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De 2016 à 2017 : mon retour en 7 coups de ♥

Tant qu'à revenir pour redonner un souffle de vie à ce blog, autant le faire sur un coup de tête. Se lancer tant que j'ai un peu d'élan sans réfléchir, comme commencer un mémoire, comme se mettre en colère, comme on entre dans la mer, comme on tombe amoureux.

Je sais bien que mon absence a été longue et peut-être décevante (j'espère pas trop, quand même...). Mais je vous assure que pour moi aussi. Je n'ai cessé de me dire que je devais reprendre le blog plutôt que de me couler dans ce silence. Bien sûr, ce n'était pas seulement de la paresse et de l'appréhension de devoir me relancer là-dedans. C'était aussi des doutes - en avais-je encore envie/besoin/le temps ? C'était aussi un manque de temps, dû, entre autres, à la façon dont j'ai cherché à développer ma chaîne ces derniers temps. Et quelle réussite, puisque la voilà qui a dépassé les 2000 abonnés (merci, encore. ♥) ! Pourtant, c'était aussi une profonde envie de revenir. Et je m'en rends compte à l'instant, en écrivant ces mots : je retrouve l'indicible plaisir de vous écrire par le biais de ce blog. Et avec ce plaisir renaissent la passion et l'enthousiasme des projets qui se bousculent tout à coup tout en moi. Leur fulgurance m'avait manqué. Leur vivacité revenue me fait plaisir. Alors je crois que je peux le dire, tout penaud, tout désolé, tout ému et tout heureux : me revoilà.

Pour fêter ça et reprendre les choses doucement, je vous propose de revenir sur mon année livresque 2016 et de vous parler des livres qui ont marqué cette année ! Un petit top 7 (parce que 2000 dit 7 !), ça vous dit ? ♥ Mais aujourd'hui, on ne commence qu'avec les trois derniers du top 7, parce que sinon, l'article va être vraiment très long... :)

7. L'incontournable de Nathan

Puis-je vraiment, alors qu'un livre de Timothée de Fombelle est paru cette année, faire un top de mes lectures sans y inclure cet auteur ? La réponse, bien entendu, est non.
Georgia, écrit par mon auteur préféré, illustré par le grand Benjamin Chaud et créé, composé et mis en musique par l'Ensemble Contraste, a marqué la fin de mon année 2016.
Le plus étonnant dans ce livre-disque, c'est de voir combien tout est mis au service de la musique : les illustrations (que, personnellement, j'ai trouvé assez plates et pas aussi vives que le reste du projet, bien que l'univers chaleureux et pétillant de Benjamin Chaud lui corresponde !) et le texte (dont la simple honnêteté et la surprenante tendresse servent avec humilité la mélancolie de l'histoire et des musiques) qui s'efface derrière les voix des chanteurs.
Je me suis totalement laissé transporter par l'album. Je l'ai écouté en boucle pendant des jours. Et chaque mini-concert que j'ai vu, chaque lecture musicale, que ce soit au lancement de l'album en librairie ou au SLPJ de Montreuil m'a réjoui. ♥
L'émotion des chansons et de l'histoire m'ont emporté et j'ai eu un coup de coeur pour l'ensemble de cet univers si chaleureux et plein d'espoir alors même que la plupart des musiques sont teintées de la nostalgie du passé et de l'enfance.
Pour petits et grands cœurs transis de rêves.
Et au fait, j'en ai déjà parlé rapidement sur YouTube ici !

6. Le roman à lire avec un plaid et une tasse de thé

Je vais commencer à croire que cette auteur se spécialise dans l'écriture de romans-doudous parce que c'était déjà le cas pour l'incroyable Quatre sœurs, également signé Malika Ferdjoukh.
Dans Broadway limited, on est au coeur des années 50. On suit l'histoire un peu folle de Jocelyn qui débarque en pleine nuit, à New York, dans la pension Giboulées en croyant, sur un malentendu, pouvoir y être logé. Malheureusement, il s'agit d'une pension uniquement réservée aux jeunes filles et ne saurait tolérer l'arrivée d'un garçon en ses murs. Par chance, et au cours d'une discussion délicieusement surprenante et absurde que je vous laisse découvrir, Jocelyn a dans sa valise une soupe aux asperges... "au goût d'hier et d'éternité". Le voilà donc qui s'installe au sous-sol dans la dépendance de cette pension ô combien féminine.
Jocelyn vient à New York étudier la musicologie, mais il va se retrouver embarqué par le tourbillon de ces jeunes-filles qui ont pour la plupart des rêves de grandeur à Broadway en tant que danseuses ou actrices.
Ce tourbillon a le goût d'amour, de souvenirs, d'étoiles, d'une ville tentaculaire, de la guerre qui gronde encore en Europe bien qu'elle soit terminée, de neige et de froid, de théâtre, d'aventures du quotidien, de beignets, de stars, de comédies musicales, de culture américaine, de mal de pays, d'amis et d'amies, de fêtes et de découvertes, d'études et de musique.
Les personnages sont extrêmement nombreux et entraînent, avec Jocelyn, le lecteur un peu étourdi. Mais dans cet étourdissement scintillent des étoiles, bruissent la chaleur d'une pension et les rires de jeunes filles et tonne la musique ! C'est un délicieux étourdissement que Malika Ferdjoukh nous offre avec, comme toujours, une plume magique bricolée de banal et un univers comme un cocon duquel on voudrait ne jamais plus sortir.
Pour les fans de comédies musicales, les avides de romans d'ambiance et les yeux amoureux.
Celui-ci aussi, j'en ai déjà parlé sur YouTube ici et ici !

