Et sa vie peut être lumière.
D'un seul souffle nous voilà dans leur course. Leurs pas martèlent notre coeur crispé d'émotions et de peur. Leurs murmures balayent notre espoir à chaque mot dépassé. Leurs mains agrippent notre attention, agrippent le lecteur, le tirent en avant, l'emmènent avec eux et le suspendent au-dessus du vide.
Angoisse, peur, stress, peur viscérale et hurlante.
Et d'une seule voix elle nous raconte cette nuit, cette vie, ce passé, cet avenir, cet espoir qui brille dans le ciel et déchire ses certitudes. Ce passé tombe alors dans le vide.
Cette chute, c'est un fragment d'elle qui se brise.
Mais il laisse la place d'en construire un nouveau.
Et c'est beau.

Ne soyons pas comme des images.


Un moment de lecture en compagnie d'une adorable Souris
            Comme des images, annonce sur une couverture lumineuse, épurée, attirante, avec un air futuriste non négligeable un titre imposant qui s’efface doucement. Comme un cri cependant fragile, transparent, non affirmé. Peut-être tient-on là l’essentiel du livre. En un titre seulement, une couverture, le talent graphique de la collection. 
En dessous deux jeunes filles, quasiment identique, des jumelles, certainement. 
Et en quatrième de couverture, en annonce, en introduction, en phrase d’accroche, ces quelques mots : « Il etait une fois des ados sages comme des images. » 

Il etait une fois. 
            Un conte ? Vraiment ? Alors que tout semble nous annoncer le récit quotidien d’une bande d’ados. Alors que tout semble évoquer la technologie, la modernité. Alors qu’on n’a pas l’impression de laisser place là aux histoires. Et encore moins aux contes, dans leurs récits merveilleux et plein de rêves.
           Eh bien justement. Des ados sages comme des images nous dit-on. Alors qu’il y a derrière les relations souvent cruelles entre ces adolescents. Alors qu’il y a la concurrence ici, les moqueries, le harcèlement parfois, alors qu’il y a bientôt pour Léopoldine, la honte d’une vidéo dévastatrice publiée sur le net.
            Un conte en effet n’est-il pas comme un mythe le récit passionnant d’aventures palpitantes dénonçant malgré tout un défaut de notre société ou de la vie humaine ?
  
            On ressent. Beaucoup. 
            Il y a l’attachement presque désespéré de la narratrice – qui ne porte pas de nom, à laquelle on s’attache, à laquelle on s’identifie donc, qui pourrait être n’importe qui – pour Léopoldine. Si elle le lâche, elle n’a plus ce modèle, elle n’a plus cette amitié, elle admet aussi qu’elle s’est peut-être trompée, que Léopoldine n’est peut-être pas cette formidable amie qu’elle a depuis la sixième.
             Il y a cette Léo, qui devient la risée du lycée et nous on comprend, et nous on compatit, et nous on a pitié, et nous on voit tout, et nous on souffre pour elle. 
            Il y a Timothée quand même, parce que ce garçon est aussi victime, bien que coupable. 
            Et enfin et surtout il y a Iseult. Artiste, ombre, jumelle effacée dans l’ombre de sa sœur, jumelle touchante et bien plus attachante que tout autre personnage. 
            Que se tisse-t-il vraiment entre tous ces personnages ? Que ressort-il vraiment de ce récit fluide, qui entraîne le lecteur dans une lecture passionnante, ce genre de lecture dont on semble ne pas voir les pages se tourner, ce genre de lecture qu’on ne veut pas arrêter – « allez un chapitre et j’arrête » - ce genre de lectures aussi entrecoupée de sortes d’ « extras », de compléments : commentaires YouTube, conversation Facebook … 
            Quel message finalement vient percuter le lecteur de plein fouet ?
  
            On comprend oui.
           Que l’attachement de la narratrice est bien vain. Qu’elle accordait reconnaissance à ce qui n’était qu’un modèle à suivre. 
            Que l’amitié parfois peut tromper.
           Que celle-ci et amour se mélangent et on ne sait plus vraiment où on est. 
            Que Timothée aussi s’est laissé abusé. 
            Qu’Iseult peut-être touche la vérité et c’est peut-être la seule.
  