5. La bande-dessinée à savourer comme un conte

Cette bande-dessinée me faisait envie depuis longtemps quand une personne qui m'est très chère me l'a offerte en février dernier. Je l'ai commencée innocemment, prêt à savourer un joli moment de détente et j'ai découvert un véritable et authentique bijou.
L'Homme-montagne raconte l'histoire de deux hommes-montagnes : une grande et vieille montagne (le grand-père) et son compagnon de voyage, son petit-fils, une petite et jeune montagne. Un jour, cette première, le grand-père, annonce à l'autre qu'il va s'arrêter, se poser à un endroit agréable, et rester là pour toujours, en tant que montagne. Le plus petit n'est pas d'accord et veut l'aider et l'accompagner pour un dernier voyage. Trop petit pour le porter et soutenir son grand-père pour avancer, le voilà qui part pour un voyage solitaire en quête du vent, celui qui peut soulever les montagnes.
C'est une histoire profondément touchante sur la vieillesse et le fait de grandir, sur le deuil et surtout sur la vie, sur les voyages qu'on accomplit accompagné ou seul, sur des épreuves, des défis, des réussites et des sourires. Elle est portée par un texte fin, sincère et juste. Elle est portée par une narration originale, qui renouvèle avec fraîcheur la construction de la bande-dessinée. Mais surtout par des illustrations magnifiques qui n'ont cessé de m'émerveiller. 
Pour les cœurs qui grandissent et voyagent.
Si vous voulez voir quelques images de la BD et la vidéo dans laquelle j'en ai parlé l'an dernier, c'est par ici !

 
Pour un retour, ça fait un long article mais comprenez qu'après tant d'absence, les mots se sont écoulés du bout de mes doigts comme un torrent et il a même fallu un peu juguler ce flot-là ! :-) On se retrouve très bientôt pour la suite (et la fin) de ce top 7 avec mes 4 livres préférés de 2016 ? ♥

Noël de papier


(cliquez sur le lien pour accompagner cet article d'un peu de musique)

Je me fais très discret ici et là ces derniers temps. Décembre m'a vidé de toutes forces physiques, intellectuelles et émotionnelles. Je me ressource, je reviens très vite. Prenez soin de vous.
Hier, on parlait de Noël, et de moi, entre les lignes.

Noël, en livres, ça donnerait ça...

"Tout doucement, Eleanor tombe amoureuse de Park. Tout doucement, Park tombe amoureux d'Eleanor. Et nous tombons avec eux." écrivait Clémentine pour son blog et pour La Voix des Blogueurs, le prix dans le cadre duquel j'ai lu le roman. Tout doucement sont sans doute deux mots choisis avec soin parmi ceux qui décrivent le mieux le roman. Cette histoire d'amour sort de l'ordinaire en cela qu'elle est d'une délicatesse délicieuse. Les personnages sont originaux et différents. Leur histoire est un peu bizarre un peu tâtonnante mais très juste. Les mots sont simples, un peu maladroits, touchants. Alors oui, tout doucement, on tombe avec eux. L'histoire ne m'a pas semblé toujours crédible. J'ai été un peu déçu de constater qu'elle avait du mal à s'accrocher en moi et à bien s'y blottir, de voir que des choses clochaient et rendaient un peu bancal le roman. Parce qu'Eleanor est agaçante et parfois incompréhensible, parce que la fin va trop vite. Mais tout cela n'enlève rien à la douceur du texte, à la sensibilité du personnage de Park et à la beauté de leur histoire. Ni à l'évidence de la fin qui laisse l'horizon s'ouvrir. A savourer avec une peluche dans les bras... ou avec un(e) amoureux/se.
"Tenir la main d'Eleanor, c'était comme tenir un papillon. Ou un battement de coeur. C'était tenir une chose pleine et pleinement vivante."
Eleanord & Park de Rainbow Rowell - PKJ, 384 p., 16€90, 2014.


Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de Quatre sœurs, un roman où l'on se sent aussi bien que dans son plus-gros-plus-vieux pull devant la cheminée. Si je vous invite chaleureusement à lire ce(s) (quatre) roman(s) pendant les fêtes, vous pouvez tout aussi bien vous plonger dans la bande-dessinée. Je vous parle des dernières parues, celles dessinées par Cati Baur chez Rue de Sèvres, la collection de BD de l'école des loisirs. J'avoue vous parler de ce premier tome sans même l'avoir terminé. Mais les premières pages ont suffi pour me convaincre. Les cases sont grandes, le découpage original, le texte s'efface parfois pour laisser beaucoup de place à l'illustration, les deux s'appuient l'un sur l'autre avec beaucoup de délicatesse. Le tout dégage une sensibilité, une élégance, une justesse et une émotion qui donnent à l'adaptation toute sa force. L'âme du roman palpite dans cette bande-dessinée qui apporte beaucoup à l’œuvre de Malika Ferdjoukh. Ça craque, ça souffle, ça crépite, ça respire, ça vivote entre les pages. A siroter sous une grosse couverture.
"Encore un peu plus loin, sur le chemin, le pavillon des gardiens, inoccupé depuis des années. Et enfin... "Au bout du bout", comme dit Hortense... juste avant le bord, avant la falaise et la mer, à l'aplomb du vide, il y a... la Vill'Hervé."
Quatre sœurs de Malika Ferdjoukh et Cati Baur - Rue de Sèvres, 160 p., 15€00, 2014.
 "Il est dix-neuf heures et Papa n'est toujours pas rentré. En l'attendant, je joue dehors avec mon chat. Quand soudain, il bondit dans l'arbre, et disparaît."
L'histoire est simple, presque banale. Elle aurait pu s'arrêter là, tout simplement. Mais la petite-fille saute dans l'arbre à la suite de son chat. Et elle grimpe. Là, elle rencontre un merle qui cherche son nid, un ver qui cherche son amie, un patineur qui cherche son écharpe, des cow-boys qui cherchent un bandit, un chauffeur de bus qui cherche un arrêt, etc. Ses rencontres sont de plus en plus démesurées, de plus en plus extravagantes, sans jamais briser ce cocon onirique qui enrobe l'album avec douceur. L'enfant est toute jolie et la finesse de son visage suffit à exprimer beaucoup. Parce que l'émotion de l'histoire passe par sa quête un peu insensée, par son allure d'enfant et par un tout petit sourire au coin d'une branche. Le trait est rond et délicat, les couleurs pastels sont délicieuses, et les personnages tous égarés dans une bulle loufoque sont simplement touchants. A suçoter comme un bonbon. - coup de ♥
 Troisième branche à gauche d'Alexandra Pichard - Les Fourmis rouges, 40 pages, 16€50, 2015.

Quatre soeurs et votre plus-gros-plus-vieux-pull

Intégrale - 19€80 - l'école des loisirs

Quatre soeurs vivant à la Vill'Hervé
Dans un univers si doux si douillet
Chaleureux comme votre plus-gros-plus-vieux-pull
Et pétillant comme une libellule
Riez, dansez, pleurez, courez, criez, grimpez
Aimez, ragez, volez, partez, vivez
Avec elles en quatre tomes
Avec elles et des fantômes

Pendant deux mois, d'août à octobre, de l'été à l'automne, des vacances au travail sans discontinuer, j'ai vécu avec Quatre soeurs. Mais, comme le précise la quatrième de couverture, les Quatre soeurs sont cinq, comme les Trois Mousquetaires étaient quatre. Elles était là, sur la plage, à bronzer et se chamailler à mes côtés. Elles étaient en voyage, cachées dans ma valise. Elles étaient là quand j'ai repris les cours. Elles petit-déjeunaient silencieusement avec moi. C'était doux tout ça.