            Parce que Léo est une image qui la manipule pour abuser sans les autres, sans forcément le vouloir, sans particulière méchanceté, parce qu’elle a fait croire, espérer, aimer et parce qu’elle en a eu marre et elle a voulu changer, passer à autre, chose, elle l’a fait comme si elle avait juste fait un clic rageur. 
            Parce qu’on fonde tout notre univers sur des mots qu’on croit adéquats, parce qu’on appelle ça amitié, et parce qu’on appelle ça amour, parce que quand ça sort des cases c’est différent et c’est rejeté. Parce que quand ça s’effondre on reconsolide mais c’est toujours aussi fragile jusqu’à la prochaine chute. Parce que les sentiments ne sont pas des images, ils sont vrais, ils sont tout, mais on les enfouit sous une couche pour les dissimuler. 
            Parce que là-dedans Iseult elle est dans le vrai. Elle n’est pas derrière une image, elle est juste une adolescente qui cherche à se construire et donc est fragile et vulnérable dans cette longue quête. Elle s’enferme peut-être un peu mais sur elle-même, sur elle-même seulement. 
            Parce que Léo est une image, comme un cri cependant fragile, transparent parce que le vide derrière, non affirmé, aussi volubile que ses désirs et ses envies.
  
            Un livre sur les réseaux sociaux, oui, parce que c’est là qu’on se crée nos plus forte images, parce qu’on y affiche ce qu’on veut alors que dans la réalité il reste nos visages, notre façons d’être, nos sentiments qui débordent parfois malgré tout. 
            Mais un livre sur l’apparence avant tout, sur ce qu’on laisse voir et ce qu’on dissimule. Un livre puissant, juste, touchant, qui s’avale d’une traite et ne laisse malgré tout pas indemne.
  
            Et qui rappelle inévitablement Revanche. 
            Ce garçon homosexuel qui le cachait, mais cela fut soudainement, brutalement révélé à tout le lycée, par internet. On lui crée une image dont il ne veut pas mais dont il ne pourra pas se débarrasser et sous celle-ci il étouffe.
             
            J’espère donc que ce blog n’est pas une image parce que je l’espère sincère et juste et moi. 
            J’espère que ce roman vous plaira, j’espère que vous prendrez du coup aussi l’occasion de découvrir Revanche. 
            J’espère que vous et moi vivrons sans être des images, juste nous encore et toujours et osons le, soyons nous-mêmes.

Le blog prend de l'ampleur...


Un court message aujourd'hui pour vous parler un peu médias, internet, toile, réseaux, technologie, ... Je ne suis pas très présent en ce moment, mais ça ne veut pas dire que je n'ai pas plein d'idées dans la tête. Des chroniques, des textes, des envies de partager et d'écrire, des envies d'être là, de lire. Çà ne veut pas dire que je ne lis pas. Bon, peu depuis la rentrée, mais vous pouvez quand même suivre mon avancée ici. Ça ne veut pas dire que je ne donne pas encore un peu de vie au blog.

Le truc nouveau aujourd'hui n'est pas une chronique, une interview, un concours, un texte, une page mise à jour, des images, des photos de la musique (d'ailleurs j'ai bien envie de parler un peu musique, quelque part dans cette grande toile, perdre quelques notes ♫♪). Enfin ne nous égarons pas.
Le cahier de lecture de Nathan est de retour sur Youtube et bienvenu sur Tumblr. Youtube c'est un réseau pour partager des vidéos. Moi je filme pour vous parler de ma bibliothèque, c'est par ici, et j'attends vos avis ... je continue ? Tumblr est un réseau où on peut créer des sortes de blogs, partager ce que les autres ont partagé, être bref, concis, précis. Je me relance dans l'un, et teste l'autre.

Le but n'est pas de partager ici tout ce que je fais là-bas,  à moins que vous ne vouliez, je ne sais pas, qu'en pensez-vous ? L'intérêt n'est pas de partager et tenir au courant comme sur Twitter ou Facebook. Non en fait j'ai plus envie que ça soit deux trucs à part, un prolongement de mon univers. A voir si ça plaît, ou non !

Je vous invite donc avec un plaisir certain à découvrir cet autre morceau de mon univers ... en espérant qu'il vous plaise !

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