J'ai été un peu frustré de ne pas vraiment avoir le temps de le lire. D'avoir enchaîné les premiers tomes rapidement et, à mon retour aux études, de ne lire qu'un chapitre ou deux par jour jusqu'à la fin quatrième tome.
Mais en même temps, c'était bon. J'aimais bien savoir que chaque matin en me levant, j'allais pouvoir goûter à quelques bouffées d'air frais, glaner quelques néologismes ferdjoukhiens, entendre la Vill'Hervé craquer, m'immiscer dans l'intimité de quelques-unes des soeurs Verdelaine.
Alors quand j'ai fermé le livre deux mois plus tard, c'était avec un pincement au coeur. Un coeur qui a battu pour chacune de ces soeurs et qui a palpité de nombreuses émotions.
"- Bonjour, dit-il. Geneviève est là ?
- Ça dépend, fit Enid. Tu veux la Geneviève qui lave le linge plus blanc que blanc ? La Geneviève qui a des paillettes argentées dans les yeux quand elle dit "Frisbee Rikiki" ? Celle qui peut ressembler à Marilyn Monroe quand elle met des talons ? Ou ma soeur qui a seize ans ?
Il eut un rire qu'on entendait très peu, mais qui se voyait très bien.
- Toutes, si possible, répondit-il."
J'ai frémi, aux premières pages d'Enid, dans le vent, les crevasses, la tempête, l'automne et le froid. Entre les fantômes, l'aventure et la malice enfantine, j'ai trouvé là un univers particulier. Pittoresque mais surtout vivant, parce que dans l'encre et dans le papier, on entend tout. Le sifflement du vent, les hurlements des fantômes, les craquements du bois, les voix des Quatre sœurs, les murmures dans la nuit, les discussions, les bises qui claquent, le bruissement de l'herbe, la mer sur la grève, les falaises où hulule la tempête...
"- Combien de temps ?
- Une douzaine d'années.
- C'est long ?
- Le temps de se regarder quatre fois dans le miroir, et de se trouver changé."
J'ai (sou)ri, souvent, dans ces mots craquelés de joie. Chaque sœur, à sa façon, est pétillante. La mise en scène de Malika Ferdjoukh, pourtant douce et réaliste, valse avec le burlesque avec virtuosité. Les personnages entrent en scène avec énergie et viennent tout bousculer avant de ressortir brutalement, laissant la scène chamboulée. L'histoire prend de multiples chemins différents sans que ce ne soit jamais lourd, improbable ou cheveu-sur-la-soupe.
"Il y a quinze jours,  Denise avait changé de rire. Cela arrivait deux fois par an environ."
J'ai exploré. Le style de Malika Ferdjoukh. Parce que des néologismes (un peu) comme celui des cheveux sur la soupe (signé de mon humble personne, vous avez le droit de le critiquer) et des expressions inventées, on en trouve par poignées. Elle sort les mots de leur contexte, les transforme et les assemble. Ca donne un patchwork vraiment amusant, bizarre mais confortable.
"Rectificatif : il n'est pas "ASSEZ mignon" mais sévèrement phénix."
"Le mercredi, le printemps s'accorda une RTT et laissa tout le boulot à quelques nuages gris et gras tout chargés de mauvaises intentions."
"A leur air de rien du tout, à leur mine de oh ! mais non voyons."
"Le bord supérieur du livre était son horizon-frontière entre fictif et réel."
J'ai grandi avec elles, en fait. Un peu. Tendrement. Doucement. C'est ainsi que s'est déroulée une année avec les cinq soeurs Verdelaine, quatre saisons pour cinq soeurs lestées de l'absence de leurs parents, décédés tragiquement et un peu perdues dans les remous du quotidien, de l'adolescence et de la vie en général. Dans ce joyeux fatras, je faisais mon propre petit bout de chemin.

Les personnages crapahutent, se heurtent et s'envolent, les émotions se fissurent, crépitent et pétillent, les décors vivotent, l'histoire coule doucement.
J'ai grandi, un peu. Comme elles cinq. Dont les failles touchent et dont la justesse attendrit et émeut. Qu'on laisse au bout de 600 pages face à un horizon qui palpitent et enthousiasme. On n'a pas envie de les quitter. Mais on le fait avec le sourire.
Et les voilà qui vivent en nous, les Quatre soeurs, nos Trois Mousquetaires du quotidien.

Je vous laisse glaner d'autres infos sur le web. Le roman est d'abord paru en quatre tomes séparés. J'ai lu l'intégrale. Il existe deux bande-dessinées du roman : une étant une vraie adaptation et l'autre une série de courts épisodes initialement écrits par Malika Ferdjoukh et illustrés pour Je Bouquine. 

Et sinon, vous pouvez découvrir
ci-dessous
un extrait lu par... moi !

[CHRONIQUE] Chaque soir à onze heures de Malika Ferdjouck


Merci Anne-So :-)

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Chaque soir à onze heures
de Malika Ferdjouckh
à 13€
chez Flammarion
collection Emotions
401 pages
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Willa Ayre s'est classée dans la catégorie des filles que les garçons ne voient jamais, des insignifiantes, des petits chats caustiques mais frileux. Iago, lui, attire tous les regards. Il est le garçon dont rêvent toutes les filles du lycée. Dès la rentrée, Iago pose les yeux sur Willa et la choisit. Mais à une fête, Willa rencontre le bizarre et ténébreux Edern. Dès lors, sa vie prend une tournure étrange. De la grande maison obscure cachée au fond de l'impasse, la jeune fille doit découvrir les secrets, sonder son coeur, et faire un choix...

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                Je tiens tout d’abord à remercier Anne-Sophie qui a permis, à moi comme à beaucoup, grâce à son livre voyageur de me faire découvrir ce super ouvrage ! Je partais avec une envie sans excès, après avoir découvrir le livre chez Laura (l0raah) il y a quelques temps, et l’idée que j’allais m’attarder sur une histoire d’amour, rien de bien spécial ! Mais je dois dire que, très agréablement sans aucun doute, j’ai été particulièrement surpris ! Allez, attardez vous un instant sur cet avis, cela en vaut la peine !

                J’aurais peut-être du mal à retranscrire certains points car la lecture commence à dater et avec ma mémoire pas très bonne dans tous les domaines … bref, les souvenirs remontent quand même et je ne me remémore absolument pas une entrée difficile dans le roman ! Tout commence avant une fête et on découvre petit à petit la vie du personnage principal, Willa, son petit copain Iago, sa meilleure amie Fran (Francesca) et sa vie de famille de parents divorcés …
                Jusque là tout va bien. Mais dès la fête on sent déjà que des choses commencent à basculer … Le soudain éloignement de Iago, et la rencontre avec Edern.

                Un petit point à aborder avant de continuer, que je n’avais pas vraiment remarqué particulièrement avant : c’en est un qui apporte lui aussi sa touche d’originalité au livre, c’est-à-dire les prénoms. Iago, très joli, Edern, mais aussi Fran diminutif de Francesca et Willa diminutif de Wilhemina tout cela sent bon la fraîcheur et le changement quand on en a marre des prénoms inventés dans la littérature de l’imaginaire ou des autres très classiques qui reviennent bien trop ! ;-) Car l’originalité est en effet un point très présent ici ! Alors qu’on part sur une histoire d’amour d’adolescence, le tout change et l’ambiance se teinte de secrets de familles, de mystères, de bruits inquiétants, quand sonnent les onze coup à onze heures du soir … c’est un pur régal auquel se mêle un suspense qu’il est bon de savourer !

                Willa va s’éloigner de Iago, qui est apparemment malade, mais va se rendre chez Edern pour jouer de la musique avec la petite sœur de ce dernier, j’ai nommé Marni. Elle va apprendre à faire la connaissance cette famille bien fragile, et rendre heureuse une enfant … différente ! Cette petite est sans doute un des personnages que j’ai préféré ! Symbole de l’innocence de l’enfance, joyeuse, et avec une passion musicale attachante, cette petite est attendrissante et dégage malgré tout une force étonnante pour ce petit bout qui n’a même pas dix ans si mes souvenirs sont bons. Il faut dire qu’elle n’a pas été épargnée de malheur, et les membres de la famille en sont tous touchés ! Entre le ténébreux Edern qui fera peut-être chavirer les cœurs de nos amies lectrices, mais aussi les domestiques … étranges ? Je n’arrive pas à mettre un mot sur ce que je ressens. Bref des personnages émouvants, qui marqueront une Willa, héroïne que j’ai beaucoup apprécié quoiqu’un peu classique … ? Jeune-fille qui se classe comme le dit la quatrième couverture dans la catégorie des filles que les garçons ne voient jamais. Et pourtant sa meilleure amie est riche et populaire, et d’ailleurs adorable et pétillante !, et elle sort avec le frère de celle-ci, à savoir le beau Iago … Bref des personnages divers et hauts en couleurs, que j’ai su apprécié !

                Les pages défilent vite, de façon fluide et agréable. L’intrigue se resserre, les révélations tombent, les rebondissements, renversants !, se multiplient pour vous mener jusqu’à la fin. Une fin douce et poétique.

                Un roman unique, et très original ! Un roman avec des personnages très attachants et une intrigue passionnante … Un roman dont vous ressortez avec des étoiles dans les yeux, et un peu de fraîcheur dans le cœur…

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Nathan, le 09 mars 2012 


 


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Image lavoixdulivre













Et voilà la nouvelle vidéo (en avance d'un jour) tournée ce matin ! Les images suivent :)


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